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Nouvelle entente de l’ALENA: Ottawa aurait fait des concessions sur la gestion de l’offre

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Le Canada a ouvert une brèche dans la gestion de l’offre similaire à celle qui avait été accordée dans le Partenariat transpacifique (PTP) pour conclure les négociations de l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA), a confirmé La Presse canadienne.

Le PTP, un accord auquel les États-Unis ont tourné le dos en 2016, avait ouvert 3,25 % du marché de produits laitiers. Le gouvernement fédéral prévoit indemniser les agriculteurs qui seront touchés. Une source a indiqué qu’il y aurait des consultations pour déterminer le montant qui leur sera offert.

Malgré ce plus grand accès au marché canadien accordé aux producteurs laitiers américains, le système de la gestion de l’offre dans son ensemble est préservé. Le président américain Donald Trump avait exigé publiquement son démantèlement.

Le président Trump a qualifié l’accord commercial de « formidable » et d’historique sur Twitter, lundi matin, ajoutant que l’accord profitera aux trois pays et qu’il résout les erreurs contenues dans l’ALENA.

S’il a fait des concessions sur la gestion de l’offre, le Canada a toutefois pu conserver l’exemption culturelle, qui est en quelque sorte un rempart pour protéger le secteur de la culture. Le chapitre 19, le fameux mécanisme de résolution des différends entre les gouvernements et les entreprises, demeure tout comme le chapitre 20 pour régler les litiges entre gouvernements.

« C’est une bonne journée pour le Canada », s’est contenté de dire le premier ministre Justin Trudeau à sa sortie du conseil des ministres peu après 23 h dimanche soir.

« On va en parler demain, a-t-il ajouté avant de s’engouffrer dans sa voiture. On va en parler demain, promis. »

Les négociations de l’ALENA ont finalement connu leur aboutissement à la dernière minute dimanche soir, soit quelques heures avant la date limite du 1er octobre imposée par le Congrès américain qui doit tenir un vote sur l’entente conclue il y a un mois entre les États-Unis et le Mexique.

Justin Trudeau a convoqué une réunion d’urgence de son conseil des ministres à 22 h pour leur présenter les détails de cette nouvelle entente qui portera le nom d’Accord États-Unis-Mexique-Canada (AEUMC). Une heure plus tard, la Maison-Blanche tenait une séance de breffage au téléphone, soixante minutes avant l’heure limite de minuit.

Dans une déclaration commune publiée dimanche soir la ministre des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, et le représentant au Commerce des États-Unis, Robert Lighthizer, ont remercié le ministre mexicain de l’Économie, Ildefonso Guajardo, « pour sa collaboration solide au cours des 13 derniers mois ».

Ils ont qualifié cet accord de principe de « moderne et adapté aux réalités du 21e siècle » qui « donnera lieu à des marchés plus libres, à un commerce plus équitable et à une croissance économique solide ».

« L’accord renforcera la classe moyenne et créera de bons emplois bien rémunérés ainsi que de nouvelles opportunités pour près de 500 millions de personnes qui vivent en Amérique du Nord », ont-ils ajouté.

« Nous sommes impatients de resserrer encore davantage les liens économiques étroits qui nous unissent lorsque ce nouvel accord sera mis en oeuvre. »

Entente in extremis

Chrystia Freeland, et l’ambassadeur des États-Unis, David MacNaughton, ont travaillé d’arrache-pied, à distance et à la dernière minute, pour parvenir à un accord en fin de semaine.

Le Canada a cherché à obtenir des garanties dimanche pour ne pas être frappé par des droits de douane, en vertu de l’article 232 sur les exportations d’acier, d’aluminium et d’automobiles, que le président américain Donald Trump a imposé ou menacé d’imposer pour des raisons de sécurité nationale. Les deux parties auraient trouvé un terrain d’entente sur la question.

Même Justin Trudeau aurait été entraîné dans la mêlée. Alors que le premier ministre passe généralement ses dimanches à faire des activités personnelles, son agenda indiquait qu’il participait à des « réunions privées ».

Soulagement et déception ?

