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Affaires

Caroline Néron: histoire d’une débâcle financière | STÉPHANIE VALLET, MARIE-EVE FOURNIER

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Derrière les photos glamour et léchées de Caroline Néron sur Instagram se cache une entreprise sur respirateur artificiel depuis des années, ont confirmé à La Presse une douzaine de personnes. Une entreprise qui risque la faillite, ce qui l’a forcée à se placer à l’abri de ses créanciers en vertu de la Loi sur la faillite et l’insolvabilité. La nouvelle a été annoncée hier en fin de journée. Au même moment, Caroline Néron confirmait également avoir entrepris des procédures de divorce.

La Presse a demandé une entrevue avec Caroline Néron mercredi matin pour discuter de la situation financière précaire de son entreprise fondée en 2004. La firme de relations publiques National, qui gère ses communications, nous a informés que Mme Néron n’était pas disposée à répondre à nos questions au cours des deux derniers jours.

En entrevue sur le réseau TVA hier soir, l’entrepreneure a précisé qu’elle fermerait son siège social actuel ainsi que 9 de ses 14 boutiques, en plus de licencier 64 de ses 152 employés.

« Les erreurs du passé nous ont positionnés dans cette situation-là. »

À l’avenir, elle misera surtout sur les ventes en ligne ou par l’entremise de d’autres détaillants, ici comme à l’international.

Cette débandade contraste avec les reconnaissances qu’elle a obtenues par le passé. En 2013, son entreprise était classée au cinquième rang des entreprises en croissance au Canada, et en tête de liste au Québec, par le magazine Canadian Business. Deux ans plus tôt, elle avait été consacrée Entrepreneure de l’année au concours Prix Femmes d’affaires du Québec. Caroline Néron donne de nombreuses conférences, notamment à l’invitation de chambres de commerce et de réseaux d’entrepreneurs, généralement moyennant un cachet de 5000 $ environ. Caroline Néron a même été invitée à la résidence du délégué général du Québec à Paris pour parler devant le Club économique France-Québec.

Paiements en retard

Selon les cinq employés et ex-employés occupant des postes au siège social que nous avons contactés, Néron inc. peine à payer ses factures, ses loyers et même ses employés depuis « au moins 2015 ». Quatre représentants de propriétaires de centres commerciaux où Néron inc. loue des locaux ont tenu le même discours. « Le bijou n’est pas une catégorie en croissance. De moins en moins de gens en portent. Et les magasins coûtent cher à aménager », fait valoir l’un d’eux.

Malgré les retards fréquents, elle finissait toujours, toutefois, par payer son dû, nous ont-ils unanimement indiqué. Dans certains cas, elle a demandé et obtenu des concessions.

L’an dernier, la situation s’est aggravée en raison d’une forte baisse des ventes, notamment. « Les personnes qui contrôlent les finances avaient du mal à trouver des fonds et les injections d’argent privé de son ex-mari se faisaient sur une base régulière », confie un ex-employé qui a signé une entente de confidentialité. 

« Ce n’était pas une business bien gérée. Le stock accumulé depuis des années dormait dans l’entrepôt et ne se vendait pas. »

À son avis, « 80 % [du stock] est dormant », et ni ses collaborations avec Éric Lapointe ni ses bougies, parfums et sacs à main ne procurent de retour sur l’investissement.

Caroline Néron a admis en entrevue hier à TVA que « ses faiblesses et [son] manque d’intérêt étaient définitivement envers la gestion et les finances ». Tout en rejetant une partie de la responsabilité pour ses déboires sur son entourage. « J’ai appris au mois de janvier [2018] par les banques qu’il y avait eu de la grande négligence. Ça fait que la confiance tombe et que tu es en mode remboursement. Tout d’un coup, la business vient de changer, tu n’as plus accès à des marges, tu dois changer complètement ta façon de travailler, les dépenses, ta structure », a-t-elle dit, hier, à la télévision.

