Saint-Étienne installe des capteurs sonores en pleine ville, une première en France

Pour lutter contre l’insécurité, Saint-Etienne équipe un quartier de capteurs en mesure de détecter des bruits suspects. Un dispositif inédit en France, autorisé par la Cnil.

Mini Cheetah, le petit robot du MIT capable de faire des saltos arrière

Le soulèvement des machines est en route. Et par soulèvement, on ne parle pas encore de révolte, mais bien du fait de se lever sur ses pattes, de marcher, et même de faire des cabrioles. La célèbre Massachusetts Institute of Technology (MIT) a dévoilé quelques images d’un nouveau robot, Mini Cheetah.

Version miniature du Cheetah, le quadrupède assez célèbre sur internet pour sa démarche (voir la vidéo de la dernière version ici), Mini Cheetah ne pèse plus que 9 kg, au lieu des 41 de son grand frère. Cela ne l’empêche pas de pouvoir se mouvoir de manière autonome, sans être relié à aucune commande de contrôle, à une vitesse de 2,45 mètres par secondes.

Sa petite taille le rend également très agile. Comme Cheetah, il peut tourner sur lui-même, atterrir sur ses pattes et se relever lorsqu’on le fait tomber et garder son équilibre lorsqu’on le pousse. Là où il se démarque, c’est dans sa capacité à réaliser un salto arrière sur sol plat. Selon le MIT, il s’agit du premier robot à quatre pattes au monde à pouvoir le faire.

Des prouesses qui rappellent celles des engins de Boston Dynamics. Leur bipède est justement capable de sauter en arrière, et leur quadrupède, dans sa version mini, a appris à ouvrir les portes. De quoi donner des cauchemars à tous ceux déjà traumatisés par Terminator…

Pour prévenir les fusillades de masse, les Etats-Unis se tournent vers l’intelligence artificielle

Dans la lutte contre les fusillades, certaines écoles américaines se tournent progressivement vers l’intelligence artificielle. Malgré les potentiels bénéfices d’une telle solution, celle-ci fait toutefois polémique.

Un an après la fusillade de Parkland, en Floride, un nombre croissant d’écoles américaines envisagent de se tourner vers des systèmes de surveillance « intelligents » pour aider à prévenir la survenue d’un nouvel événement meurtrier. Ces appareils destinés à enregistrer les moindres déplacements et paroles des élèves et à repérer les comportements suspects ne sont néanmoins pas du goût de tout le monde.

Prédire les comportements

En 2018, Shreya Nallapati est inspirée par l’appel à l’action d’Emma Gonzalez et choisit de recourir à l’informatique pour mieux comprendre le passé des meurtriers derrière les fusillades, avec le projet #NeverAgainTech. Le but : regrouper un maximum d’informations, du statut socio-économique à l’état de santé des responsables, en passant par la disponibilité des armes dans l’état où l’incident est survenu, afin de recouper les possibles facteurs à risque.

La même année, des chercheurs du Cincinnati Children’s Hospital Medical Center proposent d’employer l’IA pour prédire les comportements violents sur la base du langage employé par les enfants et les jeunes adultes. « Il y a généralement des signaux d’alarme avant qu’il y ait violence à l’école« , déclarait alors l’auteur principal Drew Barzman.

Le mois dernier, le réseau d’écoles publiques du comté de Broward (incluant l’école de Parkland où a eu lieu la fusillade de 2018) a annoncé son intention de s’équiper d’Avigilon, un système de 145 caméras combinant surveillance et intelligence artificielle. L’algorithme permettrait de retracer les déplacements de chaque individu grâce à un système de reconnaissance faciale et pourrait en théorie signaler les comportements qui sembleraient sortir de l’ordinaire.

Faillibilité technologique

Malheureusement, l’IA n’est pas une panacée, et son usage peut avoir des conséquencesinattendues. « Nous voyons émerger une tendance à appliquer l’IA à des domaines très sensibles à un rythme alarmant« , déclarait en 2018 Rashida Richardson, de l’AI Now Institute. « Les personnes qui conçoivent ces algorithmes ne comprennent pas nécessairement l’ensemble des aspects sociaux et même politiques des données qu’elles utilisent. »

Les efforts de prévisionpolicière assistée par l’IA ont déjà démontré l’émergence de biais de « jugement ». Tant que les algorithmes seront conçus par des humains et basés sur un corpus de données prélevées et traitées selon des critères humains, il sera difficile de démêler l’objectif du subjectif inconsciemment introduit dans le programme. En contrepartie, un esprit humain est capable d’apporter une nuance dans le jugement dont les machines sont pour l’instant impossible.

