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Les partis politiques mettent vos données personnelles à risque, selon le DGEQ | MARTIN CROTEAU

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Moins d’un an après l’éclosion du scandale Facebook-Cambridge Analytica, Pierre Reid sonne de nouveau l’alarme. Il appelle Québec à changer la loi pour encadrer la manière dont les formations politiques compilent les renseignements sur les électeurs.

Ce message est écrit noir sur blanc dans son rapport annuel, présenté discrètement à l’Assemblée nationale ces derniers jours. En entrevue, Me Reid dit vouloir de nouveau conscientiser la classe politique au problème.

« La protection des renseignements personnels est toujours, et sera de plus en plus d’actualité, résume-t-il. Moi, je pense qu’il y a une certaine urgence. »

Depuis maintenant cinq ans, le DGEQ réclame une « réforme en profondeur » de la Loi électorale afin d’encadrer l’utilisation de données par les partis. Cette demande a pris un caractère nettement plus pressant au cours des derniers mois.

Une enquête a révélé au printemps que la société Cambridge Analytica avait détourné les renseignements de 87 millions d’utilisateurs de Facebook à leur insu pour bâtir des « profils psychographiques ». Les personnes répondant à certains critères ont ensuite été bombardées de publicités partisanes pendant la campagne du Brexit au Royaume-Uni, puis pendant l’élection présidentielle aux États-Unis.

Dans son rapport, rendu quelques mois plus tard, Me Reid évoque pour la première fois le risque que des pertes, des vols ou des accès non autorisés aux banques de données des partis exposent les données personnelles des millions de Québécois qui y sont fichés.

« Les partis politiques ne peuvent tenir pour acquis qu’ils sont à l’abri des cybermenaces contre le processus démocratique. Nous sommes préoccupés par cet enjeu et nous souhaitons agir d’une manière proactive afin de prévenir les conséquences sur la vie privée des électeurs. »

– Pierre Reid, directeur général des élections

Au printemps, Me Reid a réclamé des pouvoirs spéciaux pour enquêter sur les pratiques des partis politiques québécois. Le gouvernement Couillard a présenté un projet de loi en juin, mais celui-ci est mort au feuilleton, faute de consensus à l’Assemblée nationale.

Me Reid ne s’est pas laissé démonter par ce revers. Il a mis sur pied sa propre équipe pour se pencher sur la question, même sans pouvoirs spéciaux.

« J’ai demandé à mon équipe de regarder tout ça et d’aller voir quelles sont les bonnes pratiques qui peuvent exister, que ce soit au Canada ou ailleurs dans le monde, explique-t-il. Et moi, je m’attends à ce qu’on puisse me formuler au cours de la prochaine année des recommandations à cet effet. »

Bases de données et algorithmes

À chaque élection, le DGEQ fournit aux partis politiques des renseignements précis sur chaque électeur : nom, adresse, sexe, date de naissance.

Les partis les croisent avec une série d’autres renseignements. Ils peuvent, par exemple, acheter des listes de numéros de téléphone, noter comment ils réagissent lorsqu’ils sont contactés par un bénévole ou consigner leurs sujets d’intérêt.

Cette pratique a cours depuis des décennies. Elle permet aux formations politiques de cibler leurs sympathisants et de les inciter à aller voter le jour du scrutin.

Mais grâce à des outils informatiques sophistiqués, les partis peuvent désormais croiser les informations sur les électeurs avec une série d’autres données, comme celles du recensement. Ils peuvent utiliser des algorithmes pour générer un indice qui prédit le degré de sympathie de chaque citoyen à leur cause.

Ces indices, et la manière dont ils sont élaborés, sont gardés secrets par les formations politiques, ce que déplore le DGEQ.

« Nous nous inquiétons notamment de la mise en place, par les partis politiques, de banques de données qui recueillent des renseignements sur les électeurs sans que ces derniers aient consenti à cette collecte et sans donner aux électeurs le droit de connaître ce qu’ils en font. »

– Extrait du rapport annuel du DGEQ

Les formations politiques présentent ces outils comme un moyen de faire connaître leurs plateformes, de cibler leurs sympathisants et de les mobiliser le jour du vote.

Mais les partis sont exemptés des lois de protection de la vie privée qui sont imposées à des entreprises privées, font valoir plusieurs experts. Selon eux, le scandale des « Robocalls » à Ottawa ou l’affaire Facebook-Cambridge Analytica sont des exemples de dérives qui prouvent la nécessité de mieux encadrer les formations politiques.

