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Les sables mouvants de SNC-Lavalin

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C’est une patate très chaude que Justin Trudeau a entre les mains avec le dossier SNC-Lavalin. Ciblé par l’opposition, le premier ministre nie avoir exercé des pressions sur son ancienne ministre de la Justice pour qu’elle accorde à la compagnie québécoise un accord de poursuite suspendue (comme le souhaite le gouvernement québécois). Le dossier a des ramifications juridiques et économiques, mais il ébranle aussi les relations entre le gouvernement Trudeau et les Autochtones. Décryptage en six aspects.

Panier de crabes politique

Encore vendredi, le premier ministre Justin Trudeau constatait en point de presse qu’il doit « faire très attention par rapport » à ce qu’il peut dire [ou pas] publiquement au sujet des discussions qu’il a eues avec son ex-ministre Jody Wilson-Raybould. Les échanges du Conseil des ministres sont confidentiels… et ils le restent même si Mme Wilson-Raybould a choisi de démissionner.

Ainsi, bien des éléments de ce dossier risquent de ne jamais être dévoilés. Et dans le contexte actuel, il est impossible de juger si les conversations entre l’équipe Trudeau et l’ex-ministre de la Justice au sujet de SNC-Lavalin relevaient de ce qui est permis (discuter de l’enjeu) ou de ce qui ne l’est pas (faire pression sur la ministre). M. Trudeau martèle qu’il a souligné à la ministre que la décision d’accorder un accord de poursuite suspendue à SNC ne pouvait relever que d’elle-même — la procureure des poursuites pénales du Canada ayant pour sa part jugé que SNC n’y était pas admissible. Il soutient aussi que son ancienne ministre ne lui a jamais fait part d’un quelconque problème quand elle était au cabinet.

Reste que, pour les partis d’opposition, le fond de l’histoire permet une conclusion : Mme Wilson-Raybould a été tassée du ministère de la Justice parce qu’elle résistait aux pressions du cabinet du premier ministre, qui voulait donner un coup de main à une compagnie québécoise accusée de corruption. Et le refus des libéraux de laisser les principaux protagonistes de l’histoire témoigner devant le Comité permanent de la justice montrerait qu’ils ont des choses à cacher. « C’est un aveu de culpabilité », tranchait un député conservateur cette semaine.

 

Démêlés judiciaires

Plusieurs dossiers liés de près ou de loin à SNC-Lavalin se trouvent présentement devant les tribunaux. Mais un seul concerne l’accord de poursuite suspendue demandé à Ottawa : celui où SNC-Lavalin (comme compagnie) fait face à deux accusations pour fraude et corruption d’agents publics étrangers pour des actes commis en Libye entre 2001 et 2011. Selon les accusations portées par la GRC en 2015, la firme aurait versé près de 48 millions à des agents libyens dans le but d’influencer les décisions de leur gouvernement. L’enquête préliminaire est en cours.

Un autre dossier mis en lumière cette semaine rappelait que la GRC travaille avec le Directeur des poursuites criminelles et pénales du Québec afin de déposer des chefs d’accusation pour un stratagème de corruption visant l’obtention du contrat de réfection du pont Jacques-Cartier au début des années 2000.

Autrement, certaines causes pendantes concernent des ex-employés de la firme de génie-conseil. L’ancien vice-président contrôleur, Stéphane Roy, est personnellement accusé de fraude et de corruption d’agent étranger pour avoir participé au versement de pots-de-vin sous le régime du dictateur Kadhafi. L’ancien vice-président directeur, Sami Bebawi, fait face à des accusations semblables. Au début du mois, l’ancien p.-d.g. de SNC, Pierre Duhaime, a pour sa part plaidé coupable à un chef d’accusation d’abus de confiance pour un autre dossier ayant miné la crédibilité de l’entreprise — celui de la construction du Centre universitaire de santé McGill.

 

Contrats publics en jeu

SNC-Lavalin ne le cache pas : ses activités canadiennes ont généré des revenus de 2,9 milliards en 2017, soit 31 % du total, suivi des États-Unis (17 %), de l’Australie (13 %) et de l’Arabie saoudite (11 %). Essayez de prédire l’effet potentiel d’une condamnation criminelle, cependant, et vous voilà dans le brouillard, car l’entreprise refuse de ventiler la part qui provient des contrats publics au Canada. Qu’adviendrait-il si la compagnie en était éventuellement exclue ?

