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Arts Et Spectacles

Les louanges, Émilie Clepper, Anatole et Samuele: nouvelles voix | JOSÉE LAPOINTE

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Les louanges: foisonnant

Qui? 

Originaire de Lévis, Vincent Roberge, 22 ans, vit à Montréal depuis trois ans, «a mangé ses bas» en menant différents projets musicaux et vient de lancer son premier disque, La nuit est une panthère, après un EP en 2015 et la finale des Francouvertes en 2017. Nom de scène: Les louanges. «C’était mon surnom au secondaire et il s’est imposé. Moi, si je tombais sur un nouveau chanteur qui s’appelle Vincent Roberge, je passerais…»

Quoi? 

La nuit est une panthère est un premier disque foisonnant, composé de 11 chansons et 3 intermèdes, qui amalgame R’n’B, jazz et hip-hop… entre autres. «Oui, je suis tout ça, mais je dirais que le R’n’B vient tout enrober. En même temps, je rappe sur cet album, et La nuit est une panthère est juste guitare-voix.» Vincent Roberge, qui a lui-même étudié en jazz, s’est entouré de musiciens de jazz – Jérôme Beaulieu, Félix Petit – et ça se sent. «Je trouve que c’est des punks, philosophiquement parlant. Ils ne font aucune concession et ont des connaissances ultrariches.»

Pourquoi? 

«Depuis que je suis petit que je veux faire ça, écrire des chansons. Le next step était de faire un album, ça adonne que j’ai eu des expériences de vie qui font que j’avais plein de choses à dire.» Sur La nuit est une panthère, Les louanges raconte autant de la pure fiction que des histoires autobiographiques – «D’un côté, il y a un exercice poétique, de l’autre, c’est plus terre à terre» -, le tout dans le registre populaire qu’on entend dans la rue aujourd’hui. «Je trouve ça poétique, au même titre que Richard Desjardins qui écrit qu’il a couché dans son char. Le fond n’est pas oublié, mais je trouve que cette forme sonne bien en chanson.»

Où? 

Les louanges fera des premières parties pour Philippe Brach et Ariane Moffatt cet automne, et prévoit une minitournée en Europe. «Je vais aussi essayer de préparer les prochaines tounes», dit le chanteur, qui pourrait nous surprendre avec un nouveau disque plus rapidement qu’on pense. «Ça pourrait être avant un an. Dans le fond, j’ai juste 38 minutes de contenu. Et c’est tellement plus facile à produire, un CD, aujourd’hui, surtout que la majorité de mon stock, je le fais dans mon ordinateur. Mon outil principal, c’est le Gpro!» En attendant, il espère que ses chansons entreront dans le quotidien des gens. «Je ne sauve la vie de personne, mais quand les chansons sont associées à des souvenirs, c’est cool.»

Émilie Clepper... (Photo Bernard Brault, La Presse) - image 2.0

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Émilie Clepper

Photo Bernard Brault, La Presse

Émilie Clepper: biculturalisme

Qui? 

Émilie Clepper, 32 ans, est née à Québec d’une mère québécoise et d’un père texan. C’est là qu’elle vit depuis quelques années, après avoir résidé tant à Montréal qu’au Texas. La grande migration est son premier disque en français, mais l’auteure-compositrice-interprète a déjà à son actif quatre disques en anglais et un album jeunesse écrit dans les deux langues officielles.

Quoi? 

Émilie Clepper a délaissé la guitare folk, qui a été son univers musical depuis son enfance, pour faire un disque de chanson. «Je voulais sortir du folk. Ce que j’entends en français, ce n’est pas la même chose qu’en anglais», dit-elle, en précisant que les chanteuses qu’elle aime le plus en français sont Piaf, Barbara, Brigitte Fontaine. «Mais je voulais un aspect Québec, et plus moderne. Je me suis lancé le défi de ne mettre aucune guitare sur ce disque, qu’on sorte de cette affaire qu’on attend de moi.» Pour arriver à ce son qu’elle entendait dans sa tête, elle a travaillé avec Vincent Gagnon, qui transposait au piano les mélodies qu’elle créait à la guitare. «Tout le monde a été obligé de sortir de sa zone de confort.»

Pourquoi? 

