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Santé Et Nutrition

La boîte à lunch rêvée des enfants | ISABELLE MORIN

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DANS LEUR BOÎTE À LUNCH

Margaux aimerait avoir plus de temps pour dîner. Racim voudrait s’asseoir à table avec ses amis. Adèle rêve, quant à elle, de manger dehors tous les jours, sauf l’hiver. Et que mettraient-ils dans leur boîte à lunch? La Presse a questionné plus de 120 élèves répartis dans 6 classes de différents niveaux de l’école Lanaudière, dans le Plateau Mont-Royal, afin de prendre le pouls de ce qui leur plaît ou non à l’heure du lunch.

Les repas populaires

Parmi les lunchs préférés des enfants figurent les classiques sandwichs et pâtes (macaroni au fromage, lasagne, spaghetti à la sauce tomate avec ou sans boulettes de viande). Viennent ensuite dans l’ordre les soupes et salades-repas, divers mijotés et le pâté chinois. Nous retenons quelques bonnes idées: dumplings, omelette, ratatouille, riz aux légumes et au poulet, blanquette, rouleaux de printemps, nouilles ramen, raclette, risotto.

«Ce sont des enfants exposés à une variété d’aliments, probablement plus que la moyenne. On devine que les surplus des repas pris à la maison servent à concocter les lunchs. C’est parfait, souligne Stéphanie Côté, nutritionniste spécialisée en pédiatrie et auteure de plusieurs guides nutritionnels Savoir quoi manger, dont Enfants, 21 jours de menus. Ça met plus de variété et ça accélère la préparation. Les enfants ont aussi la chance de montrer à leurs amis ce qu’ils mangent chez eux.»

Les repas qu’ils détestent

Les réponses sont variées, mais certains des repas préférés se retrouvent aussi dans les repas détestés: sandwichs, pâtes et pâté chinois.

«Ces aliments sont-ils des lunchs qui reviennent souvent? Ça se peut qu’ils se tannent, lance Stéphanie Côté. L’idéal est d’impliquer l’enfant dans la préparation des lunchs et pour cuisiner en général. Ça permet de mieux connaître ses goûts et, surtout, de les développer.»

Ce que leurs parents leur refusent, mais qu’ils aimeraient avoir

Des aliments sucrés (bonbons, barres tendres sucrées, chocolat, rouleaux aux fruits…), des grignotines (chips et poissons salés), des aliments de restauration rapide (poutine, hamburger, hot-dogs, frites, pizza) et des jus en boîte.

Bonne idée de miser sur les aliments nourrissants. Sans être des interdits, ces aliments n’ont pas leur place dans un contexte scolaire et au quotidien, croient les spécialistes consultées. Plutôt que de parler de bons ou de mauvais aliments, on leur parle d’aliments qu’on mange plus souvent et d’autres à l’occasion.

La collation

À la collation, les enfants se tournent en général vers des choix santé (fruits, craquelins, légumes, compote, fromage, yogourt). On voit aussi des barres tendres, des desserts, des grignotines et… des insectes!

«La collation a sa raison d’être. Les enfants ont besoin d’aliments nutritifs qui vont leur permettre d’avoir assez d’énergie pour se concentrer durant la journée, relève Cosette Gergès, nutritionniste et cofondatrice de Nutritionnistes en pédiatrie. Il y a beaucoup d’autres options : des tartinades d’houmous ou de tofu, des galettes de riz, des graines de citrouilles ou de tournesol, des légumineuses grillées, des muffins ou barres tendres maison.»

Que boivent les enfants?

Surtout de l’eau, mais un sur trois boit aussi du jus sur l’heure du midi.

«De plus en plus, l’information circule sur le fait que le jus est une boisson sucrée. Si l’enfant en prend à la maison, ce n’est pas nécessaire de l’envoyer aussi en lunch, indique Stéphanie Côté. Je pense que les parents commencent à intégrer cette notion et habituent leurs enfants à boire de l’eau. Ce faisant, les enfants en demandent moins.»

Quant aux laits de soja ou d’amande, la nutritionniste les place sur le même pied d’égalité que le lait de vache, sauf leurs versions au chocolat et à la fraise, qui sont des boissons sucrées et devraient, pour cette raison, être réservées aux occasions.

«L'été, j'ai souvent des repas froids et l'hiver,... (Photo Ivanoh Demers, La Presse) - image 2.0

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«L’été, j’ai souvent des repas froids et l’hiver, c’est des repas chauds, observe Lysa Alasset Formery, une élève de 2e année. J’aime ça, manger chaud. C’est bon. C’est réconfortant!»

