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Santé Et Nutrition

Pomegranate-Parsley Tabbouleh

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This nonconventional tabbouleh leans into the smoky, lemony flavor of freekeh, which gets played up even thanks to sweet-sour pomegranates and a punchy dressing, but feel free to sub farro, brown rice, or barley. Soaking the whole grains shortens the cooking time. This recipe is from Where Cooking Begins by Carla Lalli Music.



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Santé Et Nutrition

De la résignation à l’organisation sanitaire

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Une fois par mois, Le Devoir lance à des passionnés d’histoire le défi de décrypter un thème d’actualité à partir d’une comparaison avec un événement ou un personnage historique.

En ce temps de coronavirus, le rôle de l’historien est de présenter les modèles explicatifs issus des grandes pandémies afin de saisir la logique des moyens utilisés pour les combattre. Les épidémies de peste ont laissé une empreinte durable sur l’imaginaire occidental. L’expression « fuir comme la peste » rappelle ainsi les traumatismes qu’a laissés cette terrible maladie. Une autre grande tueuse, le choléra, a quant à elle fait naître l’expression « avoir une peur bleue », qui provient de l’aspect bleuté des cadavres.

Le premier modèle explicatif des maladies infectieuses attribue au châtiment divin la source générale des épidémies. À sa suite naissent les conjonctions néfastes des astres, l’empoisonnement de l’air et des puits, les sécheresses, les invasions d’insectes… ce qui induit un certain nombre de mesures telles que la prière, les processions, l’invocation de saints protecteurs, les pèlerinages, la fuite hors des villes ou encore la recherche de boucs émissaires : juifs, sorciers et sorcières, étrangers…

Cela se produit dans un univers mental bien différent d’aujourd’hui et c’est, en général, un état de résignation qui domine devant ces fléaux. Tout au plus essaie-t-on d’amoindrir les effets de cette catastrophe naturelle comme on le fait aujourd’hui pour les tremblements de terre et les tsunamis.

Rationalisation

Les choses changent à partir du XVIIe siècle, au moment où une plus grande rationalisation de la pensée, délaissant la croyance en des causes divines, s’attaque au fatalisme ambiant. Un nouveau modèle explicatif des maladies infectieuses, basé sur l’observation, attribue leur émergence à des causes naturelles : une corruption de l’air engendrant des miasmes mortels.

Cette théorie aériste donne aussi lieu à une série d’observations : périodes d’éclosion et de disparition des maladies infectieuses, trajets des épidémies, altérations du climat que les médecins vont systématiser par la rédaction de topographies médicales. Des mesures de protection et d’endiguement des épidémies voient alors le jour : cordon sanitaire, isolement des malades, mise en quarantaine des navires, fumigation des objets infectés, désinfection à l’aide d’agents variés…

La thèse aériste est particulièrement présente lors des grandes pandémies de choléra et de typhus qui frappent l’Europe et l’Amérique en 1832, 1834, 1847 et 1849. Les médecins s’entendent généralement sur le fait que le choléra, pourtant véhiculé par l’eau contaminée, se « transporte sur les ailes du vent ». À Québec, on tire des salves de canon pour modifier l’air ambiant, espérant ainsi réduire son intensité.

À partir de la seconde moitié du XIXe siècle, le savoir empirique permet l’introduction du premier vaccin antivariolique, mais ce nouveau procédé préventif ne fait guère l’unanimité. Lorsqu’une importante épidémie de variole éclate à Montréal en 1885, les autorités de la ville proclament la vaccination obligatoire. Or, cette nouvelle mesure coercitive et improvisée est imposée sans préparation des citoyens. Elle attise la colère de ceux-ci et provoque une importante émeute. Un événement semblable surviendra à Rio de Janeiro en 1904 lorsque le gouvernement rendra obligatoire la vaccination antivariolique.

Grippe espagnole

L’émergence de la médecine scientifique en laboratoire à la fin du XIXe siècle donne naissance à un nouveau modèle explicatif. La découverte des microbes et, surtout, celle de la spécificité des causes des maladies infectieuses — un microbe spécifique isolé en laboratoire — est un pas de géant dans la lutte contre certaines maladies infectieuses.

Cette démarche permet désormais de préciser les vecteurs (eau, air, insectes, contacts interhumains…) et de fabriquer des vaccins contre la diphtérie, la tuberculose ou le tétanos. À partir du moment où la médecine préventive repose sur des faits scientifiques, les autorités feront davantage d’efforts pour assainir l’espace public : égouts, adduction d’eau, traitement des eaux usées, pasteurisation du lait… Elles lanceront aussi de grandes campagnes de « propagande sanitaire » axées sur les moyens de combattre les microbes.

