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L’Hôtel Louvre-Lens, diamant noir

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Attendue depuis des années pile en face du musée du Louvre-Lens, la métamorphose d’un îlot d’habitations de mineurs en hôtel 4-étoiles a enfin abouti. Le Figaro est allé voir cette belle étape estampillée Esprit de France.

Envoyée spéciale à Lens,

Il a enfin ouvert ses portes. Après six années de suspens. L’hôtel du Louvre-Lens est le nouveau voisin du musée éponyme, au 168 rue Paul Bert. Un quatre-étoiles logé dans un ancien coron. Deux bandes de treize maisons à un étage, identiques mais construites sur des altimétries différentes, comptant 52 chambres (comme à l’origine), un espace bien-être (fitness et sauna), des salles de séminaires, un bar et une brasserie.

Pile en face du grand musée qui s’est implanté, lui, sur le site de la fosse 9 – 9 bis des Mines de Lens, à la limite de Lens et de Liévin. Le groupe Esprit de France, qui signe le projet, a fait appel à des architectes locaux pour donner une nouvelle vie à ces anciennes maisons minières dont il voulait qu’elles conservent l’empreinte du passé.

Sur la façade, les briques rouges ont changé de couleur, badigeonnées de chaux noire. «C’était important de créer une rupture visible dans l’histoire du bâtiment», justifie l’architecte d’intérieur venu de Roubaix, Guillaume da Silva. Sa reconversion relève du «challenge», souligne Claire Duthoit, du cabinet lillois Maes Architectes: «Ces maisons étaient mal construites, dataient du début du siècle dernier, légères et sans fondations. Il a fallu consolider dans tous les sens». Un long couloir désormais les traverse. Impression de vertige dans ce léger faux plat à la moquette grise, tracée de jaune à l’endroit des anciennes césures.

La brique rappelle dans les chambres que c'était là, avant, une maison de mineurs.
La brique rappelle dans les chambres que c’était là, avant, une maison de mineurs. Gilles TRILLARD

«Jouer sur la chaleur de l’accueil»

De l’autre côté de la rue, le Louvre est plus qu’un voisin, un partenaire. Même nom, même objectif: faire de la Lens, du Pas-de-Calais et des Hauts-de-France, une destination de tourisme d’art et de culture. «L’ancrage local» revendiqué n’est pas qu’un effet d’annonce. L’équipe de l’hôtel (25 personnes ) est Lensoise ou originaire de l’agglomération, afin de «jouer sur la chaleur de l’accueil et la transmission d’informations pertinentes». En outre, le personnel organise des visites des expositions du musée en avant – première. La passion pour l’art, l’histoire, le patrimoine est l’ADN d’ Esprit de France dont la collection d’œuvres originales orne les murs de ses 46 demeures et châteaux. L’estampille de la marque aux lettres d’or sur fond bleu luit sur la façade à côté de l’entrée.

«Je voudrais qu’en se baladant ici, les gens se disent : c’est un territoire qui vient du charbon et va vers la lumière.»

Guillaume da Sylva

L’intérieur est lumineux. D’immenses baies vitrées laissent entrer le jour. De lourdes suspensions éclairent des espaces aux murs de briques, mobilier design aux lignes épurées et sol de faïences noires. Un aspect brut, un brin rugueux, compensé dans le lobby par le feu dans la cheminée, «en référence à la fonderie et à la mine», souligne Guillaume da Sylva. «Il y a une démarche flamande dans la mise en avant du Noir dans l’hôtel, assume l’architecte. Je voudrais qu’en se baladant ici, les gens se disent: c’est un territoire qui vient du charbon et va vers la lumière».

Dans les chambres, le noir crée une «atmosphère de repos».
Dans les chambres, le noir crée une «atmosphère de repos». Gilles TRILLARD

Le noir des murs encadre le paysage que l’on observe par les fenêtres. Au loin les terrils «jumeaux» de Loos-en-Gohelle, parmi les plus hauts d’Europe, imposent leur sombre silhouette. Sous un ciel gris de nuages, on croirait un tableau flamand. Dans les chambres, le noir crée une «atmosphère de repos».

