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Pas de voeux de Noël de Legault en Chambre | JOCELYNE RICHER

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Le rituel n’a pas pu se perpétuer, jeudi, et le premier ministre François Legault n’a pas caché sa frustration, blâmant sévèrement l’opposition péquiste pour son manque de générosité.

La session parlementaire prend fin vendredi, donc les voeux de Noël des chefs de parti devraient être faits ce jour-là, selon la tradition.

Or, le premier ministre sera à Montréal pour participer à une réunion des premiers ministres de tout le Canada. Il a donc demandé aux partis d’opposition de pouvoir faire ses voeux jeudi, mais le leader du Parti québécois (PQ), Martin Ouellet, a surpris le premier ministre en affirmant : «pas de consentement».

Le premier ministre a donc dû renoncer à son projet et ravaler ses voeux, faute d’appui de ses rivaux péquistes.

Lors d’une brève mêlée de presse, dans les minutes qui ont suivi, le premier ministre a exprimé son dépit envers le PQ :

«Je trouve ça très petit», a-t-il laissé tomber, non sans rappeler que le gouvernement avait accordé au PQ le statut de parti reconnu à l’Assemblée nationale récemment, «même si on n’était pas obligés de le faire».

«Je ne comprends pas. Drôle de parti», a-t-il ajouté, à propos de la formation politique qu’il a servi pendant plusieurs années.

Par la voix de son leader parlementaire, le député Martin Ouellet, l’opposition péquiste a justifié son refus en se posant en gardien des traditions parlementaires : «Il est de tradition de tenir ces voeux le vendredi, le premier ministre aurait pu déléguer sa vice-première ministre pour tenir ses voeux de Noël ce vendredi, alors pas de consentement».

Le PQ s’excuse

Finalement, le PQ a fait amende honorable, quelques heures plus tard.

Sur Twitter, le chef par intérim du parti, Pascal Bérubé, a présenté ses excuses au premier ministre.

«Nous aurions dû consentir à leur requête pour les voeux de Noël, vu les circonstances. Nous souhaitions seulement les maintenir le dernier jour de la session, comme le veut notre tradition parlementaire», a-t-il écrit.



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Admission au privé: les enfants avec des difficultés d’apprentissage pénalisés? | SUZANNE COLPRON

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Marie-Claude Archambault le croit. Sa fille Sarah, 11 ans, a reçu l’an dernier un diagnostic de dysorthographie. En gros, elle a du mal à mémoriser la graphie des mots. Les lettres se mélangent dans sa tête. La neuropsychologue qui l’a évaluée pendant quatre semaines a pondu un rapport de 20 pages. Conclusion : Sarah a droit, en classe, à un dictionnaire électronique, à des coquilles pour ses oreilles, à une place préférentielle et à plus de temps pour répondre aux questions d’examen. Ces « outils » l’aident à réussir.


Mais les deux écoles secondaires privées où elle a souhaité poursuivre ses études (l’Académie Sainte-Thérèse et l’Externat Sacré-Coeur) ne lui ont pas permis de les utiliser pendant les tests d’admission.


« Pas étonnant qu’elle ait été refusée. C’est comme si une personne myope ne portait pas ses lunettes pour travailler ou conduire. » – Marie-Claude Archambault, à propos de sa fille Sarah


Dans les deux cas, Sarah n’a pas atteint la note minimale exigée, soit 60 %.


PRIVÉES DE LEURS OUTILS


Mme Archambault, qui a publié une lettre dans La Presse du 2 décembre pour dénoncer cette situation, n’est pas la seule à penser que les écoles secondaires privées de Montréal pénalisent les élèves différents, comme Sarah, qui, malgré leurs troubles d’apprentissage, n’ont pas de déficience intellectuelle. « Ce ne sont pas des cancres ! assure Mme Archambault. Tous ces enfants sont, au contraire, très intelligents, très animés et vifs d’esprit ! »


Les filles de David Ducasse et d’Édith Villeneuve ont subi le même sort. Béatrice, la fille de M. Ducasse, elle aussi atteinte de dysorthographie, a été refusée dans les deux écoles privées (collèges Mont-Saint-Louis et Notre-Dame) où elle a passé des tests d’admission sans accès à ses « outils ».


Et Mia, la fille de Mme Villeneuve, qui souffre de dyslexie, a reçu trois lettres de refus après avoir passé des examens dans quatre écoles secondaires privées de Montréal, soit les collèges Notre-Dame, de Montréal, Letendre et Mont-Saint-Louis. Le Collège Letendre l’a mise sur une liste d’attente. Mais partout, on l’a empêchée d’utiliser ses « outils » pendant les tests.


