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Le service de rencontres Facebook Dating arrive au Canada

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Si le service est officiellement lancé au Canada aujourd’hui, il n’y sera pas entièrement fonctionnel avant quelque temps. L’entreprise veut attendre qu’assez de gens s’y soient inscrits avant d’y donner accès.

Contrairement à d’autres services de rencontres comme Tinder, Bumble ou Grindr, Facebook Dating n’a pas droit à son application indépendante. Les utilisateurs doivent s’y inscrire en passant par l’application Facebook.

Pour les relations sérieuses

Le réseau social veut en faire une application pour les relations sérieuses, et non pour les rencontres d’un soir.

Il n’est pas question de faire glisser les profils à gauche ou à droite pour signifier son intérêt. Les utilisateurs devront donc laisser un message sur le profil d’une autre personne pour entamer la conversation. Facebook dit avoir choisi cette approche pour éviter que les gens considèrent Facebook Dating comme un lieu de rencontres rapides et éphémères.

Pour éviter le harcèlement, Facebook limite les premiers contacts à un seul message constitué uniquement de texte. Si la personne interpellée ne répond pas, il n’y a pas de deuxième chance.

Seuls les utilisateurs de 18 ans et plus peuvent s’y inscrire pour y chercher l’amour.

Un profil indépendant de Facebook

Aucune information n’est importée du compte Facebook associé au compte Dating, sauf le nom et l’âge. Les utilisateurs doivent donc entrer les renseignements qu’ils souhaitent dévoiler, comme leur lieu de résidence, leur genre, leur taille, leur métier, etc. Il est par la suite possible de filtrer les suggestions de rencontres selon ces renseignements.

L’une des particularités de Dating est que l’application peut se servir des fonctionnalités de Facebook pour suggérer des rencontres. Les utilisateurs peuvent notamment choisir des événements auxquels ils ont assisté ou vont assister et indiquer qu’ils sont ouverts à faire des rencontres parmi les autres participants. Cela vaut à la fois pour les grands événements publics comme les festivals et les concerts que pour les événements privés comme un anniversaire.



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Instagram, comparé à une drogue par certains de ses premiers employés

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« J’ai l’impression que nous sommes tous accros à une drogue qui ne nous gèle plus », affirme-t-elle pour illustrer les changements dans la relation entre les utilisateurs d’Instagram et l’application.

En 2012, Mme Richardson était responsable de mettre de l’avant les meilleurs comptes Instagram du réseau social, un travail de moine qu’elle effectuait avec une grande passion, à la main, sans l’aide d’un algorithme.

« Dans les premiers temps, vous sentiez que votre publication était vue par des personnes qui se souciaient de vous et dont vous vous souciez, explique-t-elle. Ce sentiment est complètement disparu pour moi. »

Une transition douloureuse

À peine deux mois après son arrivée, les cofondateurs d’Instagram, Kevin Systrom et Mike Krieger, ont vendu l’entreprise à Facebook pour environ 1 milliard de dollars américains. Pour Bailey Richardson, ce moment a marqué le début de la fin pour son réseau social préféré.

En peu de temps, l’équipe de Facebook a transformé l’application de fond en comble afin d’augmenter la rétention des utilisateurs. La petite équipe gérée par Mme Richardson n’a pas été épargnée par les changements : la sélection manuelle des comptes à mettre de l’avant allait devoir être automatisée par un algorithme.

Un point de vue subjectif, selon Instagram

Ce choix était une erreur de jugement de la part de Facebook, estime Bailey Richardson, qui croit que l’entreprise ne comprenait pas que le véritable attrait de l’application venait du fait qu’il existait une connexion humaine entre ses membres et son équipe.

Interrogé par le Washington Post, Instagram s’est défendue d’avoir voulu détruire le travail des premiers artisans de l’application. « Nous n’essayons pas de faire en sorte que vous quittiez Instagram en vous sentant moins bien que lorsque vous êtes arrivés », a indiqué Ian Spalter, chef du design d’Instagram.