Selon un portrait sectoriel produit par Industrie Canada en 2013, les « gouvernements, organismes à but non lucratif et établissements publics » représentaient alors 22 % des ventes pour les firmes de génie, comparativement à 40 % pour les services en architecture. Au Québec seulement, 39 % du chiffre d’affaires des firmes de génie-conseil est lié aux marchés publics, mentionnait l’été dernier l’Association des firmes de génie-conseil du Québec dans un mémoire.

Au Québec et au niveau fédéral, SNC-Lavalin a toujours le droit de participer aux contrats publics. Si jamais l’entreprise était reconnue coupable des accusations qui pèsent sur elle, sa santé financière pourrait dépendre de l’étendue précise des marchés publics desquels elle serait exclue. À Ottawa, une condamnation peut mener à une radiation de dix ans pour les contrats publics, comparativement à cinq ans au Québec. Quand Le Devoir a demandé à un analyste financier ses commentaires sur les impacts potentiels, ce dernier a estimé que « personne ne sait ». La situation, selon lui, est tout simplement sans précédent.

 

Accord pour la compétitivité

Dès novembre 2015, le p.-d.g. de SNC-Lavalin annonce ses couleurs. Un régime d’accords de poursuite suspendue — auquel l’entreprise n’a toujours pas accès aujourd’hui malgré ses demandes — permettrait d’éviter un procès. Mais surtout de demeurer compétitif.

« Ça ferait en sorte que les entreprises canadiennes ne sont plus désavantagées par rapport aux entreprises de pays qui en ont, comme le Royaume-Uni et les États-Unis », dit alors Neil Bruce, dont l’argument reviendra plus tard, repris par d’autres, lors de la consultation fédérale. Dans son rapport annuel 2017, la compagnie prend même soin de nommer les multinationales qui en ont bénéficié : « Hewlett Packard, Rolls-Royce, Siemens et Alstom ».

Le projet de loi omnibus C-74, qui a reçu la sanction royale en juin 2018, est toutefois clair : dans les cas de corruption à l’étranger, « le poursuivant ne doit pas prendre en compte les considérations d’intérêt économique national, les effets possibles sur les relations avec un État autre que le Canada ou l’identité des organisations ou individus en cause ».

 

Tensions nationales

Autre particularité du dossier SNC-Wilson-Trudeau ? Sa perception au Québec par rapport à celle du Rest of Canada. Plusieurs chroniqueurs anglophones soulignaient cette semaine que SNC-Lavalin est une multinationale québécoise, qu’elle a des liens historiques avec les libéraux fédéraux, que la province sera au coeur de la bataille électorale cet automne… « Vous pouvez imaginer comment cela va être perçu en Alberta », écrivait Greg Mason dans le Globe and Mail mercredi.

Vu de l’ouest du pays, « Ottawa fait des contorsions pour protéger les emplois d’une firme de Montréal, alors que son inaction sur les pipelines ébranle l’économie albertaine », ajoutait John Ibbitson dans le même journal vendredi. Au Québec, plusieurs voix se sont fait entendre pour réclamer que SNC puisse profiter d’un accord de poursuite suspendue, au premier rang desquelles celle de François Legault : le premier ministre souhaite une entente « le plus tôt possible » entre Ottawa et SNC pour « protéger ce siège social et les milliers de bons emplois ».

 

Remous autochtones

Au-delà des impacts politiques directs que pourrait avoir cette crise pour Justin Trudeau, un dommage collatéral s’ajoute au portrait : l’effet du conflit avec Jody Wilson-Raybould (une femme autochtone) dans les relations entre le gouvernement et les communautés autochtones. Car le traitement réservé à Mme Wilson-Raybould mettrait à mal le projet de réconciliation d’Ottawa, ont laissé entendre plusieurs leaders autochtones cette semaine.

L’Union of British-Columbia Indian Chiefs a notamment appelé le premier ministre à condamner les « sous-entendus racistes et sexistes » de la campagne de salissage à l’égard de Mme Wilson-Raybould. Le chef de l’Assemblée des Premières Nations a rappelé que la nomination de Mme Wilson-Raybould comme procureure générale avait été accueillie comme un « accomplissement extraordinaire »… et ajouté que son départ soulevait conséquemment de nombreuses préoccupations.

