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Arts Et Spectacles

Quand Philippe Falardeau a dit non à Netflix… | Marc-André Lussier

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Pour acquérir les droits d’exploitation exclusifs de son film Chuck, le diffuseur en ligne offrait pourtant une somme deux fois plus importante que celle qu’était prêt à débourser le distributeur américain IFC Films, qui lui garantissait une sortie en salle bien soignée. Le cinéaste, la vedette (Liev Schreiber) et les producteurs ont choisi le modèle traditionnel de la sortie en salle, décision qui, reconnaît aujourd’hui Philippe Falardeau, n’a pas joué en faveur du film.

Chuck est resté à l’affiche pendant cinq semaines et sa plus large distribution était constituée d’un circuit de 120 écrans aux États-Unis et au Canada. Les recettes totales se sont élevées à 320 725 $ *, un chiffre extrêmement faible quand on tient compte de l’ensemble du territoire américain.

«Je me rends compte qu’il est facile de prendre une position de principe en amont, mais les conditions de marché évoluent tellement vite qu’ultimement, il faut être réceptif à tous les moyens qui permettent à un film d’être vu», indique le cinéaste.

Deux approches distinctes

Le réalisateur de Monsieur Lazhar voit quand même deux cas de figure bien distincts dans l’approche de Netflix. Il y a les films dont le diffuseur en ligne achète les droits une fois la production terminée (ç’a été le cas pour la distribution internationale du film de Robin Aubert Les affamés), et ceux dans lesquels Netflix joue un rôle dès l’étape de la préproduction, par exemple Roma, le film d’Alfonso Cuarón.

«S’ils sont impliqués dans le processus de financement dès le départ et que le contrat est clair à cet égard, ça change évidemment la donne, commente Philippe Falardeau. Pour Chuck, ma réaction a été plus viscérale parce que le film était déjà terminé.» 

«Quand Netflix est arrivé avec son offre, il était même déjà vendu dans plusieurs territoires. Rendu là, il aurait fallu se désengager des contrats existants et céder les droits mondiaux à Netflix, sans possibilité d’exploitation en salle.»

Il comprend d’autant plus la décision d’Alfonso Cuarón d’accepter l’offre de Netflix qu’il a lui-même dû faire une concession sur le plan artistique pour son prochain film. Le tournage de son adaptation de My Salinger Year, le roman autobiographique de Joanna Rakoff, commencera le printemps prochain.

«J’ai d’abord voulu le tourner en noir et blanc, mais les distributeurs l’ont acheté à la condition qu’il soit en couleur. On m’a fait comprendre qu’un film en noir et blanc devenait beaucoup plus difficile à vendre aux chaînes de télévision par la suite.»

Souplesse de part et d’autre

Avec l’arrivée de films réalisés par de grands cinéastes dans le catalogue de Netflix, il serait souhaitable, croit le cinéaste, que le diffuseur en ligne et les exploitants fassent preuve de plus de souplesse. Le modèle d’affaires de Netflix repose sur l’exclusivité d’une oeuvre sur sa plateforme et la sortie en salle, s’il y en a une, doit être simultanée. De leur côté, les exploitants exigent une fenêtre exclusive de 90 jours en salle avant qu’un film n’aboutisse sur une plateforme.

«Il est certain qu’on veut voir un film comme Roma sur grand écran, commente Philippe Falardeau. Je comprends bien la position des exploitants, mais je crois que cette oeuvre-là constitue quand même un cas particulier. Ceux qui ont l’habitude de regarder des films sur les plateformes vont continuer de le faire, mais les cinéphiles, eux, vont souhaiter voir un film comme celui-là en salle, même s’il est offert en même temps sur Netflix. Ce genre de production n’est habituellement pas appelée à générer de grosses recettes au box-office et elle ne sortirait sans doute pas dans un circuit de 3000 salles en Amérique du Nord de toute façon. Dans un monde où il devient de plus en plus difficile de financer des films d’auteur, je comprends tout à fait la position de Cuarón.»

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* Source: Box Office Mojo



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Arts Et Spectacles

Décès de la légende du jazz Nancy Wilson

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Agence France-Presse
Washington

Nancy Wilson, légende du jazz maintes fois récompensée et dont la carrière s’est étendue sur des décennies, est décédée à l’âge de 81 ans.

Elle est morte jeudi en Californie des suites d’une longue maladie, a rapporté un communiqué publié sur son site internet.

Son titre le plus connu, (You Don’t Know) How Glad I Am, sorti en 1964, lui avait valu un Grammy Award pour le meilleur enregistrement Rhythm & Blues de l’année.

Elle a également remporté deux autres Grammys, qui récompensent les meilleurs artistes américains, en 2005 et 2007.

Wilson savait depuis toute petite ce qu’elle voulait faire de sa vie. «J’ai juste toujours chanté. […] Je remercie Dieu pour cela et je le fais, simplement», avait-elle déclaré à la radio publique NPR en 1994.

