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Styles De Vie

L’ abécédaire de Renaud Capuçon

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À quelques jours de son premier concert à l’Olympia, notre rédac’ chef d’un jour déroule la bande originale de sa vie de musicien. L’occasion de faire la lumière sur sa passion pour le septième art et les musiques qui l’accompagnent, auxquelles il dédie son dernier disque, Cinéma, à paraître le 12 octobre 2018 chez Warner. Une rétrospective à son image: sincère, humaine, exigeante et hautement personnelle.

On a parfois décrit Renaud Capuçon comme un boulimique. Jusqu’à 120 concerts par an, la direction artistique de deux festivals, d’un nouvel ensemble, la présidence du concours Long-Thibaud, des créations, écrites sur mesure par des compositeurs de toutes générations, jusqu’en 2021… Ce début de saison ne déroge pas à la règle. Pas de place à l’ennui. Juste à l’envie.

Comme celle de ce disque au format CinemaScope, gravé avec la complicité du Brussels Philharmonic et de son chef Stéphane Denève. Parce que, dit-il, «depuis que le cinéma existe, la musique transcende les images et donne du relief à nos émotions». Un projet vieux de dix ans, mais qui puise ses racines profondes dans son enfance savoyarde. Cette enfance à laquelle il revient toujours. Quitte à l’aborder par son versant le plus inattendu: celui des salles obscures. De ses premières émotions de cinéphile, magnifiées ou ravivées par ces mélodies atemporelles ou générationnelles, qu’il reprendra le 14 octobre 2018 à l’Olympia – accompagné cette fois par l’Orchestre Lamoureux.

On l’a parfois décrit comme boulimique? Lui préfère parler de curiosité, de goût du partage et des rencontres. Cet abécédaire, forcément non exhaustif, en est le reflet. Renaud Capuçon fait son numéro? Non, Renaud Capuçon fait son cinéma! Silence. Moteur. On tourne…

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A comme Abbado.

Sa disparition il y a bientôt cinq ans aura laissé un grand vide. Je fais partie de ces générations entières de musiciens qu’il a formés au sein de ses orchestres de jeunes et je n’ai pas peur de dire que je lui dois une très grande partie de ce que je suis aujourd’hui. Il m’a appris à quel point la musique était une chose organique. À quel point l’amitié et le partage étaient des ciments essentiels pour jouer. Surtout, il m’a permis de comprendre combien la transmission était importante pour moi et pour ce métier. Lorsque j’avais 17 ans et jouais comme soliste dans son orchestre, je lui ai demandé: «Toi qui es demandé par les plus grands orchestres de la planète, de Berlin à Vienne, pourquoi passes-tu presque tout ton temps à diriger des jeunes?» Il m’a répondu: «Tu sauras quand tu auras mon âge.» Je n’ai pas son âge, mais je comprends ce qu’il a voulu dire.

A comme Argerich

La pianiste argentine Martha Argerich, lors d'un concert en 2007.
La pianiste argentine Martha Argerich, lors d’un concert en 2007. ŠAlix Laveau/Leemage

Encore une personnalité musicale que j’admire et qui a marqué profondément l’interprète que je suis aujourd’hui. On joue ensemble depuis une quinzaine d’années, et elle m’a fait l’honneur de venir plusieurs fois sur mes festivals. Son amitié est pour moi un cadeau inestimable. J’aime sa générosité, son caractère pétillant. Et sa manière de toujours faire passer la musique au premier plan.

B comme Boulez

J’ai été très heureux de participer le mois dernier à la première Biennale Pierre Boulez à la Philharmonie de Paris. La page qu’il a ouverte en France n’est pas près de se refermer, même après sa disparition. Et le succès de fréquentation de la Philharmonie, où il a laissé son empreinte, en est la meilleure preuve.

C comme cinéma

J’ai toujours eu un amour profond pour le septième art. Et au-delà des films eux-mêmes, pour la musique qui les accompagne. Je me souviens qu’à partir de mes 12 ans, chaque fois que j’aimais un film passionnément, j’en achetais la bande originale. C’était une manière de revivre par la seule audition les émotions ressenties du film. Et, parfois des années plus tard, de replonger dans une époque et un moment particulier de ma vie. Il y a une part de nostalgie. Mais aussi de passion, de gourmandise. Une vraie curiosité pour le langage de certains compositeurs du cinéma, que je n’ai jamais considérés comme des compositeurs mineurs, ou différents de ceux que je côtoie habituellement en tant que violoniste classique.