Pour ce qui relève de la surveillance, il va sans dire que la question de la protection de la vie privée se fait d’autant plus vivement ressentir qu’elle est ici appliquée à des mineurs. En somme, la jeunesse de ces systèmes d’enregistrement et d’analyse, leurs failles découlant de l’introduction du facteur humain, et leurs potentiels danger pour la sécurité de nos données suggèrent qu’en attendant des technologies plus avancées, la solution devra venir d’ailleurs.

Le Momo Challenge ne fait pas son retour sur YouTube !

Il y a quelques mois, le monde découvrait le Momo Challenge, un phénomène qui se propageait notamment sur l’application WhatsApp mettant en scène un personnage au visage humain avec un sourire à vous glacer le sang. En prenant contact avec ce « Momo », les internautes recevaient alors des défis à réaliser allant de l’automutilation jusqu’à l’inévitable : le suicide. Dès lors, de nombreux témoignages arrivent à travers le monde avec notamment la mort d’une jeune fille de 12 ans originaire d’Argentine en 2018 qui pourrait être la conséquence de ce morbide challenge.

Les médias ont alors très vite relayé les dangers de ce défi et, au fil des mois, le phénomène du Momo Challenge a peu à peu disparu de l’actualité. Mais à en croire les rumeurs qui circulent, il semblerait qu’il ait fait son retour sur YouTube du côté de chez nos amis britanniques. En effet, le Momo Challenge aurait fait son apparition dans des vidéos destinées aux enfants sur la plateforme YouTube Kids.

Le mode opératoire est simple : pour ne pas être repérés, les pirates proposent des dessins animés qui se diffusent de façon classique jusqu’au moment où des séquences très rapides sont insérées, montrant du contenu macabre. Une mère de famille a d’ailleurs témoigné pour affirmer qu’elle aurait vu des instructions de suicide en plein milieu d’un dessin animé que son fils regardait sur le site.

Pour YouTube et les associations, il ne s’agit que d’une panique morale

Les autorités locales ont donc décidé de mettre en garde les parents en les invitant à faire preuve de vigilance quant au contenu que les enfants peuvent regarder et en insistant sur le fait d’éduquer leurs progénitures à ne pas communiquer d’informations personnelles à des inconnus ou de leur rappeler que personne n’a l’autorité de leur dicter ce qu’ils doivent faire s’il ne veulent pas le faire.

Si les témoignages montrent que le Momo Challenge fait bien son retour sur YouTube, du côté des associations britanniques et de YouTube, ce défi viral morbide n’est pas d’actualité. Pour l’un des portes-parole de la plateforme, « aucune preuve de vidéos montrant ou faisant la promotion du défi Momo sur YouTube » n’a été identifiée. Mais face au téléchargement de 300 heures de vidéos par minute, on peut évidemment se poser la question de l’efficacité de la modération sur YouTube.

Pour les associations britanniques, même son de cloche. Il ne s’agit que de rumeurs, sans fondement, issues de l’hystérie médiatique. La « panique morale » provoquée par les adultes et les médias a permis de transformer ce mythe « en une sorte de réalité« .

De plus, même avec les informations qui circulent et se propagent sur les réseaux sociaux ou dans les médias, rien ne prouve que le Momo Challenge soit responsable des 130 suicides d’adolescents russes survenus l’année dernière. Officiellement, le Momo Challenge n’est pas de retour sur les réseaux sociaux, ni sur YouTube…

Clarence Seedorf : « Notre ambition est de gagner la CAN 2019

Le Cameroun est tenant du titre de la CAN 2017 au Gabon et l’ex milieu néerlandais croit au potentiel de son groupe pour faire le doublé en remportant l’édition 2019 de la plus grande compétition africaine de football qui va se déroulée du 15 juin au 13 juillet en Egypte.

