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Le téléphone intelligent, maillon faible de la sécurité informatique | LAURENT BARTHELEMY

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« Il faut imaginer que le risque autour du mobile aujourd’hui, c’est le même que le risque sur l’ordinateur personnel il y a quelques années, quand démarrait toute cette problématique sécuritaire », explique Loic Guezo, de la société spécialisée japonaise Trend Micro, en marge des Assises de la cybersécurité à Monaco.  

Les pirates ne font que suivre les internautes, qui privilégient de plus en plus le téléphone à l’ordinateur pour accéder aux services en ligne.

Selon RSA, le bras « cybersécurité » du constructeur informatique américain Dell, 56 % des transactions marchandes sur la toile sont désormais réalisées sur téléphone portable.

« Conséquence de ces nouvelles pratiques, 71 % des fraudes et escroqueries diverses ont désormais lieu » sur ces appareils, selon RSA.

Les attaquants cherchent à introduire dans les téléphones des programmes malveillants capables d’intercepter les communications, de voler des identifiants et mots de passe pour les réseaux sociaux et sites de commerce en ligne, de détourner les applications bancaires pour siphonner les comptes des utilisateurs…

 « Un nom d’utilisateur et un mot de passe qui fonctionnent sur des plateformes comme Amazon ou LinkedIn, ça vaut 100, voire 200 euros » sur le dark web, la face cachée d’internet, relève Matthieu Dierick, un expert de la société de cybersécurité F5.

Parmi les moyens utilisés par les cybercriminels, l’incontournable courriel d’hameçonnage se prévaut d’une fausse identité pour inciter le destinataire à cliquer et télécharger le code malveillant.

Mais les pirates utilisent aussi les réseaux sociaux : détournant l’avatar d’un proche de la cible, ils envoient un faux message sur un réseau social, incitant l’internaute à faire le clic fatal.

 « Nous avons un client en entreprise qui a interdit à ses collaborateurs d’utiliser les services comme WhatsApp ou Snapchat sur leurs téléphones » indique Bastien Bobe, de Lookout, un spécialiste américain de la sécurité des mobiles.

D’autres attaquants se sont introduits dans des régies publicitaires pour faire passer de fausses pubs, souligne Loïc Guezo.

Les cybercriminels cherchent aussi à introduire des applications «vérolées» qui, sous couvert d’un jeu par exemple, introduisent du code malveillant dans le téléphone.

Le danger vient en particulier des applications téléchargeables sur des magasins d’applications Android moins scrupuleux que le Google Play Store (où les applications sont globalement sûres).

Le lancement de la version Android du jeu vidéo à succès Fortnite a été ainsi l’occasion pour les pirates d’infecter de nombreux téléphones, explique Gauthier Vathaire, de la société de cybersécurité Bitdefender.

Epic Games, l’éditeur de Fortnite, n’a pas voulu mettre le jeu à disposition dans la boutique en ligne de Google, préférant son propre site. Du coup, des indélicats ont créé de faux sites Fortnite et de fausses applications pour attirer les internautes.

Applications clandestines

 « Il y a beaucoup d’applications vérolées, avec la vraie application Fortnite à laquelle les pirates ont rajouté du code malveillant », indique Gauthier Vathaire. « Epic Game a réagi et essayé de lutter » « mais c’est très difficile de faire bloquer ces sites ».

Les possesseurs d’iPhone peuvent se sentir plus en sécurité, car ils ne peuvent télécharger en principe que des applications disponibles sur l’Apple Store officiel.

Mais il est possible que des pirates réussissent à « jailbreaker » (débloquer) un iPhone à l’insu de son utilisateur, l’ouvrant à toutes sortes d’applications clandestines, avertissent les experts.  

Pour certains, les problèmes de sécurité qui se posent aujourd’hui sur les quelque 2,5 milliards de smartphones en circulation dans le monde ne font que préfigurer, à petite échelle, les problèmes de sécurité qui se poseront avec la prolifération des objets connectés.

 « Dans un contexte où tous les objets sont connectés ensemble, on ne peut avoir de périmètre de sécurité bien défini », explique Bernard Ourghanlian, directeur technique et sécurité de Microsoft France.

Dans une entreprise, « le système informatique ne pourra plus faire confiance à rien et devra tout vérifier : la qualité de l’utilisateur, le contexte dans lequel les informations sont demandées, l’outil qu’il utilise… » 

 « Si je suis connecté via un PC de l’entreprise, via le réseau de l’entreprise, j’aurai accès à des informations qui me seront peut-être refusées si j’essaie de me connecter avec mon téléphone », explique-t-il.