Le chef conservateur Andrew Scheer, qui soutient la gestion de l’offre, a réagi sur Twitter. « Une bonne entente sur l’ALENA est importante pour l’économie canadienne, a-t-il écrit. Des millions d’emplois canadiens dépendent du libre-échange entre les États-Unis et le Mexique. Nous allons examiner les détails de près quand ils seront disponibles pour évaluer l’entente signée par Justin Trudeau. »

L’Union des producteurs agricoles du Québec, qui craignait des concessions qui nuiraient aux producteurs laitiers, attendait des clarifications dimanche soir avant de commenter.

Pour sa part, le président des Producteurs laitiers du Canada, Pierre Lampron, a déclaré que l’entente aura « un impact énorme non seulement pour les producteurs laitiers, mais pour tout le secteur ».

« Nous ne voyons pas comment cet accord peut être bon pour les 220 000 familles canadiennes qui dépendent de l’industrie laitière pour gagner leur vie », a ajouté M. Lampron.

La Chambre de commerce du Canada, de son côté, s’est dite soulagée qu’une entente de principe ait été conclue, mais veut attendre de voir le texte final avant de se prononcer sur son contenu.

« Plus spécifiquement, nous voulons savoir comment l’accord traite les tarifs existants sur l’acier et l’aluminium canadiens et comment il permet d’éviter l’imposition de tarifs et de quotas sur l’industrie automobile », a indiqué son président Perrin Beatty.

Le Canada a offert un meilleur accès au marché de produits laitiers dans l’espoir d’obtenir des concessions pour le mécanisme de résolution de différends.

Le premier ministre Justin Trudeau avait à plusieurs reprises affirmé qu’il protégerait la gestion de l’offre, malgré la pression de l’administration Trump, mais il n’avait jamais promis de la protéger dans son intégralité.

La conclusion d’une entente de principe constitue une victoire pour le président américain même s’il n’a pas tout obtenu, selon le chercheur associé à la Chaire Raoul-Dandurand de l’Université du Québec à Montréal, Rafaël Jacob.

« Très clairement, le fait d’avoir été en mesure de renégocier l’ALENA et d’arriver à une nouvelle entente tripartite, ça, en soit, c’est une victoire majeure », a-t-il dit.

Réactions québécoises


Les chefs et co-porte-paroles québécois se sont montrés solidaires au lendemain de l’adoption de la nouvelle mouture de l’ALENA, rappelant qu’ils travailleraient pour venir en aide aux acteurs du milieu agricole québécois.

Ainsi, le chef du Parti québécois, Jean-François Lisée, a rapidement commenté l’entente, qualifiant la brèche sur la gestion de l’offre comme étant une «très mauvaise nouvelle pour le Québec». «Le pire est arrivé», a-t-il laissé tomber, lors d’un message en direct sur sa page Facebook. Peu d’informations étaient toutefois encore connues sur les détails du nouvel accord.

Pour sa part, la co-porte-parole de Québec solidaire, Manon Massé, a indiqué sur Twitter que «les concessions faites par M. Trudeau ne vont pas dans l’intérêt du Québec». Elle a ajouté que «tant et aussi longtemps que l’establishment négociera derrière des portes closes, les intérêts du peuple seront sacrifiés. Il faut vite que le peuple québécois ait sa voix à l’international.»

Les chefs caquiste et libéral ont, de leur côté, indiqué être en contact avec le président de l’UPA, Marcel Groleau. «Je [lui ai] parlé […] ce matin pour l’assurer de notre soutien, a fait savoir François Legault via Twitter. Restons unis pour aider et défendre nos producteurs agricoles.»

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Denis Coderre propose un marché public dans le Vieux-Montréal

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Denis Coderre promet d’implanter un marché public au marché Bonsecours, dans le Vieux-Montréal, s’il est porté au pouvoir en novembre prochain. Cette proposition fait suite à une rencontre qu’il a eue la semaine dernière avec les commerçants du marché Bonsecours. Mais ceux-ci préviennent qu’ils ne souhaitent pas des étals de fruits et de légumes semblables à ceux des marchés Jean-Talon et Atwater.