C comme création

Travailler avec des compositeurs vivants me passionne. J’ai la chance depuis quelques années de faire beaucoup de créations et d’en avoir encore pas mal à mon agenda d’ici à 2021. Je viens de créer à Bruxelles le concerto Horizons perdus, que Guillaume Connesson a écrit pour moi, avec le Brussels Philharmonie et Stéphane Denève qui m’accompagnent justement aussi sur l’album Cinema. Quelques semaines avant, je créais une pièce de Benjamin Attahir dans le cadre de la Biennale Boulez à la Philharmonie de Paris. Attahir que je retrouverai en 2020 pour la création de son propre concerto pour violon, avec Daniel Barenboïm et la Staatskapelle de Berlin.

D comme Desplat

Le compositeur Alexandre Desplat lors des Oscars, le 4 mars 2018, à Hollywood.
Le compositeur Alexandre Desplat lors des Oscars, le 4 mars 2018, à Hollywood. Jeffrey Mayer / Bureau233/Jeffrey Mayer / Bureau233

Je voulais que cet album dédié au cinéma ait une part importante de musique française. Nous avons la chance dans notre pays d’avoir de merveilleux compositeurs de bandes originales, que nous envie le monde entier. Je pense à ces monuments encore vivants que sont Michel Legrand ou Vladimir Cosma, bien sûr. À ceux qui se sont éteints comme Georges Delerue ou Maurice Jarre. Mais aussi aux générations qui les ont suivies: celles de Philippe Rombi, Yann Tiersen et naturellement Alexandre Desplat, que j’ai eu la chance de connaître et dont j’admire la richesse d’écriture. Car chaque représentant de cette «French Connection» a su forger son propre style, son propre langage. Malgré les contraintes fortes qui sont celles du cinéma. Desplat en le meilleur exemple.

E comme éclectisme

Un mot qui, pour moi, va de pair avec excellence. Je ne suis absolument pas opposé à ce qu’un musicien, y compris classique, passe d’un genre à l’autre. Ce disque en est la preuve. Comme j’avais participé par le passé au disque Barbara de Patrick Bruel, par exemple. Pourvu que ce soit toujours dans le respect du souci de qualité et d’excellence qui doit être celui de tout musicien. J’ai moi-même commencé, à partir de 9-10 ans, à me faire une culture musicale très large, en fouillant dans les 33-tours des parents, puis en dévalisant les disquaires. Ce disque, bâti à la manière d’un kaléidoscope de musiques pour le septième art, mais qui pour moi sont toutes reliées l’une à l’autre, est le reflet de cet éclectisme. Je n’ai pas voulu un album sur le violon et le cinéma, mais un album où je parlerais de ma passion pour le septième art à la première personne. Qui raconte mon histoire dans toute sa diversité. C’est la raison pour laquelle nous avons eu recours à des arrangements afin d’adapter certaines partitions à mon instrument et à l’orchestre. J’aurais d’ailleurs pu ajouter de nombreuses autres musiques. Ce sera peut-être l’objet d’un second volume.

F comme films

«Cinema Paradiso» de Giuseppe Tornatore, 1989.
«Cinema Paradiso» de Giuseppe Tornatore, 1989. The Kobal Collection / Aurimages/CRISTALDIFILM/FILMS ARIANE

Impossible de citer tous ceux qui ont laissé une empreinte durable sur mon imaginaire. Mais de tous ceux qui ont marqué mon enfance, celui auquel je pense immédiatement est Cinema Paradiso , de Giuseppe Tornatore. Lorsqu’il est sorti en salle, je n’avais que 12 ans. Mais j’ai tout de suite été bouleversé par l’atmosphère qui s’en dégageait, la relation si simple et si humaine qui se noue entre cet enfant et Philippe Noiret. Bien sûr, les mélodies magnifiques d’Ennio Morricone n’y sont pas étrangères. Mais avec le recul, je crois que ce qui m’a vraiment touché, c’est cette simplicité. C’est au fond ce que je recherche dans l’art. La simplicité, qui parfois nous rapproche de l’artisan. Et encore une fois cette notion de filiation, de transmission, déjà à l’œuvre dans ce film qui est un pur bonheur à voir et revoir.

