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Les oubliés de la route de la Beauce

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À compter du 31 décembre, il n’y aura plus de service d’autocars entre la Beauce et le reste du Québec. Qu’adviendra-t-il de ceux qui ont toujours besoin de ce mode de transport ? Le Devoir a fait la route avec eux pour le savoir.

Vendredi matin 11 h. Le véhicule d’Autobus Breton vient de quitter la gare du Palais. Assise au fond à droite, Sarah-Maude, 17 ans, va passer la fin de semaine chez sa grand-mère à Saint-Georges. Des affiches annonçant la suspension du service sont collées sur les supports qui servent normalement aux écrans. Mais Sarah-Maude ne les a pas vues. « Ça arrête pour toujours ? », s’étonne-t-elle lorsqu’on lui apprend la nouvelle. « C’est poche. Une chance que mon père a un char », dit-elle avant d’ajouter qu’il n’est pas disponible tout le temps à cause de son travail.

Un grand nombre de jeunes utilisent le service. Dans bien des cas, les parents sont séparés. L’un vit à Québec, l’autre en Beauce. Il y a aussi ceux qui étudient au cégep à Québec et rentrent la fin de semaine.

Le vendredi est une bonne journée, d’après le chauffeur. Ce jour-là, onze personnes vont monter à l’un des 11 arrêts entre Québec et Saint-Georges de Beauce. Rien à voir toutefois avec les « belles années », dira-t-il. « Dans les années 1980, on remplissait 4 ou 5 véhicules avec du monde debout. »

Près de lui, un client souligne que « c’est un service essentiel » et que « les gouvernements » devraient s’en mêler. « On parle du troisième lien à Québec, du REM à Montréal », lance-t-il. « Puis les régions sont souvent des enfants pauvres pour ce genre de services là. »

Assis juste derrière, Steve Dubois, un résident de Montréal, s’en va à Saint-Georges visiter sa mère, qui est âgée de 70 ans. Il explique que, d’habitude, c’est elle qui vient le voir. « Ma mère n’aime pas conduire à Montréal. Là, elle ne sait plus quoi faire à partir du 31 décembre. Elle est désemparée. »

Dehors, les paysages de la Beauce en automne sont parés de mille nuances de gris et d’orange. Une dame monte dans le car à Beauceville. Elle refuse de dire son nom, mais explique qu’elle s’en va « magasiner une paire de bottes d’hiver à Saint-Georges ». La fin du service l’inquiète d’autant plus que le service de taxi de Beauceville est lui aussi menacé. « On va être isolés », dénonce-t-elle.

Joint au téléphone, le patron de la compagnie, Pierre Breton, explique qu’il n’a pas le choix, que sa ligne de transport interurbain est déficitaire depuis des années. Pourtant, le gouvernement a créé un programme d’aide aux compagnies d’autocars comme la sienne qui font face aux mêmes problèmes en Abitibi-Témiscamingue, en Gaspésie et ailleurs. Le programme paraît simple : pour y avoir accès, les MRC locales doivent consentir une somme, que le gouvernement triple. Ainsi, l’an dernier, les MRC de la Beauce avaient mis 30 000 $ sur la table, ce qui a permis à Autobus Breton de récolter 120 000 $ au total en aide.

Or cet automne, elles ont refusé de renouveler leur aide. « Le programme n’est pas mauvais en lui-même, observe M. Breton. Mais il faut passer par des politiciens locaux qui ont de la difficulté avec l’idée de subventionner l’entreprise privée. Le gros problème est là. »

Un frein à la venue d’immigrants

Au retour, un total de 11 personnes prendront le car. À nouveau, les jeunes comptent pour presque la moitié des passagers. Cassandra, 15 ans, habite au Centre jeunesse de Sainte-Marie. Comme toutes les deux semaines, elle va voir sa mère à Québec. « Sûrement que je ne pourrai plus aller voir ma mère, ça va être compliqué. Il va falloir que je me trouve un lift, et ma mère n’a pas beaucoup d’argent… »

Juste devant elle, Ousseini Bonkoungousa, originaire du Burkina Faso, est en route pour aller visiter sa femme et ses enfants à Montréal. « Je travaille à la Boulangerie Vachon à Sainte-Marie », dit-il fièrement. Lui non plus n’était pas au courant de l’interruption du service. Déménagé en Beauce depuis deux mois, il est en train de suivre des cours de conduite, mais n’aura pas son permis à temps pour le 31 décembre.