Photo Ivanoh Demers, La Presse

Les groupes alimentaires

Tous les groupes alimentaires recommandés par le Guide alimentaire canadien ne sont pas systématiquement présents dans la boîte à lunch des élèves sondés. Par contre, elle compte des fruits et des légumes dans 75 % des cas.

Les spécialistes consultées estiment qu’on ne peut pas évaluer l’alimentation sur un seul repas et sur une seule journée. L’enfant mange à la maison beaucoup plus d’aliments qu’il a l’occasion d’en manger à l’école. «Une boîte à lunch n’a pas à être parfaite quotidiennement, signale Colette Gergès. Ne virons pas fou avec le Guide alimentaire canadien. L’important est surtout de leur offrir une variété d’aliments nourrissants.»

Assez de temps?

Oui, la majorité des élèves considèrent avoir assez de temps pour manger à leur faim à l’heure de la collation et du lunch.

Une réponse étonnante, considèrent les nutritionnistes.

«Il y a un certain roulement dans les écoles. Souvent, ils ont autour de 30 minutes pour manger, ce qui inclut le temps d’aller chercher leur boîte à lunch et de s’asseoir. Je ne sais pas si les enfants ont la perception du temps, se questionne Cosette Gergès. Souvent, ils ont envie d’aller s’amuser avec leurs amis et de faire leurs activités.»

Si notre enfant manque de temps, on peut s’assurer auprès de l’école qu’il a au moins 20 minutes pour s’asseoir et manger, propose Stéphanie Côté. «On ne veut pas le forcer à manger vite. On peut toutefois faciliter la prise des repas en lui proposant des aliments qui se mangent plus facilement et qu’il n’aura pas besoin de faire chauffer ou de couper. On peut également lui suggérer de commencer avec le repas principal qui va le rassasier plus rapidement que les à-côtés.»

La faim varie

Seul le quart des élèves mange toujours tout le contenu de sa boîte à lunch.

La faim varie d’un jour à l’autre, fait remarquer Stéphanie Côté. «S’il reste un peu d’aliments, ça me dit qu’il a simplement écouté sa faim. S’il ramène toujours la moitié de la boîte à lunch et qu’il a assez de temps pour manger, peut-être qu’il y a lieu de poser des questions à l’enfant et, s’il y a lieu, d’ajuster les quantités pour éviter le gaspillage.»

Le top 6 des repas les plus populaires

Les pâtes, les sandwichs, les soupes et salades-repas, la pizza ainsi que les sushis.

Le top 15 des accompagnements les populaires sont, dans l’ordre décroissant

– Les fruits

– Les rouleaux aux fruits

– Les barres tendres

– Les yogourts

– Les crudités

– Les jus de fruits

– Les smoothies

– Les craquelins

– Les pâtisseries

– Les muffins

– Les boissons gazeuses

– Les bâtonnets de fromage

– Les grignotines

– L’houmous

– La compote ou salade de fruits.

Des barres tendres cuisinées à la maison... (Photo Archives La Presse) - image 3.0

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Des barres tendres cuisinées à la maison

Photo Archives La Presse

DES OPTIONS ET DES CHOIX SANTÉ

Nous avons laissé aux élèves la possibilité de concevoir leur boîte à lunch idéale sur papier. Nous constatons, à la lumière des résultats qui apparaissent dans leurs deux palmarès, que leurs choix ne sont probablement pas très éloignés de ce qu’ils ont normalement dans leur lunch ou de ce qu’ils perçoivent comme des gâteries. Voici les propositions des nutritionnistes pour bonifier cette boîte à lunch de rêve et des astuces pour faciliter la tâche aux parents.

Que faire avec les fameux rouleaux aux fruits?

Les enfants qui en ont les aiment, les autres en rêvent. «Le sucre est souvent le premier ingrédient sur une longue liste. C’est avant tout une pâte sucrée», déplore la nutritionniste Cosette Gergès qui suggère les fruits séchés comme option de rechange ou, de manière occasionnelle, la barre Kind, faite de fruits et de graines de chia.

Résister aux produits préemballés

Les portions individuelles commerciales et les logos certifiés sans arachides nous facilitent la tâche, mais ils ne sont souvent pas les meilleurs choix, tant sur les plans nutritionnel et environnemental qu’économique. Cuisiner maison, quand on peut le faire, reste la solution idéale. Sinon, on cherche les aliments qui ont une liste d’ingrédients réduite et qui sont le moins transformés.