G comme générations

J’ai toujours été sensible au dialogue des générations que ce soit dans le cadre de mes projets de musique de chambre ou bien dans la programmation des festivals dont j’assure la direction artistique, comme le Festival de Pâques d’Aix-en-Provence ou les Sommets musicaux de Gstaad. J’ai imaginé ce disque de la même façon: comme un voyage générationnel dans le septième art. Avec des atemporels, comme Robin des bois. Mais surtout des films grand public, dont les musiques ont marqué ma génération: Mission, Légendes d’automne, Out of Africa

H comme hiatus

On a souvent été tenté d’en mettre un entre la musique classique et les musiques de film. Considérant cette dernière comme un pas de côté. C’est une exception assez française et, à mon sens, une erreur de jugement, car c’est souvent la même musique. Ce programme est la preuve qu’un artiste classique peut se l’approprier comme une pièce de répertoire. Car pour moi, il s’agit bien de répertoire. La musique de film, c’est de la musique classique. Combien de bandes originales, dont on pourrait dire qu’elles sont des classiques au sens le plus noble du terme, sont d’ailleurs aujourd’hui dans la tête de millions de personnes, aux quatre coins du monde. Et pourraient être fredonnées à chaque coin de rue, traversant les générations comme l’a fait le grand répertoire?

K comme Korngold

Je ne pouvais laisser de côté pour cet enregistrement Erich Wolfgang Korngold, dont j’avais enregistré le concerto il y a presque dix ans. Il est le plus fort symbole de ce lien quasi indéfectible qui unit la musique classique et le cinéma. Compositeur viennois, il a émigré aux États-Unis pour fuir la montée du nazisme et y a pour ainsi dire inventé la musique de film. Dans son concerto, il reprend justement des éléments de ses musiques de film. C’est une partition que l’on joue en se sentant quasiment acteur. Il était donc légitime pour moi qu’il soit présent dans ce programme, et j’ai bien sûr choisi Robin des bois. Ce n’est pas le tout premier film dont il ait écrit la musique, mais celui qui scellera son destin à Hollywood. Et dont il dira qu’il lui a sauvé la vie. La Warner l’avait en effet fait venir spécialement de Vienne pour ce projet. Après avoir visionné le film, il était sur le point de décliner l’offre. L’annexion de l’Autriche en décida autrement. Près d’une douzaine de bandes originales suivront.

L comme Lausanne

Depuis trois saisons, Renaud Capuçon est directeur artistique des Sommets musicaux de Gstaad.
Depuis trois saisons, Renaud Capuçon est directeur artistique des Sommets musicaux de Gstaad. OFFICE DU TOURISME/Le Figaro

J’y enseigne depuis quatre ans à la Haute École de musique. C’est quelque chose de très important pour moi de pouvoir rendre ce que j’ai moi-même reçu de grands maîtres. J’y vois une forme de responsabilité. Mais c’est aussi une manière de se remettre en question. En voyant les élèves douter ou s’interroger face à des œuvres, on se confronte soi-même à ses propres interrogations. On se revoit à leur âge. Nous avons lancé cette année un ensemble, les Lausanne Soloists, qui sera constitué en priorité d’élèves de la Haute École de musique et avec lesquels nous devrions partir en tournée dès le début de l’année prochaine. Les tournées donnent une dynamique particulière, très importante pour de jeunes musiciens. Et au-delà de ça, Lausanne est important pour moi car, au même titre que Gstaad, dont je dirige le festival, ou Verbier où je joue presque chaque été, cela me rappelle la Savoie dont je suis originaire. Chambéry n’est pas très éloigné de la Suisse…

O comme Olympia

Un nom mythique pour n’importe quel musicien. Qu’il soit associé à la chanson ou non. J’ai toujours été convaincu que les murs avaient une mémoire. En tant qu’interprète classique, on est invité à jouer dans de très nombreuses salles qui, à travers le monde, ont accueilli, parfois pendant plusieurs siècles, quelques-uns des grands génies qui ont fait l’histoire de la musique. Pour le Français que je suis, l’Olympia a une résonance particulière. Je sais que je sentirai ses fantômes en jouant. Le simple fait de songer que je verrai le jour du concert mon nom en lettres rouges me donne le frisson. C’est un moment vraiment à part. Et si l’on met de côté la part d’émotion, c’est aussi l’opportunité de toucher un autre public que celui qui viendra m’écouter jouer Berg à la fin de l’année à la Philharmonie de Paris, avec l’orchestre symphonique de Sydney. Mais je crois que c’est cela la vie d’un violoniste du XXIe siècle. Pouvoir jouer à quelques semaines d’intervalle dans une même capitale une création d’un jeune compositeur d’à peine 30 ans, un concerto majeur du siècle dernier et se produire à l’Olympia dans un programme de musiques de films… En concert le 14 octobre 2018.