Vendredi, Justin Trudeau a fait écho à ces tensions en disant que « les commentaires racistes et sexistes qu’il y a eus sont absolument inacceptables ».



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50 000 clients d’Hydro-Québec à risque de se faire débrancher

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Depuis hier, Hydro-Québec peut commencer à débrancher de son réseau les clients mauvais payeurs incapables de payer leur facture d’électricité. Cette année, près de 50 000 clients sont à risque de se faire couper le courant.

«On craint le pire au cours des prochains mois», soutient la conseillère budgétaire à l’ACEF du Nord de Montréal, Isabelle Mailloux-Béïque.

Elle soutient que de plus en plus de clients de la société d’État ont du mal à payer leur facture d’électricité à temps alors que les tarifs d’électricité continuent d’augmenter.

Lundi, 1er avril, les tarifs ont augmenté, en moyenne, de 0,9 %.

La semaine dernière, Mme Mailloux-Béïque dit avoir vu débarquer plus de 15 clients d’Hydro-Québec dans son bureau aux prises avec de sérieux problèmes de paiement.

L’an dernier, plus de 43 500 clients d’Hydro-Québec ont subi une interruption de courant en étant incapables de respecter leurs ententes de paiement. Ce nombre avait dépassé les 46 000 en 2017. En 2018, Hydro-Québec a été contrainte de signer des ententes de paiement avec 229 221 clients. Chemin faisant, les mauvaises créances de clients ont coûté 93,2 millions $ à Hydro-Québec en 2018, en hausse de 2 %.

Le dernier recours, dit Hydro

Chez Hydro-Québec, on indique que le processus de recouvrement se déroule sur plusieurs semaines. Hydro-Québec envoie d’abord des avis de retard. Si les factures demeurent impayées, un avis d’interruption de service est acheminé de 30 à 45 jours après le premier avis de retard. Dans l’intervalle, le client peut négocier une entente de paiement.

«Le dernier recours, c’est l’interruption du service», a précisé hier le porte-parole d’Hydro-Québec Cendrix Bouchard.

Une trêve hivernale empêche Hydro-Québec de débrancher ses clients entre le 1er décembre et le 31 mars. Plusieurs organismes qui défendent les droits des consommateurs croient qu’Hydro-Québec devrait repousser au 1er mai la fin de cette trêve.

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Lock-out à l’ABI : le syndicat doit faire des compromis, dit François Legault

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Le premier ministre du Québec appelle le syndicat des travailleurs de l’Aluminerie de Bécancour inc. (ABI) à faire des compromis dans le but de régler le conflit de travail qui dure depuis près de 15 mois. « La direction offre un salaire moyen de 92 000 $ par année aux 900 employés. Le syndicat doit faire des compromis », a déclaré François Legault sur les réseaux sociaux.

Le premier ministre du Québec a fait ce commentaire après s’être entretenu lundi avec les représentants syndicaux, puis les dirigeants d’Alcoa dans ses bureaux de Montréal, à deux jours d’une reprise des négociations entre les deux parties.

C’est surprenant et étonnant, a déclaré le président de la section locale 9700 du Syndicat des métallos, Clément Masse, au sujet de la déclaration du premier ministre. Pendant un instant, il a cru qu’il s’agissait d’un poisson d’avril.

Ça donne l’impression que M. Legault prend parti pour une multinationale américaine qui fait des millions de profits contre des travailleurs qui sont en lock-out depuis 15 mois, dit-il.

Clément Masse affirme avoir expliqué au premier ministre que le salaire n’est pas un point en litige avec l’employeur. Il ajoute que les salaires à l’ABI sont comparables à ceux des autres alumineries du Québec.

Ce n’est pas un commentaire digne d’un premier ministre qui doit défendre les citoyens et les bons emplois.

Clément Masse, président de la section locale 9700 du Syndicat des métallos
Les trois hommes qui marchent.Les représentants syndicaux ont rencontré le premier ministre du Québec, François Legault, à ses bureaux de Montréal, lundi. De gauche à droite : Dominic Lemieux, adjoint au directeur québécois des Métallos, Clément Masse, président de la section locale 9700 du Syndicat des métallos, et Daniel Boyer, président de la FTQ. Photo : Radio-Canada

Clément Masse affirme être très déçu, d’autant plus qu’il était sorti satisfait de sa rencontre avec M. Legault. Il estimait avoir eu une écoute attentive de la part du premier ministre. Il souhaitait que François Legault use de son influence pour amener les dirigeants d’Alcoa à se représenter à la table des négociations avec un vrai mandat de venir négocier de bonne foi.