Sûrement que je ne pourrai plus aller voir ma mère, ça va être compliqué. Il va falloir que je me trouve un lift, et ma mère n’a pas beaucoup d’argent… 

 

L’arrêt du service risque de décourager beaucoup d’immigrants de venir dans la région selon lui. « Beaucoup déjà ne veulent pas venir parce qu’ils n’ont pas de moyen de déplacement et n’ont pas leur propre voiture, fait-il remarquer. L’autobus permet aux gens de se déplacer en attendant d’avoir une voiture. »

À l’aller, Larry-Franck Mathias Mandengou Moukaga tenait un discours similaire. « Ne plus avoir ce service-là ce serait très malheureux pour des gens comme moi. » Il vient d’accepter un emploi en Beauce, mais continue de venir visiter ses amis qui sont tous à Québec. « Moi, je suis un immigrant et les amis, c’est important. »

Selon le chauffeur et le patron de l’entreprise, la clientèle immigrante est en croissance, notamment en raison de la pénurie de main-d’oeuvre qui frappe La Beauce. L’arrêt du service est d’ailleurs un véritable « casse-tête », au dire de la responsable du Comité d’accueil et d’intégration des immigrants Beauce-Nord (CAIDI), Aya Georgette Dje.

Par contre, du côté des gens d’affaires, on ne semble pas tant s’en préoccuper. À la Chambre de commerce de la Nouvelle Beauce, la directrice, Nancy Labbé, explique que les usines ont souvent leurs propres véhicules et se chargent de transporter leurs employés au travail matin et soir.

Or, cela ne suffit pas, selon Mme Dje. « C’est une belle option parce que ça réduit le stress lié au déplacement. Je le vois chez Olymel. Mais quand la personne immigrante veut aller faire son épicerie, Olymel ne pourra pas donner de moyen de transport pour ça. La personne immigrante a une vie. Il n’y a pas que le travail. »

Histoires de santé… et d’amour

Il y a un mois, une jeune femme non voyante du nom d’Amélie C. a lancé une pétition sur le Web pour réclamer le maintien du service. « Cette fermeture de service […] génère chez moi beaucoup d’anxiété et je ne crois pas que je suis la seule. Avec la population vieillissante, ce genre de transport deviendra INDISPENSABLE dans le futur », écrit-elle en lettres capitales. Elle s’était donné pour cible 300 signatures et en avait récolté 227 au moment où ces lignes étaient écrites.

Plusieurs comme elle n’ont pas la possibilité physique de conduire. Accidentée de la route, Karine Vachon est restée avec des séquelles qui l’en empêchent.

Depuis mai, elle prend le car toute les deux semaines pour aller visiter son nouveau compagnon à Lévis. « Remarquez que, cet été, j’y suis allée plus souvent parce qu’il a l’air climatisé », lance-t-elle en riant.

De fait, plusieurs personnes rencontrées dans le car étaient des citoyens sans voiture qui allaient visiter de nouveaux compagnons. Comme Dany, de Sainte-Marie, qui prenait le car pour la deuxième fois afin d’aller voir son amie à Québec. « Je vais en avoir besoin encore pour un bon bout. Ce serait pas le fun qu’il soit coupé. » Ou comme Anne-Laurie, qui prend le car chaque semaine pour aller voir son ami à Montréal et songe à déménager si le service cesse.

Joint cette semaine le préfet de la MRC de la Nouvelle-Beauce, Gaétan Vachon, n’a pas voulu faire de commentaires. « Il ne peut pas parler de ce dossier-là pour l’instant », a signalé son adjointe en ajoutant qu’une annonce devrait se faire sous peu.