P comme Perlman

C’est l’album Cinema Serenade d’Itzhak Perlman, sorti à la fin des années 1990, qui a été l’un des déclencheurs de ce projet. On y retrouve d’ailleurs un certain nombre de bandes originales que j’aborde aussi, comme Yentl de Michel Legrand, Out of Africa de John Barry, La Liste de Schindler de John Williams ou Cinema Paradiso d’Ennio Morricone. Ce qui m’a tout de suite plu, c’est qu’on y retrouvait sa sonorité. C’était un disque grand public, enregistré avec la complicité du compositeur John Williams en personne. Mais il n’y a pas tromperie sur la marchandise. C’est bien du Perlman. J’espère que les auditeurs qui me connaissent auront la même réaction à l’écoute de mon disque. J’y ai mis le même sérieux que dans n’importe quel projet discographique. J’ai voulu faire un disque tout public. Pas un disque facile.

S comme Satrapi

«Poulet aux prunes» de Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud, 2011.
«Poulet aux prunes» de Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud, 2011. Rue des Archives/Rue des Archives/BCA

Je n’ai eu que très peu d’occasions d’enregistrer pour des bandes originales de films en production. L’une d’entre elles fut pour le poétique Poulet aux prunes de Marjane Satrapi, réalisé avec la complicité de Vincent Paronnaud et sorti en salle en 2011. L’histoire d’un violoniste qui n’a plus goût à la vie depuis que son instrument a été brisé et se rappelle sa jeunesse. Une musique entre classique et Orient. Les musiciens classiques anglo-saxons ont l’habitude de ce type de collaborations avec le septième art, presque usuelles pour certains. Mais en France, comme en Allemagne ou en Autriche, il y a encore une scission entre nos deux mondes qui ne facilite pas ces rencontres. Je trouve cela regrettable. J’espère que ce disque aidera à changer cette vision unilatérale et ouvrira quelques portes. Pas forcément pour moi mais aussi pour tous les interprètes classiques.

S comme Stern

J’ai la chance de jouer son violon. Le magnifique «Vicomte de Panette», du nom de l’un de ses anciens propriétaires. C’est un Guarnerius de 1737, à peu près la même époque que les Stradivarius. Lorsque je l’ai essayé pour la première fois en 2005, j’ai eu le coup de foudre immédiat. Cinq notes ont suffi pour me convaincre que ce serait celui-ci. Stern, qui l’avait acquis en 1947 et l’a joué pendant une cinquantaine d’années, fait partie des violonistes vers lesquels je reviens toujours. J’ai eu l’occasion de travailler avec lui, dix ans tout juste avant qu’on me confie son violon. Il fut plus qu’un maître, un exemple à suivre. C’était un visionnaire, un démiurge. Comme un dieu pour moi. Il avait aussi une relation particulière au cinéma, puisqu’il est apparu dans plusieurs films dont Un violon sur le toit de Norman Jewison ou La Musique de mon cœur de Wes Craven. Le film documentaire que lui a consacré Murray Lerner, De Mozart à Mao, Isaac Stern en Chine, a été présenté à Cannes et a valu à son réalisateur l’Oscar du meilleur documentaire.