« Ville-Marie a besoin d’un marché et le marché Bonsecours pourrait être un marché public, au même titre qu’Atwater et Jean-Talon », a soutenu Denis Coderre jeudi matin, alors qu’il présentait les candidats de son équipe dans les arrondissements de Rosemont–La Petite-Patrie et d’Outremont. Selon le candidat, ce projet permettrait de faire du marché Bonsecours un lieu de destination pour les touristes, mais aussi pour les Montréalais. Il a indiqué avoir rencontré l’ensemble des commerçants à ce sujet la semaine dernière.

Denis Coderre a précisé qu’il habitait non loin du marché Bonsecours et qu’il pourrait aller chercher ses fruits et légumes à pied. Au passage, il a affirmé que le bâtiment patrimonial était dans un état « pitoyable » et qu’il faudrait y voir.

Jointe par Le Devoir, Anne de Shalla, propriétaire de la boutique Signatures Québécoises du marché Bonsecours, confirme que les commerçants ont rencontré M. Coderre pour lui présenter leur vision d’avenir. Mais dans le plan d’affaire présenté au candidat à la mairie, il n’était pas envisagé que le marché Bonsecours devienne un marché de fruits et légumes uniquement, a-t-elle expliqué. Les commerçants souhaitent simplement que le marché Bonsecours soit doté de la même structure administrative que les marchés Atwater et Jean-Talon, a-t-elle indiqué.

« On voudrait gérer le marché Bonsecours nous-mêmes. On aimerait prendre la relève des fonctionnaires », a-t-elle dit en évoquant des lacunes telles que l’entretien des lieux et les heures d’ouverture jugées inadéquates par les commerçants. À l’heure actuelle, le marché Bonsecours abrite des boutiques de mode, d’artisanat et de bijoux.

« Notre vision, c’est de rendre le marché Bonsecours comme un marché public avec les mêmes droits que le marché Atwater ou le marché Jean-Talon », précise-t-elle. « On voudrait continuer avec les produits qu’on a déjà et ajouter des produits du terroir, mais on ne veut aucunement ressembler au marché Jean-Talon ou au marché Atwater pour ce qui est du contenu. »

Le marché Bonsecours, qui accueillait 15 commerces avant la pandémie, n’en compte plus que huit. Comme des espaces sont demeurés vacants, Mme de Shalla évoque la possibilité d’ajouter des boulangeries, charcuteries, des comptoirs de plats à emporter, des pop-up shops, ainsi que des boutiques proposant des produits du terroir. « On ne va pas se mettre à vendre des salades sur le parvis Bonsecours. Ce n’est pas ça l’objectif. »

En après-midi, Ensemble Montréal a soutenu que le projet de transformation du marché Bonsecours serait précisé à automne. « Quoi qu’il en soit, M. Coderre, qui a rencontré les marchands du marché Bonsecours, souhaite bien sûr répondre aux besoins exprimés par les commerçants », a indiqué Elizabeth Lemay, attachée de presse chez Ensemble Montréal.

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Nous sommes de retour»: les festivals d’été reprennent à Montréal

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Dans le quartier des spectacles, des tests de son étaient en cours vendredi soir sur la scène d’une comédie musicale — au deuxième jour du festival Juste pour rire. Les billets pour de nombreux spectacles en plein air gratuits du festival — limités par la réglementation COVID-19 — avaient trouvé preneurs.

Deux coins de rue plus loin, une centaine de personnes assistaient à une prestation acoustique du Isaac Neto Trio – dans le cadre du dernier week-end du Festival international Nuits d’Afrique, une célébration de la musique du continent africain et de la diaspora africaine.

Alors que la capacité des sites est limitée en raison de la pandémie de COVID-19, les organisateurs du festival se disent heureux d’être de retour, mais attendent avec impatience l’année prochaine en espérant que les restrictions aux frontières et les limites de capacité n’affecteront pas leurs plans.

Charles Décarie, le président-directeur général du Groupe Juste pour rire, a déclaré qu’il s’agissait d’une «année de transition» et que son équipe a conçu un festival en naviguant à travers les contraintes imposées par la Santé publique.

