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la guerre du temps aura-t-elle lieu ?

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Trois ans après la sortie de l’Apple Watch, la sociétéde Tim Cook est devenue le premier vendeur de garde-temps au monde. Mais l’horlogerie de luxe helvétique résiste. Et prouve qu’elle existe.

Cest un fait: il se vend désormais plus de montres connectées dans le monde que de montres suisses. Dans le rôle de la reine des tocantes, dites intelligentes, règne l’Apple Watch, dont 18,4 millions d’exemplaires ont été exportées l’an dernier, selon le cabinet IDC. Pendant la même période, l’industrie horlogère helvétique a écoulé 24,3 millions de montres, indique la Fédération de l’industrie horlogère suisse. Soit quelque six millions de modèles de plus mais toutes marques confondues.

«Pourquoi comparer deux choses qui ne sont pas comparables? s’agace François-Henry Bennahmias, PDG d’Audemars Piguet, qui fabrique 40.000 garde-temps par an. Ce n’est pas la montre connectée “ou” la montre mécanique, mais “et”. C’est comme si vous disiez que McDonald’s avait tué les 3-étoiles Michelin. Les deux peuvent coexister. Je pense que le plus grand défi de l’horlogerie de luxe suisse est d’apparaître moins fermée et moins austère, plus sexy, car le potentiel de ce secteur est énorme. Notamment auprès des jeunes.»

«C’est formidable qu’Apple ait envie de jouer au docteur! Mais il ne faudra pas s’étonner que toutes ces données finissent aussi chez les assureurs des personnes âgées. Big data, Big Brother»

Un fin connaisseur du marché

En attendant que les Suisses planchent sur la désirabilité de leurs produits – un point clé du succès du californien -, ce dernier devrait continuer de caracoler en tête des ventes en 2018: près de 9 millions d’Apple Watch ont été achetées depuis le début de l’année. Sans compter que son nouveau modèle, Series 4, à 429 euros, lancé le 12 septembre, est bien parti pour enregistrer un carton mondial. Outre un écran plus ouvert, cette smartwatch bénéficie des évolutions successives des précédents modèles et offre d’autres spécificités: boîtier étanche sous la douche ou à la piscine, intégration d’une carte SIM pour pouvoir communiquer et se connecter à Internet sans l’intermédiaire d’un smartphone.

En outre, ses fonctions visent particulièrement la tranche des 40-60 ans et les seniors (détecteur de chute associé à une alerte, possibilité d’effectuer un électrocardiogramme à la demande, etc.). Une étape significative pour l’entreprise américaine, qui entend ainsi élargir son spectre de consommateurs. «C’est formidable qu’Apple ait envie de jouer au docteur! ironise un fin connaisseur du marché. Je parie que les enfants vont être les premiers à offrir la Series 4 à leurs parents mais il ne faudra pas s’étonner que toutes ces données médicales finissent aussi chez les assureurs des personnes âgées… Big data, Big Brother.»

Donner de l’émotionnel au rationnel

Au début des années 2010, les premières versions signées de grandes marques comme Sony, LG et Samsung ou de start-up comme Pebble et Omate se contentaient de mesurer les pas, les distances parcourues

De fait, en moins d’une décennie, les montres connectées ont évolué extrêmement vite. Au début des années 2010, les premières versions signées de grandes marques comme Sony, LG et Samsung ou de start-up comme Pebble et Omate se contentaient de mesurer les pas, les distances parcourues et les calories brûlées. Seule une poignée pouvait afficher des notifications provenant du smartphone associé. Aujourd’hui, les plus sophistiquées, équipées d’un GPS et d’un capteur de fréquence cardiaque, sont capables de recevoir et d’envoyer des SMS, de mesurer la qualité du sommeil ou de lire de la musique.