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Technologie

Boyfriend Dungeon , un ovni vidéoludique qui explore la notion de genre

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Un texte de Karl-Philip Vallée

Difficile de décrire Boyfriend Dungeon, tellement son concept est unique. Même Tanya X. Short, cofondatrice et directrice de la conception à Kitfox Games, admet que les gens ont toujours le réflexe de rire quand elle leur parle de son jeu.

« En premier lieu, c’est un dungeon crawler (jeu de rôle mettant en avant l’exploration de donjons, NDLR), explique Mme Short. Donc vous vous promenez et vous tabassez des monstres, mais lorsque vous trouvez une arme, elle peut devenir une magnifique personne et vous pouvez sortir ensemble pour l’améliorer. Plus vous tombez en amour, plus vous serez forts ensemble. »

En retournant à la maison, à leur sortie des donjons, les joueurs seront parfois contactés par leurs prétendants (leurs armes à apparence humaine). Ils se retrouveront alors avec eux dans différents lieux, où ils tenteront de les séduire par le biais de dialogues. Les joueurs devront choisir les réponses correspondant aux goûts de leur partenaire pour susciter leur amour, ce qui donnera des bonus de puissance aux armes, à leur retour dans les donjons.

C’est cette alternance entre jeu d’action et jeu de séduction qui suscite la curiosité de nombreux joueurs. Près de 7000 d’entre eux ont d’ailleurs financé le jeu à hauteur de 272 000 $ le mois dernier sur Kickstarter. C’est quatre fois plus que l’objectif que s’était fixé Kitfox Games.

Tanya X. Short assure que les deux phases de jeu seront bien équilibrées, dans le but d’offrir une expérience engageante aux joueurs. « Je pense que les joueurs vont passer le plus clair de leur temps sur la partie action et jeu de rôle, mais que la plupart de leurs émotions et de leurs souvenirs du jeu proviendront plutôt des sorties », indique-t-elle.

Les personnages dévoilés jusqu’ici seront très diversifiés, à l’image de la société d’aujourd’hui. Parmi eux, un brun ténébreux (qui incarne aussi une épée) ou une femme au regard bleu perçant (une dague), tous deux hétérosexuels. Mais Boyfriend Dungeon fait aussi la part belle aux personnes de différentes minorités ethniques et de genre, puisque des personnages non genrés font partie de l’aventure.

Sawyer, qui incarne un glaive dans les donjons, est un personnage non genré.  Photo : Kitfox Games

La campagne Kickstarter a même permis aux internautes de financer l’ajout de Pocket, un personnage non genré et… non humain!

« Je crois fermement au fait qu’on n’a pas besoin d’être en relation pour être heureux, explique Victoria Tran, responsable des relations publiques à Kitfox Games, dans la vidéo de présentation sur Kickstarter. Le chat [Pocket] est donc le compagnon platonique de l’aventure. »

Pas de message caché

Ces particularités font en sorte que Boyfriend Dungeon s’inscrit fortement dans son époque, mais Tanya X. Short affirme qu’il n’y a pas de message caché derrière son jeu.

Tanya X. Short se garde bien de dire que son jeu tente de faire passer un message caché.  Photo : Karl-Philip Vallée

« Je pense qu’une bonne oeuvre d’art reflète beaucoup de choses sur la personne qui l’a créée, estime-t-elle. Je pense que je serai toujours différente de mes jeux, mais en même temps je ne peux pas m’empêcher d’être moi-même. Comme j’écris 90 % des dialogues et que je crée des personnages et un monde que je veux voir dans Boyfriend Dungeon, ça va finir par me ressembler, c’est certain. »

Sans que Boyfriend Dungeon ne soit un jeu à vocation sociale à proprement parler, ses thèmes s’inscrivent dans un courant de jeux qui abordent des sujets sérieux. S’il est ici question, entre les lignes, d’hétéronormativité, d’autres ont pour leur part tourné les projecteurs vers la maladie mentale (Hellblade: Senua’s Sacrifice) ou même vers le travail de fonctionnaires dans des régimes totalitaires (Papers, Please).



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Internet maintenant accessible dans toutes les stations de la ligne orange

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La Société de transport de Montréal (STM) en a fait l’annonce sur son site web vendredi. « La station Montmorency est maintenant branchée au réseau mobile », écrit-elle.

Cette station, située au bout de la ligne orange, à Laval, était la dernière où les usagers ne pouvaient pas accéder au web à partir de leur appareil mobile. Elle devient ainsi la 47e station connectée sur 68.

Outre celles des lignes orange et jaune, toutes les stations entre Lionel-Groulx et Beaudry, sur la ligne verte, et entre Snowdon et Jean-Talon, sur la ligne bleue, sont reliées à Internet, précise la STM.