Elles font ainsi de la peur un outil de prévention. On comprendra bientôt que l’éducation et une information moins tapageuse liées à une augmentation du niveau de vie constituent les meilleurs moyens de prévention.

Entre-temps, la Première Guerre mondiale favorise l’apparition de la première grande pandémie du XXe siècle : l’influenza. Appelée faussement grippe espagnole, elle provient des États-Unis et se répand en Europe et sur tous les continents lors de la démobilisation massive des troupes. Elle prend tout le monde par surprise, y compris les bactériologistes, les médecins et les autorités sanitaires qui n’arrivent pas à isoler le germe fautif.

Les virus sont alors inconnus et ne seront découverts qu’après l’invention du microscope électronique. Impossible donc de procéder au dépistage des personnes infectées et encore moins de trouver un traitement efficace. La rapidité de la contagion et la virulence de la maladie rappellent les heures sombres de la grande peste noire de 1347 et on estime aujourd’hui à plus de 50 millions le nombre de victimes de l’influenza. Les mesures préventives les plus modernes pour l’époque sont pourtant mises en œuvre : isolement des malades, port du masque, fermeture des lieux publics, interdiction de rassemblement, érection d’hôpitaux temporaires…

Au Canada, cette pandémie entraîne la création du ministère fédéral de la Santé. Au Québec, le Service provincial d’hygiène, créé peu après l’épidémie de variole de 1885, voit ses pouvoirs renforcés, permettant ainsi la création des unités sanitaires de comté, qui orienteront leurs actions sur la prévention des maladies infectieuses. On assiste bientôt à la découverte des virus et à la naissance de la virologie, puis de l’immunologie.

Cette dernière spécialité biomédicale sera mise à profit au début des années 1980, au moment de l’apparition du sida. Elle aussi prend tout le monde au dépourvu avec cette infection « rétrovirale » peu connue chez l’homme, qui détruit le système immunitaire. Ses modes limités de transmission (contacts sexuels, transfusion sanguine, accidents sanguins chez les intervenants de la santé…) touchent surtout des populations jugées « marginales » :homosexuels, prostituées, adeptes d’amour libre, pays subsahariens… L’épidémie cause ainsi moins d’émoi.

Théories du complot

Quelles sont les constantes, à travers les siècles, des comportements et des explications liées aux maladies épidémiques ? Le modèle magico-religieux qui s’est largement manifesté lors des grandes épidémies de peste est toujours présent, à des degrés moindres, du XIXe siècle jusqu’à récemment.

Des défilés et des offices religieux sont organisés pendant les épidémies de choléra. En 1832, l’archevêque de Québec proclame que l’épidémie est un avertissement de Dieu. Moins d’un siècle plus tard, son homologue invoque la protection de saint Roch contre la « grippe espagnole ». Un médecin, membre de l’élite de la profession médicale, explique qu’une constellation astrologique néfaste est à l’origine du fléau.

La recherche de boucs émissaires constitue une autre constante dans toutes les pandémies. La théorie du complot (fabrication de virus en laboratoire) est une explication toujours présente. Ainsi, le sida proviendrait des Soviétiques ; la grippe asiatique et le H1N1, des Chinois, la COVID-19, des Chinois ou des Américains. Enfin, la dénégation et la culpabilité sont d’autres réactions suscitées par ces grandes pandémies.

Bref, l’histoire des épidémies montre que les mesures empiriques ont parfois été efficaces pour prévenir certaines maladies infectieuses, mais qu’elles ont été largement insuffisantes et appliquées avec parcimonie. C’est pourquoi la recherche scientifique en microbiologie, en virologie et en immunologie sur les causes, les vecteurs et les vaccins ont permis des progrès immenses dans la prévention des maladies infectieuses. Mais on a aussi compris, peu à peu, qu’elle doit être liée à l’amélioration des conditions de vie, à l’éducation et à la responsabilisation des citoyens, lesquelles sont des éléments clés de la lutte contre les épidémies.

La pratique de la vaccination depuis la fin du XIXe siècle constitue aussi une voie essentielle de sauvegarde des populations et a permis une diminution notable de la mortalité infantile et adulte. Les efforts de collaboration internationale à partir du milieu du XXe siècle ont permis de diminuer sensiblement l’incidence des maladies infectieuses. En revanche, la pauvreté endémique d’une grande partie de la population mondiale, l’absence d’un système de santé accessible à tous et la désinformation sont les pires ennemis de ces efforts.

