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L’alternative technologique au mur à la frontière mexicaine fait aussi débat | ROB LEVER

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Le mois dernier, les législateurs démocrates ont soutenu l’idée d’une sécurité à la frontière « importante, mais intelligente » sans « les coûts associés aux barrières physiques ».

Certains projets de « mur virtuel » utilisant la technologie de jeunes entreprises telles que Quanergy et Anduril Industries sont déjà à l’essai le long de la frontière américano-mexicaine.  

Ils sont basés sur des systèmes utilisant l’intelligence artificielle, des drones et d’autres outils électroniques pour remplacer le projet du président républicain d’ériger une barrière en acier ou en béton.

Les avantages d’une solution technologique sont multiples : un coût bien inférieur, une mise en oeuvre plus rapide ainsi que des effets sur l’environnement moins marqués, selon ses promoteurs.

Pourtant des militants s’inquiètent de l’impact d’un déploiement à grande échelle de technologies susceptibles d’atteindre les libertés individuelles.  

L’un des risques, soulignent-ils, est de mettre en place un profilage basé sur les origines raciales et de rassembler des données de manière abusive.

Ils mettent en avant la possible utilisation d’algorithmes privilégiant par exemple « un ciblage basé sur le risque ».

Ces outils pourraient « reproduire les préjugés de leurs programmateurs, accablant les communautés vulnérables, manquant de transparence démocratique et encourageant la collecte et l’analyse de quantités de données » indues, selon une lettre adressée récemment aux législateurs par 20 organisations incluant l’Union américaine des libertés individuelles, la Fondation de la liberté de la Presse ou le Centre national de droit de l’immigration.  

La lettre souligne également que des technologies telles que la reconnaissance faciale, vocale ou l’authentification de l’iris de l’oeil « soulèvent des inquiétudes importantes sur le respect de la vie privée ».

« L’utilisation de la surveillance technologique, qui ne serait pas elle-même contrôlée, compromettrait les droits de la vie privée de tout un chacun », estime ainsi Elliot Harmon de la fondation Electronic Frontier, l’un des groupes signataires.

Vie quotidienne scrutée ?

Il cite l’accroissement de l’utilisation des drones, surveillant sans distinction toute personne présente près de la frontière, dont des citoyens américains et autres résidents en situation légale.

« La technologie n’est pas la panacée aux problèmes à la frontière », résume Mana Azarmi, du Centre pour la démocratie et la technologie.

« Si le Congrès décide de financer la technologie pour surveiller les gens à la frontière, un tel financement doit être conditionné à des mesures pour s’assurer du respect des droits », ajoute-t-il.

Ce débat émerge au moment où Donald Trump intensifie sa campagne en faveur d’un mur physique, même si un récent compromis entre parlementaires démocrates et républicains sur son financement comprend un montant qui serait bien inférieur aux cinq milliards de dollars voulus par la Maison-Blanche.

Pour Matthew Feeney du centre de réflexion libertarien Cato Institute, un mur « intelligent » serait à bien des égards pire qu’un véritable mur.

« Il serait naïf de croire qu’un équipement de la patrouille de surveillance à la frontière ne prendrait pas en compte la vie quotidienne des Américains », estime-t-il dans un article de blogue.  

Au contraire, pour Darrell West, qui dirige le Brookings Institution’s Center for Technology Innovation, « plutôt que de dépenser beaucoup d’argent à embaucher de nouvelles personnes (dédiées à la surveillance à la frontière), il serait plus rationnel de déployer des capteurs, des caméras et des drones ».

De son côté, le représentant républicain du Texas Will Hurd, dans un entretien à Rolling Stone, a qualifié le mur physique « de solution du troisième siècle ». Il avance aussi des chiffres plaidant en faveur d’un mur virtuel : un mur intelligent coûterait 500 000 dollars par mile (1,6 km) contre 18 à 24 millions par mile pour une barrière en béton ou en acier.

« C’est une façon plus intelligente et plus efficace pour la barrière transfrontalière », conclut Darrell West.