Lorsque la planification a commencé en février et mars, les organisateurs ont planché sur une multitude de scénarios avec différentes tailles de foule, allant de l’absence de spectateurs à la moitié de la capacité habituelle, a déclaré M. Décarie.

«Vous devez construire des scénarios, a-t-il expliqué. Vous devez planifier un peu plus que d’habitude parce que vous devez avoir des alternatives.»

Comme par le passé, les festivals incluent à la fois des spectacles en salle payants et des représentations en plein air gratuites. À l’extérieur, il y aura moins de scènes et des foules plus petites que dans les dernières années, a précisé M. Décarie. Les spectacles en salle fonctionneront à 30 % de leur capacité, tandis que les spectacles à l’extérieur auront environ 10 à 20 % de du nombre de spectateurs d’avant la pandémie.

«Normalement, nous accueillons environ un million de personnes pendant les festivals sur 15 jours, et cette année, nous serions heureux si 200 000 personnes nous rendent visite au cours des deux prochaines semaines», a indiqué M. Décarie.

Au Québec, les événements extérieurs ont une capacité maximale de 5000 personnes, qui doivent être divisées en sections distinctes de 500 personnes. Les événements en salle sont limités à 3500 spectateurs, qui doivent s’asseoir en sections de 250 personnes, avec des entrées et des toilettes séparées pour chaque section.

En raison des restrictions frontalières, que M. Décarie qualifie de «préoccupation majeure», certaines prestations sont filmées à New York et à Los Angeles et seront diffusées en ligne.

«C’est ainsi que nous avons pu joindre des talents internationaux, a-t-il déclaré. Nous avons décidé de changer notre façon de procéder, et nous sommes allés vers eux.»

Les spectacles en personne mettront pour leur part en vedette des artistes locaux, a-t-il déclaré.

D’autres festivals montréalais affirment également qu’ils prévoient de contourner les restrictions frontalières en se concentrant sur les artistes locaux.

Le Festival international Nuits d’Afrique présente des artistes locaux et des prestations enregistrées des années précédentes, a mentionné vendredi la directrice générale et co-fondatrice du festival, Suzanne Rousseau.

«Les premières nuits, en particulier, étaient incroyables», a-t-elle déclaré à propos du festival, qui a débuté le 6 juillet et se poursuit jusqu’à dimanche. Les artistes disaient: «C’est mon premier spectacle devant public depuis un an et demi».»

Le volet extérieur du festival consiste en deux petites scènes de style «cabaret», a commenté Mme Rousseau. Au lieu d’une scène principale, un spectacle son et lumière est projeté sur un bâtiment. Il présente des prestations filmées qui portent sur les 35 ans d’histoire du festival.

«Ce qui est important, c’est que les festivaliers puissent venir voir des spectacles en personne, a-t-elle déclaré. Et d’avoir des prestations en ligne pour les gens qui ne peuvent pas se rendre à Montréal ou qui ne peuvent pas voyager.»

Mme Rousseau a affirmé qu’elle espère conserver certains des volets en ligne dans les années à venir, mais qu’elle souhaite également organiser un festival plus important l’année prochaine.

«On est vraiment content d’avoir fait un festival cette année, ça nous prépare pour l’année prochaine, a-t-elle déclaré. Cela nous donne l’ambition d’être prêts à recevoir plus de monde, plus de performances et une expérience complète.»

Certains des grands festivals d’été de Montréal, dont le Festival international de Jazz de Montréal, ont été repoussés au mois de septembre. Mme Rousseau a toutefois soutenu qu’elle n’avait jamais envisagé de retarder l’édition de cette année du festival Nuits d’Afrique.

«C’est vraiment important d’être là pendant l’été. Il n’y avait aucun doute que nous allions le faire», a-t-elle déclaré.

Francis Bouchard, un porte-parole de Tourisme Montréal, un organisme à but non lucratif qui fait la promotion du secteur touristique de la ville, a indiqué qu’avec les événements reportés, la période des festivals durera jusqu’en octobre de cette année. Il est encourageant, a-t-il dit, de constater que des festivals et des événements qui ont été reportés ou annulés l’année dernière soient de retour cet été et cet automne.

