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Les Arcs fêtent leurs 50 ans

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Née dans les alpages savoyards à la grande époque de la conquête de l’or blanc, cette station ne cesse de surprendre par son architecture graphique et sa glisse panoramique.

De notre envoyée spéciale

Un paquebot blanc surplombe depuis peu la vallée. Ancré à 1750 m d’altitude, c’est le Club Med Les Arcs Panorama, 433 chambres, le plus grand des Alpes, inauguré le mois dernier. Ce vaisseau de béton galbé est arrivé à point nommé pour le jubilé de la station de haute Tarentaise. Son allure rétro années 1930 fait bon ménage avec l’anguleuse skyline des immeubles futuristes d’Arc 1600, l’étage historique, ouvert à Noël 1968. Trois autres satellites seront par la suite mis sur orbite: Arc 1800 en 1974, Arc 2000 en 1979 puis Arc 1950. Arrivé sur le tard en 2003, ce petit dernier de style néosavoyard n’était pas prévu dans le projet initial, né en pleine conquête de l’or blanc, au temps où l’architecture d’avant-garde faisait fureur dans les alpages.

Aux Arcs, le groupe d’architectes et designers coaché par Charlotte Perriand s’en est donné à cœur joie, imaginant des bâtiments aux formes étranges – ils étonnent encore -, aménagés en mini-appartements de 30 m2 où l’on s’entassait joyeusement à quatre ou plus… Charlotte Perriand les appelait des «cellules». Elle y avait tout conçu, jusqu’aux meubles et objets, dans un souci de fonctionnalité poussé à l’extrême. Des trouvailles que s’arrachent aujourd’hui les collectionneurs. Qu’ils plaisent ou non, force est de reconnaître que ces drôles d’immeubles ont plutôt bien fait leur nid dans la nature. C’était le but: capter un maximum de lumière et de panorama à travers les larges baies vitrées, épouser au mieux la pente, respecter mélèzes, arolles, épicéas et pins sylvestres qui prolifèrent ici jusqu’à 2500 m d’altitude. Et ne pas entraver le plan des pistes, tracé en premier, avant le plan architectural.

Un rêve de berger

Ce patrimoine du XXe siècle, l’office de tourisme n’a pas attendu les 50 ans des Arcs pour l’expliquer aux touristes. Chaque semaine, des visites (gratuites), une par étage, sont organisées par un guide conférencier. Mais cette saison millésimée, deux nouvelles balades sont proposées. L’une, réservée aux vacances de février, s’effectuera smartphone au poing en compagnie d’un photographe, fin connaisseur des meilleurs angles graphiques d’Arc 1600 et Arc 1800. L’autre, programmée toute la saison, se déroule skis aux pieds, guidée par un moniteur de l’ESF. Elle permet d’apprécier l’insertion des différents satellites entre les pistes et les meilleurs points de vue de la station.

Celle-ci doit son nom à la vallée de l’Arc, le torrent éponyme. Ce vallon d’altitude dévale du lac Marlou, à 2500 m, jusqu’à 1800 m, au lieu-dit Pré-Saint-Esprit. L’endroit est superbe. C’est la clairière d’arrivée de trois pistes, une bleue, une rouge, une noire, tracées dans la forêt. On y déchausse pour aller déjeuner à Belliou La Fumée. Des lustres que ce chalet -qui servit de relais de chasse aux souverains de Savoie – régale les skieurs. L’institution a changé de propriétaires l’an dernier mais on y mange toujours aussi bien. Cette vallée de l’Arc, les frères Blanc, des bergers de Hauteville-Gondon, la connaissaient comme leur poche. C’était les alpages de leur village. Ils y passaient toute la belle saison. Mais contrairement à leurs aînés, ces enfants des années 1930 avaient eu la chance d’apprendre le ski. Ce sport leur offrira l’opportunité d’exercer un deuxième métier, moniteur, non loin de chez eux. En cette fin des années 1950, les stations de Tarentaise se comptent encore sur les doigts d’une main: Val-d’Isère, Tignes, Courchevel et Méribel. Mais La Plagne et Les Menuires seront bientôt annoncées. Et Robert Blanc, l’aîné de la fratrie, passionné de montagne au point d’avoir également passé le diplôme de guide, se prend à rêver d’une station de sports d’hiver dans les alpages de son enfance, avec un téléphérique qui hisserait les skieurs tout là-haut, à 3226 m d’altitude, au sommet de sa chère aiguille Rouge.