T comme temps

On dit souvent que la musique est l’art du temps. C’est aussi la science du «timing». Ce disque est un vieux rêve. Depuis que je connais ma femme, Laurence, je crois qu’il ne s’est pas passé une année sans qu’elle me demande quand est-ce que je sauterai enfin le pas pour le réaliser. Finalement, ce n’est que l’an dernier que j’ai senti que c’était le bon moment. Je venais de passer le cap des 40 ans, j’étais libéré d’un certain nombre d’attentes. Surtout, j’avais pu démontrer par le passé que je ne recherchais pas la facilité en studio et n’enregistrais pas dans une logique commerciale. Je trouve ça cohérent de le faire maintenant, après avoir fait un disque de concertos contemporains autour de Bruno Mantovani, Pascal Dusapin et Wolfgang Rihm. Trois compositeurs proches de moi, dont j’ai créé les concertos ces cinq dernières années. Certains trouvent plus logique de commencer par un enregistrement grand public mais pas moi. D’ailleurs, le prochain projet n’aura rien à voir ni avec le cinéma ni avec la création, puisqu’il s’agira de sonates de Jean-Sébastien Bach avec le pianiste David Fray.

T comme Thibaud

Je suis très heureux que le Concours Long-Thibaud-Crespin m’ait demandé de présider le jury de la prochaine édition 2018, qui sera consacrée au violon. Cette prestigieuse et magnifique institution, qui fut fondée par Jacques Thibaud et Marguerite Long pour aider l’éclosion des jeunes talents, a failli disparaître. Pour cette renaissance, j’ai réuni autour de moi un jury qui, j’espère, permettra de donner une impulsion un peu différente. Guillaume Sutre, cofondateur du Trio Wanderer, a quant à lui fait un merveilleux travail de sélection à travers le monde, de Londres à Séoul. Et j’ai choisi un programme qui sortira des traditionnelles pièces de concours avec, entre autres, pour la finale récital, une création d’une toute jeune compositrice française, Camille Pépin. L’édition qui suivra, consacrée au piano, sera présidée par Martha Argerich, et c’est Bertrand Chamayou qui en assurera la direction artistique.

V comme violon

La relation de l’interprète à son instrument est unique. C’est presque une relation d’amour. Comme dans toute relation d’amour, il est parfois indispensable d’avoir le conseil d’une personne qui vous connaît bien tous les deux. Mon luthier Pierre Barthel joue un peu ce rôle de conseiller conjugal. J’ai fait l’acquisition du Vicomte de Panette l’an dernier, après qu’il m’avait été prêté par une banque pendant une décennie. Pour autant, j’aime à dire qu’un violon ne vous appartient pas. Vous n’êtes que de passage dans son histoire. Je crois que le bois a la mémoire de ceux qui l’ont joué: il faut se laisser inspirer, influencer par cette mémoire et la personnalité que l’instrument s’est construites au fil de sa vie. J’ai le sentiment que c’est exactement ce qui se produit entre lui et moi.

W comme Williams

John Williams entretient une relation privilégiée avec le violon.
John Williams entretient une relation privilégiée avec le violon. Rue des Archives/Rue des Archives/BCA

Que ce soit avec Isaac Stern, qui tenait la partie de soliste dans Le Violon sur le toit (dont John Williams avait réalisé les arrangements et les musiques additionnelles), ou bien avec Itzhak Perlman pour qui il écrivit le thème de La Liste de Schindler, il y a une relation très spéciale entre le compositeur et le violon. Il a laissé avec La Liste de Schindler une des pages violonistiques les plus belles et bouleversantes de l’histoire du cinéma. Et de la musique… Elle était forcément indissociable de ce projet. Comme de sa genèse.

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100 emplois en péril au centre de contrôle du CN

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Le Canadien National (CN) fermerait son centre de contrôle ferroviaire à Montréal afin de centraliser ses opérations en Alberta, déplore le syndicat Teamsters Canada.
Une centaine de postes de contrôleurs de circulation ferroviaire seraient ainsi transférés dans l’ouest du pays.

«L’entreprise a déjà commencé le transfert d’une vingtaine de postes à Edmonton. Les travailleuses et travailleurs en question venaient tout juste d’être transférés de Toronto à Montréal cette année», a soutenu le syndicat dans un communiqué.

En entrevue à TVA Nouvelles, Christopher Monette, directeur des affaires publiques de Teamsters Canada, a indiqué que le CN est en train de déraciner des familles à l’autre bout du pays.

«Certaines de ces familles venaient tout juste de trouver une école ou une garderie pour leurs enfants à Montréal. On ne peut pas jouer de la sorte avec la vie des gens», a précisé le président de Teamsters Canada, François Laporte.