C’est par ailleurs le syndicat qui avait demandé à rencontrer le premier ministre.

Gens autour de la table dans un bureau. On y voit notamment François Legault, Jean Boulet et Donald Martel.Le premier ministre du Québec, François Legault, a rencontré des dirigeants d’Alcoa au sujet du conflit de travail à l’Aluminerie de Bécancour inc. (ABI), lundi à Montréal. Photo : Twitter/François Legault

Le ministre du Travail et député de Trois-Rivières, Jean Boulet, qui est intervenu à plusieurs reprises depuis le début du conflit, a assisté aux rencontres, de même que le député de Nicolet-Bécancour, Donald Martel.

C’est la première fois que le premier ministre du Québec rencontrait ainsi les deux parties depuis son entrée au pouvoir.

Reprise des négociations mercredi

Les négociations reprendront mercredi entre le Syndicat des métallos et la direction de l’Aluminerie de Bécancour.

Elles se feront en compagnie du médiateur et conciliateur Jean Nolin.

Les deux parties devraient notamment aborder la contre-proposition syndicale déposée le 21 mars, après le rejet de l’offre d’Alcoa à 82 % par les travailleurs de l’ABI.

Les dernières négociations ont eu lieu au début du mois de février.

Des manifestants, pancartes en main et poing levé, se tiennent devant l'Assemblée nationale du Québec.Des dizaines de travailleurs en lock-out de l’ABI ont manifesté mercredi devant l’Assemblée nationale du Québec. Photo : Radio-Canada / Yoann Dénécé

Le ministre Jean Boulet a répété lundi que l’objectif de son gouvernement est d’aider les parties, de leur donner tous les outils pour leur permettre d’atteindre leur objectif de régler [le conflit] dans les meilleurs délais possible, en continuant d’exclure la possibilité de revoir le contrat entre Hydro-Québec et l’ABI.

La semaine dernière, le premier ministre avait laissé entendre qu’il ne comptait pas revenir sur le contrat d’électricité d’ABI, vigoureusement montré du doigt par la partie syndicale depuis des mois.

Avec la collaboration de Maude Montembeault

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Une clinique du quartier Centre-Sud de Montréal incapable de recruter un médecin

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La direction de la Polyclinique médicale populaire lance un cri du coeur pour trouver d’urgence un médecin. La clinique située dans le Centre-Sud de Montréal tente sans succès depuis 6 mois de recruter un médecin pour s’occuper des dossiers de 3000 patients.

« C’est vraiment un recrutement qui est difficile. En fait, je ne sais plus par quel canal arriver pour en trouver un », lance d’entrée de jeu la directrice et propriétaire de la Polyclinique médicale populaire, Lise-Anne Deshaies.

Voilà 6 mois qu’elle court les foires d’emploi destinées aux finissants en médecine. Elle a bien entendu partagé l’offre sur les sites Internet qui visent les médecins. Elle a même publié des annonces dans les journaux avec un ton on ne peut plus clair : « Avis de recherche : 3000 patients privés de leur médecin!!!! Celui-ci prend sa retraite ». Mais rien n’y fait.

La clinique fondée en 1967, dans l’ancien Faubourg à m’lasse, aujourd’hui appelé le Centre-Sud de Montréal, est pourtant une institution dans cet ancien quartier ouvrier. Sa clientèle est établie depuis longtemps, et sa réputation aussi.

Bien qu’elle offre des services de médecine familiale de première ligne, elle s’est spécialisée dans la défense des droits des travailleurs (Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail, ou CNESST), des accidentés de la route (Société de l’assurance automobile du Québec, ou SAAQ), et même des victimes d’actes criminels (Indemnisation des victimes d’actes criminels, ou IVAC).

« On dérange »

« Évidemment, nous sommes une clinique qui défend les travailleurs, donc on est un petit peu marginal », soutient Lise-Anne Deshaies. « On dérange un petit peu parce qu’on coûte cher », ajoute-t-elle.

