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Internet haute vitesse : pour la fin d’une discrimination numérique en région

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Ces Canadiens privés d’Internet haute vitesse vivent principalement dans des municipalités rurales et éloignées. Le CRTC évalue qu’environ 4 résidents de la campagne sur 10 se contentent d’une connexion Internet très lente.

Dans les régions rurales, un accès à Internet haute vitesse avec données illimitées n’est pas à la portée de tous. Il faut débourser de 130 $ à 150 $ mensuellement pour un service dont la capacité et la qualité laissent parfois à désirer.

Pourtant, en 2016, le gouvernement fédéral a décrété qu’un accès Internet à large bande est un service de télécommunication essentiel pour tous les Canadiens. Trouvez l’erreur.

Mes commettants savent très bien qu’ils n’ont pas ce que leurs amis canadiens ont dans les milieux urbains.

Will Amos, député fédéral du Pontiac

Le député fédéral de Pontiac, Will Amos, s’intéresse depuis longtemps à ce qu’il décrit comme une iniquité numérique entre les régions urbaines et rurales. Une dizaine de municipalités dans sa propre circonscription ne sont pas branchées à la haute vitesse.

On voit que les compagnies de télécommunication sont prêtes à investir là où il y a une concentration de clients, là où il y a un marché et une masse critique d’acheteurs de produits en télécommunication, explique-t-il. Cependant, dans nos régions, là où la densité démographique est moindre, les opportunités et les rentabilités économiques ne sont pas là pour les compagnies, donc elles investissent beaucoup moins.

D’où l’importance, selon M. Amos, des programmes de subventions publiques — comme Brancher pour innover dont le but est d’encourager les entreprises à mettre sur pied des projets d’infrastructures à large bande en région. Le fédéral, rappelle-t-il, compte investir jusqu’à 500 millions de dollars pour fournir des services Internet haute vitesse à 300 collectivités rurales et éloignées.

D’ici 2021, on s’attend à ce qu’il y ait 20 millions de dollars investis dans l’infrastructure numérique à travers ma circonscription, lance-t-il fièrement. Les maires, les conseillers et les préfets me le disent, l’enjeu critique pour le développement durable de notre région, c’est l’expansion et l’investissement dans les infrastructures numériques.

Antenne de transmission du réseau LTE.La Municipalité de La Nation a investi dans la construction de tours de transmission dans le but d’avoir accès à un service Internet potable. Photo : Radio-Canada / Mélanie Picard

Une condition sine qua non

Fatigués d’attendre qu’une entreprise de télécommunication daigne investir dans leur localité, les élus de La Nation, une municipalité située à moins d’une heure de route à l’est d’Ottawa, ont puisé dans les coffres de la Ville pour financer leur propre infrastructure de six tours de transmission.

Tout n’est pas parfait et on envisage d’ériger une septième tour dans la région de Saint-Albert, mais le système pare au plus urgent.

Nous, ici, on ne pouvait plus attendre. Le service n’était pas adéquat, il ne fournissait pas assez bien, relate le maire François St-Amour. Avant, l’internet était tellement lent que ça entravait l’efficacité des travailleurs. Ça tombait à tout bout de champ. Quand on n’avait plus d’internet, les employés se tournaient les pouces. On ne peut pas se permettre ça!

On pense que le rural n’a pas besoin de l’internet, mais je crois qu’ils en ont besoin plus, sinon autant que les grands centres urbains.

François St-Amour, maire de La Nation

Cet investissement fut aussi une réponse aux préoccupations de nombreuses familles qui ont choisi de vivre en région, mais qui voulaient conserver les avantages de la ville.

Tout le monde veut du service Internet parce que de plus en plus dans les maisons on a du Netflix, du Crave, etc., poursuit le maire. Et il y avait aussi plusieurs fonctionnaires qui voulaient quelques jours travailler à partir de la maison, mais le service Internet n’est pas assez fort pour les accommoder.

Et c’est sans compter sur les occasions d’affaires qui sont peut-être passées sous le nez des élus parce qu’il n’y avait pas Internet haute vitesse à La Nation, alors qu’à Hawkesbury, un grand centre situé plus à l’est, ce n’est pas un enjeu.

