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Styles De Vie

Glenn Martens, révélateur de Y/Project

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Hyperactif et bon vivant, le styliste flamand donne un second souffle à la marque parisienne qui défilait, avant-hier, en invité du Pitti Uomo de Florence.

Trois mille personnes. Depuis le milieu des années 1970 que le Pitti Uomo invite des créateurs pointus à défiler en marge de son salon professionnel, l’organisation florentine n’avait jamais envoyé autant d’invitations que pour ce show Y/Project, sis avant-hier dans le cloître de la basilique Santa Maria Novella. En échange du bristol, chaque hôte recevait une lampe de poche à son arrivée, afin de contribuer à l’éclairage de la présentation se déroulant à la nuit tombée. «J’ai saisi l’opportunité de cette carte blanche pour imaginer une performance différente de nos défilés parisiens. Je voulais souligner l’importance de chaque personne au sein d’un groupe, la diversité et le collectif qui sont des valeurs chères à la marque», expliquait Glenn Martens, son directeur artistique depuis cinq ans, quelques jours avant de s’envoler pour l’Italie.

Collection Y/Project Automne-Hiver  2019-2020 au  Pitti Uomo de Florence.
Collection Y/Project Automne-Hiver  2019-2020 au  Pitti Uomo de Florence. Y/Project: Menswear Guest Designer – 027

Initialement, notre rencontre à Paris avait été fixée avant les fêtes, au sein de l’appartement du Xe arrondissement qui abrite la jeune société – les 25 personnes du style, de l’atelier de prototypage et des services administratifs cohabitant dans quelques pièces. Mais ce jour-là à l’heure dite, l’atmosphère est plutôt au pot de fin d’année dans l’entrée, préparé sur les tréteaux servant d’ordinaire à la conception des modèles. Repli au calme dans un café au pied de l’immeuble. Le Belge, chaleureux et bon vivant, ne cherche surtout pas à cacher que son quotidien n’est pas celui d’un «D. A.» de grande maison, reclus dans son vaste bureau, façon tour d’ivoire. «Je partage ma table de travail avec les six personnes qui s’occupent de la partie commerciale, souligne-t-il. J’aime qu’elles participent aux essayages, donnent leur avis et, même, un coup de pouce dans la dernière ligne droite avant le show quand la pression est au maximum. Entre l’homme et la femme, nous présentons désormais quatre défilés par an. L’ensemble des modèles est mis au point en interne par sept modélistes et patronniers. Tout le monde se côtoie et partage la création de chaque vêtement. C’est intense et joyeux à la fois.»

Déconstruction/reconstruction

Cette atmosphère studieuse et bon enfant (qui n’est pas sans rappeler celle des studios des créateurs indépendants des années 1980 et 1990) était bien différente à l’automne 2013, lorsque Glenn Martens a repris les rênes. Quelques mois plus tôt, le fondateur Yohan Serfaty avait été emporté par un cancer. «Les débuts ont été très compliqués, poursuit celui qui fut son assistant, trois ans auparavant. La marque était en deuil. Par respect pour Yohan et ses proches collaborateurs, nous avons opté avec Gilles Elalouf, son partenaire financier, pour une transition en douceur. L’esprit a évolué quand nous nous sommes lancés sur les podiums féminins, il y a deux ans et demi. Petit à petit, le style et l’image ont changé, passant de produits très cuir et très noirs – Yohan était un géant filiforme qui calait tous les modèles sur sa silhouette -, à une mode plus éclectique et festive qui me correspond mieux.» Et qui s’appuie sur un travail de déconstruction/reconstruction, piochant dans l’histoire de la mode et la grammaire de designers comme Jean Paul Gaultier, Martin Margiela et John Galliano, pour donner jour à des vêtements hybrides.

