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Les montres suisses aux quatre coins de la planète

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Les chiffres des exportations horlogères sont à nouveau au beau fixe. Les marques ont une connaissance de plus en plus fine de leurs clients et s’adaptent pour entretenir leur pouvoir d’attraction. L’hégémonie helvétique sur l’horlogerie de luxe reste incontestable.

Il s’en est fallu de peu l’an dernier. Le montant des exportations horlogères suisses a failli franchir le seuil des 20 milliards de francs suisses. Il pourrait bien le dépasser cette année. L’heure n’est pas à l’euphorie que l’industrie a connue entre 2010 et 2014, mais le retour à la croissance se confirme sérieusement depuis l’an dernier après deux années de baisse. Les chiffres augmentent légèrement en volume (+ 1,4 %) au premier
semestre 2018, et nettement en valeur (+ 9,3 %), surtout grâce à l’Asie, moteur de la croissance, qui représente plus de la moitié des ventes.

«La Suisse est un pays de cocagne, explique François Thiébaud, président – français – de Tissot (Swatch Group) depuis près de vingt ans. Ils savent entretenir leur respectabilité. C’est un petit territoire où l’on vit bien, où les choses sont faites sérieusement, où la qualité est palpable partout… Cela rassure les clients.» Pourtant, on le sait, l’industrie horlogère helvétique revient de loin. A la fin des années 1970, elle a failli ne jamais se relever de la crise du quartz et se faire étouffer par l’offensive japonaise sur les montres à pile. Mais elle a su sauver son savoir-faire, et capitaliser sur son histoire. Dynamisé par le succès fulgurant d’une montre en plastique devenue une icône, la Swatch, le secteur s’est donné les moyens de convaincre le monde entier de la beauté et de la magie de quelques rouages assemblés à la main par un artisan.

Les affaires ont atteint des sommets ces dix dernières années. Le nombre de montres suisses exportées (24,3 millions en 2017) reste très minoritaire dans la somme de pièces vendues dans le monde, qui s’élève à plus de 1 milliard. Mais le pays de Calvin a gagné la bataille du mécanique, et de la valeur. Cela se confirme encore cette année. Face au prix moyen d’une toquante à quartz hongkongaise estimée à 4 dollars, l’industrie helvétique n’a de cesse d’exporter toujours plus de modèles automatiques, passant de 2,5 millions à plus de 7 millions entre 2000 et 2017. L’an dernier, les garde-temps automatiques étaient encore à la hausse, en volume comme en valeur.

» LIRE AUSSI – Horlogerie: des montres en haut de l’affiche

Chine et États-Unis en tête

Tous les continents y participent, de l’Asie à l’Europe en passant par les Amériques. «On voit assez clair sur la carte, explique Pascal O. Ravessoud, directeur du développement international de la Fondation de la Haute Horlogerie. Les goûts des clients et les forces en présence, ainsi que les potentiels de croissance, se dessinent et se confirment d’année en année. Ainsi, après une période compliquée due aux lois anticorruption, les marchés chinois et hongkongais sont repartis de plus belle. Là-bas, pour caricaturer un peu, deux types de clients se dégagent: d’un côté, ceux qui veulent une étiquette, une marque, plus qu’un produit, pour démontrer d’un statut social, et, d’un autre côté, il y a un large vivier de clients fortunés et sensibles à la haute horlogerie et à la tradition suisse.» Les opportunités sont encore énormes, malgré l’impressionnante croissance qu’a connue l’horlogerie dans ce pays ces vingt dernières années. Jugez plutôt: en 2000, les exportations horlogères suisses vers la Chine représentaient 45 millions de francs suisses quand elles dépassent aujourd’hui 1,5 milliard…

Aux Etats-Unis, deuxième meilleur marché, les clients cherchent plus qu’ailleurs des modèles sportifs à porter tous les jours et des marques bien installées. «Ce pays est difficile à cerner, souligne toutefois Pascal O. Ravessoud. Première puissance mondiale, très sophistiquée par bien des aspects, elle a étonnamment une approche assez basique de l’horlogerie avec une consommation qui se polarise sur une poignée de grandes marques. Mais cela augure des perspectives de croissance.» Les horlogers cherchent les bons moyens pour inverser la vapeur, déclinante dans ce pays depuis 2015.

