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à Paris, Les Deux Girafes

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NOTE D’HÔTEL – Notre chronique nous entraîne au cœur du 11e arrondissement de Paris où un nouvel hôtel pour le moins atypique s’offre un franc succès.

6,5 Le coup d’œil

On n’a pas du tout envie de tordre le cou des deux girafes… Cet hôtel très séduisant est, à un ou deux détails près, une réussite. Une belle adresse de charme, atypique, aménagée dans une ancienne fabrique de meubles du quartier Saint Ambroise. Un faux air de bâtiment industriel, carreaux de plâtre au sol du lobby, verrière d’atelier et un mobilier exceptionnellement beau, un rien classique, aux couleurs chaudes et aux matières veloutées. Ce nouvel établissement, situé au fond d’une ruelle étroite, presque une impasse, est un havre de paix réparti sur deux petits immeubles que sépare un jardin. Un petit air de campagne à Paris.

4/10 La situation

Dans le 11e arrondissement, quartier Saint-Ambroise, au métro Parmentier, à une dizaine de minutes à pied de la place de la République. Un peu excentré tout de même dans un coin de Paris qui n’est pas le plus glamour mais possède un charme de village.

8/10 L’esprit des lieux

Très parisien mais revisité dans un design chic. Un mobilier exceptionnellement beau, un rien classique, des canapés aux couleurs chaudes, dominantes de bleu et de jaune, donnent dès l’entrée franchie une sensation de confort. De vraies trouvailles, comme cette passerelle transparente qui conduit du lobby au restaurant et laisse découvrir un jardin artificiel.

On a aussi aimé les éclairages en applique à l’entrée du restaurant, comme une pluie de led dont l’extrémité des gouttes est lumineuse. La décoratrice Sandrine Legret, plutôt douée, signe ici son premier hôtel.

8/10 Les chambres

L’hôtel compte 34 chambres (dont 4 familiales) de bonne taille et ouvertes pour la plupart sur la cour jardin ce qui garantit une nuit sans bruit. Celles du rez-de-chaussée donnent vraiment l’impression d’être tout à fait ailleurs qu’à Paris, presque en vacances à la campagne. La nôtre, au second étage n° 206, est très représentative de l’ensemble. Zen et très claire.

Côté équipement: Nespresso, bouilloire électrique, coffre-fort et écran plat. Le bureau fixe, avec son plateau orientable est une vraie trouvaille et offre un confort de travail sans égal. Un seul fauteuil dans cette chambre double (si on est deux l’autre doit-il s’asseoir par terre?) nous fait émettre ce seul petit regret. La tête de lit appuyée sur un mur recouvert d’une photo sépia est plutôt une bonne idée, tout comme l’éclairage doux d’une lampe nomade suspendue au-dessus du lit.

Côté salle de bains, tout est en carrelage blanc avec une baignoire. Des produits Codage en distributeurs (Ecopump), à moitié vides. Dommage que la mise à niveau soit passée à l’as. Les portes coulissantes, en verre opaque, à la manière de celles du bureau d’un contremaître, soulignent habilement la généalogie des lieux.

7/10 Le service, les équipements

On est ici dans une hôtellerie quatre étoiles, donc côté service pas de tapis rouge mais beaucoup de sourires dans un accueil simple et efficace. On porte sa valise et on découvre seul sa chambre. Pour nous, ce fut avec le directeur, mais un autre client arrivé quasi en même temps s’est débrouillé tout seul. On a l’œil…

Au sous-sol une vraie découverte, un petit espace fitness très bien agencé avec des machines 100% écolo en bois «water rover». Bien vu. Une unique cabine de soins permet de s’offrir un massage sur demande avec des thérapeutes, en partenariat avec la marque Codage.

8/10 À table et au bar

Depuis le lobby, on atteint le restaurant, Le Beslay, par une courte passerelle transparente en suspension au-dessus d’une plate-bande artificielle. La salle, où l’on prend aussi le petit-déjeuner, est chaleureuse et chiquissime avec ses banquettes turquoise capitonnées. La déco est superbe et joliment éclairée par un mur de leds. Dans l’assiette, une cuisine bistronomique, du velouté de brocolis au carpaccio de bar sauvage. Un service fluide, efficace et souriant achève de rendre particulièrement attractif ce restaurant ouvert aussi à la clientèle extérieure qui ne séjourne pas à l’hôtel. Comptez 40 € à la carte.