TOUT LE MONDE PAREIL


« Entre ce qu’ils disent aux portes ouvertes et ce qu’ils font lors des tests d’admission, ce n’est pas la même affaire », dénonce Mme Villeneuve.


« Dans les tests, tout le monde est pareil, même si, au moment du dépôt de la demande d’admission, c’est clairement indiqué que si l’enfant possède un plan d’intervention ou des particularités, on peut déposer une copie du rapport. » – Marie-Claude Archambault


Sarah, Mia et Béatrice auraient-elles été admises dans l’une ou l’autre de ces écoles privées si elles avaient eu droit à leur dictionnaire électronique ou à leur ordi ? Peut-être que oui, mais peut-être que non. On ne peut pas le savoir avec certitude.


Les directeurs et directrices de ces écoles privées ont tous accepté de répondre à nos questions. Si certains admettent que cette situation les force à se questionner, d’autres assurent que le processus de sélection est juste et qu’il permet d’écarter les élèves qui peineraient à suivre leur programme scolaire.


« JE SUIS D’ACCORD »


Martin Landry dirige l’Académie Sainte-Thérèse depuis deux ans. Avant d’être nommé à ce poste, il était directeur du réseau de la commission scolaire de la Pointe-de-l’Île, où beaucoup d’enfants ont des difficultés d’apprentissage. « Je suis d’accord avec cette mère [Marie-Claude Archambault], dit-il. Si on retire les stratégies à ces enfants, c’est comme enlever les lunettes à un myope. »


L’Académie Sainte-Thérèse n’accommode pourtant pas les élèves munis d’un plan d’intervention lors des tests d’admission. Mais elle dit en tenir compte dans la correction. Comment ? En n’enlevant pas de points aux questions non répondues, assure M. Landry.


À l’Académie Sainte-Thérèse, 90 % des élèves sont admis à 4 ans. Ils passent du préscolaire au primaire et du primaire au secondaire sans test d’admission. « Sur 2000 élèves, 16,6 % des enfants ont des plans d’intervention », fait valoir le directeur.


RÉSULTATS PONDÉRÉS


À l’Externat Sacré-Coeur, la proportion d’élèves avec des troubles d’apprentissage est de 12 %. « On procède par pige pour les admissions », précise la directrice Denyse Hébert. Les trois quarts des élèves ayant eu plus de 60 % aux tests sont pigés. Les autres (25 %) sont choisis pour leurs notes.


« Les tests sont en grande partie objectifs. Il y a une partie de rédaction, mais on pondère les résultats si l’élève a un plan d’intervention. Est-ce qu’on devrait permettre les outils ? C’est une question qu’on peut se poser, oui. Mais on ne pense pas pénaliser ces jeunes. » – Denyse Hébert, directrice de l’Externat Sacré-Coeur


« ON NE PEUT PAS GÉRER ÇA »


Au Collège Letendre, la performance n’est pas le premier critère quand vient le temps de choisir les élèves. « Ici, on est là pour aider les jeunes dans la mesure de nos moyens, affirme le directeur Yves Legault. On n’est pas là pour les exclure s’ils ont les capacités de réussir. »


Au Collège Letendre, le test d’admission mesure les connaissances acquises au primaire. « L’examen n’est pas le seul outil sur lequel on se base, précise le directeur. La question qu’on se pose, c’est est-ce que cet élève va être capable de passer cinq ans avec nous ? On regarde le test, les bulletins de 4e et de 5e année et le plan d’intervention. »


Pourquoi ne pas permettre les outils pendant les tests ? « On ne peut pas gérer ça, répond M. Legault. Ce n’est pas le contexte idéal. Tout le monde est nerveux. » Près du tiers (30 %) des 1750 élèves du Collège Letendre ont un plan d’intervention.


« PAS UNE CONTRAINTE ÉNORME »


Au Collège Notre-Dame, les élèves peuvent prendre le temps voulu pour faire le test. « Ce qui nous intéresse, c’est ce qui est écrit sur les feuilles, dit le directeur Lotfi Tazi. On demande aux parents de nous fournir le plan d’intervention. Ça nous aide à déterminer quels sont les services requis pour cet enfant. On en tient compte dans la correction et dans l’évaluation générale des dossiers. »


M. Tazi assure que si l’enfant souffre de dysorthographie, on ne lui enlève pas de points pour les fautes d’orthographe.


« Je suis convaincu que les élèves qu’on refuse, on ne peut pas leur fournir les services dont ils ont besoin. » – Lotfi Tazi, directeur du Collège Notre-Dame


Le collège accepte un enfant sur quatre. Et moins de 5 % des 1800 élèves ont un plan d’intervention.