Peu à peu, ces produits, vendus quelques centaines d’euros, ont grignoté les parts de marché des montres traditionnelles positionnées sur le même segment de prix. Un choix effectué d’abord par un public jeune bercé par l’univers du numérique, habitué au smartphone et aux achats en ligne, en Asie, puis en Amérique et en Europe. Sceptique au départ, l’industrie horlogère a commencé à s’interroger sur le sujet. Fin 2014, sachant qu’Apple allait sortir une montre, Jean-Claude Biver, alors à la tête de la division horlogère de LVMH, décida que TAG Heuer allait développer avec Intel un modèle connecté. Il a été lancé en novembre 2015.

«En trois ans, nous avons vendu 100.000 montres électroniques avec une seule référence, confie-t-on chez TAG Heuer. C’est une goutte d’eau par rapport aux ventes d’Apple mais c’est beaucoup pour une marque horlogère de luxe. Je pense que c’est dû au design et au look de notre modèle, qui fait écho à celui de nos garde-temps classiques. Lorsque l’on veut créer une smartwatch, la difficulté est de donner de l’émotionnel à un objet rationnel. Pour une montre mécanique, c’est le contraire: il faut apporter de la fonctionnalité à un mécanisme et à une entité par essence chargés d’affect.»

«Contrairement à 90% des smartwatches du marché, nous avons voulu apporter une esthétique horlogère, des matériaux nobles. Cette Tambour Horizon a été créée comme une montre mécanique»

Michael Burke, PDG de Louis Vuitton

Outre Tissot (Swatch Group), Alpina, Frédérique Constant (Citizen), Montblanc (Richemont) ou encore Fossil, qui fabrique les modèles connectés de Diesel, Emporio Armani et Michael Kors, Louis Vuitton a également cédé aux sirènes du numérique avec la Tambour Horizon, sortie l’an dernier et vendue 2500 euros. «La raison d’être de Louis Vuitton est le voyage, déclare Michael Burke, PDG de l’entreprise. Être connecté, c’est dans nos gènes, l’innovation aussi. Contrairement à 90 % des smartwatches du marché, nous avons voulu apporter une esthétique horlogère, des matériaux nobles. Cette Tambour Horizon a été créée comme une montre mécanique avec des fonctions particulières à Louis Vuitton liées aux voyages.»

Bien que le malletier ne communique pas sur les performances de son opus, il affirme avoir largement dépassé ses objectifs. «En valeur, c’est la première montre de luxe intelligente du marché, revendique Michael Burke. Aujourd’hui, nous vendons davantage de pièces classiques que de connectées, mais ces dernières nous ont permis de quasiment doubler le chiffre d’affaires de cette division.»

Imaginer de nouveaux usages

Les tocantes numériques des grands noms non issus du sérail ont-elles pour vocation de concurrencer celles proposées par les spécialistes de l’ordinateur? Non, sans aucun doute. Les premiers se contentent d’ajouter quelques fonctions personnalisées au logiciel Wear OS – une version d’Android pour les objets connectés équipant nombre de montres de LG, Samsung, Motorola, Sony, etc. -, tandis que les seconds demeurent les mieux placés pour imaginer de nouveaux usages à ces objets de poignet – coach sportif, assistant médical, communicateur vocal, etc. Bien qu’aucune marque de luxe ne figure dans la liste des plus gros vendeurs du secteur, le numérique leur apporterait un supplément d’image et parviendrait même à faire vendre les modèles mécaniques.

«Apple vend une promesse d’obsolescence, un modèle chassant l’autre»

Cyrille Vigneron, PDG de Cartier

«D’un point de vue technologique et en termes de coolness, TAG Heuer, dont l’acronyme signifie “technique d’avant-garde”, a beaucoup gagné, constate l’inventeur de la Monaco. Certains clients, entrés chez nous par la smartwatch, s’intéressent désormais à nos chronographes automatiques.» Dans le même temps, les fabricants d’électronique ne cachent plus leur envie de pénétrer les codes du luxe. Apple recrute chez Burberry et Saint Laurent, ajoute à ses ambassadeurs des personnalités comme Anna Wintour et Karl Lagerfeld. Et signe des partenariats avec d’illustres maisons comme Hermès avec, à la clé, une montre hybride à 1450 euros: la tête conçue par la pomme californienne, les jambes, un bracelet de cuir signé du sellier parisien.

