Connect with us

Santé Et Nutrition

Yotam Ottolenghi en toute simplicité | MARIE-CLAUDE LORTIE

Published

on



Il y en a, dans la vie, qui rêvent de parler à Mick Jagger, Michelle Obama ou Meryl Streep. Moi, bien haut sur ma liste, il y a toujours eu Yotam Ottolenghi.

Israélien d’origine italienne installé depuis 20 ans à Londres, il a eu probablement plus d’impact sur ma vie que tous les autres réunis. C’est un cuisinier auteur de livres de recettes, qui nous a appris, à moi, mais aussi à mes amis et à des millions de fans dans le monde, comment préparer des légumes pour créer un festival ensoleillé tous les jours. Au Royaume-Uni, on a maintes fois écrit qu’il changeait carrément la façon dont les Britanniques cuisinent tout ce qui pousse.

Dans le monde d’Ottolenghi, il n’y a pas de haricots flasques ou de salade rouillée. La plante est poétique, allumée et les clichés, balayés.

Dans mon univers et celui de ses disciples, Ottolenghi est donc devenu un adjectif, un verbe. «Peut-on faire ça Ottolenghi?», demande-t-on en voyant un légume chez le fruitier. «Faudrait Ottolenghi notre salade un peu plus», ajoutera un autre devant une composition un peu banale. «Mon week-end? Total Ottolenghi», dira-t-on pour résumer deux jours à l’eau de rose, au cumin ou au zaatar.

Récemment, à la sortie de son nouveau livre Simple, paru non seulement en version française, mais dans une adaptation pour le Québec, chez KO Éditions, je l’ai joint au téléphone à Londres, où il travaille et vit avec sa famille.

Au bout du fil, il était aussi souriant que ses épinards aux pistaches ou ses brocolis au tahini. Et ravi d’entendre qu’il avait des tonnes de disciples au Québec. «C’est charmant de savoir qu’il y a tous ces gens qui comprennent ce que je prône», a expliqué celui qui a vendu des millions de livres dans le monde.

Et qu’est-ce qu’il prône au juste? Le végétarisme, la santé? Pas du tout. «Ce sont les effets dramatiques dans la bouche.»

Dramatiques? Oui, comme dans théâtre, action, récit.

«Ce sont des bouchées où il y a toujours plus qu’un niveau d’expérience, où plusieurs choses se passent en parallèle.»

Du sucré, du salé, de l’acide, du fleuri, du croquant, du soyeux…

«Nous-mêmes, quand on prépare nos livres, parfois on goûte à nos plats et on utilise l’expression « ce n’est pas assez Ottolenghi ». Et on cherche ensuite à rendre l’expérience plus complexe.»

Dans la cuisine, cela signifie qu’il y a souvent beaucoup d’ingrédients dans ses recettes. Du sirop de grenade, de la menthe, du sumac, du zeste de ceci ou cela, quatre ou cinq épices. Pour certains, ça peut sembler décourageant. D’autant que ce ne sont pas nécessairement des produits qu’on peut se procurer partout, même si les épiciers diversifient de plus en plus leur offre.

À cela, Ottolenghi répond deux choses. D’abord, dit-il, on n’est pas toujours obligé de mettre exactement tous les ingrédients de toutes les recettes, parce que son but, c’est d’abord de nous faire faire des découvertes qu’on saura ensuite conjuguer à notre gré.

Et ensuite, il dira que son nouveau livre, Simple, répond à cette question.

Le thème du livre est en effet celui-ci: comment faire de l’Ottolenghi avec 10 ingrédients maximum, dont plusieurs peuvent être stockés à l’avance – donc pas besoin de faire trois virées au supermarché – sans qu’il soit nécessaire de faire la vaisselle ensuite pendant 48 heures, et dans certains cas, en prenant un peu d’avance. La stratégie est claire: proposer dans toute la mesure du possible des solutions clés en main à la personne qui veut manger, recevoir façon Ottolenghi, sans se prendre la tête.

Est-ce que le défi a été compliqué?

«C’est quand on a des contraintes qu’on devient réellement créatif», explique le chef, qui a plusieurs restaurants et cafés à Londres, de Notting Hill à Shoreditch, en passant par Soho et Belgravia.

Ainsi, il s’est rendu compte que de la sauce harissa pouvait faire d’un coup ce qui prend autrement toutes sortes d’épices et de piment. Ou alors que le cinq-épices chinois pouvait aussi prendre le relais à un ensemble de saveurs. Ou que le citron en conserve pouvait, à lui seul, apporter du sel, de l’acidité et toutes sortes de nuances fermentées.