« La plupart réussissent bien parce qu’ils sont bien organisés », précise le directeur, qui n’est pas contre l’idée de revoir les processus d’admission pour permettre à ceux qui en ont besoin d’utiliser des « outils ». « Il y a une contrainte organisationnelle, mais ce n’est pas une contrainte énorme. Toutefois, dans l’ensemble, on pense qu’on est juste dans notre évaluation. »


UN ÉLÈVE SUR DEUX SÉLECTIONNÉ


Au Collège Mont-Saint-Louis, on encourage aussi les parents à fournir le plan d’intervention de leur enfant. « De 10 à 15 % de nos élèves ont un plan, précise la directrice Sylvie Drolet. Mais il y a plusieurs types de plans, différents troubles d’apprentissage et différents niveaux de difficulté. On regarde les dossiers en toute connaissance de cause. Et on se demande si on a ce qu’il faut pour accompagner ces enfants », explique-t-elle.


Là aussi, la demande excède le nombre de places. Sur les 1000 enfants qui se présentent aux examens, 500 reçoivent une réponse positive. Les outils seront-ils permis dans l’avenir ? Ce n’est pas exclu, dit Mme Drolet.


En attendant, l’école permet aux jeunes de prendre le temps qu’il faut pour répondre aux questions. « On prend ceux qui ont le mieux performé aux tests, mais on en prend quand même un sur deux. J’ai des enfants dans tous les groupes de réussite. »


PAS UN CADEAU


Au Collège de Montréal, l’examen d’admission ne compte que pour 30 %, et 70 % est accordé sur la base des bulletins de 4e et 5e années. L’école demande aussi aux parents de fournir le plan d’intervention de leur enfant s’il y a lieu. Bon an, mal an, le collège reçoit 1000 demandes pour 300 places en première secondaire. Proportion d’élèves avec un programme d’intervention : 14 %. Selon la directrice Patricia Steben, admettre un enfant qui n’a pas les capacités de suivre le programme, « ce n’est pas un cadeau à lui faire ».


***


TROIS CAS PARMI DES CENTAINES D’AUTRES


Béatrice mélange les lettres quand vient le temps d’écrire. Ayant reçu un diagnostic de dysorthographie, elle utilise un prédicteur de mots en classe depuis deux ans. « Elle n’a pas d’énormes scores à l’école, mais elle n’a pas d’échec, dit son père, David Ducasse. Elle est dans la moyenne. » À 11 ans, Béatrice a essuyé deux refus des écoles privées où elle a passé des tests sans avoir droit à son prédicteur de mots. « Je pense que c’est une façon de filtrer ces enfants, avance M. Ducasse. Il y a tellement de demandes. Ils peuvent se permettre de ne pas les accepter. » L’an prochain, Béatrice ira à l’école secondaire publique Sophie-Barat. « C’est sûr que ça la déçoit de ne pas pouvoir suivre ses amies, mais ce n’est pas la fin du monde. »


Sarah, 11 ans, ira aussi dans une école secondaire publique l’an prochain : la polyvalente de Sainte-Thérèse. « Ce n’est rien de bien catastrophique, dit sa mère, Marie-Claude Archambault. Mais avoir su que ça se passerait de cette façon, je n’aurais pas fait de demandes dans des écoles privées. Tout l’été, Sarah a fait des cahiers de révision pour se préparer aux tests d’admission. Elle a fait des efforts incroyables. Ce n’est pas une première de classe, mais elle performe très bien. Si elle avait eu son dictionnaire électronique et plus de temps pour répondre aux questions, je suis certaine qu’elle aurait eu au-dessus de 60 %. »


Mia souffre de dyslexie, un trouble de la lecture. Elle est suivie en orthopédagogie à l’école et en orthophonie en privé depuis quelques années. « Ce n’est pas une enfant qui a d’excellentes notes, mais elle n’est pas du tout en situation d’échec », précise sa mère, Édith Villeneuve. « Avoir été mieux informée, je ne lui aurais pas fait passer quatre examens d’admission dans des écoles secondaires privées. Ce que je retiens, c’est qu’il faut au moins être dans la moyenne, sinon, ça ne sert à rien de faire les tests. Ce qui est dommage, c’est que les outils ne soient pas acceptés. L’enfant est désavantagé. En même temps, ce n’est peut-être pas le meilleur endroit pour lui. »


***


TROIS TROUBLES D’APPRENTISSAGE


LA DYSLEXIE : La dyslexie est un trouble d’apprentissage qui se caractérise par des difficultés persistantes à identifier les mots écrits. Ses causes sont d’origine neurologique et génétique. Elle est généralement repérée au début de l’apprentissage de la lecture et est très fréquemment accompagnée de dysorthographie.