«Nous avons une identité particulière, qui parle et séduit des gens heureux. Ma culture belge se lit dans les détournements et les blagues de style un peu absurdes qui plaisent»

Glenn Martens

En 2017, ce tournant du style Y/Project était salué par le grand prix de l’Andam, sous l’égide du ministère de la Culture. En parallèle, les points de vente passaient d’une quinzaine à plus de 150. L’année dernière, la marque a été approchée par les bottes UGG pour nouer une collaboration mondiale. À titre personnel, Glenn Martens a également signé une collection dans le cadre du Diesel Red Tag Project de Renzo Rosso. Last but not least, le Pitti Uomo a donc choisi Y/Project comme «guest designer» de sa 95e édition, qui ferme ses portes ce soir. «Nous nous sommes révélés au bon moment, à Paris, qui cherchait alors à se réinventer, à retrouver de la légèreté et de la joie après la période traumatisante des attentats», analyse le Flamand, originaire de Bruges, qui réside en France depuis la fin de ses études à l’Académie royale des beaux-arts d’Anvers, en 2009.

Y/Project appartient à cette nouvelle génération de stylistes de la capitale qui imaginent la mode en dehors du prisme du luxe tout en parvenant à exister aux côtés des très grandes griffes. «Nous avons une identité particulière, qui parle et séduit des gens heureux. Ma culture belge se lit dans les détournements et les blagues de style un peu absurdes qui plaisent. Le défilé déborde d’idées. S’il comporte cinquante passages, il y aura cinquante hommes ou femmes habillés d’un look différent, quand la plupart des maisons établies cherchent à imposer une silhouette de saison. Chaque fois, nous partons d’un concept se référant à la construction d’un type de vêtement – le tailoring, la lingerie ou le denim, par exemple. Au final, toute pièce doit comporter ce twist qui rappelle le point départ et justifie son prix.»

Formé à l’architecture

Cette approche renvoie à la formation de Glenn Martens en architecture intérieure. «J’ai découvert l’Académie d’Anvers – et, par extension, le milieu de la mode – lors d’un voyage d’études autour de ses sublimes bâtiments. Sur un coup de tête, j’ai présenté un dossier. Et j’ai été retenu! Pendant les premiers mois, j’ai eu tendance à construire pas mal de boîtes autour des corps», sourit-il. Sorti néanmoins major de sa promotion, il est engagé sur-le-champ par le styliste Gilles Rosier qui dessine alors le prêt-à-porter de la maison Jean Paul Gaultier. Puis il assiste Yohan Serfaty, Bruno Pieters et d’autres, travaille en free-lance pour Hugo d’Hugo Boss afin de financer le lancement d’une marque à son nom. «Je suis un hyperactif, confesse-t-il encore. La mode touche à bien des choses. Il faut une multitude de facteurs pour qu’un produit arrive, ou pas, dans nos placards. Ce secteur me fascine depuis le jour où j’y ai mis un pied. S’il a considérablement changé, je suis convaincu qu’on peut toujours s’y faire une place lorsqu’on possède une vision. En revanche, on ne peut plus se lancer sans budget, ni réseau tel que je l’ai fait en 2012. Ni créer ses modèles, seul dans le secret de son studio, sans s’ouvrir au monde extérieur.»

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100 emplois en péril au centre de contrôle du CN

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Le Canadien National (CN) fermerait son centre de contrôle ferroviaire à Montréal afin de centraliser ses opérations en Alberta, déplore le syndicat Teamsters Canada.
Une centaine de postes de contrôleurs de circulation ferroviaire seraient ainsi transférés dans l’ouest du pays.

«L’entreprise a déjà commencé le transfert d’une vingtaine de postes à Edmonton. Les travailleuses et travailleurs en question venaient tout juste d’être transférés de Toronto à Montréal cette année», a soutenu le syndicat dans un communiqué.

En entrevue à TVA Nouvelles, Christopher Monette, directeur des affaires publiques de Teamsters Canada, a indiqué que le CN est en train de déraciner des familles à l’autre bout du pays.

«Certaines de ces familles venaient tout juste de trouver une école ou une garderie pour leurs enfants à Montréal. On ne peut pas jouer de la sorte avec la vie des gens», a précisé le président de Teamsters Canada, François Laporte.

La majorité des contrôleurs ferroviaires au pays, donc quelque 200 contrôleurs qui travaillent pour le CN, est représentée par la Conférence ferroviaire de Teamsters Canada (CFTC). Leur rôle est de coordonner les mouvements ferroviaires, un peu comme le font les contrôleurs aériens. Ils protègent également les travailleurs sur les voies ferrées.