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Un générateur automatique de texte trop performant pour être public

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Le programme, baptisé GPT-2,  peut être utilisé pour des articles, des présentations ou n’importe quel écrit. C’est « le nec plus ultra pour modéliser certains niveaux de langage », dont le résumé et la traduction, selon le centre de recherche OpenAI, qui est soutenu par le patron de Tesla, Elon Musk, ainsi qu’Amazon et Microsoft.

Mais ce programme révolutionnaire ne sera pas dévoilé au public en raison « de nos inquiétudes sur les utilisations malveillantes de cette technologie », ont expliqué jeudi sur leur blogue les chercheurs d’OpenAI.

Selon eux, le programme pourrait être utilisé pour générer de faux articles de presse, usurper l’identité d’autres personnes en ligne ou automatiser des infox sur les réseaux sociaux.

Le programme a ainsi écrit un article de 300 mots à partir du postulat suivant : « un troupeau de licornes vivant dans une vallée des Andes qui n’avait jusqu’ici jamais été explorée ».  

OpenAI assure que le GPT-2 « est meilleur que les autres modèles de langue » après avoir été testé avec Wikipedia, des informations ou des livres, sans avoir eu besoin de formation spécifique.

« Le grand public doit être plus méfiant face aux textes publiés en ligne, comme les phénomènes de « deepfakes » doivent rendre plus méfiants concernant les images », ont souligné les chercheurs, en référence aux vidéos manipulées qui reproduisent la gestuelle et le ton de voix d’une personne.

L’intelligence artificielle est la science dont le but est de faire exécuter par une machine des tâches que l’homme accomplit en utilisant son intelligence et ses capacités cognitives. La firme américaine IBM a été pionnière dans ce domaine avec la victoire de son superordinateur Watson contre un grand joueur d’échecs ou celle lors du jeu de culture générale Jeopardy.  

Mais son programme « Project Debater » a en revanche échoué récemment à convaincre un auditoire lors d’un débat sur un sujet de société organisé contre un humain.



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De faux visages créés par l’intelligence artificielle

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Ces images qui apparaissent sur ce site changent au fur et à mesure de nos visites. On y trouve des personnes de tous âges et toutes origines, seulement, sans explication.

Ce site a été créé par NVIDIA, une compagnie en techno spécialisée en intelligence artificielle (IA). Pour arriver à ce résultat, le logiciel d’IA a été entraîné avec 70 000 photos trouvées sur Flickr. Finalement, le programme a été capable de générer des images de personnes, qui semblent réelles, à partir de rien.

La compagnie a fait une vidéo pour expliquer comment l’IA peut créer ces images.

Évidemment, la possibilité de fabriquer de faux visages grâce à un réseau de neurones artificiels peut aussi favoriser la création de faux comptes, notamment sur Facebook.

« Ça pourrait vraiment aider les gens qui créent de faux comptes. En ce moment, ils doivent trouver une photo de profil ailleurs sur le web. C’est donc souvent facile de prouver que c’est un faux compte, puisque les photos se trouvent ailleurs. Avec ce site, ils auront accès à un nombre illimité de photos qui n’apparaissent nulle part sur le web », souligne le chroniqueur spécialisé en fausses nouvelles Jeff Yates.

Comment repérer les faux visages?

Il n’est pas évident de savoir que la personne n’existe pas, car la photo semble assez réelle. Il faut donc aller plus loin et être très observateur.

« Le système n’est pas parfait. Si on regarde comme il faut, on peut voir qu’il y a des choses dans les images qui clochent. Il y a souvent des distorsions autour des yeux, de la bouche, des cheveux et des oreilles. On peut donc constater que ce sont des images artificielles. Mais en regardant vite, ce n’est pas très évident », explique Jeff Yates.



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Les talibans adeptes des réseaux sociaux dans leur guerre de propagande | DAVID STOUT ET SAJJAD TARAKZAI

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Connus pour avoir interdit la télévision et la radio lorsqu’ils dirigeaient d’une main de fer le pays entre 1996 et 2001, les insurgés se sont remarquablement bien adaptés à l’ère des nouveaux médias.

Leur porte-parole commente à présent en temps réel sur Twitter la situation sur le champ de bataille et son service dédié aux médias est en contact permanent avec les journalistes par messagerie.

« Les médias sont considérés comme une facette du combat », explique à l’AFP le porte-parole, Zabihullah Mujahid, via WhatsApp.

