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Pénurie d’infirmières: le gouvernement dévoile sa stratégie

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Le gouvernement du Nouveau-Brunswick a dévoilé sa stratégie de dix ans afin de s’attaquer à la pénurie d’infirmières qui sévit dans la province.

La stratégie présentée mardi à Fredericton par le ministre de la Santé et le ministre de l’Éducation postsecondaire, de la Formation et du Travail repose sur quatre piliers: la promotion de la profession, l’amélioration de la formation, le recrutement à l’étranger et l’amélioration de la qualité des emplois et de la conciliation travail-famille.

Le gouvernement provincial espère recruter 130 infirmières de plus chaque année au cours de la prochaine décennie.

«Notre plus grand défi dans le domaine des soins de santé, ce sont les ressources humaines», a déclaré Ted Flemming.

«Si nous n’agissons pas immédiatement, nous allons avoir des problèmes plus tard», a confié le ministre de la Santé, tout en rappelant que de nombreux services ont déjà dû être fermés temporairement dans plusieurs hôpitaux de la province ces derniers mois en raison du manque d’infirmières.

Le Nouveau-Brunswick envisage notamment d’offrir des incitatifs financiers aux étudiantes et aux nouvelles diplômées pour les convaincre d’exercer leur profession dans la province.

Fredericton promet aussi de «recruter activement» des infirmières formées à l’étranger et de faciliter la reconnaissance de leurs diplômes.

De nouveaux fonctionnaires ont d’ailleurs déjà été embauchés pour guider les infirmières étrangères dans leurs démarches.

Au cours des quatre dernières années, à peine 31 diplômées de l’étranger ont demandé à faire reconnaître leurs qualifications au Nouveau-Brunswick et seulement huit y sont parvenues.

Le gouvernement veut également offrir plus rapidement des emplois permanents aux nouvelles infirmières et mieux les encadrer.

«D’autres employeurs recrutent activement des diplômées du Nouveau-Brunswick et leur offre des incitatifs financiers ainsi que des emplois permanents», alors que les deux réseaux provinciaux de la santé se contentent souvent de leur offrir des «emplois occasionnels sans avantages sociaux», indique-t-on dans la stratégie

Le document d’une dizaine de pages contient 21 mesures au total qui ont été élaborées avec différents intervenants comme l’Association des infirmières, le Syndicat des infirmières, les réseaux de la santé et les universités.

Les ministres Ted Flemming et Trevor Holder n’ont pas voulu dire combien d’argent le Nouveau-Brunswick était prêt à investir pour atteindre les objectifs de la stratégie.

Le gouvernement avait été sévèrement critiqué plus tôt cette année pour avoir mis fin à une subvention annuelle de 8,7 millions $ versée depuis 2005 à l’Université de Moncton et l’Université du Nouveau-Brunswick pour accroître le nombre de places dans leurs programmes de science infirmière.

M. Holder, le ministre de l’Éducation postsecondaire, avait alors accusé les deux universités de ne pas avoir créé les places pour lesquelles elles avaient été payées. L’U de M et UNB s’étaient défendues en disant que cet argent suffisait à peine pour maintenir les places actuelles.

Dans la nouvelle stratégie, Fredericton s’engage à «aborder les incohérences entre le nombre de places, la baisse des admissions aux programmes et toute liste d’attente pour accéder aux programmes».

Il n’est cependant pas question dans le plan de rétablir le financement perdu ou d’aider financièrement les universités d’une autre façon.

Pourtant, former des infirmières coûte très cher, surtout en raison du côté clinique, rappelle la directrice de l’École de science infirmière de l’Université de Moncton, Suzanne Harrison.

«Ce n’est pas évident pour les programmes de voir comment nous pouvons aller de l’avant et augmenter le nombre d’inscription lorsque nous n’avons pas nécessairement le financement qui va avec.»

Lors de la conférence de presse, le ministre Holder a indiqué que les universités ne recevraient pas davantage d’argent avant de pouvoir montrer des résultats concrets.

Selon le gouvernement, le nombre d’inscriptions en science infirmière au Nouveau-Brunswick est passé de 522 en 2011 à 325 en 2017.

La question des salaires des infirmières n’est pas non plus abordée directement dans la nouvelle stratégie.

Selon la vice-présidente aux Services cliniques du Réseau de santé Vitalité, Johanne Roy, il s’agit d’un aspect sur lequel la province devra se pencher tôt ou tard.

«Au niveau du salaire, nous ne sommes peut-être pas les plus attrayants au Canada. Si c’est le cas, ça peut être difficile d’attirer des infirmières d’ailleurs au Canada au Nouveau-Brunswick si les conditions salariales sont inférieures.»

Quatre-vingt postes d’infirmières sont actuellement vacants au sein du réseau Vitalité seulement.

NCLEX-RN: des signes d’ouverture

La nouvelle stratégie provinciale en matière de ressources infirmières contient une brève allusion à l’examen NCLEX-RN qui cause tant de problèmes aux diplômés francophones depuis son entrée en vigueur en 2015.

Fredericton promet de «collaborer avec les parties prenantes, afin d’améliorer les processus reliés à l’examen d’admission à la profession».

Interrogé sur cette mesure, le ministre de la Santé, Ted Flemming, a mentionné le besoin d’assurer la disponibilité de plus de ressources préparatoires à l’examen en français.

«Nous devons nous assurer que les étudiants de l’Université de Moncton aient les mêmes ressources et les mêmes possibilités de se préparer à ces examens que n’importe qui d’autre», a-t-il dit.