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Forte augmentation du prix des maisons dans le Grand Montréal

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Des actions concrètes pour pallier la crise du logement sont demandées à Québec et Ottawa, alors qu’il s’avère de plus en plus difficile pour les premiers acheteurs de se procurer une maison. Le prix d’une propriété dans le Grand Montréal a grimpé de 21,7% au cours du deuxième trimestre de l’année, selon une étude de l’entreprise immobilière Royal LePage.

En moyenne, il faut désormais 514 000$ pour s’acheter une maison. Ce montant est calculé en fonction de tous types de propriétés disponibles, que ce soit sur le marché de la revente ou parmi les nouvelles constructions.

Les appartements en copropriété sont également plus dispendieux, atteignant un prix moyen de 405 000$, considérant une hausse de 14,1%.

Se loger représente un défi de plus en plus grand, «même pour la classe moyenne», a convenu la mairesse de Montréal Valérie Plante en conférence de presse, mardi. Selon elle, cette surchauffe immobilière est l’un des plus grands défis qui attendent «les grandes villes qui réussiront à se démarquer à l’international».

Elle demande toutefois de l’aide du gouvernement du Québec, notamment pour limiter les reventes rapides. Celles-ci sont en hausse, confirme-t-on dans un rapport publié par la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL). «Quand il est question du prix des maisons, je n’ai pas beaucoup d’outils juridiques, se désole-t-elle. Il faut prévoir plus de contrôle à Québec.»

Inciter les entrepreneurs

La Ville de Montréal a également un rôle important à jouer dans l’abordabilité des maisons, convient toutefois le professeur titulaire de la faculté d’architecture de l’Université McGill, Avi Friedman. Selon lui, les villes doivent exiger que des logements sociaux soient inclus dans les projets des entrepreneurs en construction avant de leur octroyer un permis.

«Les villes doivent faire preuve de créativité lors du zonage des lieux. Souvent, elles n’exigent pas un retour de la part des promoteurs en termes d’accessibilité financière pour leur permettre de construire des immeubles de grande hauteur.»

Avi Friedman, professeur titulaire de la faculté d’architecture de l’Université McGill

Le gouvernement provincial pourrait également subventionner les entrepreneurs pour les projets de construction de maisons à prix abordables, suggère-t-il.

«C’est quelque chose qui a été fait en Ontario, dans les années 80 et 90. Une des raisons derrière cette crise majeure, c’est que les maisons sont trop grandes: les entrepreneurs n’ont aucune raison d’en construire des petites. Le gouvernement doit adopter des mesures plus sérieuses, plus agressives.»

«Malheureusement, plusieurs jeunes ne seront jamais capables de s’acheter une maison dans la région de Montréal. Dans la dernière année, le gouvernement a instauré beaucoup d’efforts en matière d’aide à l’emploi, maintenant, il doit faire la même chose pour l’habitation.»

Avi Friedman, professeur titulaire de la faculté d’architecture de l’Université McGill

Ralentissement prévu

S’il n’en tient qu’au directeur général de Royal LePage, il faut cependant s’attendre à ce que ces «hausses extrêmement élevées» des prix des maisons soient «derrière nous».

«La période d’appréciation record des prix des maisons a été stimulée par une crise sanitaire sans précédent de notre histoire récente. Le retour à des taux d’appréciation plus modérés se fera de manière organique à mesure que l’économie se rééquilibrera et que la population s’appropriera des habitudes de consommation post-pandémie», explique-t-il.

L’inventaire de logements disponibles pourrait être bonifié par la vente future des baby-boomers. 62% des membres de cette génération possèdent des propriétés de Montréal. Parmi eux, 35% considéraient vendre leur propriété au cours des cinq prochaines années, selon un sondage de Royal LePage.

De ce groupe, la majorité cherchera toutefois à s’acheter une maison détachée, ce qui pourrait créer une compétition avec les premiers acheteurs.

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