L’inventeur des Arcs, c’est lui, le berger-moniteur-guide. Le réalisateur en sera Roger Godino, un entrepreneur savoyard basé à Paris. Robert Blanc fait sa connaissance au début des années 1960, à Courchevel, et le convainc de se lancer dans l’aventure. À peine ébauché, le projet déchaîne les passions, scindant les habitants de la vallée en deux clans: les pro et les anti-station. Parmi ces derniers se trouvent notamment les propriétaires des fameux alpages de Hauteville-Gondon qui refusent de vendre leur terrain pour laisser le champ libre à la Société des montagnes de l’Arc, maison mère du futur bébé. Les récalcitrants seront expropriés, Roger Godino ayant, dès le départ, posé comme condition première la maîtrise intégrale du foncier. Et dans la foulée, faute de moyens pour construire une route d’accès à la station, le village d’Hauteville-Gondon fusionnera avec la petite ville de Bourg-Saint-Maurice qui deviendra ainsi la commune des Arcs. Quand la réalité dépasse la fiction…

Le feuilleton TV

Cette histoire aux multiples rebondissements inspirera d’ailleurs, en 1971, un feuilleton télévisé, diffusé en treize épisodes par l’ORTF. La Tarentaise Hebdo l’a, riche idée, ressorti des archives de l’INA pour en faire un DVD. Les Sesterain ou le Miroir 2000, délicieusement vintage et fort instructif. À (re)voir absolument. «En 1968, j’avais 12 ans, j’ai vu construire la station, se souvient Jean-François Grognet, moniteur à l’ESF 1800. Mes parents étaient paysans mais, eux, n’ont pas été expropriés. Pour nous, la création des Arcs a été une bonne chose. En plus de l’exploitation de la ferme, mon père travaillait l’hiver aux remontées mécaniques et ma mère tenait un petit bistrot pour les skieurs, aux Granges, où elle vendait également son fromage et sa charcuterie.»

» LIRE AUSSI – Hôtels de montagne, les mêmes mais en mieux!

Si le bistrot n’existe plus, le lieu-dit des Granges figure toujours sur le plan des pistes, en dessous d’Arc 1600. C’est, à 1200 m d’altitude, l’un des deux points les plus bas du domaine skiable, des champs de neige rebaptisés Paradiski depuis leur réunion, en 2003, via le téléphérique Vanoise Express, à ceux de La Plagne (425 km de pistes au total). L’autre point le plus bas, 1200 m également, se situe à Villaroger, l’un de ces villages minuscules et ravissants, nouveaux repères d’initiés en haute Tarentaise. Or celui-là est aussi le terminus d’une des plus belles descentes des Alpes: 7 km non-stop sur 2000 m de dénivelé. «Grâce aux enneigeurs installés sur le bas du parcours, il est maintenant praticable toute la saison, souligne Jean-François Grognet. Il se fait de préférence avant 13 heures pour profiter du soleil car, après, c’est à l’ombre.» On arrive ainsi pile poil au village pour mettre les pieds sous la table, au Goyet ou à La Ferme (réservation conseillée).

Descente de l’aiguille Rouge

Balisée rouge ou noire en alternance, la somptueuse descente dégringole du sommet de l’aiguille Rouge, le point culminant des pistes, desservi depuis 1982 par le téléphérique dont le berger Robert Blanc avait rêvé. Les cabines viennent d’être repeintes en vermillon, tiens, la couleur par excellence des téléphériques qu’on avait un peu oubliée ces dernières années… Un cadeau d’anniversaire n’arrivant jamais seul, la Compagnie des Alpes, gestionnaire du domaine skiable, a offert aussi au sommet phare une passerelle panoramique en plein ciel. En fait, il s’agit d’une double avancée au-dessus du vide. La branche la plus courte, 15 m, domine l’enfilade de la vallée de la Tarentaise. La plus longue, 22 m, contemple le mont Pourri tout proche. On y s’engage franco: les caillebotis métalliques atténuent l’abîme. Sauf qu’au bout, un garde-corps de verre (très) translucide donne le frisson. Coup d’œil prudent au vertigineux couloir qui plonge dans la Réserve naturelle des hauts de Villaroger. L’ouvrage aérien tourne le dos au Mont-Blanc. Mais la chaîne à grand spectacle n’en crée pas moins l’attraction. Elle coiffe littéralement le versant d’en face dans sa version italienne sous-titrée par les Grandes Jorasses et la dent du Géant. On la voit de partout, plein la vue à chaque virage et à tous les étages.