« Notre ambition est de gagner la CAN ! Tout le monde voudra gagner. […] Il y aura des grands compétiteurs comme l’Egypte, le Maroc ou le Sénégal. En ce qui nous concerne, on peut viser haut. On est le champion sortant ! », a déclaré Clarence Seedorf.

Avant de penser déjà au sacre de la CAN 2019, le technicien néerlandais doit d’abord obtenir sa qualification le 22 mars prochain face aux Comores dans le cadre de la dernière journée des qualifications de cette compétition, ici à Yaoundé.

Le Cameroun a disputé cinq matches dans ce groupe B et actuellement deuxième derrière le Maroc qui est déjà qualifié. Il s’est imposé à domicile face au Maroc (1-0) et au Malawi (1-0), a fait un match nul aux Comores (1-1) et au Malawi (0-0) et s’est incliné à Casablanca (0-2). Il présente une différence de buts de zéro (trois buts marqués, trois encaissés), alors que les Comoriens, qui comptent cinq points, affichent une différence de buts négative (moins 1).

La liste des joueurs convoqués pour ce match décisif reste attendu. D’après nos sources à la Fecafoot, nous pouvons vous affirmer que Georges Constant Mandjeck va faire partir de cette liste.

On se réveille tous les jours à 4 heures du matin » : comment le bruit de l’aéroport Paris-Charles-de-Gaulle pourrit la vie de certains Franciliens

Un récent rapport de Bruitparif quantifie les effets néfastes que provoque le bruit routier, ferré ou aérien sur la santé des habitants.

Des pavillons alignés, une église, un bar et une épicerie… A première vue, Compans pourrait ressembler à n’importe quel petit village. A un « détail » près : les 800 habitants de cette commune de Seine-et-Marne subissent quotidiennement le grondement des avions qui passent au-dessus de leur tête dans un ballet ininterrompu. Chaque jour, des dizaines d’appareils survolent la commune, à basse altitude. C’est que Compans se niche juste à la lisière de la zone aéroportuaire de Paris-Charles-de-Gaulle, à seulement 4 km de l’extrémité de la piste sud de la deuxième plateforme européenne.

Le village de Compans est situé à seulement 4 km de l\'extrémité de la piste sud de l\'aéroport Paris–Charles–de–Gaulle.
Le village de Compans est situé à seulement 4 km de l’extrémité de la piste sud de l’aéroport Paris–Charles–de–Gaulle. (GOOGLE MAPS)

Le vacarme ne fait pas que casser les oreilles des Companais. Il abîme leur santé à petit feu. C’est en tout cas ce que souligne une étude de Bruitparif, l’observatoire du bruit en Ile-de-France, publiée le 9 février. Et c’est dans ce village que les effets seraient les plus dévastateurs, avec une moyenne de 38,1 mois d’espérance de vie en bonne santé en moins pour ses habitants. Autrement dit, une personne résidant à Compans perdrait, sur l’ensemble de son existence, plus de trois années de vie en bonne santé à cause du bruit, qu’il soit aérien, ferré ou routier. Car à Compans, outre les avions, les trains de la ligne K du Transilien troublent aussi la quiétude du village.

« On a souvent des migraines »

Pour parvenir à cette conclusion inquiétante, Bruitparif s’est basé sur les cartes d’exposition au bruit, déjà existantes, réalisées grâce à des estimations tenant compte des sources de nuisances, de la topographie, etc. L’observatoire a ensuite analysé ces données à l’aune des modèles de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui établit une corrélation entre l’intensité du bruit subi et les risques pour la santé, notamment la gêne provoquée et les troubles du sommeil. L’OMS alerte aussi sur les risques pour le système auditif, les troubles cardiovasculaires et la baisse des capacités d’apprentissage. Des éléments que Bruitparif n’a pas pris en compte dans son étude, pour des raisons de méthodologie.

Jeune retraitée, Dominique vit à Compans depuis une trentaine d’années avec son mari. Tous les matins vers 6 heures, il y a un gros avion cargo qui passe. « Ça nous perturbe, on a souvent des migraines », explique-t-elle sur le pas de sa porte. L’été, dormir avec les fenêtres ouvertes est un véritable défi, à moins de porter des bouchons d’oreille.