Invitée comme conférencière lors d’un déjeuner-conférence organisé par la Société d’aide au développement de la collectivité (SADC) de Lotbinière en janvier 2017, Caroline Néron avait pourtant indiqué que même si elle détestait la comptabilité et la planification financière, elle préférait dorénavant examiner ses états financiers et ainsi mieux projeter ses coûts et ses dépenses. « Je consulte mes chiffres au quotidien. Contrôler ses dépenses, c’est la clé d’une entreprise en santé. »

Quoi qu’il en soit, la situation était telle, au siège social, qu’au cours des dernières années, huit personnes se sont succédé à la gestion des finances. Plusieurs sources ont fait état d’un taux de roulement élevé dans de nombreux postes au sein de l’entreprise.

Rupture amoureuse et financière

Deux sources bien au fait du dossier nous ont indiqué que Réal Bouclin avait prêté 5 millions à son ex-amoureuse, en plus de cautionner un autre prêt de 5 millions. M. Bouclin n’a pas voulu répondre à nos questions.

En outre, des documents juridiques indiquent qu’en 2017, Réal Bouclin a contracté un prêt hypothécaire de 1 million sur la résidence secondaire du couple à Mont-Tremblant afin de réduire la dette de Néron inc. à la Banque Royale.

À la télévision, Caroline Néron a seulement dit que l’homme d’affaires aguerri « avait voulu l’aider », avant de changer de sujet.

Chose certaine, Caroline Néron pourrait perdre un appui financier de taille en raison de son divorce. Réal Bouclin est un important propriétaire immobilier dans le domaine des résidences pour personnes âgées. Son empire, formé de 45 résidences abritant 10 000 locataires et employant 3500 personnes, est évalué à 3 milliards de dollars.

Le début de la fin

L’entrepreneure n’en est pas à son premier revers dans le monde impitoyable des affaires. Partie conquérir l’Europe en février 2014 en lançant sa marque aux Galeries Lafayette à Paris, elle a essuyé un cuisant échec. « Ça a été un flop, elle a perdu 800 000 $. Elle ne générait pas de ventes », explique un ex-collaborateur.

Peu de temps après, une autre décision est venue fragiliser encore les finances de l’entreprise : le lancement de la ligne de sacs à main, selon un autre ex-employé qui ne veut pas être identifié, de peur de ternir sa réputation dans le secteur du détail. Malgré un petit nombre de boutiques, elle devait acheter les quantités minimales imposées par son fournisseur chinois.

« Elle devait commander 150 unités de chaque style et de chaque couleur. Elle s’est ramassée avec sept ans de stock de sacoches ! Tu n’as que 20 magasins où tu vends deux sacoches par semaine : ça te fait des tonnes de sacoches sur les bras », explique un ex-collaborateur.

En 2016, Néron inc. peinait à payer son principal fournisseur de bijoux chinois qui s’impatientait : la somme due était de 477 000 $ US. « Nous devons acheter 1,5 kg d’or, ce qui coûte plus de 100 000 $ US, pour faire fonctionner la machine à placage, et mon patron hésite étant donné que vous reportez vos paiements », écrivait une responsable de cette usine dans un courriel dont nous avons obtenu copie. « Mon patron n’a pas confiance en vous », ajoutait l’auteure du courriel, qui nous a confirmé qu’elle faisait toujours affaire avec Caroline Néron. Une source nous indique que la somme aurait été payée.

Projets d’expansion

Au même moment, l’entreprise semblait pourtant avoir le vent dans les voiles, avec ses ambitieux projets d’expansion à l’extérieur du Québec. Début octobre, une boutique plus grande que les autres du réseau était inaugurée au West Edmonton Mall, le plus grand centre commercial d’Amérique du Nord. Avec ses glissades d’eau et ses manèges, l’endroit attire 31 millions de visiteurs par année. Malgré cette foule imposante, les ventes de bijoux n’étaient pas mirobolantes, si bien que 19 mois plus tard, on mettait la clé sous la porte après avoir perdu des centaines de milliers de dollars.

« Son loyer était de 25 000 $ par mois et elle faisait 15 000 $ de ventes. Elle perdait près de 40 000 $ par mois avec cette boutique », affirme un ancien employé dont les propos ont été corroborés par deux autres sources.