Si on avait un service de qualité, ça nous rendrait plus compétitifs, plus attrayants, c’est certain, admet M. St-Amour.

Un tel investissement a toutefois coûté cher, près d’un demi-million de dollars. Ce ne sont pas toutes les petites municipalités qui peuvent se le permettre.

Bernadette Jordan, souriante, parle dans un micro installé devant l'édificeBernadette Jordan, ministre du Développement économique rural. Photo : La Presse canadienne / Adrian Wyld

Une voix rurale au cabinet

Quelques jours après le retour des Fêtes, le premier ministre Justin Trudeau a fait une annonce salutaire pour bon nombre de municipalités rurales au Canada. Il a nommé la députée néo-écossaise Bernadette Jordan nouvelle ministre du Développement économique rural.

Rapidement, Mme Jordan a fait savoir que l’accès à un solide service Internet haute vitesse en région faisait partie de ses priorités. Son rôle sera d’établir une stratégie pour atteindre cet objectif, a-t-elle déclaré, en entrevue avec Radio-Canada.

Les gens veulent vivre et travailler en région. À moins d’avoir une bonne connectivité, ils ne peuvent pas le faire, a soutenu la nouvelle ministre. Si nous voulons développer des affaires dans le Canada rural et retenir nos jeunes dans des milieux ruraux, nous devons disposer de l’infrastructure nécessaire pour le faire.

En 2019, ce n’est pas seulement quelque chose que les gens veulent, c’est quelque chose que les gens doivent avoir, c’est un besoin.

Bernadette Jordan, ministre fédérale du Développement économique rural

Au Canada, 27 % du PIB provient des localités rurales, a-t-elle rappelé. L’accès à Internet haute vitesse en région, c’est une question de développement économique.

Chose certaine, elle a toute l’attention du député de Pontiac, qui a déposé en novembre dernier une motion demandant la mise sur pied de deux études sur l’accès en région à Internet haute vitesse. Il espère aller au-delà du débat partisan parce que, selon lui, il s’agit d’une question de justice sociale.

Je ne vois pas comment un Canadien sans accès à l’internet pourrait participer pleinement dans notre société, jouir des opportunités économiques et participer pleinement dans la démocratie qui est, de plus en plus, basée sur les médias sociaux, a-t-il exposé.

À mon avis, ce qui est nécessaire, c’est d’aller au-delà d’un débat public, oui ou non, sur la nécessité d’un investissement dans l’internet rural. Car la réponse est oui. Tout le monde est d’accord. Là où il y a très peu de discussions, c’est dans le comment.



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Des vedettes d’Hollywood viendraient en aide à Apple

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Fidèle à ses habitudes, Apple refuse de commenter les rumeurs, mais selon des médias américains, l’entreprise pourrait faire des annonces le 25 mars au siège de Cupertino en Californie. Et elle pourrait frapper fort, avec des vedettes comme Jennifer Aniston, Reese Witherspoon ou le réalisateur J.J. Abrams invitées à l’événement.

Si Apple a déjà un pied dans le domaine de la vidéo avec iTunes ou Apple TV, qui permet l’accès à des plateformes tierces, c’est encore timide. L’étape suivante ne fait plus guère de doute : lancer son propre service en ligne, nourri de programmes exclusifs et de vedettes, qui concurrencera Netflix et Amazon Prime.

À la fin de janvier, le patron d’Apple, Tim Cook, avait de nouveau affirmé ses ambitions dans les contenus originaux, rappelant avoir signé un contrat avec la papesse de la télé américaine Oprah Winfrey. « Je suis super confiant et nous aurons d’autres choses à dire un peu plus tard », avait-il ajouté.

Sur le modèle d’Apple Music, son abonnement de musique en ligne ouvert en 2015, Apple pourrait lancer son équivalent en vidéo d’ici quelques mois, selon la presse américaine.

Arrivé tardivement sur le créneau, Apple Music a néanmoins crû très vite et revendique déjà plus de 50 millions d’abonnés payants.

La firme a d’ailleurs largement construit sa réputation en parvenant à révolutionner le marché, même en arrivant sur celui-ci après les autres, comme il l’a fait avec l’iPod ou l’iPhone.