Au bar, un rafraîchisseur de vin met automatiquement à la température recommandée par le vignoble une dizaine de crus différents, idéal pour la dégustation (autour de 12 €).

6/10 Le rapport qualité-prix

Si le prix de base (minimum en dessous duquel on ne peut pas dormir ici), annoncé à 150 €, semble plutôt raisonnable, le tarif en haute saison peut atteindre 400 €, ce qui est un rien élevé compte tenu du quartier qui n’est pas le plus fun de Paris.

Hôtel Les Deux Girafes

21 passage Beslay 75012 Paris, 01.83.75.11.75 ; www.lesdeuxgirafes.com

De 150 à 450 €

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Place aux guinguettes dans le Sud-Ouest

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Après une première destination réussie pour les guinguettes de Montréal au parc de l’Ancienne-cour-de-triage dans le Sud-Ouest, c’est au tour de Griffintown d’accueillir cette fête estivale.

C’est l’organisme à but non lucratif (OBNL), le Village de Noël de Montréal, qui est derrière ce concept de fête gourmande, culturelle et artisanale sur le bord de l’eau.

Après de nombreux évènements préparés pendant la saison hivernale, comme au marché Atwater et au Quartier des spectacles de la Place des arts, le Village de Noël de Montréal souhaitait développer des activités pendant l’été.

«Au marché de Noël, c’est pas mal ça qu’on fait aussi. [On offre] une programmation culturelle variée et on met en relief l’artisanat et la gastronomie locale», explique la directrice générale de Village de Noël de Montréal, Line Basbous.

Ce nouvel évènement estival permet également à l’OBNL de conserver son personnel et de recruter de nouveaux employés tout au long de l’année.

Concept des guinguettes

Une guinguette est un cabaret populaire français, à l’image d’une station balnéaire estivale. À Montréal, quatre guinguettes mobiles sont prévues.

Le nouveau restaurant conçu pour l’événement, Merci Tata, accueille la population dans une ambiance décorée et festive sur le bord de l’eau, soit via le canal de Lachine, le fleuve Saint-Laurent et la rivière des prairies.

«C’est une conception alimentaire qui intègre l’événement. C’est la station gourmande qu’on retrouve dans toutes les guinguettes», précise la directrice générale.

Succès

Du 12 au 27 juin, le parc de l’Ancienne-cour-de-triage dans le Sud-Ouest a accueilli la première guinguette mobile.

«Quand on a commencé le montage [du site] la semaine qui a précédé le lancement, les gens s’arrêtaient pour poser des questions. On a senti qu’il y avait un certain enthousiasme pour le projet», note Mme Basbous.

Lors des dix jours d’opération de la guinguette au parc de l’Ancienne-cour-de-triage, située le long du canal de Lachine, environ 7000 personnes ont profité des installations de la première édition.

Retour

La guinguette mobile reviendra dans le Sud-Ouest. Un peu plus à l’est, cette fois, elle prendra place jusqu’au 25 juillet à la place des Ouvriers au parc Lien Nord, en bordure du canal de Lachine, au début de Griffintown.

Plusieurs artisans locaux seront sur place afin de présenter leurs cosmétiques, décorations, vêtements, bijoux et produits alimentaires.

Même s’il est encore tôt pour se prononcer sur un possible retour des guinguettes et de son restaurant Merci Tata l’an prochain, l’intérêt se fait sentir par la population.

«On voit bien qu’il y a un enthousiasme pour ce projet. On espère pouvoir le faire durer année après année», souligne Mme Basbous.

Une guinguette stationnaire pour l’été est présente au parc Jean-Drapeau jusqu’au 3 octobre. Une guinguette mobile est également prévue à l’Îlot John Gallagher dans Verdun en août.

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«La belle tournée»: des artistes tombés amoureux de Montréal!

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Claudia Bouvette et Luis Clavis ont composé à distance la chanson «Kodak jetable», qu’ils interpréteront à «La belle tournée», où la région montréalaise sera en vedette, lundi soir. 