L’architecte a insisté aussi pour conserver partout les briques même de piètre qualité. «On les a remises à nu, décroûtées, sablées mais pas renettoyées. C’est un matériau qui rejette de la poussière. Il fallait juste les fixer pour conserver l’aspect un peu farineux, avec tous les stigmates de l’histoire».

Le Galibot, néo-estaminet ouvert aux non-résidents

La brique rappelle dans les chambres leur destination d’origine. Ce sont de jolis écrins dans leur moquette épaisse, leurs beaux tissus d’ameublement qui donnent une impression de moelleux. Mais quelle étroitesse! La plus petite (la cosy) mesure 14 m², la plus grande, 28 m². Dans la nôtre (la 331), regarder l’écran géant de la télévision fixé au mur devant le lit qui occupe presque tout l’espace est comme se placer au premier rang au cinéma. Également fixée au mur, l’armoire est équipée d’une penderie frontale.

De profonds tiroirs ont été logés sous les lits. La table de nuit est un secrétaire tapissé de motifs floraux d’antan. Les chambres triples et familiales comptent une banquette et des fauteuils donnant un semblant d’espace. L’impression de confinement s’arrête à l’entrée des salles de bains, en pleine lumière naturelle, aux petits carreaux noirs et blancs. Sur le plateau de courtoisie: du thé Mariage frères, des bocaux de bonbons, de l’eau locale en bouteille de verre. Mais pas de minibar.

Le Galibot, un restaurant ouvert à tous où l'on sert une cuisine fusion.
Le Galibot, un restaurant ouvert à tous où l’on sert une cuisine fusion. Gilles TRILLARD

Autant prendre un verre au Galibot. Des dizaines de loupiotes des mines de charbon ont été détournées pour éclairer la grande table en chêne fumé à l’ammoniaque du bar – restaurant. Guillaume da Silva a chiné dans des brocantes des travers de wagons de chemin de fer datant du XIXe siècle, pour les appliquer contre le mur comme une palissade, ou pour en faire un plancher qui craque sous les pas, jouant des effets de matières avec les traditionnels carreaux de ciment colorés. Le Galibot est ouvert aux non-résidents qui peuvent y déguster la cuisine fusion du chef Fabien Pascal. Ce néo-estaminet, entend bien être le lieu de rendez-vous des supporters du RC Lens; le stade Bollaert est à deux pas et il n’est pas rare de croiser des supporters en écharpe visiter le musée du Louvre en attendant l’heure du match.

Les familles qui habitaient au 168 rue Paul Bert ont été les premières à dormir dans cette halte chic et simple unique à Lens. «On avait reçu le matin même le président Macron qui faisait son «itinérance mémorielle» dans les Hauts-de-France pour le centenaire de l’armistice. Et le soir c’était les anciens mineurs. L’émotion était incroyable, raconte Antoine Bouilhol, son directeur. Une dame a reconnu tout de suite où se trouvait sa chambre.»


CARNET DE ROUTE

Y aller

TGV Paris Lens en 2h30 (oui.sncf)

Séjourner

Hôtel Louvre – Lens, 4 – étoiles: compter à partir de 115 € ou 215 € la chambre double, selon la catégorie, avec le petit-déjeuner. Au Galibot, entrée + plat + dessert + verre de vin: 24 €. (03.66.98.10.40 ; hotel-louvre-lens.com).

Découvrir

Le musée du Louvre – Lens. En 2019, la Galerie du Temps (accessible gratuitement) s’enrichit de 29 nouveaux chefs-d’œuvre, dont La déesse romaine Minerve en armes de Fra Bartolomeo et Le songe d’amour du guerrier de Jean-Honoré Fragonard. Quant aux expositions teùmporaires, après «Amour» (jusqu’au 21 janvier), la suivante sera consacrée à Homère, à travers une épopée revitalisant les principaux héros de ses deux best-sellers de la littérature antique, L’Iliade et l’Odyssée (à partir du 27 mars).

Valérie Sasportas

À noter aussi la rétrospective prévue à l’automne (à partir du 25 septembre) sur la peinture polonaise du XIXe siècle, qui commémore le centenaire de la signature le 3 septembre 1919 de la convention entre la France et la Pologne «relative à l’immigration»; celle-ci entraîna l’arrivée massive de travailleurs polonais en France, notamment dans le bassin minier du nord du pays (louvrelens.fr).

