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Le ministre Fitzgibbon prêt à investir davantage dans l’aérospatiale | CAROLINE PLANTE

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Aux journalistes qui lui ont demandé si le gouvernement ferait d’autres investissements dans l’industrie après l’annonce des suppressions à Bombardier, le ministre n’a pas hésité à répondre: «absolument».

«Le gouvernement, nous existons pour pouvoir, de façon proactive, prendre des grappes industrielles pour les soutenir et carrément, l’aérospatial est une grappe que nous allons vouloir continuer à supporter pour le développement du Québec», a-t-il déclaré lors d’une mêlée de presse à Montréal, jeudi.

Plus tôt dans la journée, des partis d’opposition avaient manifesté toute leur indignation face à ces pertes d’emplois, qui arrivent quatre mois après la cession du programme de la CSeries à Airbus, et trois ans après que le gouvernement du Québec eut investi 1 milliard  US dans ce même programme.

«Il y a des soi-disant fleurons du Québec inc. qui viennent faire du chantage devant le gouvernement, on leur donne de l’argent à peu près sans compter, on demande peu ou pas de garanties et après on s’étonne qu’on se soit fait avoir», a pesté le coporte-parole de Québec solidaire (QS), Gabriel Nadeau-Dubois.

Il a relevé qu’en 2017, les cinq plus hauts dirigeants de Bombardier se sont octroyé 40 millions en rémunération.

«Ce sont des travailleurs et travailleuses abandonnés par une entreprise qui s’est engraissée largement avec des fonds publics dans les dernières années», a-t-il tranché.

Le chef intérimaire du Parti québécois (PQ), Pascal Bérubé, n’a pas été plus doux. Il estime que l’abolition de 2500 postes au Québec est une «catastrophe», et demande à ce que le premier ministre François Legault s’en mêle personnellement.

«Étranges réactions du ministre de l’Économie que j’invite à prendre connaissance des positions de sa formation politique sur le dossier de Bombardier il y a à peine un an. Pour sa sensibilité à l’égard de l’argent investi par les Québécois dans l’aventure, on repassera», a-t-il gazouillé.

Le 4 avril 2017, une motion du PQ, appuyée par la Coalition avenir Québec (CAQ) et QS, demandait au premier ministre Philippe Couillard d’adresser une requête officielle aux dirigeants de Bombardier afin qu’ils «renoncent à l’augmentation de leur rémunération pour 2016», parce que l’aide financière importante accordée à l’entreprise aurait dû limiter l’attribution des bonis à la direction.

Jeudi, M. Fitzgibbon a refusé d’aborder le sujet de la rémunération des cadres chez Bombardier. «Ce sont des histoires passées qui sont arrivées, aujourd’hui je regarde le futur, et je n’ai pas de commentaires à poser sur la gouvernance de Bombardier.»

Mais il a dit comprendre «très bien la frustration des travailleurs qui se font dire aujourd’hui qu’ils vont perdre leur emploi, sur le côté rémunération».

Le ministre est déjà à pied d’oeuvre

M. Fitzgibbon s’est présenté devant la presse jeudi en promettant de rencontrer les acteurs du milieu lundi prochain et de leur proposer un plan de remédiation.

Il a également indiqué que les fonctionnaires du ministère de l’Économie étaient déjà à pied d’oeuvre et qu’ils discutaient notamment avec les PME québécoises qui ont des programmes d’innovation.

L’industrie aérospatiale au Québec a les reins solides et les entreprises «sont en recrutement au moment où on se parle», a par ailleurs soutenu le ministre.

Certes, jeudi, l’opposition officielle libérale a exhorté le gouvernement à rapidement poser des gestes concrets afin de soutenir les travailleurs de Bombardier et garder leur expertise au Québec.

Le gouvernement caquiste a la responsabilité d’être « extrêmement proactif » dans ce dossier, selon la porte-parole libérale en économie, Dominique Anglade, qui presse également son vis-à-vis de faire pression sur le gouvernement fédéral.

«Les gens qui perdent leur emploi ont une expertise qu’ils ont développée au fil du temps, et il va falloir qu’on soit capable de maintenir cette expertise-là au Québec», a-t-elle déclaré.

«De quelle manière ? C’est ça qu’il faut regarder présentement. Est-ce que c’est avec d’autres entreprises, en essayant avec des projets d’innovation, il faut sortir des sentiers battus.»

De Saguenay, le premier ministre François Legault a assuré vouloir tout mettre en oeuvre pour minimiser le nombre de pertes d’emplois et pour aider les employés touchés à trouver un nouvel emploi.

Il a dit avoir déjà eu des discussions avec le patron de Bombardier et le président du syndicat des employés.

«On va continuer d’appuyer les travailleurs en démontrant qu’on est là pour investir dans de bons emplois pour la classe moyenne, a pour sa part commenté le premier ministre du Canada, Justin Trudeau. On est en train de travailler avec Bombardier, on va toujours protéger notre industrie aérospatiale.»