Un duo mitonné alors qu’elle séjournait chez sa mère, à Bromont, et que lui était dans son studio de Montréal, pendant le premier confinement du printemps 2020.

Outre cette langoureuse pièce, Bouvette et Clavis ont en commun d’être natifs de l’Estrie et des Cantons de l’Est, Bromont pour elle, Sherbrooke pour lui, d’avoir adopté Montréal au début de leur carrière… et d’en être tombés amoureux.

Luis Clavis s’y est établi après le cégep avec ses comparses de Valaire et Qualité Motel, tandis que Claudia Bouvette avait 15 ans quand elle a participé à «Mixmania 2» et a dû pour ce faire s’installer pendant deux mois dans un loft du Vieux-Montréal. Elle a ensuite décroché rôles et engagements qui l’ont amenée de plus en plus souvent dans la métropole.

Début vingtaine, elle louait un premier logis dans Villeray et, depuis cinq ans, l’artiste de 26 ans est une fière résidente d’Hochelaga-Maisonneuve, un quartier qu’elle estime de plus en plus tendance, tout en demeurant accessible.

«Je me souviens, au début, quand j’habitais dans le sous-sol de mon « chum », dans Ahuntsic, je ne pouvais pas passer plus qu’une semaine à Montréal, car je trouvais ça trop intense, a raconté Claudia. J’avais besoin de retourner à la campagne, d’être dans un train de vie un peu moins bruyant et rapide. Après, je suis devenue plus autonome, et j’ai vraiment eu la piqûre. Maintenant, c’est l’inverse: je dois me forcer pour aller voir ma famille à Bromont!»

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De l’univers du cirque à celui de la restauration

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« Quand je suis passé chez le notaire, mes genoux ont flanché. Je me suis dit : est-ce que je viens de faire la plus grande connerie de ma vie ? Mais finalement, ç’a été une bonne décision », raconte en riant Peter Balov, propriétaire du nouveau Bistro Sofia. 

Quelques mois plus tard, assis devant son établissement, en plein cœur de la Petite-Patrie à Montréal, il savoure maintenant le moment. Le Québec est déconfiné, son bistro est sur le chemin de la rentabilité, mais le saut vers la restauration a été parsemé de doutes.  

« Je suis foncièrement un nomade. J’ai toujours travaillé dans le monde du cirque et du théâtre, en sonorisation, puis comme directeur de production. Je voyageais partout dans le monde avec ma conjointe qui a été longtemps acrobate. Puis, la pandémie est arrivée, ma vie a basculé », raconte-t-il. 

D’un dépanneur… à un restaurant ! 

Lors de cette semaine fatidique du 9 mars 2020, il est en tournée en Iowa. Le spectacle est annulé en quelques heures, il doit rentrer en catastrophe à Montréal et réinventer sa vie professionnelle. 

« On a fait une réunion sur Zoom avec les collègues. Et là, un artiste m’a demandé : que vas-tu faire ? À la blague, j’ai dit, je vais m’acheter un dépanneur, on aura toujours besoin de dépanneurs ! Et c’est resté dans ma tête, c’est devenu une petite épicerie, puis un café, puis je suis arrivé avec l’idée d’un restaurant », dit-il. 

Une cuisine typiquement bulgare

Il décide alors d’ouvrir un bistro qui va mettre en valeur une cuisine qui célèbre ses origines. « Je suis né en Bulgarie et je suis arrivé à Montréal en 1994. Donc, je voulais un restaurant qui représente ce que je suis », relate Balov. 

Son but ? S’approvisionner avec des produits bulgares, mais aussi des aliments frais du Québec. « J’ai toujours aimé le marché Jean-Talon. Donc, on achète là-bas, mais on fait une grande place à la cuisine des Balkans ». 

Sur le menu du restaurant qui a ouvert en décembre dernier, on retrouve des mezze, des grillades et salades. Après des mois d’incertitudes, la clientèle augmente de semaine en semaine. « Il y a eu un excellent bouche-à-oreille et je souhaite vraiment que les gens se sentent bien ici », dit-il.  

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