L’Art déco à Lens. C’est un patrimoine méconnu, bâti sur un champ de ruines au lendemain de la première guerre mondiale dont la capitale minière est ressortie détruite. Des trésors d’architecture et d’ornementation que révèle un «beau livre d’images» vendu à l’office de tourisme, L’Art déco à Lens et à l’entour, commandé par Bernard Ghienne, directeur des publications Gauheria (24 €). Ce document sert la visite proposée par l’office, de la gare SNCF en forme de locomotive à la place Jean Jaurès, dont l’immeuble «A la ville de Limoges» abritera bientôt l’office de tourisme.

Renseignements

Office de tourisme. Tél.: 03.21.67.66.66 ; tourisme-lenslievin.fr

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Place aux guinguettes dans le Sud-Ouest

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Après une première destination réussie pour les guinguettes de Montréal au parc de l’Ancienne-cour-de-triage dans le Sud-Ouest, c’est au tour de Griffintown d’accueillir cette fête estivale.

C’est l’organisme à but non lucratif (OBNL), le Village de Noël de Montréal, qui est derrière ce concept de fête gourmande, culturelle et artisanale sur le bord de l’eau.

Après de nombreux évènements préparés pendant la saison hivernale, comme au marché Atwater et au Quartier des spectacles de la Place des arts, le Village de Noël de Montréal souhaitait développer des activités pendant l’été.

«Au marché de Noël, c’est pas mal ça qu’on fait aussi. [On offre] une programmation culturelle variée et on met en relief l’artisanat et la gastronomie locale», explique la directrice générale de Village de Noël de Montréal, Line Basbous.

Ce nouvel évènement estival permet également à l’OBNL de conserver son personnel et de recruter de nouveaux employés tout au long de l’année.

Concept des guinguettes

Une guinguette est un cabaret populaire français, à l’image d’une station balnéaire estivale. À Montréal, quatre guinguettes mobiles sont prévues.

Le nouveau restaurant conçu pour l’événement, Merci Tata, accueille la population dans une ambiance décorée et festive sur le bord de l’eau, soit via le canal de Lachine, le fleuve Saint-Laurent et la rivière des prairies.

«C’est une conception alimentaire qui intègre l’événement. C’est la station gourmande qu’on retrouve dans toutes les guinguettes», précise la directrice générale.

Succès

Du 12 au 27 juin, le parc de l’Ancienne-cour-de-triage dans le Sud-Ouest a accueilli la première guinguette mobile.

«Quand on a commencé le montage [du site] la semaine qui a précédé le lancement, les gens s’arrêtaient pour poser des questions. On a senti qu’il y avait un certain enthousiasme pour le projet», note Mme Basbous.

Lors des dix jours d’opération de la guinguette au parc de l’Ancienne-cour-de-triage, située le long du canal de Lachine, environ 7000 personnes ont profité des installations de la première édition.

Retour

La guinguette mobile reviendra dans le Sud-Ouest. Un peu plus à l’est, cette fois, elle prendra place jusqu’au 25 juillet à la place des Ouvriers au parc Lien Nord, en bordure du canal de Lachine, au début de Griffintown.

Plusieurs artisans locaux seront sur place afin de présenter leurs cosmétiques, décorations, vêtements, bijoux et produits alimentaires.

Même s’il est encore tôt pour se prononcer sur un possible retour des guinguettes et de son restaurant Merci Tata l’an prochain, l’intérêt se fait sentir par la population.

«On voit bien qu’il y a un enthousiasme pour ce projet. On espère pouvoir le faire durer année après année», souligne Mme Basbous.

Une guinguette stationnaire pour l’été est présente au parc Jean-Drapeau jusqu’au 3 octobre. Une guinguette mobile est également prévue à l’Îlot John Gallagher dans Verdun en août.

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«La belle tournée»: des artistes tombés amoureux de Montréal!

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Claudia Bouvette et Luis Clavis ont composé à distance la chanson «Kodak jetable», qu’ils interpréteront à «La belle tournée», où la région montréalaise sera en vedette, lundi soir. 