La majorité des contrôleurs ferroviaires au pays, donc quelque 200 contrôleurs qui travaillent pour le CN, est représentée par la Conférence ferroviaire de Teamsters Canada (CFTC). Leur rôle est de coordonner les mouvements ferroviaires, un peu comme le font les contrôleurs aériens. Ils protègent également les travailleurs sur les voies ferrées.

Le président de la CFTC, Lyndon Isaak, est d’avis que «le CN va probablement perdre des contrôleurs chevronnés et leur connaissance du réseau ferroviaire, ce qui pourrait mettre en danger les cheminots, les préposés à l’entretien des voies et le public en général».

De son côté, la direction du CN a expliqué que «pour des raisons d’efficacité et de gestion, il a été décidé que les opérations pour le nord de l’Ontario seraient contrôlées d’Edmonton à partir du printemps 2020».

«Il faut noter que ce bureau (Nord de l’Ontario) est à Montréal que depuis tout récemment puisque le CN évalue constamment ses besoins et prend des décisions sur une base opérationnelle et continue, a-t-on ajouté. Moins d’une quinzaine d’employés sont touchés par ce changement.»

L’entreprise a ajouté qu’il y avait des discussions avec le syndicat pour déterminer les modalités des relocalisations, assurant que «les employés ne désirant pas être relocalisés auront droit aux bénéfices prévus à leur convention collective».

Rappelons qu’en raison d’un ralentissement de l’économie nord-américaine, le CN a confirmé le mois dernier qu’il procède à des mises à pied au sein de ses effectifs. L’entreprise basée à Montréal n’a toutefois pas voulu confirmer les informations du «Globe and Mail» voulant que 1600 travailleurs soient mis au chômage.

Par ailleurs, l’entreprise ferroviaire a dû faire face à un conflit de travail lorsque quelque 3200 chefs de train et membres d’équipes de manœuvre du Canadien National (CN) ont déclenché une grève.

Le débrayage, qui a duré une semaine, a perturbé les activités de nombreuses industries, incluant les agriculteurs dont les livraisons de propane avaient été réduites ou même arrêtées, ce qui avait de graves conséquences sur la récolte et le séchage du grain au Québec.

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Le Canada renforce les droits des passagers aériens

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À compter de ce 15 décembre, les passagers aériens disposent de nouveaux droits en vertu du Règlement sur la protection des passagers aériens (RPPA) de l’Office des transports du Canada (OTC).

Les compagnies aériennes offrant des vols à destination/au départ du Canada doivent verser aux passagers des indemnités pouvant atteindre 1000 dollars canadiens en cas de retard ou d’annulation de vol attribuable à la compagnie aérienne (sauf pour des raisons de sécurité); fournir aux passagers des commodités en cas de retard ou d’annulation de vol attribuable à la compagnie aérienne (nourriture et boissons en quantité raisonnable; accès à des moyens de communication; et hébergement pour les retards se prolongeant jusqu’au lendemain).

De plus, les compagnies aériennes doivent prendre les mesures nécessaires pour attribuer, sans frais supplémentaires, des sièges aux enfants de moins de 14 ans à proximité de l’adulte qui les accompagne. Pour faire en sorte qu’un enfant ne soit pas assis trop loin, les parents devaient parfois payer d’importants frais de réservation de sièges. Désormais, cela n’est plus nécessaire : le règlement exige qu’un enfant de 4 ans ou moins soit assis à côté d’un parent, qu’un enfant de 5 à 11 ans soit placé dans la même rangée, séparé par un voyageur tout au plus, alors qu’un adolescent de 12 ou 13 ans ne doit pas être séparé d’un parent par plus d’une rangée.

Ces règles s’ajoutent à la charte canadienne des droits des passagers aériens (ou charte des voyageurs) qui était entrée partiellement en vigueur à l’été 2019 et qui prévoyait déjà des obligations en matière de communication claire, de surréservation, de retard sur le tarmac, de perte ou de bris de bagages et de transport d’instruments de musique.

Pour aider les passagers aériens à se retrouver dans leurs droits, l’OTC leur offre un service en ligne : il s’agit d’un guichet unique où les passagers aériens peuvent se renseigner sur leurs droits, déposer une plainte contre une compagnie aérienne et trouver des astuces pour voyager sans tracas.

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L’environnement fiscal est plus profitable aux entreprises au Canada qu’aux E. U.