Sur La grande migration, la chanteuse avait envie de parler du biculturalisme qu’elle vit constamment. «C’est dans mon ADN, mon sang est composé de ces deux cultures. D’autres sont capables de tout intégrer, moi, j’ai beau essayer de fuir ça, je ne peux pas.» C’est son amie, l’auteure Sara Garneau – «Je voulais faire connaître son talent et sa poésie» -, qui a écrit la majorité des textes, qui parlent aussi de grands thèmes comme la folie et la mort. «Je lui donnais des idées de sujet, et j’ai participé aussi un peu à l’écriture.» Les deux femmes se connaissent depuis l’âge de 5 ans. «On est presque comme des soeurs. C’était facile de m’identifier à ce qu’elle écrivait.»

Où? 

Émilie Clepper espère que ses chansons trouveront leur place dans le coeur des gens. «C’est la chose la plus importante qu’on peut vivre en tant qu’être humain, la connexion», dit la chanteuse, qui partira en tournée bientôt et qui est bien fière du travail collectif qui a été accompli. A-t-elle l’intention de continuer à faire des disques en français? «Certainement, mais ça n’a pas anéanti mon autre identité. Elles peuvent cohabiter, et je pourrais très bien faire un album en anglais dès l’an prochain.»

Alexandre Martel, alias Anatole... (PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE) - image 3.0

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Alexandre Martel, alias Anatole

PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE

Anatole: volonté pop

Qui? 

Si Alexandre Martel, 29 ans, a choisi Anatole comme nom de scène, c’est parce qu’il trouvait ça «joli». Le chanteur «born and raised» à Limoilou, qui vient de lancer Testament, son deuxième album solo, est musicien accompagnateur pour plusieurs artistes, notamment Gabrielle Schonk et Hubert Lenoir, dont il a coréalisé l’album.

Quoi? 

Anatole l’admet, son premier disque était plutôt confidentiel. «J’aimais prendre des détours et faire des cassures abruptes.» Testament est volontairement plus pop et accessible. «Je voulais faire un disque qui se prêtait bien à la scène. Il a été réfléchi en vue de sa livraison. Pour y arriver, j’ai décidé de travailler juste avec ma voix chantée, et de partir des mélodies pour construire des chansons. Ça donne un résultat plus concis et plus orienté pop justement parce que c’est mélodique.»

Pourquoi? 

Anatole s’intéresse à la relation entre l’artiste et le public, et Testament raconte comment la scène dynamise cette relation. «On dirait que le spectacle, dans sa forme la plus aboutie, se rapproche d’un sacrifice rituel, dit-il en souriant. C’est une relation un peu cannibale, où l’artiste est heureux de se faire manger le coeur par le public qui ne demande que ça.» Le chanteur préfère le concept d’album à l’achat de chansons à la pièce – «C’est plus abouti comme forme d’art, ça permet d’entrer dans un monde et d’y voyager» – et craint la dématérialisation de la musique. «Je ne suis pas abonné à Spotify. Je n’ai pas de musique numérique, juste des disques. J’achète des vinyles et des CD. J’aime que les choses soient tangibles.» Lui, en tout cas, a aimé réfléchir à l’organisation de son disque. «C’est important, l’ordre des chansons, le livret, la typo, les couleurs… La musique est au centre de tout pour moi, mais j’aime voir ce qu’il y a autour, les excroissances de l’oeuvre.»

Où? 

Le chanteur présentera ses nouvelles chansons en spectacle à Montréal le 6 novembre dans le cadre de Coup de coeur francophone. Il fera ensuite les premières parties de Keith Kouna, avant de partir en tournée cet hiver. Est-il envieux du succès d’Hubert Lenoir? «C’est sûr que j’aimerais que ça m’arrive. Mais je me rends compte que l’ambition, ça peut être dévorant et dangereux. Si ça se passe, je vais être la personne la plus heureuse du monde, mais j’ai arrêté de me réveiller la nuit pour l’espérer. Je veux juste faire de la musique.»

Samuele... (PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE) - image 4.0

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Samuele

PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE

Samuele: fin de cycle

Qui? 

Samuele a fait les finales des Francouvertes en 2015 et a remporté le Festival de la chanson de Granby l’année suivante. Après un EP lancé en 2011, la chanteuse de 32 ans a sorti un premier vrai album solo au printemps 2017, Les filles sages vont au paradis, les autres vont où elles veulent, et vient tout juste de lancer un EP intitulé Dis-moi.