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Ces légendes du baccara vous dévoilent leurs secrets

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Akio Kashiwagi, John W. Gates, Tommy Renzoni, Phil Ivey, Kerry Packer ou encore Archie Karas… Ces noms ne vous évoquent rien? Ces légendaires joueurs de baccara ont brillé par leurs performances exceptionnelles. Multipliant les gains au fil des années, ils nous ont permis d’identifier quelques approches qui fonctionnent. Aujourd’hui, découvrez certains de leurs secrets:

Apprenez à marcher avant de courir

Premièrement, vous devez absolument connaître les règles du jeu. Avant de maîtriser les stratégies et autres astuces professionnelles du baccara, il faut vous familiariser avec les bases du jeu. Même les plus grands joueurs de l’histoire ont d’abord dû apprendre à jouer. Puis c’est à force de pratique et de stratégie qu’ils ont réussi à se perfectionner pour atteindre les sommets.

Commencez donc par étudier le but principal du jeu et la valeur des cartes. Découvrez aussi les différents types de paris (banquier, joueur ou égalité), apprenez à fixer et gérer votre bankroll, essayez de contrer l’avantage de la maison, etc. Ensuite, vous pourrez passer à une véritable stratégie de baccara. Il en existe beaucoup, à choisir selon les situations et vos aptitudes: systèmes 1-3-2-4, d’Alembert, Fibonacci, Labouchere ou encore Martingale.

Et contrairement à ces légendes qui jouaient dans des établissements physiques, vous avez la possibilité de tester des parties gratuites en ligne. Pratique pour vous exercer sans miser!

Gérez votre budget

Deuxièmement, vous devez fixer un budget et le respecter. Il est essentiel de jouer de manière responsable, afin d’éviter les situations délicates voire désastreuses. Par exemple, vous pouvez allouer 100 $ à votre session de jeu. Et une fois cette somme épuisée, quittez la table. Cela vous permettra de réduire vos pertes et même de protéger vos gains.

Si les grands joueurs de l’histoire du baccara ont pu multiplier leurs gains de façon aussi spectaculaire, ce n’est pas uniquement grâce à la chance. Même si elle a joué en leur faveur, une bonne gestion de leur bankroll leur a aussi permis d’optimiser leurs gains au fil des parties.

Misez sur le banquier

Comme expliqué, il existe trois types de paris au baccara: le joueur, la banque et l’égalité. De manière générale, vous ne pouvez pas vous tromper en misant sur le banquier. En effet, ce pari est gagnant dans plus de 50 % des cas. Toutefois, notez que l’établissement prélève alors une commission sur ces gains, afin de conserver un certain avantage.

De plus, il est important de capitaliser sur les séries. De ce fait, si vous gagnez en pariant sur le banquier, continuez à miser dessus. Mais attention, restez prudent et modéré. Sachez vous arrêter avant que ce pari ne devienne perdant. Ici encore, c’est un conseil que les joueurs légendaires ont eux-mêmes mis en pratique pendant leurs heures de gloire.

Jouez de courtes sessions

Enfin, il est mieux de jouer pendant de courtes sessions. Afin d’être plus performant au baccara, vous devez gérer votre temps correctement. Cela réduira aussi le phénomène d’accoutumance qui peut devenir néfaste s’il n’est pas maîtrisé.

Dans la mesure du possible, planifiez donc un certain nombre de parties à chaque session de jeu. Une fois ce nombre atteint, quittez la table de baccara. Même si vous êtes en train de gagner, soyez raisonnable et arrêtez de jouer.

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Denis Coderre propose un marché public dans le Vieux-Montréal

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Denis Coderre promet d’implanter un marché public au marché Bonsecours, dans le Vieux-Montréal, s’il est porté au pouvoir en novembre prochain. Cette proposition fait suite à une rencontre qu’il a eue la semaine dernière avec les commerçants du marché Bonsecours. Mais ceux-ci préviennent qu’ils ne souhaitent pas des étals de fruits et de légumes semblables à ceux des marchés Jean-Talon et Atwater.

