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L’aluminerie de Bécancour, essentielle pour notre région

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Arrivé au ministère de l’Industrie, du Commerce et du Tourisme à l’automne 1979, je m’intéresse au dossier de l’aluminium pour deux raisons. Hydro-Québec se retrouve avec d’énormes surplus d’électricité à la suite du branchement des mégawatts de LG2, pour un total de 3500 mégawatts. C’est énorme ! À l’époque, 200 mégawatts sont requis pour produire 110 000 tonnes d’aluminium de première transformation. C’est l’équivalent en gros de l’énergie requise pour alimenter presque dix fois ABI ! Pour écouler les surplus, une offensive est tentée avec succès auprès des industries de pâtes et papiers : Hydro-Québec les incite à remplacer les chaudières au mazout polluant par des chaudières alimentées à l’électricité.

Mais c’est du côté de l’aluminium que le plus gros de l’effort est fourni. Avec Hydro-Québec, nous mettons au point pour la première fois, en plus du tarif « L » (5 mégawatts et plus) un tarif très grande puissance sur plus de vingt ans et indexé dans sa durée, à la fois sur la croissance du tarif « L » pour partie, et aussi sur l’évolution du prix du métal établi à l’échelle mondiale par London Metal Market (LMM). De longues et fructueuses négociations ont lieu tout d’abord avec Reynolds, et après plusieurs allers-retours à Richmond en Virginie, et d’interminables discussions à Québec, un accord est signé pour un contrat d’énergie et annoncé en mars 1981 pour un investissement de 500 millions de dollars à Baie-Comeau pour la modernisation et l’augmentation de sa production. Une négociation commencée en parallèle avec Pechiney Ugine Khulmann (PUK), une société privée française, aboutit à la signature d’un contrat d’énergie pour une nouvelle aluminerie au Québec. PUK prend une option sur un terrain de 200 hectares dans le parc industriel de Bécancour le 12 décembre 1980. Ce projet est tenu en suspens pendant presque deux ans à la suite de la nationalisation de Pechiney par le gouvernement Mitterand, élu le 10 mai 1981.

Après l’élection générale du 13 avril 1981, je me retrouve ministre de l’Énergie et des Ressources, responsable des huit circonscriptions de la région Mauricie-Bois-Francs, et je conserve le pilotage et la responsabilité du dossier de l’aluminerie de Bécancour.

Négociations avec la France

Les négociations reprennent avec Laurent Fabius, alors ministre de l’Industrie et de la Recherche, futur premier ministre. Les Français ne sont pas très chauds à l’idée de poursuivre le dossier de Bécancour, parce qu’une aluminerie vient d’annoncer sa fermeture dans la région Seine-Maritime, celle du ministre Fabius. Nous reprenons les négociations en offrant un rabais très substantiel à Pechiney nationalisée, en sachant très bien que tout escompte additionnel devra être accordé à Reynolds de Baie-Comeau. Pour Hydro-Québec, le coût marginal de tout escompte pendant la durée prévisible des surplus est de zéro, mieux vaut deux investissements majeurs entraînant des milliers d’emplois pendant la construction, et les opérations, et les sous-traitances pendant 35 ou 40 ans, que la contemplation des vagues d’eau déferlant le grand escalier de la centrale La Grande-2 (LG-2) à la Baie-James.

Le gouvernement de François Mitterand avait nationalisé treize des plus grands groupes industriels de France, entre autres PUK, mais aussi toutes les banques françaises. L’argent se fait plus rare, puisque des indemnités aux expropriés atteignent des sommets époustouflants en milliards de francs de l’époque. Pechiney avait développé une technologie unique et très performante pour la production de l’aluminium, dont je ne saurais fournir les détails.

Pour aider le ministre Fabius, qui voit comme nous le potentiel de développement de ce marché dans le monde « libre », mais est plus que très hésitant à aller de l’avant, nous lui offrons une option de 33 % de la société en commandite. Alumax, aussi très intéressé, prend une participation avec nous. C’est ainsi que, par la SGF, le gouvernement Lévesque prend un engagement de 500 millions du 1,5 milliard requis pour réaliser ce projet. La plus vigoureuse opposition nous vient des libéraux à l’Assemblée nationale. Pour le Parti libéral, c’est un scandale d’investir avec les « Français socialistes » dans un projet où 500 millions de dollars des Québécois sont investis, et bla bla bla, sans oublier le contrat d’énergie fortement critiqué, malgré les immenses surplus d’Hydro-Québec.