Le président de la CFTC, Lyndon Isaak, est d’avis que «le CN va probablement perdre des contrôleurs chevronnés et leur connaissance du réseau ferroviaire, ce qui pourrait mettre en danger les cheminots, les préposés à l’entretien des voies et le public en général».

De son côté, la direction du CN a expliqué que «pour des raisons d’efficacité et de gestion, il a été décidé que les opérations pour le nord de l’Ontario seraient contrôlées d’Edmonton à partir du printemps 2020».

«Il faut noter que ce bureau (Nord de l’Ontario) est à Montréal que depuis tout récemment puisque le CN évalue constamment ses besoins et prend des décisions sur une base opérationnelle et continue, a-t-on ajouté. Moins d’une quinzaine d’employés sont touchés par ce changement.»

L’entreprise a ajouté qu’il y avait des discussions avec le syndicat pour déterminer les modalités des relocalisations, assurant que «les employés ne désirant pas être relocalisés auront droit aux bénéfices prévus à leur convention collective».

Rappelons qu’en raison d’un ralentissement de l’économie nord-américaine, le CN a confirmé le mois dernier qu’il procède à des mises à pied au sein de ses effectifs. L’entreprise basée à Montréal n’a toutefois pas voulu confirmer les informations du «Globe and Mail» voulant que 1600 travailleurs soient mis au chômage.

Par ailleurs, l’entreprise ferroviaire a dû faire face à un conflit de travail lorsque quelque 3200 chefs de train et membres d’équipes de manœuvre du Canadien National (CN) ont déclenché une grève.

Le débrayage, qui a duré une semaine, a perturbé les activités de nombreuses industries, incluant les agriculteurs dont les livraisons de propane avaient été réduites ou même arrêtées, ce qui avait de graves conséquences sur la récolte et le séchage du grain au Québec.

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Le Canada renforce les droits des passagers aériens

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À compter de ce 15 décembre, les passagers aériens disposent de nouveaux droits en vertu du Règlement sur la protection des passagers aériens (RPPA) de l’Office des transports du Canada (OTC).

Les compagnies aériennes offrant des vols à destination/au départ du Canada doivent verser aux passagers des indemnités pouvant atteindre 1000 dollars canadiens en cas de retard ou d’annulation de vol attribuable à la compagnie aérienne (sauf pour des raisons de sécurité); fournir aux passagers des commodités en cas de retard ou d’annulation de vol attribuable à la compagnie aérienne (nourriture et boissons en quantité raisonnable; accès à des moyens de communication; et hébergement pour les retards se prolongeant jusqu’au lendemain).

De plus, les compagnies aériennes doivent prendre les mesures nécessaires pour attribuer, sans frais supplémentaires, des sièges aux enfants de moins de 14 ans à proximité de l’adulte qui les accompagne. Pour faire en sorte qu’un enfant ne soit pas assis trop loin, les parents devaient parfois payer d’importants frais de réservation de sièges. Désormais, cela n’est plus nécessaire : le règlement exige qu’un enfant de 4 ans ou moins soit assis à côté d’un parent, qu’un enfant de 5 à 11 ans soit placé dans la même rangée, séparé par un voyageur tout au plus, alors qu’un adolescent de 12 ou 13 ans ne doit pas être séparé d’un parent par plus d’une rangée.

Ces règles s’ajoutent à la charte canadienne des droits des passagers aériens (ou charte des voyageurs) qui était entrée partiellement en vigueur à l’été 2019 et qui prévoyait déjà des obligations en matière de communication claire, de surréservation, de retard sur le tarmac, de perte ou de bris de bagages et de transport d’instruments de musique.

Pour aider les passagers aériens à se retrouver dans leurs droits, l’OTC leur offre un service en ligne : il s’agit d’un guichet unique où les passagers aériens peuvent se renseigner sur leurs droits, déposer une plainte contre une compagnie aérienne et trouver des astuces pour voyager sans tracas.

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L’environnement fiscal est plus profitable aux entreprises au Canada qu’aux E. U.