Du reste, même dans les pays industrialisés, les pouvoirs publics, jusqu’aux premières décennies du XXe siècle, ont attendu des situations de crise majeure pour établir des mesures préventives efficaces. Il est à souhaiter que les pouvoirs politiques et économiques tirent des leçons de la pandémie actuelle et qu’ils orientent aussi leur intervention préventive vers de solides politiques environnementales.

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Santé Et Nutrition

Six initiatives contre la pandémie

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1. Technologie
Imprimantes 3D, à vous de jouer
« On en sort actuellement 100 par jour, mais la semaine prochaine, on espère doubler notre production. » Jeanne Couture, directrice générale d’Artefact urbain, est enthousiaste. L’initiative lancée par son entreprise culturelle fonctionne bien.

Après avoir perdu tous ses contrats à cause de la pandémie, la firme qui conçoit normalement des maquettes pour des œuvres d’art public fabrique aujourd’hui des visières de protection « temporaires » pour le milieu de la santé. « On a créé un réseau avec nos contacts dans le milieu des arts et on s’est monté une petite armée d’artistes et de makers qui ont accès à une imprimante 3D », explique Mme Couture.

Chacun a accès au même modèle offert en ligne gratuitement. Artefact se charge en outre de l’assemblage et de la livraison aux clients. La firme s’occupe aussi de prendre les commandes.

La demande est d’abord venue d’optométristes au pays, car le père du directeur technique d’Artefact, Aaron Bass, pratique ce métier. Inquiet de voir les réserves de visières s’épuiser au sein de son ordre professionnel, il en a glissé un mot à son fils.

« On est rentrés dans le réseau des optométristes au départ, mais là, on vient de recevoir une commande d’un hôpital de Sherbrooke pour 100 visières. Des infirmières de Montréal nous appellent pour nous en commander parce que c’est back order [en rupture de stock] partout. Du personnel dans les pharmacies aussi… », explique Jeanne Couture.

Une visière est vendue au prix coûtant de 20 $, et les artistes reçoivent 5 $ pour chaque unité fabriquée. L’idée n’est donc pas de faire du profit, affirme Mme Couture, mais de prêter main-forte aux travailleurs de la santé.

En ces temps de pandémie, ils en ont bien besoin.

Guillaume Lepage 

2. Éducation
Des professeurs rassurants

Un peu partout au Québec, des professeurs se mobilisent pour prendre des nouvelles de leurs élèves et les rassurer.

La première fois que Mme Sophie a appelé sur Skype pour prendre des nouvelles de son élève, les yeux de Milo, 9 ans, se sont agrandis de stupéfaction. « Il était bouche bée, raconte sa mère, Julie Robillard. Il était un peu ému et même gêné. »

Le lendemain, c’est la classe au grand complet qui était réunie avec Mme Sophie sur la plateforme Zoom. « Elle prend de leurs nouvelles, leur demande ce qu’ils font de leurs journées. Elle les rassure aussi : elle leur dit de ne pas s’inquiéter, que les professeurs de l’année prochaine vont être au courant qu’ils n’ont pas eu toute la matière. Elle les sécurise », résume la mère de Milo.

La première rencontre a si bien fonctionné que Mme Sophie a décidé de récidiver tous les jeudis matin, pour le plus grand bonheur de Milo et de sa mère, qui trouve que Mme Sophie est vraiment la #meilleureprof.

D’autres initiatives similaires ont vu le jour ces dernières semaines. L’une des plus populaires est celle de Gabrielle Chamberland. L’enseignante en adaptation scolaire de l’école Chomedey-de-Maisonneuve a contacté une trentaine de professeurs du Québec, qui ont chacun enregistré un petit message d’encouragement pour leurs élèves. La vidéo « À toi mon élève » est devenue virale. Les professeurs disent à leurs élèves qu’ils pensent à eux, qu’ils s’ennuient, qu’ils les aiment et tentent de se faire rassurants en leur répétant que « ça va bien aller ».

Jessica Nadeau 

3. Réflexion
Réfléchir ensemble à la crise
Si les librairies sont fermées et que certaines maisons d’édition ont mis leurs nouvelles publications sur pause, il est toujours permis de réfléchir et de faire circuler les idées. Écosociété a ainsi lancé cette semaine une série de capsules vidéo « Immunité critique », dans lesquelles des essayistes se penchent sur la crise actuelle, avec le sens critique qui leur est cher.