Deux secteurs différents

Difficile cependant d’imaginer que ces entités 2.0 supplanteront définitivement les rouages mécaniques inventés par la main de l’homme, il a plusieurs siècles. Premièrement, parce que même la société de Cupertino ne perçoit pas l’Apple Watch comme une alternative aux montres traditionnelles. Pour son PDG, Tim Cook, elle est surtout le fer de lance d’une nouvelle évolution des technologies, qui doivent se porter comme des accessoires de mode ou des vêtements. C’est le concept du wearable. Il s’applique aussi bien aux garde-temps qu’aux écouteurs, lunettes connectées, bracelets et autres objets numériques miniaturisés. Ce secteur, explique Tim Cook, «est le deuxième plus gros levier de notre croissance après l’iPhone, seulement après trois ans de démarrage de cette activité».

Deuxièmement, parce que l’industrie horlogère restera maîtresse des garde-temps de haute voltige, reflet d’un style, d’un savoir-faire technique et esthétique. «Apple vend une promesse d’obsolescence, un modèle chassant l’autre, analyse Cyrille Vigneron, PDG de Cartier, dont la division horlogère enregistrerait une croissance à deux chiffres depuis deux ans. Il ne faut pas confondre le mythe du progrès et la faculté de se réinventer. Nous sommes connus pour le design de nos montres qui ne vieillit pas: la Santos a 100 ans, la Panthère, 30 ans, etc. Nous promettons la durabilité dans le temps. Nos modèles sont connectés à notre histoire, à nos émotions.» Même point de vue chez Patek Phillipe, où Thierry Stern, PDG de l’auguste manufacture qui fabrique 60.000 montres par an, nous confiait: «Mon chronographe à quantième perpétuel a déjà enterré une demi-douzaine de générations d’iPhone, et ce n’est pas fini…»

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100 emplois en péril au centre de contrôle du CN

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Le Canadien National (CN) fermerait son centre de contrôle ferroviaire à Montréal afin de centraliser ses opérations en Alberta, déplore le syndicat Teamsters Canada.
Une centaine de postes de contrôleurs de circulation ferroviaire seraient ainsi transférés dans l’ouest du pays.

«L’entreprise a déjà commencé le transfert d’une vingtaine de postes à Edmonton. Les travailleuses et travailleurs en question venaient tout juste d’être transférés de Toronto à Montréal cette année», a soutenu le syndicat dans un communiqué.

En entrevue à TVA Nouvelles, Christopher Monette, directeur des affaires publiques de Teamsters Canada, a indiqué que le CN est en train de déraciner des familles à l’autre bout du pays.

«Certaines de ces familles venaient tout juste de trouver une école ou une garderie pour leurs enfants à Montréal. On ne peut pas jouer de la sorte avec la vie des gens», a précisé le président de Teamsters Canada, François Laporte.

La majorité des contrôleurs ferroviaires au pays, donc quelque 200 contrôleurs qui travaillent pour le CN, est représentée par la Conférence ferroviaire de Teamsters Canada (CFTC). Leur rôle est de coordonner les mouvements ferroviaires, un peu comme le font les contrôleurs aériens. Ils protègent également les travailleurs sur les voies ferrées.

Le président de la CFTC, Lyndon Isaak, est d’avis que «le CN va probablement perdre des contrôleurs chevronnés et leur connaissance du réseau ferroviaire, ce qui pourrait mettre en danger les cheminots, les préposés à l’entretien des voies et le public en général».

De son côté, la direction du CN a expliqué que «pour des raisons d’efficacité et de gestion, il a été décidé que les opérations pour le nord de l’Ontario seraient contrôlées d’Edmonton à partir du printemps 2020».