Selon M. Spalter, les frustrations exprimées par les personnes qui partagent l’opinion de Mme Richardson sont subjectives et d’autres utilisateurs peuvent, au contraire, se réjouir des changements apportés à l’application.

Qu’à cela ne tienne, après l’acquisition d’Instagram par Facebook, l’entreprise et son application ne correspondaient plus à la vision que Mme Bailey en avait auparavant. En 2014, deux ans à peine après son arrivée, elle a annoncé sa démission, tout comme la majorité des employés rencontrés par le Washington Post.

Le malaise des anciens employés

D’autres membres du premier groupe d’employés d’Instagram ont tenu des propos similaires à ceux de Bailey Richardson alors qu’ils étaient interviewés par le journal américain. Trois employés ont eux aussi comparé Instagram à une drogue dont les effets se sont amenuisés avec le temps.

L’un d’entre eux a même dit se sentir mal à l’aise d’évoquer son passé au sein de l’entreprise dans la vie de tous les jours. Presque tous ceux à qui le quotidien américain a parlé ont indiqué se servir beaucoup moins d’Instagram ou l’avoir carrément effacée.

Attiser la dépendance

Leurs préoccupations font écho à celles de personnes influentes de la Silicon Valley qui ont exprimé leurs inquiétudes et leurs regrets ces derniers mois par rapport aux services et produits qu’ils ont mis au point.

Sean Parker, le premier président de Facebook, a notamment affirmé en novembre 2017 que la dépendance à ce réseau social était attisée volontairement.

Un autre ancien haut gradé de Facebook, Chamath Palihapitiya, estime pour sa part qu’il a participé à la création d’« outils qui sont en train de déchirer le tissu social qui définit le fonctionnement de la société. »

L’entreprise de Mark Zuckerberg est actuellement secouée par une vague de départs de ses dirigeants, dont ceux d’entreprises qu’elle a acquises au cours des dernières années, comme Instagram, WhatsApp et Oculus. L’un d’eux, le cofondateur de WhatsApp Brian Acton, milite d’ailleurs activement pour convaincre les gens de supprimer leur compte Facebook.



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La nouvelle polémique autour de Facebook prend de l’ampleur | CHRISTOPHE VOGT

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« Nous sommes très inquiets face aux informations publiées récemment affirmant que votre entreprise a fait appel à des sous-traitants pour punir ou diffuser des informations intentionnellement incendiaires contre ceux qui vous critiquent », écrivent la sénatrice Amy Klobuchar et les sénateurs Mark Warner, Chris Coons et Richard Blumenthal dans une lettre adressée à Mark Zuckerberg, le PDG et fondateur de Facebook.

Les quatre élus estiment que le comportement de l’entreprise force désormais à se demander si elle « pourrait se servir de ses vastes ressources financières et les données accumulées (sur ses utilisateurs) à mauvais escient contre des responsables gouvernementaux et des critiques qui tentent de protéger le public et notre démocratie ».

L’affaire a explosé mercredi avec la publication d’un article du New York Times.  

Dans cette enquête – très à charge contre Mark Zuckerberg et sa numéro deux Sheryl Sandberg pour leur gestion des crises que traverse le réseau depuis plus d’un an – le quotidien révèle aussi que l’entreprise a fait appel aux services de Definers Public Affairs, une entreprise de relations publiques basée à Washington.

Info ou intox ?

Definers est accusée d’avoir diffusé de fausses informations pour tenter de discréditer les divers groupes qui critiquent Facebook et d’avoir tenté de les lier au philanthrope-milliardaire George Soros, bête noire des républicains et cible d’innombrables attaques antisémites.

Facebook a affirmé n’avoir jamais demandé à Definers de faire de la désinformation et M. Zuckerberg a sèchement condamné jeudi le choix de ses collaborateurs en affirmant que les méthodes de Definers ne correspondaient pas à la philosophie de Facebook.

Le fondateur de Facebook puis Mme Sandberg ont aussi affirmé avoir découvert avec le papier du Times que Facebook avait employé Definers et avoir mis fin à la collaboration dans la foulée.