Un duo mitonné alors qu’elle séjournait chez sa mère, à Bromont, et que lui était dans son studio de Montréal, pendant le premier confinement du printemps 2020.

Outre cette langoureuse pièce, Bouvette et Clavis ont en commun d’être natifs de l’Estrie et des Cantons de l’Est, Bromont pour elle, Sherbrooke pour lui, d’avoir adopté Montréal au début de leur carrière… et d’en être tombés amoureux.

Luis Clavis s’y est établi après le cégep avec ses comparses de Valaire et Qualité Motel, tandis que Claudia Bouvette avait 15 ans quand elle a participé à «Mixmania 2» et a dû pour ce faire s’installer pendant deux mois dans un loft du Vieux-Montréal. Elle a ensuite décroché rôles et engagements qui l’ont amenée de plus en plus souvent dans la métropole.

Début vingtaine, elle louait un premier logis dans Villeray et, depuis cinq ans, l’artiste de 26 ans est une fière résidente d’Hochelaga-Maisonneuve, un quartier qu’elle estime de plus en plus tendance, tout en demeurant accessible.

«Je me souviens, au début, quand j’habitais dans le sous-sol de mon « chum », dans Ahuntsic, je ne pouvais pas passer plus qu’une semaine à Montréal, car je trouvais ça trop intense, a raconté Claudia. J’avais besoin de retourner à la campagne, d’être dans un train de vie un peu moins bruyant et rapide. Après, je suis devenue plus autonome, et j’ai vraiment eu la piqûre. Maintenant, c’est l’inverse: je dois me forcer pour aller voir ma famille à Bromont!»

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De l’univers du cirque à celui de la restauration

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« Quand je suis passé chez le notaire, mes genoux ont flanché. Je me suis dit : est-ce que je viens de faire la plus grande connerie de ma vie ? Mais finalement, ç’a été une bonne décision », raconte en riant Peter Balov, propriétaire du nouveau Bistro Sofia. 

Quelques mois plus tard, assis devant son établissement, en plein cœur de la Petite-Patrie à Montréal, il savoure maintenant le moment. Le Québec est déconfiné, son bistro est sur le chemin de la rentabilité, mais le saut vers la restauration a été parsemé de doutes.  

« Je suis foncièrement un nomade. J’ai toujours travaillé dans le monde du cirque et du théâtre, en sonorisation, puis comme directeur de production. Je voyageais partout dans le monde avec ma conjointe qui a été longtemps acrobate. Puis, la pandémie est arrivée, ma vie a basculé », raconte-t-il. 

D’un dépanneur… à un restaurant ! 

Lors de cette semaine fatidique du 9 mars 2020, il est en tournée en Iowa. Le spectacle est annulé en quelques heures, il doit rentrer en catastrophe à Montréal et réinventer sa vie professionnelle. 

« On a fait une réunion sur Zoom avec les collègues. Et là, un artiste m’a demandé : que vas-tu faire ? À la blague, j’ai dit, je vais m’acheter un dépanneur, on aura toujours besoin de dépanneurs ! Et c’est resté dans ma tête, c’est devenu une petite épicerie, puis un café, puis je suis arrivé avec l’idée d’un restaurant », dit-il. 

Une cuisine typiquement bulgare

Il décide alors d’ouvrir un bistro qui va mettre en valeur une cuisine qui célèbre ses origines. « Je suis né en Bulgarie et je suis arrivé à Montréal en 1994. Donc, je voulais un restaurant qui représente ce que je suis », relate Balov. 

Son but ? S’approvisionner avec des produits bulgares, mais aussi des aliments frais du Québec. « J’ai toujours aimé le marché Jean-Talon. Donc, on achète là-bas, mais on fait une grande place à la cuisine des Balkans ». 

Sur le menu du restaurant qui a ouvert en décembre dernier, on retrouve des mezze, des grillades et salades. Après des mois d’incertitudes, la clientèle augmente de semaine en semaine. « Il y a eu un excellent bouche-à-oreille et je souhaite vraiment que les gens se sentent bien ici », dit-il.  

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