LA DYSORTHOGRAPHIE : La dysorthographie se caractérise par des difficultés persistantes à produire l’orthographe des mots. D’origine neurologique et génétique, ce trouble n’est pas causé par des déficits intellectuels, moteurs ou sensoriels. Il s’accompagne souvent de dyslexie.


LA DYSCALCULIE : La plupart des enfants dyscalculiques éprouvent de graves difficultés à maîtriser l’utilisation des nombres, à appliquer les procédures de calcul et à utiliser les bonnes stratégies pour résoudre des problèmes mathématiques. Cette difficulté est généralement repérée chez les enfants d’âge scolaire et touche autant les filles que les garçons.


10 % : Selon l’Institut des troubles d’apprentissage, 10 % des enfants souffrent de dyslexie, de dysorthographie, de dyspraxie, de dyscalculie ou d’une autre difficulté à apprendre. Les troubles d’apprentissage, contrairement à ce qu’on pourrait croire, touchent des jeunes au quotient intellectuel élevé. Et ceux qui en sont atteints sont de plus en plus nombreux à utiliser en classe des logiciels d’aide technologique à la rédaction ou à la lecture. « Pour les parents, c’est souvent le parcours du combattant pour obtenir peu de choses », dit Lucille Doiron, directrice de l’Institut, dont la mission est de favoriser la réussite éducative pour tous.


Source : Institut des troubles d’apprentissage



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Andrew Scheer n’aime pas le terme «énergie sale» | MÉLANIE MARQUIS

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Il a ainsi ajouté, bien que timidement, son grain de sel à la guerre de mots qui a récemment éclaté entre la première ministre albertaine Rachel Notley et son homologue au Québec. Et selon lui, les Québécois voient les choses de la même manière.


Car ils préfèrent s’approvisionner en pétrole canadien plutôt que d’acheter celui « des États-Unis, du Venezuela ou de l’Arabie saoudite ». C’est pourquoi s’il est élu premier ministre, il voudrait discuter avec François Legault de l’idée « de vendre l’énergie de l’Ouest dans les marchés de l’Est ».


« C’est mieux d’avoir des emplois ici au Canada, le pétrole qui est développé de manière très, très efficace, avec les standards environnementaux très élevés. Et c’est mieux de l’envoyer par oléoduc que par chemin de fer », a-t-il plaidé lundi.


« J’ai vu le développement du secteur pétrolier dans l’ouest du Canada. Ils ont amélioré leur impact sur l’environnement d’une manière incroyable », a-t-il ajouté au cours d’une entrevue de fin d’année avec La Presse canadienne.


Le chef de l’opposition, selon qui le Canada doit être « autosuffisant en matière d’énergie », a tenu ces propos lorsqu’on lui a demandé s’il voudrait ressusciter le projet d’oléoduc Énergie Est – une proposition à laquelle le premier ministre du Québec a opposé une fin de non-recevoir.


Et François Legault l’a fait de façon tonitruante, en affirmant il y a un peu plus d’une semaine, après une rencontre des premiers ministres, qu’il n’était « pas du tout gêné de refuser de l’énergie sale » alors que le Québec « offre de l’énergie propre ».


Invité à se prononcer sur le qualificatif entourant la malpropreté du pétrole albertain, Andrew Scheer n’y a pas réagi directement. « La vraie énergie sale vient d’Arabie saoudite », a-t-il offert -, et ce, même si le Québec importe principalement du pétrole canadien et américain.


La déclaration du premier ministre caquiste, en tout cas, a bien mal passé en Alberta : Rachel Notley l’a accusé de faire preuve d’hypocrisie, et l’ancien chef du Parti Wildrose à la législature albertaine, Brian Jean, a appelé à un boycottage des produits du Québec.



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Trudeau enlise le pays dans l’endettement, selon Scheer | JOËL-DENIS BELLAVANCE

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Si Andrew Scheer et ses troupes ont passé une bonne partie de la dernière session parlementaire à frapper sur le clou des déficits récurrents du gouvernement Trudeau et à dénoncer l’absence d’un plan de retour à l’équilibre budgétaire du ministre des Finances Bill Morneau, c’est qu’un coup de barre s’impose dans la gestion des finances publiques avant qu’il ne soit trop tard, a affirmé hier le chef conservateur.