« Nous ne sommes pas opposés à la technologie moderne », renchérit un haut responsable taliban en lien avec le service médias.

« C’est nécessaire dans le contexte et cela ne contrevient pas à la charia », déclare-t-il à l’AFP, tout en reconnaissant que le mouvement peine parfois à contrôler sa communication.

Certains chefs talibans ont accordé des entrevues sans que le service médias soit tenu au courant, le contraignant parfois à démentir. Les fuites invérifiables attribuées à des sources talibanes sont fréquentes.

De nombreuses fausses pages apparaissent en leur nom sur les réseaux sociaux, tandis que leurs comptes officiels sur Facebook et Twitter sont régulièrement fermés puis rouverts sous d’autres noms. Le porte-parole Zabihullah Mujahid lui-même est soupçonné de n’exister que virtuellement.

Descriptions farfelues

Les progrès ne sont pas passés inaperçus, notamment à la représentation de l’OTAN à Kaboul, où les contenus talibans sont suivis de près.

« Cela nous donne une idée de ce que le groupe a en tête ce jour-là », explique le colonel Knut Peters, son porte-parole.

Si les talibans continuent d’exagérer le nombre de leurs victimes, la description qu’ils font de leurs actions est devenue plus précise, moins farfelue.  

« Les talibans ont découvert que la vérité a plus d’impact que la fiction », souligne Graeme Smith, consultant auprès de l’International Crisis Group.

Les médias les considèrent aussi plus réactifs que les autorités.

« Lorsqu’un journaliste a été tué […] il y a quelques semaines, j’ai écrit au porte-parole taliban et j’ai eu une réponse en quelques minutes », souligne A. Mujeeb Khalvatgar, directeur d’un groupe de soutien aux médias. Celle de la présidence afghane se fait toujours attendre.

Les informations demeurent toutefois sujettes à caution. « D’habitude, elles ne sont pas correctes », selon le journaliste pakistanais Tahir Khan. Mais dans un tel contexte, « la propagande psychologique est un facteur majeur », estime-t-il.

Selon la source talibane, le haut commandement insurgé donne des instructions à une poignée de hauts responsables qui diffusent ensuite les messages en cinq langues : pachtou, dari, anglais, ourdou et arabe. Les contenus multimédias sont produits par des dizaines de volontaires.  

Une armée de stagiaires, dont des étudiants en journalisme et des experts en technologies, scrute les réseaux sociaux, selon la source talibane. « Ce sont des serviteurs de Dieu, des volontaires », dit-il.

Liberté

Lorsqu’ils étaient au pouvoir, les talibans contrôlaient étroitement les médias. La plupart des journalistes étrangers avaient fui et leurs homologues afghans travaillaient souvent clandestinement de peur d’être agressés.

Le paysage médiatique afghan a connu une véritable renaissance depuis 2001.

Mais il s’est aussi attiré la vindicte des insurgés. L’Afghanistan était classé en 2018 comme le pays le plus dangereux au monde pour les journalistes.

Les talibans « à présent font un usage étendu des médias. Cela ne veut pas dire qu’ils croient en la liberté d’expression », estime M. Khalvatgar.

« Cela veut dire qu’ils savent comment utiliser les médias […] en tant qu’outil de propagande, pas en tant que droit des citoyens », ajoute-t-il.  

Ces dernières semaines, les pourparlers entre talibans et États-Unis ont donné lieu à des « progrès », faisant craindre à certains un retrait américain et un retour des insurgés au pouvoir.

Selon la source talibane, le mouvement n’a pas l’intention de fermer les médias afghans mais attend des journalistes qu’ils respectent un « code de conduite » en lien avec la charia, non défini à ce jour.

Les présentatrices, nombreuses actuellement, seraient exclues de l’antenne. « Il vaut mieux qu’elles restent à la maison ou qu’elles prennent une autre profession respectable », a déclaré la source talibane.

Mais les médias étrangers seraient les bienvenus, a-t-il affirmé.

« Nous avons abrité Oussama [ben Laden] et nous lui avons offert tout notre respect parce qu’il était notre invité », souligne-t-il. « Toute personne venant d’un autre pays sera notre invité ».



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