Parmi ses influences musicales, elle citait notamment le pianiste Nat King Cole.



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Arts Et Spectacles

Elisapie Isaac dans le vent | MARC CASSIVI

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Marc Cassivi: Le sujet incontournable, ces derniers mois, lorsqu’on parle à des artistes autochtones, c’est Kanata. Est-ce que la discussion qui a eu lieu – ou pas – autour de Kanata pourrait avoir du bon ? Un peu comme les coupes du gouvernement Ford ont mobilisé les Franco-Ontariens?

Elisapie Isaac: Le problème, c’est qu’on est devant quelqu’un qu’on aime. J’aime Robert Lepage. Je me suis déjà retrouvée chez lui, avec d’autres artistes autochtones, parce qu’il avait monté une version autochtone d’une pièce de Shakespeare. Je ne comprends toujours pas ce qui s’est passé avec Kanata. C’est cool d’être autochtone en 2018! Il y a Jeremy Dutcher [gagnant du plus récent prix Polaris], il y a Natasha Kanapé Fontaine… Il y a beaucoup de choses très stimulantes et avant-gardistes qui se passent dans le monde artistique autochtone. Les artistes s’expriment avec confiance, sans peur. Ç’aurait été une belle occasion pour Robert et son équipe de faire quelque chose de très moderne, avec des autochtones. Sans doute qu’il ne voulait pas tomber dans les clichés.

Marc Cassivi: Peut-être qu’on veut l’excuser, mais je crois que Lepage a été contraint par la troupe d’Ariane Mnouchkine, qui a posé par la suite un regard très condescendant sur les autochtones...

Elisapie Isaac: Colonialiste! Vraiment. Dans cette histoire, on a donné l’impression qu’on n’était pas ouverts à la discussion, que c’était une chasse aux sorcières. Ce n’est pas tout à fait ça! Quand on se trompe, on peut s’excuser. Les autochtones ne sont pas rancuniers. On vient des communautés. On vit avec des gens qui ont abusé de nous. On leur a pardonné. On a enfin une voix. On veut être vus et entendus. Et je crois que les gens ont envie d’entendre les autochtones, au-delà des histoires d’horreur qu’on a vécues, que nos parents et nos grands-parents ont vécues. Comme artistes, on revendique avec de la poésie, de la musique.

Marc Cassivi: Ton album parle de faire la paix avec le passé...

Elisapie Isaac: J’ai appris beaucoup de choses sur moi, sur ma nature dépressive. Je me suis demandé si j’avais envie de transmettre cette lourdeur à mes enfants. Je pensais que j’avais besoin de le faire, mais ce n’est pas le cas. Mes parents ont été traumatisés par ce qu’ils ont vécu. Ils n’ont pas réalisé qu’ils me transmettaient ça. Je suis devenue adulte à 10-11 ans. J’ai dû fouiller dans mon passé, remonter jusqu’à mon adoption. J’ai passé ma vie à vouloir plaire, en tant que jeune femme à moitié blanche. Ça m’a menée où je suis, à l’avant-scène, mais ça m’a aussi épuisée.

Marc Cassivi: La poétesse innue Joséphine Bacon disait, dans une conférence à laquelle j’ai assisté récemment, qu’il fallait «se faire beaux» – avec les mots – pour qu’enfin on remarque les autochtones. Les choses ont-elles changé?

Elisapie Isaac: Je crois, oui. Longtemps, on était des objets. On n’avait pas de voix. On ne pouvait pas s’exprimer. On ne pouvait pas parler avec son père, sa mère, ses oncles, ses grands-parents. Il y avait tellement de douleur qu’on ne voulait pas rouvrir ces plaies. Pour ne pas vomir. Ma génération vomit de l’émotion aujourd’hui, pour ces gens-là. Ça fait du bien! Il y a beaucoup de travail à faire encore. Même pour une femme comme moi qui a le privilège de pouvoir s’exprimer et qui a sa place dans la société des Blancs. On aime nos aînés. C’est ça qui est beau dans notre culture. L’aîné a une importance incroyable. Une femme comme Bibitte [le surnom de Joséphine Bacon], tu l’écoutes et tu essaies d’apprendre. Elle a quelque chose de tellement sincère, posé et apaisant. Dans notre monde actuel, il y a peu de gens posés. Chez nous, c’est bien vu de vieillir. Tu es de plus en plus sage et de plus en plus belle! J’ai presque 42 ans. Bientôt, je pourrai moi aussi transmettre quelque chose.

Marc Cassivi: Tu parles de l’importance de pardonner. Il y a aussi l’importance de s’indigner, n’est-ce pas ? Il y a tout un pan de l’histoire de la colonisation qui a été plus ou moins occulté.