« Le soir, quand on rentre du boulot, on aurait envie de se détendre, de prendre l’air… », témoigne Cécile, qui vit là avec son mari et leurs trois enfants. Au lieu de cela, la famille se terre chez elle, toutes fenêtres fermées, et ne profite guère du jardin. « Un jour, un copain qui venait du Sud de la France nous a lancé qu’on était des meurtriers de faire grandir nos enfants dans cet environnement », raconte-t-elle.

On a envie de se prendre la tête entre les mains et de dire : ‘Stop, je n’en peux plus, s’il vous plaît, juste 10 minutes de silence !’Cécile, habitante de Compansà franceinfo

Le ballet des avions est devenu partie intégrante de leur vie. « Le matin, avant de me réveiller, je sais inconsciemment quelle heure il est, parce que dans mon sommeil j’ai entendu le premier décollage », explique Cécile. Quant à son plus grand fils, âgé de 18 ans, « il est bercé depuis tout petit au bruit des avions. Quand il n’arrive pas à dormir, il ouvre le velux et il s’endort ».

Des riverains habitués

A quelques centaines de mètres de là, Célia, 23 ans, vit quotidiennement avec ces avions qui défilent, mais aussi avec les trains qui passent tout près de chez elle, parfois à vive allure, toutes les 15 à 30 minutes. « J’habite ici depuis que j’ai 4 ans, donc j’ai toujours vécu avec ce bruit », explique-t-elle en affirmant ne même plus les entendre. A l’autre bout du village, Mathieu, 32 ans, ne s’est installé qu’il y a deux ans, mais ses oreilles semblent déjà habituées. Ce manutentionnaire qui travaille de nuit à l’aéroport reconnaît que le double-vitrage de son appartement ne parvient pas totalement à masquer le bruit. « Mais je ne fais plus attention », assure-t-il.

« Les gens qui habitent la commune depuis plusieurs années ont pris l’habitude de vivre avec le bruit. Ils ont aménagé leur vie en fonction du trafic aérien », observe le maire de Compans, Joël Marion. Un constat qui ne le rassure pas, bien au contraire.

Il faut bien comprendre que l’habitude nous joue des tours. Les gens s’habituent au bruit, mais ce n’est pas bon pour leur santé.Joël Marion, maire de Compansà franceinfo

Si Compans est la commune d’Ile-de-France où le bruit aurait, selon l’étude, le plus grand impact sanitaire, c’est toute la région qui est touchée. « Le bruit des transports est responsable au total de 107 766 années de vie en bonne santé perdue chaque année au sein de la zone dense francilienne », écrit Bruitparif. 61% de ces années perdues sont dues au bruit routier, 22% au bruit ferré et 17% au bruit aérien. Le bruit aérien touche moins de monde que celui de la circulation routière, mais il reste celui qui occasionne les plus fortes nuisances individuelles pour ceux qui les subissent, parfois même dans des zones éloignées des aéroports.

A 20 km de l’aéroport, des nuisances tout aussi fréquentes

Catherine, 65 ans, vit ainsi à Sannois (Val-d’Oise), à plus de 20 km de l’aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle à vol d’oiseau. Mais manque de chance, sa maison est située exactement sur le tracé du couloir aérien utilisé par les avions qui décollent ou atterrissent sur les pistes sud de l’aéroport. Les avions y volent plus haut qu’à Compans, mais à une fréquence tout aussi soutenue, toutes les deux minutes aux heures de pointe. Et surtout, à l’exacte verticale de sa maison. « On en a 450 à 500 par jour », de l’aube jusqu’à minuit, assure-t-elle.

Ici « depuis toute petite », Catherine était déjà là quand l’aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle a été mis en service, en 1974. Elle a observé, au fil des années, l’explosion du trafic aérien. « C’est insidieux, c’est chaque jour davantage », dit-elle. « Il y a d’abord eu l’exaspération et l’épuisement lié au manque de sommeil. Ensuite, il y a eu une phase où j’étais à l’affût du moindre bruit », raconte Catherine.