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Le ministre des Finances Bill Morneau était au courant que l’environnement fiscal des entreprises ayant des activités au Canada était supérieur à celui des États-Unis _ même après les fortes réductions du gouvernement dirigé par Donald Trump _ plusieurs mois avant de donner un nouveau coup de main aux entreprises canadiennes.

L’analyse réalisée en août 2018 souligne que les réformes fiscales «avaient réduit, mais n’avaient pas éliminé» l’avantage fiscal dont jouissent les entreprises au nord de la frontière.

En novembre 2018, M. Morneau a publié un énoncé politique contenant des mesures permettant aux entreprises de passer en charge immédiate du coût total des machines et du matériel et de déduire une plus grande part du coût des biens nouvellement acquis lors de l’année pendant laquelle un investissement est effectué. Ces mesures devraient coûter 14 milliards $ sur cinq ans au Trésor public.

M. Morneau devrait présenter lundi une mise à jour qui exposera les perspectives de l’économie et des finances fédérales. Bien que peu s’attendent à des mesures comme celles annoncées dans l’énoncé économique de l’an dernier, la mise à jour dressera le tableau du budget fédéral de 2020 et devrait indiquer comment les mesures de 2018 ont été utilisées.

Les données sur l’investissement des entreprises sont mitigées depuis l’entrée en vigueur des nouvelles règles.

L’incertitude entourant le nouvel accord de libre-échange entre le Canada, les États-Unis et le Mexique (ACEUM) devrait disparaître lorsqu’il sera ratifié. Cela pourrait encourager les entreprises à utiliser davantage les règles d’amortissement accéléré, estime Brian Kingston,vice-président aux politiques internationale et budgétaire au Conseil canadien des affaires.

Selon lui, M. Morneau devrait toujours viser à abaisser le taux d’imposition combiné fédéral-provincial aux entreprises à 20 % par rapport au taux actuel d’un peu moins de 27 %, ce qui est supérieur à la moyenne des pays de l’OCDE.

«Quand on essaie d’attirer des capitaux en Amérique du Nord, en particulier dans un environnement protectionniste défendu par le président américain. Les entreprises veulent être à l’intérieur de la forteresse américaine. Le Canada, en tant que petite économie, a toujours un avantage sur les États-Unis pour se rendre plus attrayant.»

En juillet, le ministère des Finances a publié un document qui examinait le «taux d’imposition effectif marginal», qui tient compte des taxes provinciales et autres pour estimer le coût pour les entreprises de faire de nouveaux investissements. Le taux d’imposition effectif a servi de base à l’analyse de l’été 2018 qui a révélé que les taxes des entreprises du Canada étaient inférieures à celles des États-Unis, et pour les chiffres de la mise à jour de novembre 2018.

Le Canada est le seul pays à avoir adopté des mesures concernant l’amortissement accéléré en réponse aux réductions fiscales de M. Trump. Une vingtaine de pays ont préféré réduire le taux d’imposition des sociétés, mentionne Jack Mintz, expert en politique fiscale à l’Université de Calgary.

Les propres calculs de M. Mintz, qui tiennent compte de secteurs comme le pétrole et le gaz que le ministère laisse de côté, laissent entendre que le taux d’imposition effectif du Canada sur le capital était un peu plus élevé qu’aux États-Unis avant et après les changements de l’an dernier.

«Le leur était inférieur, affirme-t-il. Mais si c’était vraiment le cas, cela soulève des questions. Pourquoi prôner l’amortissement accéléré? C’est une mauvaise politique qui génère des distorsions.»

La décision américaine permettant l’annulation immédiate des coûts de certains équipements a été considérée comme la mesure la plus importante par les entreprises indépendantes au sud de la frontière, soutient Dan Kelly, président de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante.

La réponse du Canada a été un pas dans la bonne direction, ajoute-t-il. Mais les modifications apportées à la taxe sur les petites entreprises adoptées en 2017, la taxe fédérale sur les émissions de carbone, les augmentations des cotisations au Régime de pension du Canada pour financer ce programme ont nui aux sociétés.

«Tout cela nous a coupé l’herbe sous les pieds, dit M. Kelly. On veut stimuler l’économie d’une main, mais on la freine de l’autre. On peut ainsi comprendre pourquoi cela n’avait pas vraiment fouetté le monde des affaires.»

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