« Plus que jamais, nous avons besoin de solidarité, de courage et d’idées fortes. Non seulement pour traverser cette épreuve, mais aussi pour donner un sens à notre trajectoire collective », explique la maison d’édition.

C’est l’occasion donc de prendre un pas de recul pour mieux comprendre ce que nous vivons durant la pandémie, mais aussi penser déjà à l’après-coronavirus.

C’est le philosophe et auteur Alain Deneault qui a lancé les festivités lundi en rappelant que nous mesurons pleinement ces dernières semaines le coût des paradis fiscaux, qui ont d’après lui appauvri les services publics, et particulièrement le milieu de la santé.

« Dans un très grand nombre de contextes, la question des paradis fiscaux se pose. Et aujourd’hui évidemment, de manière dramatique. Parce qu’on aurait besoin d’un état fort, d’instruments, d’infrastructures, de personnel en ce moment, mais pour ce faire, il faut le financer », a-t-il expliqué en direct de son bureau, en plein confinement.

Dans les prochaines capsules vidéo, les répercussions de la crise actuelle seront analysées sous tous les angles : changements climatiques, souveraineté alimentaire, économie, politique, etc..

Annabelle Caillou

4. Production
Les microdistilleries se mettent au désinfectant

Au lieu de produire de l’alcool, plusieurs microdistilleries ont décidé de participer à la fabrication de désinfectant pour les mains, un produit devenu rare en pleine pandémie de coronavirus.

Les autorités publiques ne cessent de le répéter : lavez-vous les mains. Et puisqu’il n’est pas facile au quotidien d’avoir toujours de l’eau et du savon à portée de main, les magasins et les pharmacies se sont fait complètement dévaliser de gel désinfectant, comme le Purell.

Le Regroupement Gelamain Québec a donc décidé la semaine dernière de produire près de 25 000 litres de désinfectant à mains sous différents formats. Ils seront distribués gratuitement dans le réseau de la santé et à certains services essentiels. Le regroupement espère par la suite augmenter sa production pour pouvoir aussi en offrir aux fournisseurs et aux distributeurs de l’industrie agroalimentaire.

Breuvages Trybec (Cowansville), la Distillerie 3 Lacs (Valleyfield), la distillerie La Chaufferie (Granby), la distillerie Cirka (Montréal), la distillerie Fils du Roy (Saint-Arsène) et la distillerie Vice & Vertu (Québec) sont les premiers producteurs à avoir embarqué dans le projet. D’autres microdistilleries de l’Association des microdistilleries du Québec ont déjà démontré leur intérêt.

​Annabelle Caillou
5. Engagement 
Don de masques
Étant donné que les masques se font de plus en plus rares, des particuliers et des entreprises se mobilisent pour donner leurs surplus au réseau de la santé.

« À tous mes contacts dans le domaine de la santé, ce n’est pas grand-chose, mais j’ai quatre boîtes de masques que je pourrais livrer à une clinique dans le besoin », a écrit Nadine Bouchard sur sa page Facebook.

En trente minutes à peine, la propriétaire d’un salon d’esthétique de Brossard a trouvé preneur : une clinique médicale et un organisme à but non lucratif qui fait des interventions à domicile pour les personnes avec des problèmes de santé mentale.

Avant de mettre son message sur Facebook, Nadine Bouchard a songé à contacter le ministère de la Santé pour offrir ses masques, mais elle ne pensait pas qu’ils prendraient la peine de lui répondre « uniquement pour quatre boîtes », explique-t-elle.

Ils sont plusieurs comme Mme Bouchard à ne pas oser contacter le ministère pour des quantités qui semblent dérisoires en comparaison des besoins qui sont immenses, constate Philippe Tremblay, président de la compagnie québécoise Vertdure, spécialisée dans le traitement de pelouse.

C’est pourquoi l’entrepreneur a eu l’idée d’utiliser les camions et les points de service de sa compagnie pour faire la collecte de tous les masques disponibles au Québec. En quelques jours à peine, des centaines de compagnies ont répondu à l’appel, et plus de 20 000 masques ont déjà été amassés.

De grandes compagnies se mettent aussi de la partie. Desjardins a annoncé jeudi avoir fait don de 60 000 masques de protection au gouvernement du Québec. « Desjardins avait fait l’acquisition de ce matériel il y a quelques mois à la suite de la révision de son plan de continuité en cas de pandémie », a expliqué l’entreprise dans un communiqué.