Yotam Ottolenghi n’est pas végétarien et encore moins végane, mais sa cuisine propose plusieurs plats préparés uniquement avec des ingrédients d’origine végétale. Et il est heureux d’arriver ainsi, dans une mouvance santé et écologique qui s’accorde avec sa démarche, à faire connaître des produits nouveaux, des fraîcheurs et des saveurs nouvelles. Ce sont de grandes tendances utiles, qui sont en train de faire de bonnes choses à la société, explique-t-il, pour la santé et pour l’environnement. «Et je suis content d’adhérer à ça.»

Mais sa cuisine n’essaie pas d’être «santé» ou «végé». Le but est ailleurs. «Moi, ce qui me pousse, c’est les saveurs.» Son premier critère de création sera toujours le goût, le plaisir.

«Et ce qui m’a toujours fait cuisiner avec les légumes, c’est que je me disais que la cuisine occidentale ratait vraiment quelque chose en ne cuisinant pas plus avec des plantes.»

Yotam Ottolenghi, qui a vendu près de 5 millions de livres de recettes dans le monde, a reçu bien des prix et mentions depuis ses débuts avec des ouvrages comme Plenty ou Jerusalem. Son livre Simple ne fait pas exception, il vient de décrocher le premier prix des National Book Awards britanniques dans la catégorie Aliments et boissons, devant Jamie Oliver et Jack Monroe.

Simple. Yotam Ottolenghi. KO Éditions. 308 pages, 34,95 $.

Recette: Burrata et brochettes de raisins grillés au basilic

Recette de Yotam Ottolenghi, tirée de Simple

Pour 6 bonnes portions en entrée

Ingrédients

– 320 g (environ 2 tasses) de raisins rouges sans pépins

– 30 ml (2 c. à soupe) de vinaigre de xérès

– 45 ml (3 c. à soupe) d’huile d’olive

– 1 gousse d’ail, pressé

– 7,5 ml (1 1/2 c. à thé) de cassonade foncée

– 7,5 ml (1 1/2 c. à thé) de graines de fenouil, grillées légèrement et broyées

– 3 grosses boules de burrata ou de mozzarella de bufflonne

– 6 petites tiges de basilic rouge ou vert frais, pour garnir

– Sel de mer en flocons (de type Maldon) et poivre noir

Préparation

1. Dans un bol de grosseur moyenne, mélanger les raisins avec le vinaigre, l’huile, l’ail, la cassonade, 5 ml (1 c. à thé) des graines de fenouil et 1/4 de c. à thé de sel en flocons. Poivrer généreusement. Enfiler les raisins sur des brochettes en bois – mettre 5 ou 6 raisins par brochette. Réserver la marinade.

2. Chauffer une poêle à griller sur feu vif en faisant bien ventiler la cuisine. Une fois la poêle chaude, griller les brochettes de raisins, quelques-unes à la fois, de 2 à 3 minutes, en les retournant à la mi-cuisson. Retirer du feu.

3. Au moment de servir, «déchirer» les boules de burrata en deux et placer une moitié dans chaque assiette. Appuyer les brochettes de raisins sur le fromage – 2 brochettes par portion – et arroser le fromage de 7,5 ml (1 1/2 c. à thé) de la marinade. Ou encore, disposer les morceaux de fromage et les brochettes dans un grand plat de service. Parsemer le tout du reste des graines de fenouil (1/2 c. à thé) et garnir de tiges de basilic.



Source link

قالب وردپرس

Santé Et Nutrition

French Toast Casserole Recipe | Bon Appetit

Published

on

By


Place a rack in top third of oven; preheat to 325°. Let bread sit out at room temperature while oven preheats, at least 30 minutes. Uncover pan, tilt, and ladle custard back over tops of bread. Press down once more to submerge. Brush tops of bread with 3 Tbsp. melted butter. Sprinkle with demerara sugar. Bake bread until it is lightly golden, puffed, and pulling away from edges of pan, and butter is bubbling, 30–40 minutes.

baked french toast 2

Photo by Chelsie Craig, Food Styling by Kate Buckens



Source link

قالب وردپرس

Continue Reading

Santé Et Nutrition

These Striped Shortbread Cookies Have Taken Over Our Instagram Feed

Published

on

By


Every December, the BA Test Kitchen churns out a handful of festive cookie recipes that go all out on the holiday vibes (glitter, kooky shapes, bizarro toppings). And every December, one cookie steals the stage as the most ogled, most baked confection of the year. For 2018, that winner—and by a landslide—is Chris Morocco’s zebra shortbread, a twist on the OG (literally), with layers of chocolate shortbread rolled right in. And if the black-and-white stripes weren’t enough, the cookies coated in green and red sanding sugar—just in case you forgot that Christmas is RIGHT AROUND THE CORNER!!! So yeah, we can tell you all about how everyone is making the zebra cookies, but wouldn’t you much rather see everyone’s two-toned creations? We thought so.