Au moment de ce saut dans l’Ouest, le vice-président exécutif de l’époque, Benoit Bouchard, avait détaillé les plans de Mme Néron à la publication spécialisée en vente au détail Retail Insider. Il était alors question d’ouvrir « dans les prochains mois » deux boutiques dans la région de Toronto (à Scarborough et à Mississauga). À l’automne 2017, des inaugurations devaient avoir lieu à l’Eaton Centre de Toronto et au Yorkdale Shopping Centre, deux centres commerciaux parmi les plus performants au pays et reconnus pour leurs loyers élevés. En 2018, les villes de Calgary et Vancouver étaient dans la ligne de mire. Rien de tout cela ne s’est concrétisé et M. Bouchard a quitté ses fonctions chez Néron inc. en septembre 2017. Il a décliné notre demande d’entrevue.

Une dragonne qui n’investit pas

Au printemps 2017, alors que Caroline Néron se bat pour maintenir son entreprise à flot – notamment en empruntant sur la valeur du chalet de 2,9 millions -, elle donne plutôt l’impression d’avoir beaucoup de succès en se joignant à l’équipe de la populaire émission Dans l’oeil du dragon.

La Presse a contacté les huit entreprises avec lesquelles l’ex-dragonne avait conclu des « ententes », selon le site de Radio-Canada, lors de la plus récente saison de l’émission. Même si l’on sait que les propositions qu’on voit à l’écran ne se concrétisent pas toujours, le bilan de la bijoutière a de quoi étonner : aucune PME n’a reçu de fonds de Caroline Néron, qui a finalement quitté l’émission en décembre dernier pour consacrer la majeure partie de son temps à son entreprise et à son développement international, selon un message publié sur Instagram.

Toutes reconnaissent avoir bénéficié d’une façon ou d’une autre de la notoriété et de la visibilité de la chanteuse-actrice-entrepreneure, mais aucun échange d’argent ou de parts n’a eu lieu.

Un entrepreneur se serait même fait demander une importante somme hebdomadairement pour que sa nouvelle mentore l’aide.

Peter Costa, qui fabrique de la sauce à spaghetti bolognaise végétarienne, est le seul qui affirme avoir eu une offre sérieuse d’argent sur la table. Or, Mme Néron aurait inscrit dans le contrat des exigences jugées déraisonnables pour un prêt minime.

Alors que ses passages à la télé pouvaient laisser croire que la dragonne roulait sur l’or, elle était plutôt forcée de se trouver du financement « alternatif », c’est-à-dire non bancaire. Un prêt de quelques millions a été obtenu en 2017 auprès de Fiera Capital, confirment des sources fiables. Ce type de prêt temporaire (24 mois maximum) est assorti d’un taux d’intérêt de 10 à 20 %, étant donné la rapidité avec laquelle il est obtenu et sa flexibilité.

150 000 $ pour la Toronto Women’s Fashion Week

Cette année-là, Caroline Néron décide malgré tout de dépenser 150 000 $ pour participer à la Toronto Women’s Fashion Week. « Ça ne lui a rien rapporté et elle n’avait pas l’argent pour faire ça ! », se rappelle un ex-employé. Chargée par la femme d’affaires d’assurer ses relations de presse à cette époque, l’entreprise torontoise Brill Communications peine à se faire payer, selon nos sources. En février 2018, Caroline Néron met fin à son association avec l’entreprise de communication, à qui elle doit encore 30 000 $. La somme n’aura été acquittée qu’au début 2019 après que Brill Communications eut entamé une action pour récupérer son argent.

À Montréal, Caroline Néron et l’entreprise TöK Communications n’ont pas entretenu de meilleures relations. Après deux ans, leur association prenait abruptement fin en 2017 parce que Néron inc. tardait à payer ses factures.

Deux demandes introductives d’instance ont par ailleurs été déposées à la Cour du Québec en décembre dernier par le magazine français Marie Claire, qui réclame à Néron inc. un peu plus de 40 000 $ pour deux publicités impayées.

Faillite de Dans un Jardin

Caroline Néron doit aussi composer avec la faillite de la chaîne de boutiques Dans un Jardin, annoncée fin novembre 2018. L’entreprise de Boucherville, qui fermera tous ses points de vente ce mois-ci, vend la gamme de crèmes, de parfums et de bougies Caroline Néron. Les produits sont également offerts sur le site carolineneron.com. Cette faillite est intimement liée à celle de l’entreprise Art de vivre Fabrication, manufacturier des produits vendus dans les boutiques Dans un Jardin, dont ceux signés Caroline Néron.