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Le ministre des Finances Bill Morneau était au courant que l’environnement fiscal des entreprises ayant des activités au Canada était supérieur à celui des États-Unis _ même après les fortes réductions du gouvernement dirigé par Donald Trump _ plusieurs mois avant de donner un nouveau coup de main aux entreprises canadiennes.

L’analyse réalisée en août 2018 souligne que les réformes fiscales «avaient réduit, mais n’avaient pas éliminé» l’avantage fiscal dont jouissent les entreprises au nord de la frontière.

En novembre 2018, M. Morneau a publié un énoncé politique contenant des mesures permettant aux entreprises de passer en charge immédiate du coût total des machines et du matériel et de déduire une plus grande part du coût des biens nouvellement acquis lors de l’année pendant laquelle un investissement est effectué. Ces mesures devraient coûter 14 milliards $ sur cinq ans au Trésor public.

M. Morneau devrait présenter lundi une mise à jour qui exposera les perspectives de l’économie et des finances fédérales. Bien que peu s’attendent à des mesures comme celles annoncées dans l’énoncé économique de l’an dernier, la mise à jour dressera le tableau du budget fédéral de 2020 et devrait indiquer comment les mesures de 2018 ont été utilisées.

Les données sur l’investissement des entreprises sont mitigées depuis l’entrée en vigueur des nouvelles règles.

L’incertitude entourant le nouvel accord de libre-échange entre le Canada, les États-Unis et le Mexique (ACEUM) devrait disparaître lorsqu’il sera ratifié. Cela pourrait encourager les entreprises à utiliser davantage les règles d’amortissement accéléré, estime Brian Kingston,vice-président aux politiques internationale et budgétaire au Conseil canadien des affaires.

Selon lui, M. Morneau devrait toujours viser à abaisser le taux d’imposition combiné fédéral-provincial aux entreprises à 20 % par rapport au taux actuel d’un peu moins de 27 %, ce qui est supérieur à la moyenne des pays de l’OCDE.

«Quand on essaie d’attirer des capitaux en Amérique du Nord, en particulier dans un environnement protectionniste défendu par le président américain. Les entreprises veulent être à l’intérieur de la forteresse américaine. Le Canada, en tant que petite économie, a toujours un avantage sur les États-Unis pour se rendre plus attrayant.»

En juillet, le ministère des Finances a publié un document qui examinait le «taux d’imposition effectif marginal», qui tient compte des taxes provinciales et autres pour estimer le coût pour les entreprises de faire de nouveaux investissements. Le taux d’imposition effectif a servi de base à l’analyse de l’été 2018 qui a révélé que les taxes des entreprises du Canada étaient inférieures à celles des États-Unis, et pour les chiffres de la mise à jour de novembre 2018.

Le Canada est le seul pays à avoir adopté des mesures concernant l’amortissement accéléré en réponse aux réductions fiscales de M. Trump. Une vingtaine de pays ont préféré réduire le taux d’imposition des sociétés, mentionne Jack Mintz, expert en politique fiscale à l’Université de Calgary.

Les propres calculs de M. Mintz, qui tiennent compte de secteurs comme le pétrole et le gaz que le ministère laisse de côté, laissent entendre que le taux d’imposition effectif du Canada sur le capital était un peu plus élevé qu’aux États-Unis avant et après les changements de l’an dernier.

«Le leur était inférieur, affirme-t-il. Mais si c’était vraiment le cas, cela soulève des questions. Pourquoi prôner l’amortissement accéléré? C’est une mauvaise politique qui génère des distorsions.»

La décision américaine permettant l’annulation immédiate des coûts de certains équipements a été considérée comme la mesure la plus importante par les entreprises indépendantes au sud de la frontière, soutient Dan Kelly, président de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante.

La réponse du Canada a été un pas dans la bonne direction, ajoute-t-il. Mais les modifications apportées à la taxe sur les petites entreprises adoptées en 2017, la taxe fédérale sur les émissions de carbone, les augmentations des cotisations au Régime de pension du Canada pour financer ce programme ont nui aux sociétés.

«Tout cela nous a coupé l’herbe sous les pieds, dit M. Kelly. On veut stimuler l’économie d’une main, mais on la freine de l’autre. On peut ainsi comprendre pourquoi cela n’avait pas vraiment fouetté le monde des affaires.»

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Province’s push for private funding, additional stops puts Scarborough subway at risk of delays

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