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Des grévistes de la SAQ menacés avec une arme à Chicoutimi

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Une personne âgée aurait sorti un fusil à plomb devant les grévistes de la SAQ dépôt du boulevard Talbot, à Chicoutimi, vendredi après-midi. L’événement serait survenu à la suite d’échanges verbaux entre les employés et l’homme en question.

Selon les informations obtenues par Le Quotidien, l’homme serait arrivé en voiture avec sa conjointe et aurait traversé la ligne de piquetage avec son véhicule. Il serait passé près de frapper un chien. Les grévistes auraient ensuite donné des coups de pancartes sur la voiture du conducteur. Après un échange verbal, l’homme en question aurait sorti un fusil à plombs.

> Lisez l’article complet sur le site du Quotidien



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La nécessité de réfléchir, mais surtout d’agir, du Parti québécois

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Les candidats élus et battus, y compris l’ex-chef Jean-François Lisée, se réunissent « à huis clos » samedi à Montréal afin de tirer les leçons de la dernière campagne électorale du Parti québécois, qui s’est conclue sur son pire résultat enregistré en 50 ans. Quels sont les ressorts de la défaite du 1er octobre dernier ? Quels sont les défis à relever d’ici au prochain rendez-vous électoral ? Tour d’horizon.

Causes de la défaite

Un « problème d’identité »

La stratégie de « chasser les libéraux » en 2018, puis de « réussir l’indépendance » en 2022, « dans cet ordre », a plombé le PQ, indique sans détour l’ancien ministre des Finances Nicolas Marceau. « Nous sommes un parti indépendantiste qui reporte l’enjeu, qui fait de l’indépendance un objectif parmi d’autres », dit le candidat défait dans Rousseau. « Ça donne donc un parti dont l’identité n’est plus claire, et c’est pour moi le premier enjeu. Diluer l’indépendance [au fil des ans] a mené à l’éclatement de la coalition qu’était le PQ », ajoute-t-il, tout en appelant à l’adoption d’un discours souverainiste clair et assumé.

Il y a eu « les conditions gagnantes », « l’assurance morale de gagner », « la gouvernance souverainiste et l’idée d’attendre 2022 » : le PQ « a épuisé ses stratégies d’adaptation à l’environnement électoral », fait valoir le politologue Eric Montigny. Cette forme d’attentisme a fini par « éroder le clivage Oui-Non » qui a longtemps servi le PQ, dit-il.

Le chef Lisée

Plus d’un militant contacté par Le Devoir en veut toujours à son ancien chef Jean-François Lisée pour avoir pressé de questions Manon Massé sur l’identité du vrai chef de Québec solidaire lors de l’ultime débat électoral. Il a alors perdu la bataille de la crédibilité qu’il menait contre le chef caquiste, François Legault.

M. Lisée cherche aujourd’hui la « rédemption » en tentant de démontrer à coups d’appels téléphoniques et de messages électroniques qu’il avait bien fait sur le plateau de TVA, fait remarquer un candidat désirant ne pas être nommé. Celui-ci avoue avoir stoppé net, le soir du « face à face » de TVA, les dépenses de son équipe de campagne. « Cet homme-là [M. Lisée] a à porter sur la conscience, sur sa conscience, la plus grande défaite de l’histoire du parti indépendantiste au Québec. À sa place, que ce soit de sa faute ou pas, j’aurais de la misère à dormir », affirme-t-il.

La volonté de changement et le poids des mauvaises décisions

Mathieu Traversy, qui a mordu la poussière dans Terrebonne le 1er octobre dernier, est persuadé que les électeurs ne voyaient pas le PQ « capable de répondre » à leur désir de chasser les libéraux du pouvoir et à leur soif de changement. « On s’est ramassés dans la craque du sofa, le PQ », soutient-il.

Les candidats ont porté le poids des décisions impopulaires prises par les gouvernements péquistes successifs. Un candidat défait raconte qu’un électeur refusait net de l’appuyer en raison des coupes salariales imposées aux employés de l’État en 1982 par le gouvernement Lévesque. « Je n’étais même pas né », fait-il remarquer au Devoir. Il s’est aussi fait reprocher, en lieu et place du PQ, non pas d’avoir élaboré la charte des valeurs québécoises, mais d’en avoir fait « un enjeu électoral en 2014 ». Il s’est également fait rappeler le feu vert donné à l’exploration pétrolière sur l’île d’Anticosti — qui a « fâché notre gauche » — et l’annonce d’une hausse d’impôt rétroactive pour les plus nantis — qui a « fâché notre droite » — sous le gouvernement Marois.

 

 

Défis à relever

Réflexion sans complaisance, mais dans l’ordre

Après la débâcle électorale du 1er octobre, « c’est important que tout soit sur la table », insiste Mathieu Traversy, qui est actuellement en cure de « désintox » de la politique forcée.