J’ai commencé à avoir des petits malaises le matin, des trous de mémoire et des allergies.Catherine, habitante de Sannoisà franceinfo

Peu à peu, elle s’est calfeutrée, jusqu’à abandonner sa chambre à coucher et les autres pièces situées à l’étage, sous les toits, où elle ne met plus les pieds « depuis douze ans ». En 2007, elle a fait aménager le sous-sol de la maison. C’est donc désormais dans la cave que Catherine a installé son lit, une télé, un bureau, et un petit lavabo.

Catherine a délaissé l\'étage de sa maison de Sannois (Val–d\'Oise) pour aménager sa chambre au sous–sol.
Catherine a délaissé l’étage de sa maison de Sannois (Val–d’Oise) pour aménager sa chambre au sous–sol. (ILAN CARO / FRANCEINFO)

A la retraite, elle en profite pour passer un maximum de temps hors de chez elle. Elle peut passer plusieurs semaines dans une grange qu’elle possède dans l’Orne, ou dans son studio de la côte atlantique, et retrouver un peu de sérénité.

La croissance de Paris-CDG n’est pas terminée

Michel-Jean, lui, a franchi le pas. Il y a trois mois, avec son épouse, ce septuagénaire a quitté la ville d’Ermont, également dans le Val-d’Oise, pour couler des jours plus tranquilles à Perpignan. « Le bien-vivre était atteint », dit-il en se remémorant ces années passées à endurer les nuisances sonores, notamment celles du Concorde, qui dégageait plus de bruit que tout autre avion.

Dans la ville voisine d’Eaubonne, Nadine et David continuent à souffrir du bruit. « On se réveille quasiment tous les jours vers 4 heures du matin », témoigne ce couple de quinquagénaires. Incapable de se rendormir, Nadine se surprend parfois à arriver au travail à 6h30 alors qu’elle est censée prendre son service à 8 heures. « On est fatigués, énervés, stressés », souligne David. Au contraire d’autres voisins qui se sont accommodés du bruit, eux n’ont jamais pu s’y faire, en dix ans de présence. « Ceux qui disent s’habituer, ils ne doivent pas écouter leur corps, juge David. Le cerveau enregistre tout ! On sait qu’un stress continu a toujours des effets néfastes pour la santé. »

Nadine, David, Catherine, Cécile et les autres ne sont pas au bout de leurs peines. Même si les avions modernes sont de moins en moins bruyants, les passages pourraient être de plus en plus fréquents dans les années à venir. L’aéroport Paris-Charles-de-Gaulle, fort de ses quatre pistes, est loin d’avoir atteint sa capacité maximale. Un projet de construction d’un quatrième terminal, qui pourrait voir le jour en 2028, vient d’entrer dans sa phase de concertation. A terme, il pourrait accueillir quelque 40 millions de passagers supplémentaires. L’équivalent du trafic actuel à Orly.

Présidentielle en Algérie : Ghediri, Nekkaz… qui reste-t-il désormais pour défier Bouteflika ?

OPPOSITION ? – Malgré la colère de la rue, Abdelaziz Bouteflika a maintenu sa candidature à la présidentielle et briguera un cinquième mandat. S’il est le huitième candidat à avoir officialisé sa candidature en déposant son dossier au Conseil constitutionnel, aucun de ses adversaires ne parait susceptible de menacer sa réélection.

Abdelaziz Bouteflika briguera bel et bien un cinquième mandat. Ce dimanche en fin d’après-midi, son directeur de campagne, Abdelghani Zaalane, a officialisé la chose en déposant au Conseil constitutionnel  le dossier du président à Alger. M. Bouteflika est lui toujours hospitalisé en Suisse et aucune date de retour n’a pour le moment été annoncée.

De nombreux Algériens ont pourtant fait part de leur colère face à cette décision. Des dizaines de milliers de personnes défilent quasi-quotidiennement dans les rues en scandant  « Non au 5ème mandat ! », « Bouteflika, dégage! », ou encore « Algérie libre et démocratique ! » Pour apaiser les tensions, le président a annoncé dans une lettre qu’il s’engageait à mettre en place « une élection présidentielle anticipée » à laquelle il ne sera pas candidat. En clair, il promet au peuple de ne pas terminer son mandat s’il est à nouveau élu et propose la rédaction d’une nouvelle constitution.