Quoi? 

Dis-moi est composé de quatre chansons, dont une reprise de Résiste de France Gall. L’ensemble est très doux et sensuel. «C’est de la musique pour faire l’amour, que je vends en combo avec un zine sur le consentement. C’est parfait», dit Samuele à la blague. «Ce n’est pas agressif, c’est très sexy, et c’est le but.» En spectacle, la chanteuse queer affiche cependant un côté pas mal plus rock. «C’est libérateur pour mon public. Les femmes aiment ça me voir monter sur la table ou jouer de la guitare à genoux. Ça leur fait du bien, ça les inspire.» Samuele estime qu’elle fait de la chanson, «parce que le texte est de l’avant», mais si sa musique tend plus du côté du blues-rock-folk, elle se dit surtout inspirée par les énergies dégagées par Saint-Vincent, Janelle ou Christine and the Queens.

Pourquoi? 

«Les chansons de Dis-moi font partie du répertoire du spectacle, explique Samuele. Les gens les aiment et ils demandent toujours sur quel album ils peuvent les trouver! C’est pour ça que je voulais les immortaliser, mais je ne voulais pas qu’elles soient sur le prochain album… C’est comme une continuité, la fin du cycle des Filles sages

Où? 

Samuele retournera en Europe cet automne pour lancer son EP, ainsi qu’un vinyle qui regroupe toutes ses chansons. «Après, je reviens au Québec faire quelques spectacles, puis je pars en pause et en écriture.» Quel est son bilan des 18 derniers mois? «Je n’ai pas eu le temps de tout absorber. Ça a bougé, j’ai fait beaucoup de scène. J’ai besoin d’arrêter et d’assimiler, pour comprendre comment je veux faire la prochaine fois.» Elle constate cependant que les gens ont davantage envie d’entendre parler de féminisme et de genres qu’elle ne le croyait. «Je pensais qu’être engagée m’aurait fermé des portes, mais non. J’ai une approche intime dans mon engagement et ça rejoint les gens. Mais je retiens surtout les rencontres. J’ai tellement de chance. C’est allé au-delà de mes attentes.»



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Arts Et Spectacles

Décès de la légende du jazz Nancy Wilson

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Agence France-Presse
Washington

Nancy Wilson, légende du jazz maintes fois récompensée et dont la carrière s’est étendue sur des décennies, est décédée à l’âge de 81 ans.

Elle est morte jeudi en Californie des suites d’une longue maladie, a rapporté un communiqué publié sur son site internet.

Son titre le plus connu, (You Don’t Know) How Glad I Am, sorti en 1964, lui avait valu un Grammy Award pour le meilleur enregistrement Rhythm & Blues de l’année.

Elle a également remporté deux autres Grammys, qui récompensent les meilleurs artistes américains, en 2005 et 2007.

Wilson savait depuis toute petite ce qu’elle voulait faire de sa vie. «J’ai juste toujours chanté. […] Je remercie Dieu pour cela et je le fais, simplement», avait-elle déclaré à la radio publique NPR en 1994.

Parmi ses influences musicales, elle citait notamment le pianiste Nat King Cole.



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Arts Et Spectacles

Elisapie Isaac dans le vent | MARC CASSIVI

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Marc Cassivi: Le sujet incontournable, ces derniers mois, lorsqu’on parle à des artistes autochtones, c’est Kanata. Est-ce que la discussion qui a eu lieu – ou pas – autour de Kanata pourrait avoir du bon ? Un peu comme les coupes du gouvernement Ford ont mobilisé les Franco-Ontariens?

Elisapie Isaac: Le problème, c’est qu’on est devant quelqu’un qu’on aime. J’aime Robert Lepage. Je me suis déjà retrouvée chez lui, avec d’autres artistes autochtones, parce qu’il avait monté une version autochtone d’une pièce de Shakespeare. Je ne comprends toujours pas ce qui s’est passé avec Kanata. C’est cool d’être autochtone en 2018! Il y a Jeremy Dutcher [gagnant du plus récent prix Polaris], il y a Natasha Kanapé Fontaine… Il y a beaucoup de choses très stimulantes et avant-gardistes qui se passent dans le monde artistique autochtone. Les artistes s’expriment avec confiance, sans peur. Ç’aurait été une belle occasion pour Robert et son équipe de faire quelque chose de très moderne, avec des autochtones. Sans doute qu’il ne voulait pas tomber dans les clichés.