« Ville-Marie a besoin d’un marché et le marché Bonsecours pourrait être un marché public, au même titre qu’Atwater et Jean-Talon », a soutenu Denis Coderre jeudi matin, alors qu’il présentait les candidats de son équipe dans les arrondissements de Rosemont–La Petite-Patrie et d’Outremont. Selon le candidat, ce projet permettrait de faire du marché Bonsecours un lieu de destination pour les touristes, mais aussi pour les Montréalais. Il a indiqué avoir rencontré l’ensemble des commerçants à ce sujet la semaine dernière.

Denis Coderre a précisé qu’il habitait non loin du marché Bonsecours et qu’il pourrait aller chercher ses fruits et légumes à pied. Au passage, il a affirmé que le bâtiment patrimonial était dans un état « pitoyable » et qu’il faudrait y voir.

Jointe par Le Devoir, Anne de Shalla, propriétaire de la boutique Signatures Québécoises du marché Bonsecours, confirme que les commerçants ont rencontré M. Coderre pour lui présenter leur vision d’avenir. Mais dans le plan d’affaire présenté au candidat à la mairie, il n’était pas envisagé que le marché Bonsecours devienne un marché de fruits et légumes uniquement, a-t-elle expliqué. Les commerçants souhaitent simplement que le marché Bonsecours soit doté de la même structure administrative que les marchés Atwater et Jean-Talon, a-t-elle indiqué.

« On voudrait gérer le marché Bonsecours nous-mêmes. On aimerait prendre la relève des fonctionnaires », a-t-elle dit en évoquant des lacunes telles que l’entretien des lieux et les heures d’ouverture jugées inadéquates par les commerçants. À l’heure actuelle, le marché Bonsecours abrite des boutiques de mode, d’artisanat et de bijoux.

« Notre vision, c’est de rendre le marché Bonsecours comme un marché public avec les mêmes droits que le marché Atwater ou le marché Jean-Talon », précise-t-elle. « On voudrait continuer avec les produits qu’on a déjà et ajouter des produits du terroir, mais on ne veut aucunement ressembler au marché Jean-Talon ou au marché Atwater pour ce qui est du contenu. »

Le marché Bonsecours, qui accueillait 15 commerces avant la pandémie, n’en compte plus que huit. Comme des espaces sont demeurés vacants, Mme de Shalla évoque la possibilité d’ajouter des boulangeries, charcuteries, des comptoirs de plats à emporter, des pop-up shops, ainsi que des boutiques proposant des produits du terroir. « On ne va pas se mettre à vendre des salades sur le parvis Bonsecours. Ce n’est pas ça l’objectif. »

En après-midi, Ensemble Montréal a soutenu que le projet de transformation du marché Bonsecours serait précisé à automne. « Quoi qu’il en soit, M. Coderre, qui a rencontré les marchands du marché Bonsecours, souhaite bien sûr répondre aux besoins exprimés par les commerçants », a indiqué Elizabeth Lemay, attachée de presse chez Ensemble Montréal.

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Nous sommes de retour»: les festivals d’été reprennent à Montréal

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Dans le quartier des spectacles, des tests de son étaient en cours vendredi soir sur la scène d’une comédie musicale — au deuxième jour du festival Juste pour rire. Les billets pour de nombreux spectacles en plein air gratuits du festival — limités par la réglementation COVID-19 — avaient trouvé preneurs.

Deux coins de rue plus loin, une centaine de personnes assistaient à une prestation acoustique du Isaac Neto Trio – dans le cadre du dernier week-end du Festival international Nuits d’Afrique, une célébration de la musique du continent africain et de la diaspora africaine.

Alors que la capacité des sites est limitée en raison de la pandémie de COVID-19, les organisateurs du festival se disent heureux d’être de retour, mais attendent avec impatience l’année prochaine en espérant que les restrictions aux frontières et les limites de capacité n’affecteront pas leurs plans.

Charles Décarie, le président-directeur général du Groupe Juste pour rire, a déclaré qu’il s’agissait d’une «année de transition» et que son équipe a conçu un festival en naviguant à travers les contraintes imposées par la Santé publique.