«Il faut noter que ce bureau (Nord de l’Ontario) est à Montréal que depuis tout récemment puisque le CN évalue constamment ses besoins et prend des décisions sur une base opérationnelle et continue, a-t-on ajouté. Moins d’une quinzaine d’employés sont touchés par ce changement.»

L’entreprise a ajouté qu’il y avait des discussions avec le syndicat pour déterminer les modalités des relocalisations, assurant que «les employés ne désirant pas être relocalisés auront droit aux bénéfices prévus à leur convention collective».

Rappelons qu’en raison d’un ralentissement de l’économie nord-américaine, le CN a confirmé le mois dernier qu’il procède à des mises à pied au sein de ses effectifs. L’entreprise basée à Montréal n’a toutefois pas voulu confirmer les informations du «Globe and Mail» voulant que 1600 travailleurs soient mis au chômage.

Par ailleurs, l’entreprise ferroviaire a dû faire face à un conflit de travail lorsque quelque 3200 chefs de train et membres d’équipes de manœuvre du Canadien National (CN) ont déclenché une grève.

Le débrayage, qui a duré une semaine, a perturbé les activités de nombreuses industries, incluant les agriculteurs dont les livraisons de propane avaient été réduites ou même arrêtées, ce qui avait de graves conséquences sur la récolte et le séchage du grain au Québec.

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Le Canada renforce les droits des passagers aériens

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À compter de ce 15 décembre, les passagers aériens disposent de nouveaux droits en vertu du Règlement sur la protection des passagers aériens (RPPA) de l’Office des transports du Canada (OTC).

Les compagnies aériennes offrant des vols à destination/au départ du Canada doivent verser aux passagers des indemnités pouvant atteindre 1000 dollars canadiens en cas de retard ou d’annulation de vol attribuable à la compagnie aérienne (sauf pour des raisons de sécurité); fournir aux passagers des commodités en cas de retard ou d’annulation de vol attribuable à la compagnie aérienne (nourriture et boissons en quantité raisonnable; accès à des moyens de communication; et hébergement pour les retards se prolongeant jusqu’au lendemain).

De plus, les compagnies aériennes doivent prendre les mesures nécessaires pour attribuer, sans frais supplémentaires, des sièges aux enfants de moins de 14 ans à proximité de l’adulte qui les accompagne. Pour faire en sorte qu’un enfant ne soit pas assis trop loin, les parents devaient parfois payer d’importants frais de réservation de sièges. Désormais, cela n’est plus nécessaire : le règlement exige qu’un enfant de 4 ans ou moins soit assis à côté d’un parent, qu’un enfant de 5 à 11 ans soit placé dans la même rangée, séparé par un voyageur tout au plus, alors qu’un adolescent de 12 ou 13 ans ne doit pas être séparé d’un parent par plus d’une rangée.

Ces règles s’ajoutent à la charte canadienne des droits des passagers aériens (ou charte des voyageurs) qui était entrée partiellement en vigueur à l’été 2019 et qui prévoyait déjà des obligations en matière de communication claire, de surréservation, de retard sur le tarmac, de perte ou de bris de bagages et de transport d’instruments de musique.

Pour aider les passagers aériens à se retrouver dans leurs droits, l’OTC leur offre un service en ligne : il s’agit d’un guichet unique où les passagers aériens peuvent se renseigner sur leurs droits, déposer une plainte contre une compagnie aérienne et trouver des astuces pour voyager sans tracas.

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L’environnement fiscal est plus profitable aux entreprises au Canada qu’aux E. U.

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Le ministre des Finances Bill Morneau était au courant que l’environnement fiscal des entreprises ayant des activités au Canada était supérieur à celui des États-Unis _ même après les fortes réductions du gouvernement dirigé par Donald Trump _ plusieurs mois avant de donner un nouveau coup de main aux entreprises canadiennes.