Des options plus santé

Quelques options suggérées par Cosette Gergès: les boissons de soya Natura en format individuel, le lait UHT Grand Pré, le jus V8 faible en sodium, les craquelins de type Triscuit à faible teneur en sodium, les poudings au soya saveur de noix de coco de l’entreprise Belsoy, les biscuits Praeventia et Mes premières pattes d’ours de Dare, les barres tendres aux fruits et au chocolat noir Le Choix du Président ou celles aux grains de chocolat Boîte à lunch de Val Nature. Pour les grignotines, des céréales All-Bran multi-grain Crunch, Squares à l’avoine de Quaker et Cheerios de General Mills.

La clé: planifier

Cuisinez les barres tendres, muffins et galettes en grosses quantités et congelez-les, conseille Stéphanie Côté. Ayez également vos lunchs en tête à l’avance et faites-les la veille, si possible. Vous prévoyez faire cuire du riz? Augmentez les portions pour concocter une salade pour le lendemain. Congelez vos restants de repas en prévision des lunchs. Enfin, procurez-vous assez de contenants de formats adaptés pour préparer à l’avance des portions individuelles de grignotines santé, collations ou accompagnements.

Les dépanneurs

Assurez-vous d’avoir en tout temps des aliments-dépanneurs. Une boîte de thon assaisonné, des petits pitas congelés, du houmous et du fromage font un repas vite monté, tandis que des légumineuses accompagnées de légumes font une salade-repas santé.

Les sandwichs: exit la monotonie

Wrap au poulet et aux pommes, panini au houmous et au concombre: mettez du croquant dans vos sandwichs en y intégrant des fruits et légumes, dynamisez leur forme avec des emporte-pièce et mariez les charcuteries. Deux bons choix moins salés et sans nitrites: le jambon rôti sur pierre Le Choix du Président Simplement Bon et Les Viandes biologiques de Charlevoix.



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Edible Glitter Is Great and I’m Not Afraid to Say It

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Welp, I fell into a pile of glitter and came out looking like Mariah Carey’s ugly kid sister.

I’ve been caught with my paint brush in the golden pot of edible glitz (a.k.a. luster dust), carefully coating senior food editor Chris Morocco’s Snickerdoodle Party Cookies so that they’ll glimmer like gemstones from across the room. (I can implicate my colleague Hilary Cadigan—also guilty as charged.)

Purists can hate on edible glitter all they want, but they can’t deny that it turns otherwise regular old ‘doodles into party doodles. Fashion doodles, even! And come to think of it, a dusting of glitter could take nearly all doodles—Golden Doodles, Labradoodles, Saint Berdoodles (yes, they’re a thing)—from monochromatic to dynamic.

As someone who received one tube of pink facial glitter from my cool babysitter when I was eight, then used pea-sized drops on my nonexistent cheekbones for the next ten years (and only on the most special occasions), I’ll gladly admit that I’m as attracted to glitter as the next silly human. Oooh, sparkly! is just about the only thought that goes through my head when I see something that catches the light in the right way.

churros

Photo by Laura Murray, Styling by Judy Mancini

These churros have lots of sparkle, without the funny business.

While these snickerdoodles certainly do not need glitter—they already have lots of tricks, like cornflakes, cardamom, brown butter, Chris Morocco’s blood, sweat, tears (a.k.a. “love”)—their appearance certainly benefits from it. Edible glitter is the wellness serum that gives otherwise dull cookies that festive glow appropriate for a season alight with Christmas trees, Hanukkah candles, and your cell phone screen as you scroll mindlessly through the web before bed. It’s glitter that makes them stand out at the cookie swap or holiday potluck before anyone’s even had a chance to taste.

But consumable glitter can—and has, in many instances (see glitter lattes and gold wings)—gone too far. Put simply, to use sparkles as a crutch is an abuse of their power. To judge whether glitter is a welcome accent rather than a hasty cover-up or just straight-up Instagram bait, I think about my romantic partner dressed up in a fancy outfit. I want to love the person (or food) whether or not it’s adorned and I don’t want the decoration to be so over-the-top that it makes the person (or food) off putting or unrecognizable. A bagel that looks like it’s going to corrode my esophagus or a pizza that may or may not be molding is too much glitz: What’s fun about questioning whether I’m about to incur bodily harm from a metallic sprinkle mix that’s non-toxic but not necessarily edible? Where’s the joy in setting myself up to, pardon my language, crap rainbows?