« La reconstruction de la coalition péquiste ne pourra se faire avec seulement les indépendantistes sociodémocrates », croit Nicolas Marceau. Ce dernier soutient que le PQ doit se « recentrer sur l’axe gauche-droite, et sur l’axe identitaire également. Ça prend des positions plus équilibrées, plus consensuelles », pense-t-il.

Un militant influent suggère lui aussi de débattre de tout, « à part le fait d’être indépendantiste et social-démocrate », mais dans l’ordre. Il craint de voir le PQ prendre les mauvais plis du Bloc québécois, qu’il décrit comme un « camp de réfugiés » tombé dans « des niaiseries ».

Rallier l’appui de tous les indépendantistes

Animée par la conviction que le PQ ne dispose pas du « monopole de l’indépendance », Gabrielle Lemieux, propose de « mettre le Parti québécois au service du mouvement indépendantiste ». « Quand je parle de “mouvement [indépendantiste]”, je parle de quelque chose de très, très large qui rassemble autant les individus qui se réclament de l’indépendance que les organisations, les partis politiques, les leaders politiques, les politiciens », précise la présidente du PQ. La jeune trentenaire garde un « grand espoir » pour l’avenir en raison de la présence de « tous ces gens et toutes ces organisations indépendantistes » dans le paysage politique québécois. « Reste que le défi est [de trouver] comment tout le monde peut travailler ensemble », souligne-t-elle.

Eric Montigny y voit « un changement important » s’opérer. « Depuis le début, le PQ rassemblait tous les indépendantistes, avec un chef qui établissait le chemin pour y arriver. On entre dans une nouvelle phase où ce leadership n’est plus entre les seules mains du chef du PQ. »

« Miser sur ses forces » : ses convictions indépendantistes et ses jeunes

Le PQ peut compter sur des milliers de militants animés d’une « cause tellement importante » à leurs yeux : l’indépendance du Québec — ce qui n’est pas le cas de la Coalition avenir Québec ou encore du Parti libéral du Québec, fait valoir Gabrielle Lemieux.

Le président général de la Société Saint-Jean-Baptiste, Maxime Laporte, appelle les « élus indépendantistes à remettre, sérieusement, maintenant, le cap sur l’indépendance ». « C’est là le seul moyen de faire renaître l’espoir, de faire renaître le Québec », soutient-il. « L’indépendantisme, s’il n’est pas proactif, ne peut que s’enliser dans la boue du statu quo constitutionnel. Bien sûr, il ne s’agit pas de faire des concours de credo indépendantiste, mais que les indépendantistes sortent de la passivité. Je plaide donc pour l’action », poursuit-il.

La députée de Marie-Victorin, Catherine Fournier, est partante. Elle invite ses consoeurs et confrères à « recentrer [le PQ] autour de [leur] projet fondateur de faire du Québec un pays et à recommencer à additionner ». « Il faut certes réfléchir, mais aussi agir. Trop souvent, le Parti québécois a fait des constats sur sa situation sans avoir le courage de faire les gestes qui s’imposaient par la suite », note-t-elle.

Martine Ouellet demeure convaincue que le PQ « a tout à gagner à s’aligner sur l’indépendance ». Par ailleurs, l’instigatrice du Mouvement Québec indépendant demande « qu’on arrête de dire que les jeunes ne sont pas indépendantistes et ne s’y intéressent pas ». Près de la moitié des jeunes ont voté il y a un mois et demi pour QS ou le PQ, « deux partis indépendantistes ».

D’ailleurs, une nouvelle génération a discrètement pris les commandes du PQ au fil des dernières semaines : des trentenaires occupent de nombreux postes clés à la fois à la permanence du parti et à l’Assemblée nationale. « Tu te promènes aux funérailles d’État de Bernard Landry, tu regardes tout le monde et tu te dis : ils ont eu de grandes responsabilités. Tu retournes chez toi et tu te dis : c’est notre gang de jeunes qui a le PQ sur les épaules. On a hérité du parti de René Lévesque. C’est une crisse de grosse responsabilité. »

 

Ce texte fait partie de notre section Perspectives.



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Francophonie ontarienne: Sonia LeBel s’entretient avec Caroline Mulroney | Hugo Pilon-Larose

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Hugo Pilon-Larose

(Québec) La ministre québécoise de la Justice, des Relations canadiennes et de la Francophonie canadienne, Sonia LeBel, affirme avoir discuté avec son homologue ontarienne, Caroline Mulroney, pour lui faire part de ses «inquiétudes» concernant «la fin du projet d’université francophone à Toronto et du transfert de la responsabilité du Commissariat aux services en français au Bureau de l’ombudsman».

«Caroline Mulroney m’a fait part de son engagement envers la communauté franco-ontarienne et des défis budgétaires auxquels le gouvernement de l’Ontario fait face», a écrit Mme LeBel sur Twitter.  

Selon plusieurs médias, l’équipe des communications de Mme Mulroney, procureure générale de l’Ontario et ministre déléguée aux Affaires francophones, a indiqué qu’elle n’était pas disponible cette semaine pour donner des entrevues.  



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