Des services automatiquement installés

Outre des moyens financiers gigantesques, Apple a une force de frappe incomparable : les 1,4 milliard d’appareils de la marque en circulation, sur lesquels l’entreprise préinstalle ses services.

Ce qui lui a permis, les trois derniers mois de 2018, d’afficher une hausse de 19 % (presque 11 milliards) du chiffre d’affaires tiré de ses services (iCloud, Apple Pay, iTunes, Apple Music etc.).

Le lancement d’une plateforme numérique paraît à ce point incontournable que les analystes de JPMorgan Chase suggéraient récemment à Apple de racheter Netflix, de très loin le leader du marché avec ses 140 millions d’abonnés.

Bien que déjà largement occupé – Netflix et Amazon seront bientôt rejoints par Disney ou WarnerMedia –, le marché de la vidéo en ligne a encore un potentiel de croissance énorme, à mesure que les consommateurs changent leurs habitudes.

Des quotidiens refusent de s’engager avec Apple

Cependant, outre la vidéo, Apple a un autre marché en vue, plus compliqué celui-ci : les médias.

Les relations entre groupes technologiques et les médias sont notoirement difficiles, ces derniers accusant les premiers d’utiliser leurs contenus sans payer ou de les ruiner en captant les revenus publicitaires.

Apple propose déjà une sorte de portail vers la presse, avec Apple News. L’étape suivante serait de proposer un service d’abonnement qui permettrait d’accéder à du contenu de façon illimitée, mais ce projet est loin de faire l’unanimité en raison du pourcentage des recettes exigé par Apple.

Là encore, l’entreprise avait préparé le terrain en rachetant, l’an dernier, Texture, un service d’abonnement illimité à des magazines en ligne, pour 1 $ par mois.

Cependant, les discussions avec certains éditeurs sont difficiles, car selon la presse américaine, Apple exige de conserver la moitié des recettes. Résultat, certains grands titres, comme le New York Times ou le Washington Post, refusent de signer avec le géant californien.

« Même si on peut argumenter que beaucoup d’éditeurs [de presse] perdent [de l’argent] avec leurs abonnements à prix bas, il est difficile de justifier une part de 50 % », estime l’analyste Carolina Milanesi (Creative Strategies).

« Compte tenu des marges de la presse aujourd’hui, même la répartition habituelle d’Apple [des revenus dans les services] 70/30 semblerait un peu cupide, mais la moitié, c’est démentiel », estime pour sa part le blogueur spécialisé dans les technologies, John Gruber.

Apple pourrait proposer un abonnement unique à tous ses services, sur le modèle de Prime d’Amazon. « Cela serait très logique », estime Carolina Milanesi.

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Ces transhumanistes qui promettent l’immortalité

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Un badge défie la gravité au bout de l’annulaire de Dorian Kodelja. Comme dans tous les tours de magie, il y a une explication logique. Celle-ci est tout de même un peu inattendue. Le badge, loin d’échapper aux lois de la physique, est plutôt maintenu entre ciel et terre grâce à un petit aimant que Dorian s’est fait implanter au bout du doigt.

Le jeune homme, doctorant en intelligence artificielle, est un transhumaniste. Il croit que le corps de l’humain peut passer outre à certaines limites, et il est prêt à expérimenter de nouvelles sensations et fonctions avec son propre corps.

Un badge se colle comme par magie sur la main de l'homme.Un aimant est implanté dans le doigt du transhumaniste Dorian Kodelja. Photo : Radio-Canada / Janic Tremblay

Cet aimant lui permet maintenant de ressentir les champs électromagnétiques comme ceux émis par les fours à micro-ondes.

« Cela me permet de comprendre ce que ça fait que d’avoir un nouveau sens. Quand mon doigt vibre, je le ressens un peu comme une odeur de brûlé. Mon cerveau s’est adapté à cette nouvelle sensation », explique Dorian Kodelja.

Je ne vois pas mon corps comme un sanctuaire. Je suis prêt à y intégrer plein de choses, du moment qu’elles sont sécuritaires.