Sooo, you’re going to make them now right?

zebra-striped-shortbread-cookies.jpg



Source link

قالب وردپرس

Continue Reading

Santé Et Nutrition

Ban All Shared Plates! And Other Strong Opinions from the ‘Marvelous Mrs. Maisel’ Co-Creators

Published

on

By


Toddlers running around and screaming. Parents drunk on mimosas at 11 a.m. A shared plate with four crostini set down at a table of three. This is what hell looks like for Amy Sherman-Palladino and Dan Palladino, the award-winning writer-director-producers behind The Marvelous Mrs. Maisel, Gilmore Girls, and Bunheads. The pair eats out a lot, and they have plenty to say about what drives them insane—including small plates, molecular gastronomy, and the general lack of a decent salad. The two are about as fast-talking, quick witted, and animated as any one of their characters, trading punches (and punchlines) while the other holds. Here, in between bites of corned beef and turkey “Midge” sandwiches at the recent Marvelous Mrs. Maisel Carnegie Deli popup in New York, they kvetch about their most profound dining nightmares, and offer up one very simple suggestion to any chef who’ll listen.

Dan Palladino: I have not adjusted to the shared plate thing at all. It’s always awkward for me. Let’s say there’s four things on there and there’s three people—no one will take the fourth one because everyone’s too afraid to overstep the bounds. I never know what to eat, I’m always so nervous about sharing. I just always want my own thing.

Amy Sherman-Palladino: Your issue with that is because food was very competitive in your family. If you didn’t get to that thing that you liked quickly, it wasn’t going to be there and you were going to be stuck with the thing you didn’t like. Your brother and sister were hungry, and they would always come and take your food.

Dan: It was a little competitive. My mother wasn’t Italian, so she didn’t make an abundance of food. She made servings, so there were specific servings.

Amy: Yeah, I had friends like that. You’d go to their house and there’d be four people and there’d be four pork chops, and four perfect portions of peas.

When I make Thanksgiving dinner, I always make two turkeys in case I fuck up one. I believe in over-serving, in having an overabundance of food when people come over. Nobody should ever feel like they’re going to go home hungry or there’s not enough of the thing that they like.

By the way, shared plates are not my favorite thing either, because I’m an only child and I like my stuff. We try not to go to those restaurants.

Dan: It’s when other couples say, « Hey, let’s go to so-and-so, » and I don’t want to be a party pooper, so we do it. I’m very, very nervous. I try to make sure that the stuff ordered is what I will eat. That’s the other thing: Because I’m not a foodie, I’m very picky. I’m just always nervous about how to pick, when to pick, what to leave. It’s just nerve racking.

Amy: But we do tell people that we don’t do brunch. We hate brunch, we hate the concept of it.

Dan: It’s not a real meal.

Amy: It’s not a real meal! There’s either breakfast or lunch. It’s an excuse for people to get drunk at 11 o’clock in the morning, and assume that everyone’s going to be fine with their children screaming and running around a restaurant. That’s the only reason that brunch exists. So that is the one thing. When people are like, « Let’s do brunch. » We’re like, « We can’t, we don’t. We’ll have dinner with you, we’ll have drinks with you, we’ll have any legitimate meal that wasn’t made up, but we will not do brunch. »

Dan: Anthony Bourdain, I think, was the one who pointed out in his book [Kitchen Confidential], that it’s the “F You” meal—that’s the one that none of the chefs want to prepare, none of the waiters want to work at. It’s a room full of unhappy workers making food.

Amy: Just have a nice breakfast. Have some eggs and bacon.

Dan: Diners. We like diners. But any restaurant that tells you, “Order whatever you want, but it’s going to come out when we think it’s ready—”

Amy: I am paying for this. I should get the salad before the hamburger if I want the salad before the hamburger. We don’t do omakase or prix fixe. I don’t want them to tell me what I’m going to have. I don’t want one quail egg with a sprig in the middle of it. I don’t want anything that came out of a science lab. I don’t want things that smoke, or a strawberry that’s not really a strawberry. Just put a damn salad on the menu. It doesn’t need 15 different ingredients in it, it doesn’t need nuts and twigs and fruit, and flowers… just some nice lettuce, maybe a radish and a light dressing. Just have one damn salad on the menu that’s not terrifying. That’s it.