» LIRE AUSSI – Dansons la Tarentaise

Manquait une bande-son pour terminer. Voici donc Ars Sonora. C’est un carillon et le présent de la commune à la station pour ses 50 ans. Installé sur la tour de la piscine d’Arc 1800, il se compose de dix-neuf cloches de bronze fondues par Paccard, orfèvre savoyard en la matière, et d’une horloge insérée dans le logo triangulaire des Arcs. «C’est moi qui l’ai dessiné, j’y ai passé une nuit entière, pas facile de faire entrer un rond dans un triangle», raconte, pince-sans-rire, Michel Giraudy, le maire. Avant de sonner l’heure, le carillon, autre idée de l’édile, joue les premières mesures de La Vie en rose. «Je voulais une mélodie connue dans le monde entier. Si vous avez une meilleure idée…» Promis, on y réfléchira pour les 100 ans.


Carnet de route

Y ALLER Accès Bourg-Saint-Maurice:  en voiture, autoroute A43 jusqu’à Albertville puis N90 ;  en train, TGV depuis Paris  et Lyon (www.oui.sncf)  plus vingt minutes de route ou sept minutes de funiculaire  pour Arc 1600.

SÉJOURNER À Arc 1800, au Mercure 4-étoiles, 80 chambres spacieuses, vastes parties communes, restaurant, bar, skishop, excellent accueil  et animations. Rénovation l’hiver prochain, avec piscine couverte et spa. Chambre double à partir de 150 €. Tél.: 04 79 07 65 00.  À l’Aiguille Grive 4-étoiles,  un ensemble de six chalets  avec bar lounge et bonne table. Forfait séjour en demi-pension: chambre double à partir de 290 € la nuit ou chalet de quatre chambres à partir de 1400 €. Tél.: 04 79 40 20 30. À Arc 2000, au Taj-I Mah  5-étoiles de la station, 48 chambres et suites, deux restaurants, spa Cinq Mondes et Carita avec piscine et jacuzzi, skishop. Chambre double  et demi-pension à partir  de 445 €. Tél.: 04 79 10 34 10.

SKIER Jusqu’au 27 avril, forfait 6 jours: Les Arcs 269 € et 215 €  enfants (jusqu’à 12 ans)  et seniors (65 à 74 ans, après  c’est gratuit), Paradiski 305 €  et 244 €.

DÉJEUNER  SUR LES PISTES À ne pas manquer,  Belliou La Fumée, l’institution du Pré-Saint-Esprit, cuisine bistronomique, environ 40 €. Tél.: 04 79 07 29 13.  Et, plus récent, Le Sanglier qui fume, sur la piste de la Cachette, à Arc 1600, branché produits frais et skis vintage, environ 40 €. Tél.: 06 03 30 41 42.

(RE)VOIR Les Sesterain ou le Miroir 2000, double DVD + fascicule, 33 €. Tél.: 04 79 22 76 48 et www.latarentaisehebdo.com

SE RENSEIGNER Office de tourisme,  tél.: 04 79 07 12 57 et www.lesarcs.com

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100 emplois en péril au centre de contrôle du CN

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Le Canadien National (CN) fermerait son centre de contrôle ferroviaire à Montréal afin de centraliser ses opérations en Alberta, déplore le syndicat Teamsters Canada.
Une centaine de postes de contrôleurs de circulation ferroviaire seraient ainsi transférés dans l’ouest du pays.

«L’entreprise a déjà commencé le transfert d’une vingtaine de postes à Edmonton. Les travailleuses et travailleurs en question venaient tout juste d’être transférés de Toronto à Montréal cette année», a soutenu le syndicat dans un communiqué.

En entrevue à TVA Nouvelles, Christopher Monette, directeur des affaires publiques de Teamsters Canada, a indiqué que le CN est en train de déraciner des familles à l’autre bout du pays.

«Certaines de ces familles venaient tout juste de trouver une école ou une garderie pour leurs enfants à Montréal. On ne peut pas jouer de la sorte avec la vie des gens», a précisé le président de Teamsters Canada, François Laporte.