Dorian Kodelja
Dorian Kodelja.Le transhumaniste Dorian Kodelja Photo : Radio-Canada / Janic Tremblay

Dorian dit qu’il ne voit donc aucun problème à utiliser son corps de toutes les façons afin de tirer profit de la richesse du monde. C’est une partie seulement de l’idéologie transhumaniste, qui va beaucoup plus loin.

Téléverser son cerveau pour ne pas mourir

Le pape du mouvement, l’ingénieur et futurologue Raymond Kurzweil, ambitionne carrément d’en finir avec la mort. Il croit que dans quelques décennies, la puissance informatique et les développements de la science permettront de ne plus mourir… ou à tout le moins de téléverser son cerveau dans le nuage informatique afin de continuer à exister sous la forme d’un pur esprit jusqu’à la fin des temps.

Le spécialiste en intelligence artificielle a cofondé l’université de la singularité et est maintenant l’un des directeurs de Google. L’arrivée de ce théoricien du transhumanisme au sein du géant du web a renouvelé l’intérêt pour le mouvement. L’un des porte-parole de l’Association française transhumaniste, Florent Boissonnet, ne cache pas son enthousiasme.

On commence à penser que ça peut être possible. On va peut-être avoir une annonce de Google concernant un traitement pour augmenter la longévité. Peut-être demain? Dans 5 ans? Peut-être jamais aussi. On ne sait pas.

Florent Boissonnet, de l’Association française transhumaniste
Florent Boissonnet,.
      Florent Boissonnet, porte-parole de l’Association française transhumaniste Photo : Radio-Canada / Janic Tremblay

Il cite la compagnie Calico qui veut allonger la vie humaine. Ou encore Neuralink, compagnie du milliardaire Elon Musk, dont les travaux portent sur les interfaces cerveaux-machines. Et des tas d’applications qui sont aujourd’hui réservées à des personnes handicapées ou atteintes de certains problèmes médicaux, mais qui pourraient bien devenir accessibles au commun des mortels d’ici quelques années.

Le rêve d’augmenter l’humain

Un point en commun entre ces projets : il s’agit toujours d’augmenter l’humain. Des chantres du projet transhumaniste comme l’Américain Tim Cannon refusent les limites biologiques de notre espèce. Pendant quelques mois, il s’est même fait insérer, directement sous la peau, un dispositif de la taille d’un iPhone afin de transmettre ses données biométriques directement à son téléphone.

Le scientifique anglais Kevin Warwick va même plus loin en affirmant que, dans l’avenir, ceux qui refuseront de s’augmenter seront handicapés par rapport au reste de la population qui choisira la voie transhumaniste.

En France, l’un des plus influents porte-parole du transhumanisme est probablement le médecin et entrepreneur du web Laurent Alexandre.

Auteur d’un livre intitulé La mort de la mort, il est persuadé que les enfants qui naissent aujourd’hui vivront beaucoup plus longtemps. Il croit qu’ils profiteront d’avancées techniques et biomédicales que l’on n’imagine pas encore, mais qui commenceront à faire leur apparition dans une trentaine d’années, soit quand l’intelligence artificielle dépassera celle des humains, prévoit-il.

Cela pourrait signifier des puces dans le cerveau ou d’autres types d’augmentation. Qu’en sera-t-il alors de l’inviolabilité du corps ou de la dignité humaine? Il croit que ces principes vont fluctuer pour s’adapter à un nouveau contexte.

La plupart des gens accepteront les propositions des transhumanistes. Pour moins souffrir et moins mourir. Nous ne nous verrons pas de la même façon dans le futur. Les modifications dont nous parlons aujourd’hui paraîtront naturelles à nos descendants.

Laurent Alexandre, médecin et entrepreneur du web
Laurent Alexandre est en train de parler au micro devant un lutrin.         Laurent Alexandre, lors d’un dîner-conférence devant les membres du Cercle de l’union interalliée à Paris en novembre 2018 Photo : Radio-Canada / Janic Tremblay

Le transhumanisme, une utopie?

Le projet transhumaniste est loin de faire l’unanimité et reçoit de virulentes critiques dans le monde de la science et de l’éthique. Jacques Testart est justement au confluent de ces deux mondes.