Georges Besse est alors le grand patron de Pechiney, et l’annonce officielle se fait en présence des premiers ministres Pierre Maurois et René Lévesque. Je suis présent à cette cérémonie, ainsi que mon collègue Bernard Landry, de même que Guy Coulombe, patron d’Hydro-Québec. Les travaux de construction d’ABI, sous l’autorité de la firme Lavalin, qui en assume l’ingénierie, la construction et le « procurement » (sic), bref, tout le projet, sont lancés en 1983, rondement menés. L’usine est inaugurée en 1986, en grande pompe, par le premier ministre Robert Bourassa, tout souriant, qui avait tant critiqué ce projet ! On peut dire aujourd’hui que la nouvelle aluminerie à Bécancour et la modernisation de Reynolds à Baie-Comeau ont incité Alcan à aller de l’avant, après l’usine de La Baie, et à construire, avec un nouveau bail sur la Péribonka, deux nouvelles usines, à La Terrière et ensuite celle d’Alma ; Alumax a construit une usine à Deschambault : les Allemands de VAW (Vereinigte Aluminium Works) ont bâti avec des partenaires l’immense usine Alouette à Sept-Îles. Aujourd’hui, en 2019, la capacité de production des usines du Québec est de près de trois millions de tonnes, dont 80 sinon 85 % sont exportés vers les États-Unis.

Grands changements

Durant les vingt dernières années, de grands changements sont survenus dans le marché mondial de l’aluminium. Les Américains importent pour leurs besoins nationaux (étant en déficit d’au moins 2,5 millions de tonnes), surtout du Québec et de la Colombie-Britannique et d’ailleurs. De nouveaux joueurs sont arrivés dans ce marché. Mentionnons rapidement pour mémoire les pays du golfe Persique, la Russie, l’Inde, qui comptent ensemble pour plus de 20 % de la capacité de production mondiale ; le Canada, l’Australie et les États-Unis, 12-15 % ; la Chine possède 180 usines pour un total de capacité aujourd’hui de 30 à 32 millions de tonnes, soit plus ou moins 55 % de la capacité mondiale estimée en 2019, selon la United States International Trade Commission (USITC). Le 13 décembre 2018, l’agence Reuters nous apprend que la Chine a produit, durant le seul mois de juillet 2018, 3 millions de tonnes, et en novembre, 2,8 millions de tonnes d’aluminium. Sur une base annuelle, ce rythme de production, s’il est vrai, peut donner un total annuel de 36 millions de tonnes, soit près de 60 % de la capacité mondiale. Ainsi, de 2003 à aujourd’hui, les Chinois ont augmenté leur capacité de production de près de 700 %, ou sept fois.

Il n’y a pas d’inconnues, ni pour les propriétaires ni pour les travailleurs, quant aux coûts de production. Les usines chinoises sont récentes, utilisent les toutes nouvelles technologies de production, sûrement à la fine pointe de la robotique et de l’informatique. Ce sont nos concurrents.

Nous sommes condamnés à rester concurrentiels, autrement nous perdrons nos parts de marché. Les propriétaires de nos usines au Québec, deux grands joueurs à l’échelle mondiale (Rio TINTO, no 2, et Alcoa, no 3, derrière les Chinois), devront investir massivement dans les nouvelles technologies, et de façon accélérée dans la robotisation du processus de production, ce qui signifie de nouveaux planchers d’emploi et des qualifications nouvelles en informatique, en robotique et en imagerie. Mes propos rejoignent peut-être la problématique et les enjeux en cours de négociations pour tenter de régler l’interminable conflit à Bécancour.

Cette usine produit depuis plus de trente ans, faisant la démonstration au monde entier de la qualité de notre main-d’oeuvre et de la fiabilité des approvisionnements massifs en énergie, sans quoi elle n’existerait pas. Tout mon appui, ma compréhension, mon soutien à ceux et celles qui depuis plus d’un an se battent avec dignité pour leurs conditions de travail.

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J’ai peur du projet de loi 59

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Le projet de loi 59 qui vient modifier le régime québécois de santé et de sécurité du travail ne reçoit pas l’attention médiatique et populaire qu’il mérite. Cela n’est pas surprenant, considérant que nous sommes en crise pandémique et que les regards sont malheureusement tournés ailleurs, vers d’autres dossiers qui semblent plus urgents. J’ai donc décidé de prendre ma plume afin de sensibiliser la population du Québec sur cette réforme qui avance rapidement, juste sous son nez. Je l’écris d’emblée: oui, j’ai peur du projet de loi 59. En fait, j’ai peur que ce projet de loi jette indirectement bon nombre de Québécois et de Québécoises dans une abjecte pauvreté.