And there are plenty of ways, thank the iridescent angels above, to make food shine with none of these worries. Tell me morning buns or sugar-coated churros, or raspberry rugelach, which get their pink sequined look from a mix of freeze-dried berries and regular old sugar, aren’t sparkly. Even steak looks like a gosh darn shooting star with a little help from flaky salt. The stuff we already have in the kitchen—coarse sugar, confectioners’ sugar, pyramidal salt—makes food glitter and taste better without warnings from the FDA. Just look inside yourself (and your pantry!): You’ve got all you need to sparkle just sitting in wait. You just have to unleash it.*

But when you’re grasping for a little extra holiday magic, you have my blessing—for whatever that’s worth—to reach for the luster dust. Just make sure it’s clearly labeled “edible,” okay?

*And yes, I am available for all your inspirational speech needs.



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The Feel Good Food Plan Is Back! | Healthyish

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Every week, Healthyish editor Amanda Shapiro talks about what she’s seeing, eating, watching, and reading in the wellness world and beyond. Pro tip: If you sign up for the newsletter, you’ll get the scoop before everyone else.

Healthyish friends,

I’ll get right to it: The Feel Good Food Plan is BACK! Or, at least, it will be on January 2nd after all the stale cookies get cleared away. ICYM last year’s plan, the idea is to cook 10 delicious, healthyish dinner recipes during the first two weeks of January and have a total ball while doing so. This year, we’re back at it with 10 more hit dinners, a dessert you’re gonna live for, and a meal prep strategy so you can pack a different lunch every day (no more boring, identical Tupperwares). What do you have to do to join the party? Make sure you’re getting this newsletter and forward the sign-up link to your friends, parents, that guy you’re kinda seeing, or anyone else you’ll want to cook with come January, then keep your eyes peeled for the recipes—and some fun giveaways—which we’ll drop before the end of the year.

This Week on Healthyish, vol 1: Gift Guide HQ

Love it or hate it, we’ve officially hit the Christmas crush (note to self: good name for a punch recipe). To help you stay sane, we curated a few gift guides so you don’t have to think so hard about what to get your sister-in-law with intimidatingly good taste, your friend who keeps threatening to move to California, your do-gooder cousin who swears she doesn’t want a present this year (she does), or your mom who really needs a little pampering for once. And, for good measure, here are six ceramic mugs, none of which include dad jokes, and 10 books we Could. Not. Put. Down. in 2018. Consider these guides our gift to you.

This Week on Healthyish, vol 2: Foooood

Meanwhile our food editors have been producing true holiday miracles down in the test kitchen, like—[grabs airhorn]—MISO ALMOND BUTTER COOKIES. They taste like your favorite peanut butter cookie eloped with a salt shaker and went skinny-dipping in a dark chocolate pool. You’d think Chris Morocco would be sick of baking after developing every single cookie recipe in Bon Appétit‘s December issue, but he’s like the Energizer Bunny of cookies. Then, to clear his palate, he turned out a roasted broccoli recipe that just casually tastes like nacho cheese Doritos. Chris, you’re a maniac and we love you.

Vegan, but Make It Fish

I got an email the other day informing me that searches for the phrase « eating pegan » was up 337% on Pinterest. At first I read it as « eating pagan » and thought, WTF? But still: WTF? Turns out, « pegan » means that you eat vegan and also fish. Which I know is a trendy thing to do right now, but do we really have to give it a fake name? Can’t we just say, « I don’t eat animal products except fish? » And on that note, I wish we’d stop turning diets into identities: « I’m paleo. » « I’m keto. » « I’m vegetarian-except-for-corn-dogs. » Just say what it is you eat. Or you could, you know, not say anything and just eat.

The 5-Star Review

As if I need more cookies in my life, one of Santa’s elves (i.e. a harried mail carrier) dropped off a stack of Daily Harvest‘s new frozen, ready-to-bake cookies, and I have to tell you I’ve been dipping into the boxes every night for a week. Made with cassava flour and lightly sweetened with maple syrup, they’re soft right out of the freezer, which is how I’ve been eating them, though I suppose you could, uh, bake them too.

What I’m Reading Now

A copy of Busy Phillipps‘s memoir, This Will Only Hurt a Little, found its way to my desk recently and, against my better judgment, I love this book. No, it’s not To Kill a Mockingbird; it’s like listening to Phillipps tell her life story on Instagram, which is what got her 1.3 million followers and this book deal in the first place. She’s got good material! It’s fun and suspenseful and you should read it just for the behind-the-scenes ‘Freaks and Geeks’ and ‘Dawson’s Creek’ goss.