Les travaux sur la ligne bleue devraient aussi être terminés d’ici la fin de l’année, promet la Société de transport, qui s’attaquera ensuite aux extrémités de la ligne verte – à l’est, d’abord – « de façon à ce que l’ensemble du métro de Montréal soit branché en 2020 ».

Dans les faits, cependant, ce sont bel et bien les entreprises de télécommunication Bell, Rogers, Telus et Vidéotron qui procèdent à l’installation des équipements nécessaires – un investissement de 50 millions de dollars annoncé en 2013.

Ces travaux se déroulent lorsque le métro est fermé, à raison de seulement 2,5 heures par nuit. « La portée, l’échéancier et le budget du projet sont respectés » jusqu’à maintenant, assure la STM.

Le projet est mis en oeuvre depuis 2014. Cette année-là, cinq stations de métro ont été équipées de manière à permettre aux usagers d’accéder à Internet sur leurs appareils mobiles.

Depuis, les travaux se sont poursuivis à un rythme beaucoup plus rapide, si bien que la moitié des stations sont branchées depuis le mois d’octobre 2017.



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La Cour se penche sur les politiciens et Twitter | JOAN BRYDEN

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Trois citoyens de la ville cherchent en effet à obtenir une ordonnance du tribunal confirmant que M. Watson a violé leur droit constitutionnel à la liberté d’expression en les bloquant sur son fil Twitter.

Jim Watson a soutenu, mercredi, qu’il s’agissait de son compte Twitter personnel et qu’il avait le droit de décider qui pouvait voir ses publications ou les commenter.

Dans une brève déclaration, le maire a affirmé qu’il était légitime de refuser d’être attaqué et harcelé de façon régulière par les mêmes personnes.

M. Watson a dit croire au respect dans le discours public et a souligné que ce type de comportement ne serait pas toléré dans un débat en face à face.

Mais, Paul Champ, l’avocat représentant les demandeurs, plaide que le maire Watson utilise son compte Twitter pour communiquer avec les Ottaviens sur des enjeux municipaux et qu’il est donc « profondément antidémocratique » de bloquer certains résidants.

« Le maire Watson est un élu municipal qui utilise son compte Twitter à des fins publiques et pour ses activités publiques. Il l’utilise pour diffuser des annonces, des politiques, des règlements, des mesures d’urgence et toutes sortes d’informations liées aux affaires municipales de la Ville d’Ottawa », a énuméré Me Champ en entrevue.

« Les résidants d’Ottawa, qui sont citoyens, ont le droit de consulter ces messages et, s’ils le souhaitent, comme le permet la plateforme Twitter, d’exprimer leur opinion sur ces sujets », a renchéri l’avocat.

Me Champ prétend que ces mêmes arguments pourraient s’appliquer à d’autres réseaux sociaux comme Facebook, sur lesquels les politiciens suppriment régulièrement des commentaires qu’ils jugent désagréables ou offensants, et auxquels ils ne veulent pas être associés.

Les trois plaignants sont l’avocate Emilie Taman, candidate à deux reprises sous la bannière du Nouveau Parti démocratique, James Hutt, un employé du Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes, et Dylan Penner, attaché de presse du Conseil des Canadiens.

Selon Paul Champ, il est « complètement faux » de suggérer que l’un ou l’autre des demandeurs a attaqué ou harcelé le maire Watson. D’après l’avocat, ils ont toujours fait preuve de politesse dans leurs critiques ou leurs questions sur les politiques ou les déclarations de M. Watson. Il maintient qu’ils semblent avoir été bloqués simplement parce que Jim Watson n’aimait pas ce qu’ils avaient à dire.

Si la poursuite a gain de cause, l’affaire pourrait avoir des répercussions sur tous les politiciens du pays.

La plupart des politiciens, en particulier les femmes, ont fait l’expérience de « trolls » qui utilisent les réseaux sociaux pour répandre la haine, les insultes ou les blasphèmes, ou qui deviennent tout simplement des parasites persistants et odieux. La plupart des victimes ont probablement bloqué ces individus sur Twitter ou d’autres plateformes.

Me Champ reconnaît que le droit à la liberté d’expression n’est pas absolu et que le fait de bloquer des propos haineux, offensants ou harcelants peut être justifié en vertu de la Charte des droits et libertés. Pour ce faire, les politiciens devraient utiliser leur jugement pour décider quand le blocage est approprié et quand il ne l’est pas, ce qui peut être un peu délicat.

L’affaire, la première du genre au Canada, doit être entendue le 31 janvier devant la Cour supérieure de l’Ontario.

En mai dernier, un juge fédéral américain avait déclaré que le président Donald Trump avait violé les droits constitutionnels de sept utilisateurs de Twitter qui ne pouvaient plus lire ou répondre à ses publications. La Maison-Blanche a fait appel de la décision, mais a débloqué les sept individus.



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