Marc Cassivi: Peut-être qu’on veut l’excuser, mais je crois que Lepage a été contraint par la troupe d’Ariane Mnouchkine, qui a posé par la suite un regard très condescendant sur les autochtones...

Elisapie Isaac: Colonialiste! Vraiment. Dans cette histoire, on a donné l’impression qu’on n’était pas ouverts à la discussion, que c’était une chasse aux sorcières. Ce n’est pas tout à fait ça! Quand on se trompe, on peut s’excuser. Les autochtones ne sont pas rancuniers. On vient des communautés. On vit avec des gens qui ont abusé de nous. On leur a pardonné. On a enfin une voix. On veut être vus et entendus. Et je crois que les gens ont envie d’entendre les autochtones, au-delà des histoires d’horreur qu’on a vécues, que nos parents et nos grands-parents ont vécues. Comme artistes, on revendique avec de la poésie, de la musique.

Marc Cassivi: Ton album parle de faire la paix avec le passé...

Elisapie Isaac: J’ai appris beaucoup de choses sur moi, sur ma nature dépressive. Je me suis demandé si j’avais envie de transmettre cette lourdeur à mes enfants. Je pensais que j’avais besoin de le faire, mais ce n’est pas le cas. Mes parents ont été traumatisés par ce qu’ils ont vécu. Ils n’ont pas réalisé qu’ils me transmettaient ça. Je suis devenue adulte à 10-11 ans. J’ai dû fouiller dans mon passé, remonter jusqu’à mon adoption. J’ai passé ma vie à vouloir plaire, en tant que jeune femme à moitié blanche. Ça m’a menée où je suis, à l’avant-scène, mais ça m’a aussi épuisée.

Marc Cassivi: La poétesse innue Joséphine Bacon disait, dans une conférence à laquelle j’ai assisté récemment, qu’il fallait «se faire beaux» – avec les mots – pour qu’enfin on remarque les autochtones. Les choses ont-elles changé?

Elisapie Isaac: Je crois, oui. Longtemps, on était des objets. On n’avait pas de voix. On ne pouvait pas s’exprimer. On ne pouvait pas parler avec son père, sa mère, ses oncles, ses grands-parents. Il y avait tellement de douleur qu’on ne voulait pas rouvrir ces plaies. Pour ne pas vomir. Ma génération vomit de l’émotion aujourd’hui, pour ces gens-là. Ça fait du bien! Il y a beaucoup de travail à faire encore. Même pour une femme comme moi qui a le privilège de pouvoir s’exprimer et qui a sa place dans la société des Blancs. On aime nos aînés. C’est ça qui est beau dans notre culture. L’aîné a une importance incroyable. Une femme comme Bibitte [le surnom de Joséphine Bacon], tu l’écoutes et tu essaies d’apprendre. Elle a quelque chose de tellement sincère, posé et apaisant. Dans notre monde actuel, il y a peu de gens posés. Chez nous, c’est bien vu de vieillir. Tu es de plus en plus sage et de plus en plus belle! J’ai presque 42 ans. Bientôt, je pourrai moi aussi transmettre quelque chose.

Marc Cassivi: Tu parles de l’importance de pardonner. Il y a aussi l’importance de s’indigner, n’est-ce pas ? Il y a tout un pan de l’histoire de la colonisation qui a été plus ou moins occulté.

Elisapie Isaac: Il y a des choses qui n’ont jamais été abordées! Dans les années 50, quelques chiens avaient la rage dans les communautés, et la police a exterminé des populations entières de chiens au Nunavik. Les aînés ont vu les meilleurs amis de l’homme chasseur presque disparaître du jour au lendemain. Ce n’était pas juste notre moyen de transport! On a remplacé ça par des ski-doos en faisant complètement abstraction des émotions liées à ce traumatisme. On parle aussi depuis peu des cas de tuberculose dans les communautés à cette époque. Les gens malades étaient embarqués en bateau et envoyés dans des hôpitaux. Il y en a plusieurs qui ne sont jamais revenus! On ne sait pas où ils sont enterrés. On n’était que des numéros, il n’y a pas si longtemps. On a été traités de sauvages dans les pensionnats. On n’a pas voulu qu’on parle notre langue. Comme dit Florent Vollant, on est devenus des orphelins. On a tout fait pour nous détruire, mais on est encore là. Et on essaie de faire le ménage dans toute cette merde!