« Il faut trouver un équilibre entre les besoins qu’ont les partis politiques de joindre les électeurs et le droit à la vie privée de ces derniers, note Pierre Reid. Il faut donc revoir le fondement des pratiques entourant la communication et l’utilisation des listes électorales en fonction des attentes actuelles des électeurs en matière de protection de la vie privée. »



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Des applications vous suivent à la trace et vendent l’information

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C’est le constat d’une enquête menée par le New York Times, qui a découvert que les grandes applications populaires ne sont pas les seules à miser gros sur la géolocalisation. Les petites le font parfois aussi bien, voire mieux.

Au moins 75 entreprises reçoivent ces données, selon le quotidien, et plusieurs d’entre elles affirment suivre jusqu’à 200 millions d’appareils américains. Cette mine d’or d’informations est ensuite organisée, analysée et vendue à des entreprises de publicité ou de vente au détail, ou encore à des fonds d’investissement spéculatifs. Le journal américain rapporte que la vente de données de localisation totalisera environ 21 milliards de dollars américains cette année.

Les données recueillies peuvent permettre d’afficher des publicités ciblées, mais aussi de comprendre et d’influencer le comportement des utilisateurs, a expliqué au New York Times Elina Greenstein, une dirigeante d’une entreprise de localisation.

Certains pourraient trouver une certaine paix d’esprit dans le fait que ce pistage est le plus souvent anonyme, mais la précision avec laquelle ces applications opèrent permet de facilement identifier une personne.

Grâce à ces données, il est possible par exemple de suivre le trajet d’un appareil à partir d’une maison jusqu’à un lieu de travail. Pis encore, le New York Times indique qu’il a pu retracer les pas d’une personne de chez elle jusqu’à une clinique d’avortement. Dans un autre cas, un enfant se déplace dans la cour de son école, puis vers sa salle de classe. Un autre individu a pu être suivi alors qu’il se déplaçait avec le maire de New York.

Certaines applications enregistrent parfois la position des gens toutes les deux secondes, ce qui permet également de connaître la durée de leurs déplacements et de leurs rendez-vous.

Les services qui récoltent les données se défendent d’espionner les utilisateurs de leurs applications en insistant sur le fait que leur identité n’est pas enregistrée. Mais même si les propriétaires des appareils ciblés ne sont pas identifiés, il serait facile de déduire de qui il s’agit en se basant sur leur adresse ou leur lieu de travail, puis de découvrir des informations qu’elles auraient préféré garder pour elles.

Presque rien ne permet de deviner que le service de localisation d’une application de météo ou de nouvelles locales récolte des données qui seront ensuite vendues. La permission d’obtenir ces données est souvent présentée comme un avantage qui permettra à l’utilisateur d’obtenir un service plus personnalisé. Il faut généralement consulter la politique de confidentialité ou les conditions d’utilisation de l’application, qui sont souvent longues, denses et complexes, pour le savoir.

Les entreprises interrogées par le quotidien new-yorkais ont des pratiques diversifiées en matière de confidentialité. Certaines conservent les données pendant des années, d’autres les effacent après les avoir utilisées pour diffuser des publicités ciblées et certaines ne conservent aucune donnée sur l’adresse des individus.

Une analyse partielle des boutiques d’applications d’Apple et de Google a permis de découvrir qu’Android serait davantage utilisé pour la récolte de ces données qu’iOS dans une proportion de cinq pour un.

Tant d’applications récoltent des données de localisation qu’il est impossible de toutes les nommer. La meilleure chose à faire pour s’en protéger demeure de désactiver les services de géolocalisation de son téléphone.



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Place aux messages vocaux sur Instagram

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Les messages ont une durée maximale d’une minute et peuvent être envoyés tant dans les conversations privées que dans les conversations de groupe.

Pour enregistrer un message, il suffit d’ouvrir une conversation et d’appuyer longuement sur l’icône de microphone. Le message s’enverra automatiquement lorsque vous relâcherez le bouton.

La messagerie vocale est de plus en plus populaire sur les applications de messagerie, a découvert le Wall Street Journal. Le quotidien rapporte que WhatsApp et WeChat ont connu une augmentation de l’utilisation de ce mode de communication dernièrement.