Dan: Yeah, because we often have to order them off the menu. Just put it on the menu.

Amy: Everybody likes a nice, small salad. And they feel like a schmuck asking for it. Oh, and I don’t understand the no bread thing, that you have to order bread or pay for a bread basket. Just give me the bread!



Source link

قالب وردپرس

Continue Reading

Chat

Technologie13 minutes ago

Trump réitère ses attaques contre Facebook, Twitter et Google

Actualités25 minutes ago

PLQ: Marwah Rizqy veut un chef au service de la «patrie»

Affaires42 minutes ago

«Aucune preuve» d’espionnage pour la Chine, affirme Huawei

Anglais55 minutes ago

Ontario’s dental watchdog bares sharp teeth against critics

Actualités1 heure ago

Admission au privé: les enfants avec des difficultés d’apprentissage pénalisés? | SUZANNE COLPRON

Styles De Vie2 heures ago

Les bolides vendus par RM Sotheby’s à Paris

Santé Et Nutrition2 heures ago

French Toast Casserole Recipe | Bon Appetit

Mode2 heures ago

L’objet du désir : le sweat iconique Kiabi

Anglais2 heures ago

Canada’s new impaired driving laws are now in effect — here’s what to know – National

Actualités2 heures ago

Andrew Scheer n’aime pas le terme «énergie sale» | MÉLANIE MARQUIS

Styles De Vie3 heures ago

La Mini souffle ses 60 bougies à Rétromobile

Opinions3 heures ago

Vie privée et ordis partagés

Affaires3 heures ago

Google ouvre la voie à une expansion à Montréal | ANDRÉ DUBUC

Anglais3 heures ago

‘I don’t want to die alone in an alley’: Finding sanctuary at the Moss Park Overdose Prevention Site

Technologie3 heures ago

Les femmes noires, premières cibles des injures sur Twitter | SARA CHAMPAGNE

Actualités3 heures ago

Trudeau enlise le pays dans l’endettement, selon Scheer | JOËL-DENIS BELLAVANCE

Styles De Vie4 heures ago

Dix marchés pour faire ses courses de Noël à Paris

Opinions4 heures ago

COP24: la colère de Greta

Anglais4 heures ago

With his focus on stability, Justin Trudeau has at least one thing in common with his predecessor

Actualités4 heures ago

Blindés à l’Arabie saoudite: General Dynamics parle de milliards en pénalités

Santé Et Nutrition2 mois ago

Gluten-Free Muffins

Anglais1 mois ago

Body found after downtown Lethbridge apartment building fire, police investigating – Lethbridge

Styles De Vie3 mois ago

Renaud Capuçon, rédacteur en chef du Figaroscope

Anglais1 mois ago

100 years later, Montreal’s Black Watch regiment returns to Wallers, France

Anglais3 semaines ago

Ontario Tories argue Trudeau’s carbon plan is ‘unconstitutional’

Santé Et Nutrition3 mois ago

3 fois par jour – Desserts: le casse-tête sucré de Marilou | Sophie Ouimet

Mode2 mois ago

Kid’s collections : Little Hedonist

Anglais2 mois ago

No federal party will turn back the clock on the legalization of marijuana

Actualités2 mois ago

Le fils aîné de Tony Accurso meurt dans une embardée | Daniel Renaud et Vincent Larouche

Affaires3 mois ago

Pas de grève cette semaine à Postes Canada

Anglais1 mois ago

Keystone pipeline is Trump’s latest failed attempt to roll back environmental regulations

Technologie2 mois ago

Le nombre de morts par égoportrait ne cesse d’augmenter dans le monde

Anglais2 mois ago

Police presence in Jewish communities across Canada to be increased following Pittsburgh shooting – National

Actualités2 mois ago

La souveraineté est toujours nécessaire, dit Bernard Landry | Denis Lessard

Anglais3 mois ago

Condo developer Thomas Liu — who collected millions but hasn’t built anything — loses court fight with Town of Ajax

Technologie3 mois ago

La maison connectée, un paradis pour les pirates

Mode3 mois ago

Have A Nice Day | Hello it’s Valentine

Anglais1 mois ago

‘At whose expense?’: B.C. entrepreneur says small business owners caught in postal strike crossfire

Affaires3 mois ago

Taxes sur les importations: Pékin riposte à Washington

Mode2 mois ago

W.I.M.A.M.P, la capsule responsable de Bobo Choses 2018

Trending