Si Bouteflika doit partir, ce sera par les urnes, avait indiqué auparavant le Premier ministre algérien. « Chacun a le droit de défendre son candidat et d’être contre tout autre candidat, les urnes trancheront de manière pacifique et civilisée », a martelé Ahmed Ouyahia. Mais un autre candidat a-t-il vraiment des chances d’être élu ? Ce lundi, ils étaient 19 à lui faire face, selon Agence Presse Service.

Alis Benflis

C’était l’adversaire le plus crédible face à M. Bouteflika mais Ali Benflis a renoncé ce dimanche à se présenter à la présidentielle. « Ma place n’est plus dans une compétition électorale dont notre peuple (…) dénonce avec vigueur le caractère biaisé et faussé. Le peuple a pris la parole et je l’ai entendu », explique-t-il dans un communiqué. « L’élection présidentielle, dans les circonstances actuelles, n’a ni sens ni raison d’être », ajoute-t-il, « le peuple algérien s’est réapproprié la maîtrise de son destin » et « n’a pas dit son dernier mot ».

Ali Benflis s’était déjà présenté à deux reprises à l’élection présidentielle, en 2004 – il avait alors obtenu 6,4% des voix – puis 10 ans plus tard, en 2014 – 12,3% des électeurs l’avaient choisi. A chaque fois, il était le 2ème homme derrière le président sortant.

M. Benflis a été secrétaire général du Front de libération nationale (FLN), ancien parti unique et formation du chef de l’État. De 2000 à 2003, il a également occupé le poste de Premier ministre d’Abdelaziz Bouteflika mais a rompu par la suite avec lui en refusant de soutenir son deuxième mandat.

Ali Ghediri

Général à la retraite, Ali Ghediri a débarqué sur la scène politique fin 2018 en promettant « le changement ». « Le peuple algérien vient de faire montre de maturité et de prouver qu’il est apte à exercer ses droits démocratiques comme tous les peuples civilisés dans le monde, et à être au rendez-vous de l’histoire », a-t-il déclaré sur sa page Facebook. Il y a également affirmé avoir déposé son dossier de candidature ce dimanche.

S’il n’a ni parti, ni passé militant connu, cet ancien militaire soutient les protestions du peuple contre un cinquième mandat de M. Bouteflika. Il dénonce par ailleurs des irrégularités dans la constitution des dossiers de candidatures, notamment « le refus de légaliser des signatures, la saisie de centaines de formulaire remplis, différentes formes de harcèlement subis par nos partisans ».

Abdelaziz Belaïd

Après une entrée en politique au Front de libération Nationale (FNL, le parti du président), Abdelaziz Belaïd a créé en 2012 son propre parti, le Front Al-Moustakbel. À 55 ans, il se présente comme la nouvelle « alternative », et assure que son parti « dispose d’un programme et a déjà prouvé son aptitude à accomplir davantage de réalisations ». Lors de la dernière présidentielle en 2014, M. Belaïd avait recueilli 3% des voix.

Coup de théâtre ce lundi, le candidat a retiré sa candidature.

Keith Flint, chanteur de The Prodigy, est mort

Le chanteur britannique Keith Flint, leader du groupe d’electro-rock The Prodigy, a été retrouvé mort ce lundi à son domicile par la police de l’Essex (sud-est de l’Angleterre). Il avait 49 ans.

« Ce décès n’est pas considéré comme suspect« , ont précisé les forces de l’ordre.

La disparition de Keith Flint a été confirmée, plus tard, sur les comptes officiels du groupe. « C’est avec la plus grande tristesse que nous pouvons confirmer le décès de notre frère et meilleur ami, Keith Flint. Il nous manquera pour toujours. Un véritable pionnier, un innovateur et une légende » a réagi le groupe sur sa page Facebook et sur son compte Twitter.

L’un des fondateurs du groupe, le Dj Liam Howlett, a ajouté sur le compte Instagram officiel du groupe que « son frère » se serait suicidé. « La nouvelle est vraie. Je ne peux pas le croire, mais Keith, notre frère, a mis fin à ses jours ce week-end. Je suis sous le choc, en colère, perdu et le cœur brisé… Repose en paix mon frère » a-t-il partagé.