Les stéréotypes ont la vie dure. Les clients du Moyen-Orient aiment les marques prestigieuses et les pièces tapageuses et précieuses, quand ceux des pays d’Amérique du Sud – où l’on compte quelques fameux collectionneurs – sont eux aussi attirés par des modèles voyants mais plus techniques. L’inverse du Japon, où l’on aime surtout la discrétion et les pièces rondes (les modèles de forme séduisent peu). «En Europe, les situations sont très différentes suivant les pays et très liées à l’actualité politique et économique, souligne Pascal O. Ravessoud. L’Angleterre a été perturbée par le Brexit, l’Italie, ralentie par des lois limitant les achats en cash, la France, meurtrie par les attentats…»

Le nombre de garde-temps suisses vendus dans le monde reste une goutte d’eau dans l’océan des montres fabriquées en Chine… mais le pays de Calvin A gagné la bataille du mécanique.

des événements pour prêcher la bonne parole

Globalement, partout dans le monde, les clients sont de mieux en mieux informés et plus sensibles au juste prix. Les éditions spéciales destinées à un pays se multiplient et se vendent souvent très bien. Les partenariats avec des événements ou des personnalités ont une influence locale importante sur le chiffre d’affaires. «Nous constatons une demande générale grandissante pour les pièces classiques, sauf aux Etats-Unis, où nous vendons une majorité de produits sportifs, conséquence de notre contrat avec la NBA», raconte ainsi François Thiébaud, qui a vu également des pics de ventes en France pendant le Tour de France dont il est chronométreur officiel. En Asie, les marques organisent de plus en plus de campagnes dédiées avec des stars locales. Et cela porte ses fruits. L’évolution de la distribution avec les boutiques en propre, ainsi que la transformation de la communication via les réseaux sociaux, permettent aux marques de se rapprocher toujours plus de leurs clients finaux. Enfin, alors que les salons professionnels comme Bâle connaissent de nombreuses défections, ceux de haute horlogerie ouverts au public se multiplient aux quatre coins de la planète. Pour convertir toujours plus de fidèles.

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100 emplois en péril au centre de contrôle du CN

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Le Canadien National (CN) fermerait son centre de contrôle ferroviaire à Montréal afin de centraliser ses opérations en Alberta, déplore le syndicat Teamsters Canada.
Une centaine de postes de contrôleurs de circulation ferroviaire seraient ainsi transférés dans l’ouest du pays.

«L’entreprise a déjà commencé le transfert d’une vingtaine de postes à Edmonton. Les travailleuses et travailleurs en question venaient tout juste d’être transférés de Toronto à Montréal cette année», a soutenu le syndicat dans un communiqué.

En entrevue à TVA Nouvelles, Christopher Monette, directeur des affaires publiques de Teamsters Canada, a indiqué que le CN est en train de déraciner des familles à l’autre bout du pays.

«Certaines de ces familles venaient tout juste de trouver une école ou une garderie pour leurs enfants à Montréal. On ne peut pas jouer de la sorte avec la vie des gens», a précisé le président de Teamsters Canada, François Laporte.

La majorité des contrôleurs ferroviaires au pays, donc quelque 200 contrôleurs qui travaillent pour le CN, est représentée par la Conférence ferroviaire de Teamsters Canada (CFTC). Leur rôle est de coordonner les mouvements ferroviaires, un peu comme le font les contrôleurs aériens. Ils protègent également les travailleurs sur les voies ferrées.

Le président de la CFTC, Lyndon Isaak, est d’avis que «le CN va probablement perdre des contrôleurs chevronnés et leur connaissance du réseau ferroviaire, ce qui pourrait mettre en danger les cheminots, les préposés à l’entretien des voies et le public en général».