Le biologiste, connu comme le père du premier bébé-éprouvette français, est un scientifique, mais aussi un bioéthicien de renom. Il a publié il y a quelques mois un livre intitulé Au péril de l’humain – Les promesses suicidaires des transhumanistes. Pour lui, rien dans l’état actuel de la science ne valide les idées et les projections des transhumanistes.

Ils vous disent qu’on va mettre le contenu de nos cerveaux sur un disque dur. Cela ébahit les gens. Mais la vérité c’est qu’on n’a strictement aucune idée comment faire ça! Il n’y a aucune base scientifique!

Le biologiste Jacques Testart
Jacques Testart.                  Jacques Testart, rencontré chez lui en banlieue de Paris. Photo : Radio-Canada / Janic Tremblay

Il rappelle que l’on ne sait presque rien du génome et du fonctionnement du cerveau. Partisan d’une science lente et précautionneuse, il est persuadé qu’il faudra encore de très nombreuses années avant de voir certains volets du projet des transhumanistes devenir possibles. Mais, de toute façon, il rejette en bloc à peu près tout ce qu’ils proposent.

Pour moi le transhumanisme, c’est le nouveau nom de l’eugénisme. Fabriquer des individus identiques et hyperperformants, moi, j’appelle cela du clonage social.

Le biologiste Jacques Testart

Ses reproches ne s’arrêtent pas là. Pour Jacques Testart, le transhumanisme n’est pas un projet de société, mais plutôt un amalgame d’aspirations individuelles et égoïstes. Il cherche sans les trouver les valeurs collectives et citoyennes dans ce mouvement.

Ce sont des libertariens qui créent de nouveaux mythes en promettant l’immortalité. Il y a même une forme de violence contre ceux qui ne se soumettraient pas à ce nouvel idéal.

Le biologiste Jacques Testart

« Cela ne fonctionnera pas, mais ça fait quand même du mal à notre espèce, car cela isole les gens. Où est l’empathie? Où est la solidarité dans tout ça? Il ne faudrait pas oublier que si Homo sapiens a réussi à s’imposer, c’est surtout grâce à la coopération qui caractérise notre espèce », observe Jacques Testart.




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YouTube recommande de la pornographie juvénile, allègue un internaute

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Dans une vidéo (Nouvelle fenêtre) vue plus d’un million de fois en 18 heures, M. Watson explique que des pédophiles s’échangent des numéros WhatsApp par le biais des commentaires sous les vidéos. Ces numéros peuvent ensuite être utilisés pour s’envoyer de la pornographie juvénile explicite à l’aide des communications chiffrées de l’application de messagerie détenue par Facebook.

N’essayez pas de répliquer l’expérience de Matt Watson, puisqu’il pourrait s’agir d’un crime.

Les commentaires sous les vidéos hébergées sur YouTube, qui ne sont pas explicites, contiennent également de nombreux messages dans lesquels les utilisateurs indiquent les moments où les enfants sont dans des positions considérées comme sexuellement implicites.

Dans sa démonstration, Matt Watson crée un nouveau compte YouTube et parvient à entrer dans ce qu’il appelle un « trou noir pédophile » en à peine deux clics. Une fois dans ce « trou noir », toutes les recommandations de l’algorithme de YouTube sont des vidéos d’enfants associées à des commentaires pédophiles.

D’après ce youtubeur, plusieurs de ces vidéos contiennent des publicités mises en ligne par le système automatisé de YouTube. En d’autres mots, la plateforme reçoit de l’argent chaque fois qu’une personne voit l’une de ces publicités, et profite donc, sans nécessairement le savoir, de cette situation.

Les accusations de M. Watson ont suscité de nombreuses réactions sur Twitter. Le mot-clic  (Nouvelle fenêtre)#YoutubeWakeUp (Nouvelle fenêtre) (« YouTube réveille-toi »), associé à ce sujet, a été utilisé des centaines de fois par des personnes qui espèrent que la plateforme bloquera ces contenus.

« L’objectif de cette campagne n’est pas de détruire YouTube, a notamment écrit le compte Twitter YouTubewakeup (Nouvelle fenêtre). Notre but est de montrer l’hypocrisie de YouTube, qui monétise des vidéos d’enfants autour desquelles des pédophiles sont actifs. »

YouTube n’avait pas encore réagi au moment d’écrire ces lignes.



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