Marc Cassivi: Ariane Mnouchkine s’est exprimée sur Kanata avec paternalisme. Tu fais des spectacles en Europe. On a souvent l’impression, par exemple, que les Français posent un regard caricatural sur les autochtones. Trouves-tu que c’est le cas?

Elisapie Isaac: Je ne le vis pas personnellement. Les journalistes que je rencontre sont très conscientisés. Libération a fait une critique vraiment intéressante de mon album. Télérama vient de m’interviewer pour un reportage [avec Natasha Kanapé Fontaine et Jeremy Dutcher]. Le journal Le Monde m’a suivie jusqu’à Salluit, chez ma soeur. J’avais un peu peur au début, mais ce fut une super belle rencontre. Ce n’était pas du tout convenu. Ce genre de dialogue, c’est un privilège. On ne peut pas seulement dire aux autres: écoutez-nous maintenant! Je pense qu’il faut qu’il y ait une réelle réflexion pour arriver à s’entendre et se faire entendre. Pour trouver une façon harmonieuse et naturelle de rester dans la vérité.

Marc Cassivi: Donc tu restes optimiste?

Elisapie Isaac: Optimiste, oui! Je n’aime pas le mot espoir. «Est-ce que tu as de l’espoir?» On m’a tellement posé cette question-là. Mais bien sûr que j’ai de l’espoir! On a une résilience, au-delà de l’espoir. Réconciliation, c’est aussi un mot qui me bogue. Dans la réconciliation, on a l’impression que c’est nous qui devons faire le pas vers vous. Vous aussi, il faut que vous y travailliez! Nous, on est déjà occupés à faire le ménage dans cette merde. En même temps, on trouve parfois des trésors.

Marc Cassivi: La réconciliation sous-entend qu’au départ, il y avait une bonne relation. Je ne suis pas sûr que c’était possible dans un contexte de colonisation.

Elisapie Isaac: Il y a encore des mentalités de colonisateurs. Oui, c’est un moment intéressant parce qu’on nous aborde, on nous parle. Les regards sont beaucoup plus doux. Je pense que les autochtones dans la rue se font regarder avec plus de bienveillance. Mais il y a encore des mentalités qui doivent évoluer, pour qu’on puisse avoir un vrai dialogue. Il n’y a pas si longtemps, on me disait: «J’aime mieux ça quand tu chantes dans ta langue»…

Marc Cassivi: Pour te réduire à la caricature? On veut l’image folklorique de ce que tu représentes, mais pas le reste...

Elisapie Isaac: Vraiment. Je suis tellement plus que juste ça. Je suis féministe, je suis drôle, je suis wild, je suis douce, je suis une maman. J’aime Bob Dylan et j’aime Kendrick Lamar. Je suis tout ça et bien plus encore!



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Arts Et Spectacles

Des dessins inédits de Yves Saint Laurent aux enchères à Paris

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Agence France-Presse
Paris

Cent dessins inédits du couturier Yves saint Laurent, jamais montrés ni exposés, destinés à un projet d’édition au début des années 60, seront mis aux enchères mercredi à Paris, a annoncé la maison Cornette de Saint Cyr.

Provenant de la collection et de la succession de l’éditeur parisien Jacques Damase, ces dessins devaient illustrer un livre pour enfants, Un Diable à Paris, qui n’a finalement pas été édité.

«Rencontrant Yves Saint Laurent par l’entremise de Roger Vivier (NDLR, le chausseur de la haute couture parisienne), Jacques Damase lui commandera ces dessins exceptionnels restés dans sa collection», précise la maison de ventes qui a estimé les planches entre 300 et 1500 euros (450 $ et 2300 $).

Dans l’esprit des dessins de Cocteau, Yves Saint Laurent a représenté des personnages mi-homme mi-animal, à tête de taureau ou avec des ailes de papillon, et des figures masquées représentant autant de diables et diablotins.

L’ensemble est exposé du 14 au 18 décembre, de 11 h à 18 h, en accès libre (6, avenue Hoche – 75 008 Paris).



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