Il n’a pas été possible de savoir si la femme d’affaires se cherchait un autre manufacturier et un autre détaillant pour sa gamme regroupant une vingtaine de produits. Le syndic dans le dossier, Richter, n’a pas répondu à nos questions sur le sujet et il n’a pas été possible de parler au président de Dans un Jardin, Eric Arminjon.

PAS PEUR DE L’AMBITION NI DE L’ARGENT

La femme d’affaires a toujours affiché ouvertement ses ambitions. En 2011, elle a confié en entrevue vouloir posséder « 1000 boutiques partout dans le monde et réaliser un chiffre d’affaires d’un milliard de dollars », et ce, avant 45 ans. C’est l’âge qu’elle a atteint en juillet dernier. Elle ne s’est jamais approchée de ce but : au maximum, sa chaîne a regroupé 21 boutiques, en 2014. Aujourd’hui, elle en possède 13 (une boutique de la chaîne est franchisée) et aurait réalisé des ventes de 15 à 20 millions en 2017, selon les sources. La plupart de ses boutiques sont situées dans des propriétés prestigieuses comme le Carrefour Laval, les Galeries d’Anjou et les Galeries de la Capitale, dont le loyer annuel dépasse 100 000 $. Étant donné ses ventes « qui ont reculé ces dernières années », mathématiquement, elle ne peut pas réaliser de profit convenable, calcule le haut dirigeant d’un propriétaire immobilier qui a vu les chiffres.



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Affaires

Embraer révise à la baisse ses estimations de résultats pour 2018

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Embraer a livré 91 jets d’affaires l’an dernier, contre 105 à 125 prévus initialement.  

L’entreprise tablait sur un chiffre d’affaires de 5,4 à 5,9 milliards de dollars pour 2018, mais estime à présent qu’elle a engrangé « environ 5,1 milliards de dollars ».

« Le marché des jets d’affaires, même s’il s’améliore progressivement, continue de récupérer à un rythme plus lent qu’espéré », ont expliqué les responsables du fleuron de l’industrie brésilienne dans un communiqué.

En 2019, Embraer espère livrer de 85 à 95 avions commerciaux et 90 à 110 jets d’affaires, pour un chiffre d’affaires de 5,3 à 5,7 milliards de dollars.

L’avionneur a également annoncé qu’il prévoyait de verser des dividendes d’1,6 milliard de dollars à ses actionnaires, avant la fin de l’année, en vertu de l’alliance avec Boeing.

Le président du Brésil Jair Bolsonaro a donné son feu vert à l’accord de partenariat entre les deux compagnies, pour une valeur de 5,2 milliards de dollars.

Après avoir exprimé initialement certaines réserves, le chef de l’État a finalement estimé que l’accord entre les avionneurs « préservait » les intérêts et la souveraineté du pays, qui n’exercera pas son pouvoir de veto via la l’action unique (golden share) que le Brésil détient dans Embraer.

Troisième avionneur mondial avec près de six milliards de dollars de chiffre d’affaires et 16 000 employés, Embraer, privatisé en 1994, a non seulement une gamme d’avions civils, militaires, mais également des jets d’affaires.

L’accord prévoit que Boeing prenne le contrôle des activités civiles d’Embraer pour 4,2 milliards de dollars, ce qui lui permettra de contrôler 80 % du capital du nouveau groupe. Les 20 % restants seront contrôlés par la compagnie brésilienne.

Cela permettra à Boeing de proposer des appareils d’une capacité pouvant aller jusqu’à 150 sièges.



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Affaires

Le producteur d’aluminium Alcoa renoue avec les bénéfices

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Sur les trois derniers mois de l’année, Alcoa a dégagé un bénéfice net de 43 millions de dollars, contre une perte de 196 millions à la même période de 2017, quand le groupe avait dû intégrer dans ses comptes des charges de restructurations.

Le bénéfice ajusté par action est de 0,66 dollar, bien inférieur à celui de l’an passé (1,04 dollar), mais supérieur aux attentes des analystes, qui tablaient sur 0,62 dollar.