« Je ne savais pas que nous les avions employés et je ne savais rien de ce qu’ils faisaient, mais j’aurais dû », a écrit Mme Sandberg, sur sa page Facebook tard jeudi soir.

Vendredi, Definers est sorti de sa réserve affirmant que la relation avec Facebook n’était pas un secret tout en récusant l’idée d’avoir agi comme officine d’enquête chargée de trouver des cadavres dans les placards des détracteurs de Facebook pour les réduire au silence. Une pratique courante dans le monde politique américain.

Definers a reconnu toutefois qu’« une fraction de son travail consistait à fournir des recherches et des informations sur les accusateurs – de droite ou de gauche ».

« Cette pratique est courante dans de nombreux secteurs et elle est basée sur des recherches dans des documents publics ou des bases de données à la disposition de tous », affirme encore la société qui se dit « fière du travail accompli pour Facebook ».

Enquête indépendante

Mais les explications de Facebook n’ont pas réussi à calmer le tollé.

Bien que M. Zuckerberg, comme Mme Sandberg, qui sont tous deux de confession juive, aient dit leur respect pour George Soros, Patrick Gaspard, le président de sa fondation Open Society Foundations juge que ce n’est pas suffisant.

« Nous demandons et insistons pour que Facebook fasse des excuses publiques, pas seulement à George Soros et la Open Society Foundations, mais à tous les gens qui exercent leur liberté d’expression sur ces questions importantes », a-t-il dit sur la radio publique NPR vendredi.

Dès la veille, il avait exigé que Facebook mène une enquête indépendante sur cette affaire et qu’elle en publie les conclusions.

Mme Sandberg a promis sur la chaîne CBS « de regarder de près ce qui s’est passé » mais a indiqué que ses équipes lui avaient assuré que Facebook n’avait jamais payé pour diffuser des fausses nouvelles.

Pourtant, aux yeux de nombreux observateurs, y compris les quatre sénateurs démocrates, la crédibilité des dirigeants de Facebook est largement entamée.

« Les élus comme le grand public se demandent avec raison si Facebook est capable de se réguler lui-même ? », écrivent-ils dans leur lettre à Mark Zuckerberg.

Ils lui posent sept questions très détaillées sur les pratiques du réseau social et lui demandent « respectueusement » d’y répondre promptement.



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Nintendo nie vouloir bientôt lancer une N64 Classic

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« Je n’exclurais jamais quoi que ce soit, mais ce que je peux vous dire, c’est que ce n’est certainement pas dans notre horizon de planification », a indiqué le haut gradé de Nintendo.

Les rumeurs soutenant le contraire étaient pourtant fortes, après l’obtention d’un brevet au Japon en mai dernier par Nintendo. Les documents accompagnant le brevet mentionnent une « machine de jeux pour téléviseur », des « jeux vidéo » et une « manette pour machine de jeux » et le mot « N64 » y apparaît, selon TechRadar.

Quelques mois plus tard, l’Office de l’Union européenne pour la propriété intellectuelle approuvait l’inscription d’un logo représentant l’iconique manette de la Nintendo 64.

Nintendo a déjà tiré profit de la vague de nostalgie qui frappe l’industrie du jeu vidéo depuis quelques années en lançant des rééditions miniatures de deux consoles rétro : la NES en 2016 et la SNES en 2017. Ces deux consoles ont connu un succès monstre auprès du public, causant dès leur lancement des ruptures de stock mondiales.

Beaucoup d’observateurs et de joueurs estimaient que Nintendo récidiverait cette année avec la suite logique : une console Nintendo 64 miniature.

Reggie Fils-Aime soutient toutefois que les consoles NES Classic et SNES Classic sont apparues sur les tablettes pour redonner un élan aux affaires de Nintendo, qui s’essoufflaient rapidement en 2016 avec le déclin de sa console Wii U. « C’était la raison très stratégique derrière le lancement de la NES Classic [en 2016] », a expliqué M. Fils-Aime à Kotaku.



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