De son côté, la direction du CN a expliqué que «pour des raisons d’efficacité et de gestion, il a été décidé que les opérations pour le nord de l’Ontario seraient contrôlées d’Edmonton à partir du printemps 2020».

«Il faut noter que ce bureau (Nord de l’Ontario) est à Montréal que depuis tout récemment puisque le CN évalue constamment ses besoins et prend des décisions sur une base opérationnelle et continue, a-t-on ajouté. Moins d’une quinzaine d’employés sont touchés par ce changement.»

L’entreprise a ajouté qu’il y avait des discussions avec le syndicat pour déterminer les modalités des relocalisations, assurant que «les employés ne désirant pas être relocalisés auront droit aux bénéfices prévus à leur convention collective».

Rappelons qu’en raison d’un ralentissement de l’économie nord-américaine, le CN a confirmé le mois dernier qu’il procède à des mises à pied au sein de ses effectifs. L’entreprise basée à Montréal n’a toutefois pas voulu confirmer les informations du «Globe and Mail» voulant que 1600 travailleurs soient mis au chômage.

Par ailleurs, l’entreprise ferroviaire a dû faire face à un conflit de travail lorsque quelque 3200 chefs de train et membres d’équipes de manœuvre du Canadien National (CN) ont déclenché une grève.

Le débrayage, qui a duré une semaine, a perturbé les activités de nombreuses industries, incluant les agriculteurs dont les livraisons de propane avaient été réduites ou même arrêtées, ce qui avait de graves conséquences sur la récolte et le séchage du grain au Québec.

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Le Canada renforce les droits des passagers aériens

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À compter de ce 15 décembre, les passagers aériens disposent de nouveaux droits en vertu du Règlement sur la protection des passagers aériens (RPPA) de l’Office des transports du Canada (OTC).

Les compagnies aériennes offrant des vols à destination/au départ du Canada doivent verser aux passagers des indemnités pouvant atteindre 1000 dollars canadiens en cas de retard ou d’annulation de vol attribuable à la compagnie aérienne (sauf pour des raisons de sécurité); fournir aux passagers des commodités en cas de retard ou d’annulation de vol attribuable à la compagnie aérienne (nourriture et boissons en quantité raisonnable; accès à des moyens de communication; et hébergement pour les retards se prolongeant jusqu’au lendemain).

De plus, les compagnies aériennes doivent prendre les mesures nécessaires pour attribuer, sans frais supplémentaires, des sièges aux enfants de moins de 14 ans à proximité de l’adulte qui les accompagne. Pour faire en sorte qu’un enfant ne soit pas assis trop loin, les parents devaient parfois payer d’importants frais de réservation de sièges. Désormais, cela n’est plus nécessaire : le règlement exige qu’un enfant de 4 ans ou moins soit assis à côté d’un parent, qu’un enfant de 5 à 11 ans soit placé dans la même rangée, séparé par un voyageur tout au plus, alors qu’un adolescent de 12 ou 13 ans ne doit pas être séparé d’un parent par plus d’une rangée.

Ces règles s’ajoutent à la charte canadienne des droits des passagers aériens (ou charte des voyageurs) qui était entrée partiellement en vigueur à l’été 2019 et qui prévoyait déjà des obligations en matière de communication claire, de surréservation, de retard sur le tarmac, de perte ou de bris de bagages et de transport d’instruments de musique.

Pour aider les passagers aériens à se retrouver dans leurs droits, l’OTC leur offre un service en ligne : il s’agit d’un guichet unique où les passagers aériens peuvent se renseigner sur leurs droits, déposer une plainte contre une compagnie aérienne et trouver des astuces pour voyager sans tracas.

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L’environnement fiscal est plus profitable aux entreprises au Canada qu’aux E. U.

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Le ministre des Finances Bill Morneau était au courant que l’environnement fiscal des entreprises ayant des activités au Canada était supérieur à celui des États-Unis _ même après les fortes réductions du gouvernement dirigé par Donald Trump _ plusieurs mois avant de donner un nouveau coup de main aux entreprises canadiennes.