Lorsque la planification a commencé en février et mars, les organisateurs ont planché sur une multitude de scénarios avec différentes tailles de foule, allant de l’absence de spectateurs à la moitié de la capacité habituelle, a déclaré M. Décarie.

«Vous devez construire des scénarios, a-t-il expliqué. Vous devez planifier un peu plus que d’habitude parce que vous devez avoir des alternatives.»

Comme par le passé, les festivals incluent à la fois des spectacles en salle payants et des représentations en plein air gratuites. À l’extérieur, il y aura moins de scènes et des foules plus petites que dans les dernières années, a précisé M. Décarie. Les spectacles en salle fonctionneront à 30 % de leur capacité, tandis que les spectacles à l’extérieur auront environ 10 à 20 % de du nombre de spectateurs d’avant la pandémie.

«Normalement, nous accueillons environ un million de personnes pendant les festivals sur 15 jours, et cette année, nous serions heureux si 200 000 personnes nous rendent visite au cours des deux prochaines semaines», a indiqué M. Décarie.

Au Québec, les événements extérieurs ont une capacité maximale de 5000 personnes, qui doivent être divisées en sections distinctes de 500 personnes. Les événements en salle sont limités à 3500 spectateurs, qui doivent s’asseoir en sections de 250 personnes, avec des entrées et des toilettes séparées pour chaque section.

En raison des restrictions frontalières, que M. Décarie qualifie de «préoccupation majeure», certaines prestations sont filmées à New York et à Los Angeles et seront diffusées en ligne.

«C’est ainsi que nous avons pu joindre des talents internationaux, a-t-il déclaré. Nous avons décidé de changer notre façon de procéder, et nous sommes allés vers eux.»

Les spectacles en personne mettront pour leur part en vedette des artistes locaux, a-t-il déclaré.

D’autres festivals montréalais affirment également qu’ils prévoient de contourner les restrictions frontalières en se concentrant sur les artistes locaux.

Le Festival international Nuits d’Afrique présente des artistes locaux et des prestations enregistrées des années précédentes, a mentionné vendredi la directrice générale et co-fondatrice du festival, Suzanne Rousseau.

«Les premières nuits, en particulier, étaient incroyables», a-t-elle déclaré à propos du festival, qui a débuté le 6 juillet et se poursuit jusqu’à dimanche. Les artistes disaient: «C’est mon premier spectacle devant public depuis un an et demi».»

Le volet extérieur du festival consiste en deux petites scènes de style «cabaret», a commenté Mme Rousseau. Au lieu d’une scène principale, un spectacle son et lumière est projeté sur un bâtiment. Il présente des prestations filmées qui portent sur les 35 ans d’histoire du festival.

«Ce qui est important, c’est que les festivaliers puissent venir voir des spectacles en personne, a-t-elle déclaré. Et d’avoir des prestations en ligne pour les gens qui ne peuvent pas se rendre à Montréal ou qui ne peuvent pas voyager.»

Mme Rousseau a affirmé qu’elle espère conserver certains des volets en ligne dans les années à venir, mais qu’elle souhaite également organiser un festival plus important l’année prochaine.

«On est vraiment content d’avoir fait un festival cette année, ça nous prépare pour l’année prochaine, a-t-elle déclaré. Cela nous donne l’ambition d’être prêts à recevoir plus de monde, plus de performances et une expérience complète.»

Certains des grands festivals d’été de Montréal, dont le Festival international de Jazz de Montréal, ont été repoussés au mois de septembre. Mme Rousseau a toutefois soutenu qu’elle n’avait jamais envisagé de retarder l’édition de cette année du festival Nuits d’Afrique.

«C’est vraiment important d’être là pendant l’été. Il n’y avait aucun doute que nous allions le faire», a-t-elle déclaré.

Francis Bouchard, un porte-parole de Tourisme Montréal, un organisme à but non lucratif qui fait la promotion du secteur touristique de la ville, a indiqué qu’avec les événements reportés, la période des festivals durera jusqu’en octobre de cette année. Il est encourageant, a-t-il dit, de constater que des festivals et des événements qui ont été reportés ou annulés l’année dernière soient de retour cet été et cet automne.

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