Il a en outre enregistré un chiffre d’affaires de 3,34 milliards de dollars, en ligne avec les attentes des analystes (3,35 milliards).

Sur l’ensemble de l’année, le bénéfice net s’inscrit en progression de 4,6 %, à 227 millions, et le bénéfice net par action ajusté s’élève à 3,58 dollars, inférieur aux attentes (3,63 dollars). Le chiffre d’affaires a, lui, bondi de 15 %, « majoritairement en raison de prix plus élevés pour les produits en aluminium ».

Le groupe de Pittsburgh s’est félicité de ses résultats. « Nous avons renforcé Alcoa », a commenté le PDG, Roy Harvey, cité dans un communiqué, relevant le succès de la nouvelle stratégie du groupe.

« Nous sommes désormais mieux positionnés pour traverser les cycles du marché », a-t-il ajouté.

Alcoa ne représente plus désormais que les seules activités dans l’aluminium et la bauxite. Il est maintenant séparé en deux entités : l’une a gardé le nom Alcoa et les activités d’aluminium brut, et l’autre, les métaux composites, les composants de spécialité pour les industries aéronautique et automobile, sous le nom Arconic.

« Avec l’aide d’une hausse des prix du marché [de la bauxite et de l’aluminium] plus tôt cette année, nous avons accru nos bénéfices annuels », a encore souligné M. Harvey.

Se tournant vers l’avenir, le dirigeant estime que le marché devrait rester « dynamique » en 2019. Il a enfin souligné que le groupe s’efforcerait d’améliorer encore le fonctionnement de ses opérations et « de saisir plus d’occasions [de croissance] au cours de l’année à venir ».

Pour l’heure, le groupe est confronté notamment à la poursuite de la guerre commerciale entre la Chine et les États-Unis, qui affecte la demande d’aluminium. Alcoa a encore abaissé son estimation de croissance mondiale, comprise entre 3 et 4 %, contre 3,75 et 4,75 % estimée en octobre.

Pékin et Washington ont engagé des discussions en vue de résoudre leur différend commercial. Des négociations pourraient se tenir fin janvier à Washington.  

Dans les échanges après clôture du marché, le titre Alcoa était en légère hausse de 0,41 %, à 29,10 dollars.



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Affaires

Orange mis en demeure sur ses obligations sur le marché entreprises

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La décision, en date du 18 décembre, mais publiée mercredi, reproche à Orange d’avoir respecté dans seulement 80 % des cas en 2018 la date de livraison d’une ligne de cuivre dans le cas du marché de gros destiné aux entreprises, alors que l’objectif est de 90 %. Elle dénote aussi une qualité de service en baisse dans un nombre de cas.

L’Arcep reproche également à l’opérateur, sur la boucle locale cette fois, une « importante dégradation de la qualité de service » et des délais de dégroupages qui « atteignent des niveaux anormalement élevés », aux dépens des opérateurs concurrents.

La boucle locale est la partie du réseau reliant un abonné au premier niveau d’équipement du réseau télécom dans son ensemble.

Dans un cas comme dans l’autre, le régulateur impose à Orange de « respecter des valeurs intermédiaires dès le premier trimestre, menant au respect des objectifs définis ».

Dans sa décision, l’Autorité rappelle que l’opérateur historique « doit répondre aux demandes raisonnables d’accès relatives au marché de gros des accès de haute qualité avec une qualité de service élevée, susceptible d’assurer l’effectivité de l’accès » aux autres opérateurs.

Concernant la boucle locale, Orange est tenu d’« assurer l’effectivité de l’accès en garantissant aux opérateurs tiers la capacité de fournir leurs propres offres dans des conditions appropriées ».

Ce n’est pas la première fois que l’Arcep met en demeure Orange ces derniers mois, l’Autorité ayant notamment reproché à l’opérateur, fin octobre, de ne pas respecter son obligation de qualité de service en tant qu’opérateur du service universel et de téléphonie fixe.

Le régulateur y avait regretté une « dégradation progressive de la qualité de service » de l’opérateur, censé proposer un service de téléphonie abordable et pour tous.

Orange avait réagi en dénonçant pour sa part une communication « objectivement erronée », et a reproché à l’Autorité une publication deux jours avant la présentation ses résultats trimestriels.



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