Elisapie Isaac: Il y a des choses qui n’ont jamais été abordées! Dans les années 50, quelques chiens avaient la rage dans les communautés, et la police a exterminé des populations entières de chiens au Nunavik. Les aînés ont vu les meilleurs amis de l’homme chasseur presque disparaître du jour au lendemain. Ce n’était pas juste notre moyen de transport! On a remplacé ça par des ski-doos en faisant complètement abstraction des émotions liées à ce traumatisme. On parle aussi depuis peu des cas de tuberculose dans les communautés à cette époque. Les gens malades étaient embarqués en bateau et envoyés dans des hôpitaux. Il y en a plusieurs qui ne sont jamais revenus! On ne sait pas où ils sont enterrés. On n’était que des numéros, il n’y a pas si longtemps. On a été traités de sauvages dans les pensionnats. On n’a pas voulu qu’on parle notre langue. Comme dit Florent Vollant, on est devenus des orphelins. On a tout fait pour nous détruire, mais on est encore là. Et on essaie de faire le ménage dans toute cette merde!

Marc Cassivi: Ariane Mnouchkine s’est exprimée sur Kanata avec paternalisme. Tu fais des spectacles en Europe. On a souvent l’impression, par exemple, que les Français posent un regard caricatural sur les autochtones. Trouves-tu que c’est le cas?

Elisapie Isaac: Je ne le vis pas personnellement. Les journalistes que je rencontre sont très conscientisés. Libération a fait une critique vraiment intéressante de mon album. Télérama vient de m’interviewer pour un reportage [avec Natasha Kanapé Fontaine et Jeremy Dutcher]. Le journal Le Monde m’a suivie jusqu’à Salluit, chez ma soeur. J’avais un peu peur au début, mais ce fut une super belle rencontre. Ce n’était pas du tout convenu. Ce genre de dialogue, c’est un privilège. On ne peut pas seulement dire aux autres: écoutez-nous maintenant! Je pense qu’il faut qu’il y ait une réelle réflexion pour arriver à s’entendre et se faire entendre. Pour trouver une façon harmonieuse et naturelle de rester dans la vérité.

Marc Cassivi: Donc tu restes optimiste?

Elisapie Isaac: Optimiste, oui! Je n’aime pas le mot espoir. «Est-ce que tu as de l’espoir?» On m’a tellement posé cette question-là. Mais bien sûr que j’ai de l’espoir! On a une résilience, au-delà de l’espoir. Réconciliation, c’est aussi un mot qui me bogue. Dans la réconciliation, on a l’impression que c’est nous qui devons faire le pas vers vous. Vous aussi, il faut que vous y travailliez! Nous, on est déjà occupés à faire le ménage dans cette merde. En même temps, on trouve parfois des trésors.

Marc Cassivi: La réconciliation sous-entend qu’au départ, il y avait une bonne relation. Je ne suis pas sûr que c’était possible dans un contexte de colonisation.

Elisapie Isaac: Il y a encore des mentalités de colonisateurs. Oui, c’est un moment intéressant parce qu’on nous aborde, on nous parle. Les regards sont beaucoup plus doux. Je pense que les autochtones dans la rue se font regarder avec plus de bienveillance. Mais il y a encore des mentalités qui doivent évoluer, pour qu’on puisse avoir un vrai dialogue. Il n’y a pas si longtemps, on me disait: «J’aime mieux ça quand tu chantes dans ta langue»…

Marc Cassivi: Pour te réduire à la caricature? On veut l’image folklorique de ce que tu représentes, mais pas le reste...

Elisapie Isaac: Vraiment. Je suis tellement plus que juste ça. Je suis féministe, je suis drôle, je suis wild, je suis douce, je suis une maman. J’aime Bob Dylan et j’aime Kendrick Lamar. Je suis tout ça et bien plus encore!



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Arts Et Spectacles

Des dessins inédits de Yves Saint Laurent aux enchères à Paris

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Agence France-Presse
Paris

Cent dessins inédits du couturier Yves saint Laurent, jamais montrés ni exposés, destinés à un projet d’édition au début des années 60, seront mis aux enchères mercredi à Paris, a annoncé la maison Cornette de Saint Cyr.

Provenant de la collection et de la succession de l’éditeur parisien Jacques Damase, ces dessins devaient illustrer un livre pour enfants, Un Diable à Paris, qui n’a finalement pas été édité.

«Rencontrant Yves Saint Laurent par l’entremise de Roger Vivier (NDLR, le chausseur de la haute couture parisienne), Jacques Damase lui commandera ces dessins exceptionnels restés dans sa collection», précise la maison de ventes qui a estimé les planches entre 300 et 1500 euros (450 $ et 2300 $).

Dans l’esprit des dessins de Cocteau, Yves Saint Laurent a représenté des personnages mi-homme mi-animal, à tête de taureau ou avec des ailes de papillon, et des figures masquées représentant autant de diables et diablotins.

L’ensemble est exposé du 14 au 18 décembre, de 11 h à 18 h, en accès libre (6, avenue Hoche – 75 008 Paris).



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