La majorité des contrôleurs ferroviaires au pays, donc quelque 200 contrôleurs qui travaillent pour le CN, est représentée par la Conférence ferroviaire de Teamsters Canada (CFTC). Leur rôle est de coordonner les mouvements ferroviaires, un peu comme le font les contrôleurs aériens. Ils protègent également les travailleurs sur les voies ferrées.

Le président de la CFTC, Lyndon Isaak, est d’avis que «le CN va probablement perdre des contrôleurs chevronnés et leur connaissance du réseau ferroviaire, ce qui pourrait mettre en danger les cheminots, les préposés à l’entretien des voies et le public en général».

De son côté, la direction du CN a expliqué que «pour des raisons d’efficacité et de gestion, il a été décidé que les opérations pour le nord de l’Ontario seraient contrôlées d’Edmonton à partir du printemps 2020».

«Il faut noter que ce bureau (Nord de l’Ontario) est à Montréal que depuis tout récemment puisque le CN évalue constamment ses besoins et prend des décisions sur une base opérationnelle et continue, a-t-on ajouté. Moins d’une quinzaine d’employés sont touchés par ce changement.»

L’entreprise a ajouté qu’il y avait des discussions avec le syndicat pour déterminer les modalités des relocalisations, assurant que «les employés ne désirant pas être relocalisés auront droit aux bénéfices prévus à leur convention collective».

Rappelons qu’en raison d’un ralentissement de l’économie nord-américaine, le CN a confirmé le mois dernier qu’il procède à des mises à pied au sein de ses effectifs. L’entreprise basée à Montréal n’a toutefois pas voulu confirmer les informations du «Globe and Mail» voulant que 1600 travailleurs soient mis au chômage.

Par ailleurs, l’entreprise ferroviaire a dû faire face à un conflit de travail lorsque quelque 3200 chefs de train et membres d’équipes de manœuvre du Canadien National (CN) ont déclenché une grève.

Le débrayage, qui a duré une semaine, a perturbé les activités de nombreuses industries, incluant les agriculteurs dont les livraisons de propane avaient été réduites ou même arrêtées, ce qui avait de graves conséquences sur la récolte et le séchage du grain au Québec.

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Le Canada renforce les droits des passagers aériens

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À compter de ce 15 décembre, les passagers aériens disposent de nouveaux droits en vertu du Règlement sur la protection des passagers aériens (RPPA) de l’Office des transports du Canada (OTC).

Les compagnies aériennes offrant des vols à destination/au départ du Canada doivent verser aux passagers des indemnités pouvant atteindre 1000 dollars canadiens en cas de retard ou d’annulation de vol attribuable à la compagnie aérienne (sauf pour des raisons de sécurité); fournir aux passagers des commodités en cas de retard ou d’annulation de vol attribuable à la compagnie aérienne (nourriture et boissons en quantité raisonnable; accès à des moyens de communication; et hébergement pour les retards se prolongeant jusqu’au lendemain).

De plus, les compagnies aériennes doivent prendre les mesures nécessaires pour attribuer, sans frais supplémentaires, des sièges aux enfants de moins de 14 ans à proximité de l’adulte qui les accompagne. Pour faire en sorte qu’un enfant ne soit pas assis trop loin, les parents devaient parfois payer d’importants frais de réservation de sièges. Désormais, cela n’est plus nécessaire : le règlement exige qu’un enfant de 4 ans ou moins soit assis à côté d’un parent, qu’un enfant de 5 à 11 ans soit placé dans la même rangée, séparé par un voyageur tout au plus, alors qu’un adolescent de 12 ou 13 ans ne doit pas être séparé d’un parent par plus d’une rangée.

Ces règles s’ajoutent à la charte canadienne des droits des passagers aériens (ou charte des voyageurs) qui était entrée partiellement en vigueur à l’été 2019 et qui prévoyait déjà des obligations en matière de communication claire, de surréservation, de retard sur le tarmac, de perte ou de bris de bagages et de transport d’instruments de musique.

Pour aider les passagers aériens à se retrouver dans leurs droits, l’OTC leur offre un service en ligne : il s’agit d’un guichet unique où les passagers aériens peuvent se renseigner sur leurs droits, déposer une plainte contre une compagnie aérienne et trouver des astuces pour voyager sans tracas.

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L’environnement fiscal est plus profitable aux entreprises au Canada qu’aux E. U.