L’analyse réalisée en août 2018 souligne que les réformes fiscales «avaient réduit, mais n’avaient pas éliminé» l’avantage fiscal dont jouissent les entreprises au nord de la frontière.

En novembre 2018, M. Morneau a publié un énoncé politique contenant des mesures permettant aux entreprises de passer en charge immédiate du coût total des machines et du matériel et de déduire une plus grande part du coût des biens nouvellement acquis lors de l’année pendant laquelle un investissement est effectué. Ces mesures devraient coûter 14 milliards $ sur cinq ans au Trésor public.

M. Morneau devrait présenter lundi une mise à jour qui exposera les perspectives de l’économie et des finances fédérales. Bien que peu s’attendent à des mesures comme celles annoncées dans l’énoncé économique de l’an dernier, la mise à jour dressera le tableau du budget fédéral de 2020 et devrait indiquer comment les mesures de 2018 ont été utilisées.

Les données sur l’investissement des entreprises sont mitigées depuis l’entrée en vigueur des nouvelles règles.

L’incertitude entourant le nouvel accord de libre-échange entre le Canada, les États-Unis et le Mexique (ACEUM) devrait disparaître lorsqu’il sera ratifié. Cela pourrait encourager les entreprises à utiliser davantage les règles d’amortissement accéléré, estime Brian Kingston,vice-président aux politiques internationale et budgétaire au Conseil canadien des affaires.

Selon lui, M. Morneau devrait toujours viser à abaisser le taux d’imposition combiné fédéral-provincial aux entreprises à 20 % par rapport au taux actuel d’un peu moins de 27 %, ce qui est supérieur à la moyenne des pays de l’OCDE.

«Quand on essaie d’attirer des capitaux en Amérique du Nord, en particulier dans un environnement protectionniste défendu par le président américain. Les entreprises veulent être à l’intérieur de la forteresse américaine. Le Canada, en tant que petite économie, a toujours un avantage sur les États-Unis pour se rendre plus attrayant.»

En juillet, le ministère des Finances a publié un document qui examinait le «taux d’imposition effectif marginal», qui tient compte des taxes provinciales et autres pour estimer le coût pour les entreprises de faire de nouveaux investissements. Le taux d’imposition effectif a servi de base à l’analyse de l’été 2018 qui a révélé que les taxes des entreprises du Canada étaient inférieures à celles des États-Unis, et pour les chiffres de la mise à jour de novembre 2018.

Le Canada est le seul pays à avoir adopté des mesures concernant l’amortissement accéléré en réponse aux réductions fiscales de M. Trump. Une vingtaine de pays ont préféré réduire le taux d’imposition des sociétés, mentionne Jack Mintz, expert en politique fiscale à l’Université de Calgary.

Les propres calculs de M. Mintz, qui tiennent compte de secteurs comme le pétrole et le gaz que le ministère laisse de côté, laissent entendre que le taux d’imposition effectif du Canada sur le capital était un peu plus élevé qu’aux États-Unis avant et après les changements de l’an dernier.

«Le leur était inférieur, affirme-t-il. Mais si c’était vraiment le cas, cela soulève des questions. Pourquoi prôner l’amortissement accéléré? C’est une mauvaise politique qui génère des distorsions.»

La décision américaine permettant l’annulation immédiate des coûts de certains équipements a été considérée comme la mesure la plus importante par les entreprises indépendantes au sud de la frontière, soutient Dan Kelly, président de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante.

La réponse du Canada a été un pas dans la bonne direction, ajoute-t-il. Mais les modifications apportées à la taxe sur les petites entreprises adoptées en 2017, la taxe fédérale sur les émissions de carbone, les augmentations des cotisations au Régime de pension du Canada pour financer ce programme ont nui aux sociétés.

«Tout cela nous a coupé l’herbe sous les pieds, dit M. Kelly. On veut stimuler l’économie d’une main, mais on la freine de l’autre. On peut ainsi comprendre pourquoi cela n’avait pas vraiment fouetté le monde des affaires.»

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