L’analyse réalisée en août 2018 souligne que les réformes fiscales «avaient réduit, mais n’avaient pas éliminé» l’avantage fiscal dont jouissent les entreprises au nord de la frontière.

En novembre 2018, M. Morneau a publié un énoncé politique contenant des mesures permettant aux entreprises de passer en charge immédiate du coût total des machines et du matériel et de déduire une plus grande part du coût des biens nouvellement acquis lors de l’année pendant laquelle un investissement est effectué. Ces mesures devraient coûter 14 milliards $ sur cinq ans au Trésor public.

M. Morneau devrait présenter lundi une mise à jour qui exposera les perspectives de l’économie et des finances fédérales. Bien que peu s’attendent à des mesures comme celles annoncées dans l’énoncé économique de l’an dernier, la mise à jour dressera le tableau du budget fédéral de 2020 et devrait indiquer comment les mesures de 2018 ont été utilisées.

Les données sur l’investissement des entreprises sont mitigées depuis l’entrée en vigueur des nouvelles règles.

L’incertitude entourant le nouvel accord de libre-échange entre le Canada, les États-Unis et le Mexique (ACEUM) devrait disparaître lorsqu’il sera ratifié. Cela pourrait encourager les entreprises à utiliser davantage les règles d’amortissement accéléré, estime Brian Kingston,vice-président aux politiques internationale et budgétaire au Conseil canadien des affaires.

Selon lui, M. Morneau devrait toujours viser à abaisser le taux d’imposition combiné fédéral-provincial aux entreprises à 20 % par rapport au taux actuel d’un peu moins de 27 %, ce qui est supérieur à la moyenne des pays de l’OCDE.

«Quand on essaie d’attirer des capitaux en Amérique du Nord, en particulier dans un environnement protectionniste défendu par le président américain. Les entreprises veulent être à l’intérieur de la forteresse américaine. Le Canada, en tant que petite économie, a toujours un avantage sur les États-Unis pour se rendre plus attrayant.»

En juillet, le ministère des Finances a publié un document qui examinait le «taux d’imposition effectif marginal», qui tient compte des taxes provinciales et autres pour estimer le coût pour les entreprises de faire de nouveaux investissements. Le taux d’imposition effectif a servi de base à l’analyse de l’été 2018 qui a révélé que les taxes des entreprises du Canada étaient inférieures à celles des États-Unis, et pour les chiffres de la mise à jour de novembre 2018.

Le Canada est le seul pays à avoir adopté des mesures concernant l’amortissement accéléré en réponse aux réductions fiscales de M. Trump. Une vingtaine de pays ont préféré réduire le taux d’imposition des sociétés, mentionne Jack Mintz, expert en politique fiscale à l’Université de Calgary.

Les propres calculs de M. Mintz, qui tiennent compte de secteurs comme le pétrole et le gaz que le ministère laisse de côté, laissent entendre que le taux d’imposition effectif du Canada sur le capital était un peu plus élevé qu’aux États-Unis avant et après les changements de l’an dernier.

«Le leur était inférieur, affirme-t-il. Mais si c’était vraiment le cas, cela soulève des questions. Pourquoi prôner l’amortissement accéléré? C’est une mauvaise politique qui génère des distorsions.»

La décision américaine permettant l’annulation immédiate des coûts de certains équipements a été considérée comme la mesure la plus importante par les entreprises indépendantes au sud de la frontière, soutient Dan Kelly, président de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante.

La réponse du Canada a été un pas dans la bonne direction, ajoute-t-il. Mais les modifications apportées à la taxe sur les petites entreprises adoptées en 2017, la taxe fédérale sur les émissions de carbone, les augmentations des cotisations au Régime de pension du Canada pour financer ce programme ont nui aux sociétés.

«Tout cela nous a coupé l’herbe sous les pieds, dit M. Kelly. On veut stimuler l’économie d’une main, mais on la freine de l’autre. On peut ainsi comprendre pourquoi cela n’avait pas vraiment fouetté le monde des affaires.»

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