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Pas de «biais politique» sur Google, martèle son patron devant le Congrès américain | DELPHINE TOUITOU

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« Nous n’avons pas trouvé de preuve de ces accusations », a-t-il martelé, s’appuyant sur une enquête menée de « façon indépendante » qu’il est prêt à remettre aux élus américains.


Interrogé par la commission judiciaire de la Chambre des représentants, Sundar Pichai s’est constamment érigé contre l’idée que son groupe puisse être « politiquement biaisé », répétant à de nombreuses reprises que Google « ne mettait pas en avant des informations » privilégiant un groupe, une idée. Google « fabrique ses produits de manière neutre », a-t-il insisté.


Au représentant républicain du Texas Lamar Smith, qui a affirmé avec virulence qu’il était « irréfutable » que les recherches sur Google étaient biaisées, le patron a répondu calmement : « fournir des informations de grande qualité et fiables est notre credo ».


L’entreprise ne vend pas les milliards de données de ses utilisateurs, a poursuivi M. Pichai, costume et lunettes sombres, tout en reconnaissant que le fait que Google connaisse les préférences de ses consommateurs dans les moindres détails pouvait poser problème.  


Pour autant, le géant de l’internet met, selon lui, un point d’honneur à respecter la vie privée et à assurer la sécurité informatique. « Nous offrons différents contrôles pour la géolocalisation par exemple. Nous rappelons que les utilisateurs peuvent surveiller le respect de leur vie privée », a-t-il expliqué.


Google « pourrait faire davantage » en éduquant mieux ses utilisateurs, a-t-il néanmoins concédé.


Le dirigeant, qui a rappelé ses origines indiennes et avoir rejoint le géant californien il y a 15 ans, a souligné que Google était déterminé à travailler avec le gouvernement américain « pour garder le pays en sécurité ».


« Nous nous efforçons de nous assurer de l’intégrité de nos produits et nous avons mis en place un certain nombre de garde-fous pour nous assurer qu’ils continuent à respecter nos critères », a-t-il dit.


« Je dirige cette entreprise sans biais politique et veille à ce que nos produits continuent de fonctionner pareillement », a-t-il assuré.


Le site américain d’extrême droite Breitbart avait diffusé en septembre une vidéo interne à Google où l’on pouvait voir plusieurs de ses dirigeants, ainsi que des employés, regretter amèrement l’élection du républicain Donald Trump en 2016.


L’hôte de la Maison-Blanche n’a, lui, jamais caché sa défiance vis-à-vis des groupes technologiques, qui ont pour beaucoup historiquement plutôt affiché des sympathies démocrates.


Il a ainsi multiplié ses attaques, accusant notamment Google de censurer les voix conservatrices et de favoriser les articles provenant de médias classés à gauche dans ses résultats de recherche.


Manipulation de l’opinion ?


Bob Goodlatte, le président républicain de la commission, a lui souligné l’importance de restaurer la confiance des Américains dans une entreprise qui est « le plus grand collecteur de données que l’histoire ait jamais connu », à travers des milliards de recherches quotidiennes, de quoi faire « rougir la NSA » (National Security Agency, l’agence de renseignement électronique).


Google doit, selon lui, s’assurer que ces données ne sont pas utilisées contre ses utilisateurs. « Nous voulons plus de transparence », a-t-il demandé.


L’entreprise californienne s’est régulièrement retrouvée ces derniers mois sous le feu des critiques du président et de certains élus dénonçant, sans preuves à l’appui, la « partialité » des géants du web.  


Il y a peu d’indices suggérant que Google, pour des raisons politiques, fausse les résultats de recherche, selon des spécialistes des technologies.  


Le groupe est aussi fréquemment montré du doigt sur les sujets de la sécurité informatique et de sa domination du marché des moteurs de recherche sur l’internet.  


« La protection de la vie privée et de la sécurité de nos utilisateurs est depuis longtemps une partie essentielle de notre mission », a rétorqué Sundar Pichai.  


M. Pichai a aussi défendu un projet de moteur de recherche en Chine respectant les règles de censure imposées par Pékin à ses internautes, très critiqué, y compris en interne.


« Notre coeur de métier est de fournir un accès à l’information […], un droit humain important », a-t-il argué.


Dans un communiqué mardi, l’influent sénateur républicain Marco Rubio a exhorté Sundar Pichai à abandonner ce projet, estimant que si ce moteur de recherche, baptisé Dragonfly, venait à voir le jour, l’entreprise deviendrait une « associée des oppresseurs du peuple chinois plutôt que de ceux qui sont oppressés ».



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