Dans une entrevue accordée à La Presse à son bureau de la colline parlementaire, M. Scheer a soutenu que les électeurs auront un choix déterminant à faire en 2019, année électorale, pour la santé des finances publiques du pays. Selon lui, les électeurs doivent sanctionner le gouvernement Trudeau, qui a rapidement renié sa promesse de présenter des budgets comportant des déficits modestes ne dépassant pas 10 milliards de dollars et renvoyé aux calendes grecques le retour à l’équilibre budgétaire, alors qu’il promettait en campagne un budget équilibré en 2019.

Dans son énoncé économique de novembre dernier, le ministre Bill Morneau prévoyait un déficit de 18,1 milliards de dollars en 2018-2019, de 19,6 milliards en 2019-2020 et de 18,1 milliards en 2020-2021. Mais dans une analyse publiée la semaine dernière, le directeur parlementaire du budget, Yves Giroux, est arrivé à une tout autre conclusion : les déficits projetés seraient en moyenne de 8 milliards de dollars plus élevés par année durant la même période.

Selon Andrew Scheer, le gouvernement Trudeau, en gérant les finances publiques d’une manière «très irresponsable», est en train de créer un déficit structurel, comme l’avait d’ailleurs fait l’ancien gouvernement libéral de Pierre Trudeau dans les années 70.

«Le danger est clair. Année après année, le gouvernement fédéral doit payer plus en frais d’intérêt sur la dette. Dans cinq ans, le gouvernement va payer presque autant en frais d’intérêt que ce que l’on dépense pour la santé», a affirmé M. Scheer.

«Les dépenses du gouvernement d’une manière irresponsable, comme on le voit, présentent des risques dans un proche avenir. On ne parle pas de 20 ans ou 30 ans. On parle de trois à cinq ans. Ces risques sont à nos portes. Et s’il y a une récession, le gouvernement n’aura aucune flexibilité pour agir.»

Les frais d’intérêt de la dette accumulée s’élèveront à 23,8 milliards de dollars en 2018-2019. Ils bondiront de 11 milliards de dollars d’ici cinq ans, et atteindront les 34,3 milliards en 2023-2024 – une somme presque aussi importante que les transferts qu’Ottawa verse aux provinces pour la santé cette année (38,5 milliards), selon M. Scheer.

La dette accumulée, qui était de 615,9 milliards de dollars en 2015-2016 quand les libéraux ont pris le pouvoir, atteindra les 687,7 milliards en 2018-2019 et pourrait friser les 765 milliards en 2023-2024.

Un chemin «risqué»

Le chef conservateur a souligné que bien des dépenses annoncées par le gouvernement Trudeau n’apparaissent pas dans les données du ministère des Finances, notamment les compensations qui seront versées aux producteurs laitiers pour l’accès qui a été accordé aux producteurs américains en vertu du nouvel Accord Canada-États-Unis-Mexique, ou encore l’aide financière que veut accorder Ottawa aux 2500 travailleurs de GM à la suite de l’annonce de la fermeture de l’usine d’assemblage à Oshawa, le mois dernier, par exemple. Les travaux d’agrandissement de l’oléoduc Trans Mountain, évalués à près de 10 milliards, ne sont pas non plus comptabilisés dans les projections financières.

«Toutes ces dépenses vont s’ajouter encore au déficit. On ne parle pas d’avoir un budget équilibré demain matin. Mais il faut au moins avoir un plan et une date de retour à l’équilibre. Il n’y a aucune date. Ce chemin qu’emprunte le gouvernement Trudeau est très risqué pour notre pays.»

«C’est de la folie d’avoir un capitaine d’un navire qui dit : « La mer est tranquille, pas besoin de regarder à l’horizon s’il y a un iceberg. » Mais il y a des signes inquiétants à l’horizon. Le niveau d’endettement des familles est élevé. Il y a d’autres signes, et c’est mieux d’être prudent, de maintenir les niveaux de service et de gérer les finances d’une manière rigoureuse.»

La situation budgétaire est telle à Ottawa que M. Scheer affirme que le Parti conservateur devra faire des promesses «prudentes» durant la prochaine campagne.

«Nous n’allons pas promettre des choses que nous ne pouvons pas livrer. Nous allons hériter d’un déficit très important. Mais une de nos promesses sera de réduire le déficit d’une manière responsable, comme nous l’avons fait durant les années 2008 à 2015, après la grande récession. Nous l’avons fait sans [réduire] les transferts aux provinces. Je crois au principe qu’on ne peut pas laisser nos factures à la prochaine génération.»



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