Jessica Nadeau 

6. Recherche
La course aux respirateurs artificiels
Un professeur de l’Université Queen’s, en Ontario, Arthur McDonald, travaille présentement à mettre au point un respirateur artificiel 100 % canadien destiné à la production de masse. Pour ce faire, l’appareil doit être composé d’un minimum de pièces facilement accessibles sur le marché canadien, et il doit être parfaitement fonctionnel.

Le Dr McDonald, l’un des trois lauréats du prix Nobel de physique en 2015, n’est évidemment pas seul dans sa tâche. Il est épaulé par des chercheurs de l’accélérateur de particules TRIUMF, à Vancouver, et des laboratoires nucléaires canadiens de Chalk River, en Ontario.

Les équipes du Dr McDonald s’inspirent des travaux de l’équipe de Cristiano Galbiati, un professeur de Princeton qui travaille présentement à Milan, où le coronavirus frappe durement. Il a conçu un prototype, qui fait l’objet d’une série de tests actuellement. Si les résultats sont concluants, le Dr Galbiati s’est engagé à diffuser rapidement les plans de l’appareil au bénéfice du monde entier.

Plus près de nous, la firme montréalaise CAE, surtout connue pour fabriquer des simulateurs de vol, a déjà mis au point un respirateur artificiel. Elle a développé l’appareil en 11 jours, avec une équipe de 12 personnes. Il faut dire que l’entreprise commercialise déjà des appareils médicaux destinés à la formation du personnel soignant. Pour l’instant, CAE attend le feu vert de Santé Canada pour commercialiser son produit, directement depuis ses installations montréalaises.

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Santé Et Nutrition

Vent de résistance pour soutenir les femmes enceintes

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La résistance s’organise pour dénoncer la décision de l’Hôpital général juif de Montréal d’interdire aux femmes enceintes d’être accompagnées lors de leur accouchement. Professeurs de droit, professionnels de la santé, citoyens et parents inquiets interpellent le gouvernement, chacun à leur façon, pour rappeler à l’ordre l’établissement et empêcher que cette mesure jugée « cruelle » ne se généralise à travers la province.

« Les femmes doivent pouvoir être accompagnées dans un moment aussi charnière et traumatisant de leur vie, d’autant plus que bon nombre d’entre elles sont profondément inquiètes de donner naissance en contexte de pandémie », plaident dans une lettre envoyée au Devoir plus d’une cinquantaine de professeurs des facultés de droit de huit universités.

L’Hôpital général juif (HGJ) a décidé vendredi dernier d’interdire la présence d’un partenaire ou d’une personne désignée lors des accouchements et pendant la période post-partum, et ce, aussi longtemps que durera la pandémie. Cette mesure vise à protéger le personnel de la santé, après que des femmes enceintes et leurs proches ont fait fi des consignes en circulant dans les couloirs ou en refusant de porter un masque alors qu’ils présentaient des symptômes de la COVID-19.

Cette décision n’a pas manqué de soulever la grogne des parents sur le point d’agrandir leur famille, mais aussi dans le milieu du droit. Pour les signataires de la lettre, il en va du droit des femmes et des enfants à naître d’avoir des soins de qualité. Ils pressent ainsi le premier ministre, François Legault, et la ministre de la Santé, Danielle McCann, de rappeler à l’ordre l’HGJ — et les autres centres hospitaliers qui pourraient lui emboîter le pas — et de trouver des mesures intermédiaires.

Car il est possible, disent-ils, de respecter ces droits tout en protégeant le corps médical contre les risques de contamination.

« On comprend que c’est un contexte particulier et on a conscience des risques pour le personnel de la santé, mais ce n’est pas une raison pour négliger les soins apportés aux femmes, qui ont besoin d’un soutien psychologique et physique du proche qui les accompagne », fait valoir Alain Roy, professeur de droit à l’Université de Montréal et cosignataire principal de la lettre.

L’enfant qui arrive dans un monde bouleversé par le nouveau coronavirus a également le droit d’être « préservé des risques associés à un accouchement qui se déroulera dans un contexte social très anxiogène pour la mère et son ou sa partenaire ».

« Ce sont des soins essentiels », insiste Andréanne Malacket, professeure de droit de la famille à l’Université de Sherbrooke et cosignataire de la lettre. Elle-même enceinte de 33 semaines, elle craint de voir cette directive faire des petits dans d’autres hôpitaux, dont celui où elle doit accoucher, à Longueuil.

Empêcher les femmes enceintes d’être accompagnées va de plus à l’encontre des recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), note-t-elle.

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