C’est évident qu’une personne de 52, 53 ans qu’on réussit à faire reconnaître et faire gagner son dossier devant la CNESST, ou la SAAQ, jusqu’à 68 ans… ça coûte cher si je peux dire.

Lise-Anne Deshaies, directrice et propriétaire de la Polyclinique médicale populaire

La polyclinique a beau déranger les grandes institutions et les compagnies d’assurance, ce qui expliquerait surtout sa difficulté à recruter, c’est que beaucoup de jeunes médecins ne veulent pas faire de dossier de la CNESST et de la SAAQ, soutient la directrice adjointe de la polyclinique, Lise Ouellet.

Cette dernière ajoute cependant que la moitié des 3000 patients privés de médecins en ce moment sont de simples cas de suivi en médecine générale.

S’il faut qu’on se vire de bord pour faire juste de la médecine générale, on va le faire. On s’est toujours adapté aux médecins qui sont venus ici et on est prêt à continuer, mais ça nous prend un médecin.

Lise Ouellet, directrice adjointe de la Polyclinique médicale populaire

Amir Khadir à la rescousse

L’ancien politicien et médecin Amir Khadir dit comprendre ses confrères déjà surchargés d’être réticents à aller offrir du temps à la polyclinique, ne serait-ce que temporairement pour dépanner. Il y a, selon lui, une lourdeur administrative et même parfois judiciaire à traiter ce type de dossiers, qui se retrouvent devant les tribunaux administratifs du Québec.

En plus, dit le Dr Khadir, les médecins qui s’occupent de ces cas sont moins bien payés, car « l’examen de ces dossiers demande une étude approfondie qui est contraire à la logique du paiement à l’acte qui est actuellement dans le système ». Même si Québec offre une prime de 30 % aux médecins qui traitent des dossiers de la SAAQ ou de la CNESST, cela ne suffit pas à compenser la lourdeur de la tâche, dit-il.

La Clinique médicale populaire a été fondée en 1967 par le Dr Benoit Deshaies, le père de l'actuelle propriétaire. Sur la photo, la devanture de la clinique.La Clinique médicale populaire a été fondée en 1967 par le Dr Benoit Deshaies, le père de l’actuelle propriétaire. Photo : Radio-Canada / René Saint-Louis

Amir Khadir invite les jeunes médecins qui ont une pratique axée sur le social à venir dépanner la polyclinique, le temps qu’elle se trouve un médecin. « Rarement ai-je eu le sentiment d’être aussi utile que lorsque j’ai pu défendre des travailleurs, dans des cas d’amiantose par exemple », indique-t-il.

« Facteurs d’attractivité »

Le CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal reconnaît qu’il y a une pénurie de médecins dans la métropole. Le docteur François Loubert, chef du Département régional de médecine générale du CIUSSS, souligne que toutes les cliniques du secteur accueilleraient avec plaisir la présence de nouveaux médecins. D’où l’importance, ajoute-t-il, d’être des milieux de travail attrayants.

Dans les facteurs d’attractivité, d’être une clinique informatisée qui fonctionne avec un dossier médical informatisé, ça compte pour beaucoup. Le fait d’être un milieu qui est GMF, donc un Groupe de médecine de famille, ça permet aux médecins de travailler en interdisciplinarité avec d’autres professionnels. Les milieux qui ne sont pas GMF, qui ne sont pas informatisés, c’est sûr qu’ils ne partent pas avec un avantage.

Dr François Loubert, chef du Département régional de médecine générale du CIUSSS
Le chef du Département régional de médecine générale au CIUSSS de l'Est-de-l'Île-de-Montréal.Dr François Loubert, chef du Département régional de médecine générale au CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal. Photo : Radio-Canada

La Polyclinique médicale populaire n’est pas un GMF, mais cela a aussi des avantages, selon la directrice de l’établissement, puisque les heures d’ouverture sont limitées aux jours de semaine, de 8 h à 17 h. Pour ce qui est de l’informatisation des dossiers, Lise-Anne Deshaies reconnaît que la clinique n’y est pas encore. Le médecin parti à la retraite en février fonctionnait encore avec des dossiers papier, mais la clinique est prête à prendre le virage informatique.

« KinLogix, MEDFAR ou Purkinje, j’attends d’avoir un nouveau médecin pour que ce soit lui qui choisisse la plateforme informatique qui lui convienne », dit la propriétaire.

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