La peur que j’éprouve est une crainte rationnelle qui est bel et bien fondée sur de solides et crédibles témoignages. Parmi les témoignages que j’ai eu la chance d’entendre se trouve celui de monsieur Richard Dussault.

Pour résumer simplement ce qu’il a vécu, monsieur Dussault a subi un grave accident de travail en 2013 et la CNESST lui a refusé les traitements dont il avait besoin. Pour ajouter à son malheur, il s’est vu obligé de chercher un emploi qu’il était réalistement incapable d’accomplir. Il a vécu cet enfer trois longues années de sa vie, jusqu’au moment où en 2016 un tribunal est finalement venu trancher: la CNESST avait posé un «diagnostic» qui n’était pas le bon. Ainsi, après tout ce brouhaha administratif, le type d’emploi qu’on cherchait à imposer à monsieur Dussault n’était effectivement pas adapté à sa condition médicale et il avait droit à une pleine compensation pour l’ensemble de ses maux. Quel est le problème, me direz-vous? Voilà une histoire qui finit bien! Mais cette histoire de résistance courageuse et déterminée aurait très bien pu mal se terminer…

Si elle s’était déroulée après l’adoption du projet de loi 59 tel qu’il est actuellement formulé, monsieur Dussault aurait eu bien plus de difficultés à faire valoir ses droits. Piégé dans un dédale administratif où les «diagnostics» de la CNESST sont grandement renforcés et incapable d’occuper un emploi qu’on tente vainement de lui imposer – sans égards à sa condition médicale réelle – monsieur Dussault aurait dû se tourner vers l’aide sociale, les banques alimentaires et vivre dans une pauvreté que personne ne mérite.

Vous comprenez maintenant pourquoi j’ai peur du projet de loi 59. J’ai peur qu’il y ait des milliers de citoyens et de citoyennes du Québec qui se trouvent dans la même situation que monsieur Dussault, mais avec des moyens très réduits pour défendre leur droit à vivre dignement suite à un accident de travail.

Si rien n’est fait afin de modifier le projet de loi 59, ces personnes seront coincées entre la CNESST qui appliquera trop souvent ses nouveaux pouvoirs à la lettre et un marché de l’emploi qui les rejettera de facto.

Sans égards à leurs années de travail au sein de notre société, ces personnes seront condamnées à la pauvreté. Elles seront exclues, avalées par une machine administrative qui ne montre aucune empathie et qui perçoit la contestation comme un frein à son «efficacité».

Alors, je pose la question: est-ce un Québec appauvri que nous souhaitons donner en héritage avec le projet de loi 59?

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La protection de nos enfants, c’est aussi l’affaire du municipal

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Ça prend tout un village pour protéger un enfant…»

Le 12 février 2020, la Municipalité de Fortierville soulignait le 100e anniversaire du décès tristement célèbre d’Aurore Gagnon «l’enfant martyre». De par sa grande médiatisation, cette histoire a marqué le Québec de l’époque et demeure, encore aujourd’hui, ancrée dans l’imaginaire collectif.

Malheureusement, loin de n’être qu’un mauvais souvenir, les histoires d’enfants maltraités sont encore (trop) nombreuses. Au moment où vous lisez ces lignes, des centaines d’enfants subissent de mauvais traitements dans l’anonymat le plus complet.

Le drame de la fillette de Granby a agi comme un électrochoc.

De ce drame découle la mise en place de la Commission spéciale sur les droits des enfants et la protection de la jeunesse sous la présidence de Mme Régine Laurent dont le Rapport et les recommandations seront rendus publics lundi.

Un enfant qui subit de la maltraitance restera toujours un cas inacceptable, un cas de trop.

Un enfant qui subit de la maltraitance devrait pouvoir compter sur les adultes qui l’entourent que ce soit à l’école, au service de garde, à la bibliothèque ou dans son milieu de vie.

Nous devons tous être attentifs comme le souligne la campagne de sensibilisation lancée par le gouvernement sur les signes de détresse et de maltraitance que pourrait vivre ou subir un enfant.

Les municipalités ont le pouvoir de poser des actions concrètes pour créer une culture de bienveillance dans nos milieux. Ainsi, à titre de gouvernements de proximité, les municipalités ont un rôle à jouer dans la mise en place d’un milieu de vie sécuritaire, où prendre soin les uns des autres est un réflexe naturel.