Enough now with the cookies,

Amanda Shapiro
Healthyish editor

P.S. Questions, comments, or joyful exaltations? We’re at healthyish@condenast.com.



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Le médicament, entre bien de consommation et outil thérapeutique

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Ce texte fait partie d’un cahier spécial.

« De plus en plus de gens prennent de plus en plus de médicaments », lance d’emblée Johanne Collin, professeure à la Faculté de pharmacie à l’Université de Montréal et directrice de l’équipe MEOS (Médicament comme objet social), un regroupement interdisciplinaire affilié à l’UdeM. Du même souffle, elle mentionne la place centrale qu’occupe actuellement le médicament dans nos vies, et ce, dans tous les groupes d’âge. Autrefois davantage réservé aux personnes âgées et aux enfants en bas âge, elle constate que le médicament est aujourd’hui utilisé par tous.

Lors d’un colloque sur les régimes privés et publics d’assurance médicaments, organisé par la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) en novembre dernier, Mme Collin est d’ailleurs revenue sur la question. Elle y a mentionné que les usages non thérapeutiques du médicament tendaient à se multiplier. « L’autre élément important est l’élargissement des usages, car prendre des médicaments à des fins thérapeutiques pour contrôler les maladies est une chose, en prendre à d’autres fins, pour une question de performance, par exemple, est une autre dimension de l’usage du médicament », explique la professeure, constatant aussi une hausse de la prescription d’une combinaison de plusieurs médicaments, comme des antidépresseurs couplés à des psychostimulants.

De même, elle relève un phénomène de logique préventive de plus en plus présente. « En vue d’éviter l’accroissement des problèmes de santé, dès les premiers signes, dès que l’on est devant des populations à risque, nous avons recours au médicament », estime-t-elle, précisant toutefois que si cela explique l’accroissement du recours au médicament et que les enjeux du surtraitement font couler beaucoup d’encre, ce n’est pas toujours une mauvaise chose.

Un objet social

« Le médicament est devenu bien plus complexe qu’un simple objet pharmaceutique, il s’agit aujourd’hui d’un véritable objet social », peut-on lire dans Vers une pharmaceuticalisation de la société ? Le médicament comme objet social (Presses de l’Université de Québec, 2016), écrit sous la direction de Johanne Collin et Pierre-Marie David. « Il constitue un objet social, un objet qui répond à des fonctions multiples et aussi symboliques, détaille la professeure. C’est, par exemple, un objet transitionnel entre médecins et patients. »

Dans l’élargissement de ses usages, la prise de médicaments pour des effets de performance ou d’amplificateurs cognitifs est de plus en plus répandue. « On pense par exemple au phénomène des smart drugs [ou nootropes, médicaments qui peuvent rendre plus intelligents et plus productifs]. Ils sont pris pour mieux performer sur le plan cognitif et social. Nous quittons donc la frontière du thérapeutique », illustre Johanne Collin.

Toutefois, elle rapporte que les deux sphères, thérapeutiques et sociales, finissent par se brouiller. « La performance est importante dans toutes les sphères de notre vie sociale, tant au travail que sur le plan des relations avec les proches. Il est certain que quelqu’un qui répond aux attentes de la société à son endroit, qui travaille bien et mieux que bien, aura moins de pression sociale », décrit-elle. Le médicament peut ainsi permettre aux individus d’éviter une désaffiliation sociale. « On parle d’objet a priori thérapeutique, mais le médical et le social se confondent aussi, car on peut penser que plus on est intégré, moins on est susceptible d’avoir de problèmes de santé mentale, comme l’anxiété ou la dépression, même s’il peut aussi y avoir une composante génétique », mentionne la chercheuse.

Travers de l’industrie pharmaceutique

Johanne Collin mentionne aussi le rôle joué par l’industrie du médicament. « Il ne faut pas la diaboliser, mais il reste que la promotion des médicaments vient renforcer le doute chez les patients », énonce-t-elle, notant toutefois que cela peut permettre au public d’être mieux informé et conscient des possibilités thérapeutiques. Si au Canada, la publicité directe sur les médicaments d’ordonnance est illégale, elle reste répandue, notamment parce qu’elle est autorisée aux États-Unis. Cette exposition massive rend la distinction difficile entre une véritable maladie et une période difficile par exemple. En outre, la professeure rappelle que les sommes investies dans le marketing sont considérables, puisqu’elles sont trois fois plus élevées que celles dans la recherche, ce qui a aussi un effet sur l’usage du médicament.

Une utilisation de plus en plus marquée chez les jeunes



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