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Le ministre des Finances Bill Morneau était au courant que l’environnement fiscal des entreprises ayant des activités au Canada était supérieur à celui des États-Unis _ même après les fortes réductions du gouvernement dirigé par Donald Trump _ plusieurs mois avant de donner un nouveau coup de main aux entreprises canadiennes.

L’analyse réalisée en août 2018 souligne que les réformes fiscales «avaient réduit, mais n’avaient pas éliminé» l’avantage fiscal dont jouissent les entreprises au nord de la frontière.

En novembre 2018, M. Morneau a publié un énoncé politique contenant des mesures permettant aux entreprises de passer en charge immédiate du coût total des machines et du matériel et de déduire une plus grande part du coût des biens nouvellement acquis lors de l’année pendant laquelle un investissement est effectué. Ces mesures devraient coûter 14 milliards $ sur cinq ans au Trésor public.

M. Morneau devrait présenter lundi une mise à jour qui exposera les perspectives de l’économie et des finances fédérales. Bien que peu s’attendent à des mesures comme celles annoncées dans l’énoncé économique de l’an dernier, la mise à jour dressera le tableau du budget fédéral de 2020 et devrait indiquer comment les mesures de 2018 ont été utilisées.

Les données sur l’investissement des entreprises sont mitigées depuis l’entrée en vigueur des nouvelles règles.

L’incertitude entourant le nouvel accord de libre-échange entre le Canada, les États-Unis et le Mexique (ACEUM) devrait disparaître lorsqu’il sera ratifié. Cela pourrait encourager les entreprises à utiliser davantage les règles d’amortissement accéléré, estime Brian Kingston,vice-président aux politiques internationale et budgétaire au Conseil canadien des affaires.

Selon lui, M. Morneau devrait toujours viser à abaisser le taux d’imposition combiné fédéral-provincial aux entreprises à 20 % par rapport au taux actuel d’un peu moins de 27 %, ce qui est supérieur à la moyenne des pays de l’OCDE.

«Quand on essaie d’attirer des capitaux en Amérique du Nord, en particulier dans un environnement protectionniste défendu par le président américain. Les entreprises veulent être à l’intérieur de la forteresse américaine. Le Canada, en tant que petite économie, a toujours un avantage sur les États-Unis pour se rendre plus attrayant.»

En juillet, le ministère des Finances a publié un document qui examinait le «taux d’imposition effectif marginal», qui tient compte des taxes provinciales et autres pour estimer le coût pour les entreprises de faire de nouveaux investissements. Le taux d’imposition effectif a servi de base à l’analyse de l’été 2018 qui a révélé que les taxes des entreprises du Canada étaient inférieures à celles des États-Unis, et pour les chiffres de la mise à jour de novembre 2018.

Le Canada est le seul pays à avoir adopté des mesures concernant l’amortissement accéléré en réponse aux réductions fiscales de M. Trump. Une vingtaine de pays ont préféré réduire le taux d’imposition des sociétés, mentionne Jack Mintz, expert en politique fiscale à l’Université de Calgary.

Les propres calculs de M. Mintz, qui tiennent compte de secteurs comme le pétrole et le gaz que le ministère laisse de côté, laissent entendre que le taux d’imposition effectif du Canada sur le capital était un peu plus élevé qu’aux États-Unis avant et après les changements de l’an dernier.

«Le leur était inférieur, affirme-t-il. Mais si c’était vraiment le cas, cela soulève des questions. Pourquoi prôner l’amortissement accéléré? C’est une mauvaise politique qui génère des distorsions.»

La décision américaine permettant l’annulation immédiate des coûts de certains équipements a été considérée comme la mesure la plus importante par les entreprises indépendantes au sud de la frontière, soutient Dan Kelly, président de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante.

La réponse du Canada a été un pas dans la bonne direction, ajoute-t-il. Mais les modifications apportées à la taxe sur les petites entreprises adoptées en 2017, la taxe fédérale sur les émissions de carbone, les augmentations des cotisations au Régime de pension du Canada pour financer ce programme ont nui aux sociétés.

«Tout cela nous a coupé l’herbe sous les pieds, dit M. Kelly. On veut stimuler l’économie d’une main, mais on la freine de l’autre. On peut ainsi comprendre pourquoi cela n’avait pas vraiment fouetté le monde des affaires.»

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