C’est pourquoi nous souhaitons rappeler aujourd’hui le projet de Charte municipale pour la protection de l’enfant, initiée par la Municipalité de Fortierville en collaboration avec Espace MUNI et la Fédération québécoise des municipalités (FQM), qui fut lancée le 7 avril dernier. La présence de la ministre des Affaires municipales et de l’Habitation, Mme Andrée Laforest, du ministre de la Famille, M. Mathieu Lacombe, ainsi que du ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux, M. Lionel Carmant, tout au long de notre événement de lancement ainsi que le communiqué de presse qu’ils ont produit soulignant cette initiative démontre bien toute l’importance de ce geste posé par le milieu municipal.

La Charte s’appuie sur quatre grands principes qui définissent ce qu’est une municipalité bienveillante envers ses enfants. Ainsi, une municipalité bienveillante propose à l’enfant un milieu de vie où il pourra s’épanouir en toute sécurité, elle est à son écoute en lui offrant des lieux et des occasions pour qu’il s’exprime librement et en toute confiance, elle s’assure que les ressources d’aide et de soutien sont connues. Cette municipalité valorise le vivre-ensemble et l’entraide.

La ratification de la Charte est une occasion pour les municipalités de poser formellement leur engagement.

Agir pour la protection de nos enfants c’est accroître le sentiment de sécurité des enfants dans les lieux publics, c’est favoriser la mise en place de lieux protecteurs ou de processus d’accueil et d’intervention pour des enfants réclamant du secours, c’est la mise en place d’espace de consultation accessible et adapté aux enfants, c’est tenir informer les citoyens des signes de maltraitance pour les sensibiliser à exercer un rôle de vigilance, c’est aussi de soutenir les initiatives du milieu contribuant au développement et à l’épanouissement des enfants.

Nous réitérons notre invitation à toutes les municipalités du Québec à adopter la Charte municipale pour la protection de l’enfant qui par ce geste, s’engagent à contribuer à l’effort collectif afin d’assurer un filet protecteur autour de ceux qui nous sont les plus chers, nos enfants.

Soyons protecteurs pour que ni la triste histoire de la petite Aurore ni celle de la petite fille de Granby ne se reproduisent plus jamais.

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Crise du logement : le Parti libéral du Québec en mode solutions

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Malheureusement, le gouvernement de la CAQ de François Legault refuse encore de reconnaître la crise du logement. Non seulement il n’a aucune idée du coût réel des loyers, mais il s’en remet à une autorégulation du marché immobilier. Cette totale déconnexion de la réalité empêche la CAQ de voir clair et de trouver des solutions pour les familles québécoises. 

Au Parti libéral du Québec, notre approche est toute autre. Nous avons fait de l’habitation une priorité et nous sommes en mode solutions. Au cours des derniers mois, nous étions sur le terrain et à l’écoute, notamment lors des consultations tenues dans le cadre de la Charte des régions. Les intervenants du monde municipal, les organismes, les experts et les citoyens nous ont tous inspirés par leurs commentaires.

Pour bien saisir la crise du logement, nous croyons qu’il faut s’attarder aux trois grands axes incidents, soit l’accès à la propriété, le logement abordable et le logement social. Ce dernier point est important. Nous sommes bien sûr en faveur d’une augmentation importante du nombre de logements sociaux disponibles. Cependant, cette solution ne suffira pas à elle seule pour régler la situation. Il faut s’assurer que des logements, en bon état et à prix raisonnable, sont disponibles pour tous. Il faut aussi créer un environnement favorable pour que les ménages qui souhaitent acquérir une propriété puissent le faire, sans y passer tous leurs revenus. C’est en agissant sur ces trois axes que nous pourrons traverser la crise. 

Dans le débat actuel, nous parlons beaucoup de la situation à Montréal et c’est normal, la situation y est particulièrement critique. Le retour des campements en est un signal. Cependant, la crise ne se limite pas à notre métropole. L’ensemble de nos régions vivent les contrecoups de la surchauffe immobilière et de la hausse des prix des loyers. Chaque jour, nous entendons des cris du cœur de gens de Québec, de Gatineau, de Sherbrooke et de Saguenay qui craignent le 1er juillet. Il faut également considérer les réalités régionales.  

Dans les prochains jours, nous formulerons des propositions concrètes au gouvernement caquiste en matière d’habitation et de logement. Nous espérons que, d’ici là, François Legault voit la lumière, qu’il reconnaît la crise du logement et qu’il accepte de travailler de façon constructive avec nous pour mieux soutenir les Québécoises et les Québécois. 

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