Le look de Keith Flint était l’une des « signatures » de The Prodigy. Changeant constamment de coupe de cheveux, avec une prédilection pour une tonsure hérissée de pics de couleurs, sans oublier ses innombrables tatouages et piercings, le chanteur avait fait de son corps un « objet » reconnaissable entre tous.

Avant de prendre le micro, Keith Flint avait rejoint The Prodigy en tant que danseur. Il avait ensuite posé sa voix sur de nombreux singles du groupe comme Firestarter ou Breathe.

The Prodigy s’était formé au début des années 90. Le groupe était toujours en activité. Il avait récemment sorti en novembre dernier »No Tourists« , son septième album. Le groupe devait partir en tournée pour défendre sur scène ses nouveaux titres, ainsi que ses classiques. Des dates étaient prévues en Europe en avril et en mai aux Etats-Unis.

Les Adolescents, de Domnita-Georgescu Moldoveanu : une mine d’or de valeurs humaines et d’intrigues passionnantes

L’auteur est une roumaine émigrée en France pendant le communisme, et décédée à Paris en 2013. Elle a commencé à écrire dès son plus jeune âge, et s’est essayée à des genres différents : nouvelles, contes pour enfants, romans, poème en prose…Elle faisait partie de l’union des écrivains de Roumanie, mais c’est en français qu’elle a écrit la plus grande partie de son œuvre. Après son décès, sa sœur a souhaité continuer à publier son œuvre posthume, véhiculant ainsi les valeurs qui tenaient à cœur à l’auteure.

Un Roman Initiatique

Le personnage central de ce roman se nomme Anne. Orpheline, le mystère entoure ses parents : sa mère est morte (assassinat ou suicide ?) et on ignore qui est son père. Elle est d’abord prise en charge par sa tante Marie, qui enseigne dans un pensionnat. Mais elle s’enfuitrapidement à cause des conditions de vie difficiles à supporter pour elle, plongée encore dans sa douleur.  Elle se retrouve finalement dans sa famille d’accueil, la famille Dona. Elle doit partager son quotidien avec deux demi-sœurs, Ileana à la voix d’or, auréolée de mystère, et Auréline, un autre personnage très particulier. Anne doit trouver sa place au sein de cette nouvelle famille, chercher un sens à sa vie, faire face à des choix. Elle devra aussi réussir à vivre avec les émotions qui naissent en elle, comme la jalousie envers sa demi-sœur Auréline. Il s’agit donc d’un livre psychologique, qui nous plonge dans les relations avec les parents mais aussi les autres adultes du village. Roman initiatique, Les Adolescents ne peut que toucher chacun d’entre nous par le thème essentiel des relations humaines , traité au fil des pages sous de multiples aspects.

Un Roman Policier

Mais Les Adolescents, c’est aussi un roman policier qui tient en haleine le lecteur jusqu’au bout. Il est difficile de ne pas être captivé par les péripéties du roman. En effet, l’intrigue se déroule dans un village minier de Transylvanie, qui repose sur une mine d’or (illustrée par la couverture du livre).  Ainsi, se nouent des intrigues, des drames et des crimes que la famille va tenter d’empêcher. Le lecteur découvre ainsi l’histoire des villes minières de Roumanie dans la Transylvanie d’après-guerre, l’emprise du temps sur les différentes générations, le poids des malveillances et la cruauté des hommes. Si les paysages et les intrigues peuvent être lugubres-Il ne faut pas oublier que la Transylvanie est la région de Dracula – le message de Moldoveanu est, lui, lumineux : il ne faut jamais quitter les valeurs éternelles que sont l’amour, la vérité, la passion et la beauté. C’est aussi pour l’importance accordée à ces valeurs trop facilement oubliées à notre époque qu’il est nécessaire de découvrir cette œuvre.

Ainsi, ce roman passionné et passionnant, poétique et symbolique, joue une partition envoûtante. Le lecteur voit grandir les jeunes au fil du livre, c’est pourquoi celui-ci peut plaire aussi bien aux adolescents qu’aux plus âgés. Laissez-vous séduire par la musique des mots de Domnita-Georgescu Moldoveanu…vous ne le regretterez pas.