La présidente de l’Association des infirmières et des infirmiers du Nouveau-Brunswick, Maureen Wallace, qui était présente lors de la conférence de presse, espère recevoir le soutien financier du gouvernement provincial pour effectuer la traduction de ces ressources.

«Les questions de pratique sont disponibles dans les deux langues et l’examen est disponible dans les deux langues. Il nous faut maintenant accroître la disponibilité d’un plus grand nombre de documents préparatoires dans les deux langues.»

L’Association est l’ordre professionnel qui réglemente la profession infirmière dans la province.

Le ministre Flemming et Mme Wallace avaient rendez-vous mardi après la conférence afin de discuter du sujet.

On signale dans la stratégie que le taux de réussite des diplômées néo-brunswickoises à l’examen NCLEX-RN lors de leur première tentative était le «plus bas au Canada» en 2015, 2016 et 2017.

En 2018, le taux de réussite des diplômées de l’Université du Nouveau-Brunswick (84%) était légèrement inférieur à la moyenne nationale (85,6%) alors que celui des futures infirmières de l’Université de Moncton était beaucoup plus bas (64%).

L’U de M continue de réclamer la mise au rencart de l’examen informatisé importé des États-Unis et adapté pour le Canada à la faveur d’un examen conçu au Canada.

NCLEX «est vraiment un obstacle majeur qui désavantage nos diplômées pour l’accès à la profession», déplore la directrice de l’École de science infirmière de l’U de M, Suzanne Harrison.

«L’examen ne reflète pas la pratique d’une infirmière débutante canadienne. Ç’a toujours été notre désir d’avoir un examen canadien avec des outils préparatoires qui vont aider nos étudiantes à devenir des infirmières dans notre pays.»

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Denis Coderre propose un marché public dans le Vieux-Montréal

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Denis Coderre promet d’implanter un marché public au marché Bonsecours, dans le Vieux-Montréal, s’il est porté au pouvoir en novembre prochain. Cette proposition fait suite à une rencontre qu’il a eue la semaine dernière avec les commerçants du marché Bonsecours. Mais ceux-ci préviennent qu’ils ne souhaitent pas des étals de fruits et de légumes semblables à ceux des marchés Jean-Talon et Atwater.

« Ville-Marie a besoin d’un marché et le marché Bonsecours pourrait être un marché public, au même titre qu’Atwater et Jean-Talon », a soutenu Denis Coderre jeudi matin, alors qu’il présentait les candidats de son équipe dans les arrondissements de Rosemont–La Petite-Patrie et d’Outremont. Selon le candidat, ce projet permettrait de faire du marché Bonsecours un lieu de destination pour les touristes, mais aussi pour les Montréalais. Il a indiqué avoir rencontré l’ensemble des commerçants à ce sujet la semaine dernière.

Denis Coderre a précisé qu’il habitait non loin du marché Bonsecours et qu’il pourrait aller chercher ses fruits et légumes à pied. Au passage, il a affirmé que le bâtiment patrimonial était dans un état « pitoyable » et qu’il faudrait y voir.

Jointe par Le Devoir, Anne de Shalla, propriétaire de la boutique Signatures Québécoises du marché Bonsecours, confirme que les commerçants ont rencontré M. Coderre pour lui présenter leur vision d’avenir. Mais dans le plan d’affaire présenté au candidat à la mairie, il n’était pas envisagé que le marché Bonsecours devienne un marché de fruits et légumes uniquement, a-t-elle expliqué. Les commerçants souhaitent simplement que le marché Bonsecours soit doté de la même structure administrative que les marchés Atwater et Jean-Talon, a-t-elle indiqué.

« On voudrait gérer le marché Bonsecours nous-mêmes. On aimerait prendre la relève des fonctionnaires », a-t-elle dit en évoquant des lacunes telles que l’entretien des lieux et les heures d’ouverture jugées inadéquates par les commerçants. À l’heure actuelle, le marché Bonsecours abrite des boutiques de mode, d’artisanat et de bijoux.

« Notre vision, c’est de rendre le marché Bonsecours comme un marché public avec les mêmes droits que le marché Atwater ou le marché Jean-Talon », précise-t-elle. « On voudrait continuer avec les produits qu’on a déjà et ajouter des produits du terroir, mais on ne veut aucunement ressembler au marché Jean-Talon ou au marché Atwater pour ce qui est du contenu. »

Le marché Bonsecours, qui accueillait 15 commerces avant la pandémie, n’en compte plus que huit. Comme des espaces sont demeurés vacants, Mme de Shalla évoque la possibilité d’ajouter des boulangeries, charcuteries, des comptoirs de plats à emporter, des pop-up shops, ainsi que des boutiques proposant des produits du terroir. « On ne va pas se mettre à vendre des salades sur le parvis Bonsecours. Ce n’est pas ça l’objectif. »

En après-midi, Ensemble Montréal a soutenu que le projet de transformation du marché Bonsecours serait précisé à automne. « Quoi qu’il en soit, M. Coderre, qui a rencontré les marchands du marché Bonsecours, souhaite bien sûr répondre aux besoins exprimés par les commerçants », a indiqué Elizabeth Lemay, attachée de presse chez Ensemble Montréal.

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Nous sommes de retour»: les festivals d’été reprennent à Montréal

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Dans le quartier des spectacles, des tests de son étaient en cours vendredi soir sur la scène d’une comédie musicale — au deuxième jour du festival Juste pour rire. Les billets pour de nombreux spectacles en plein air gratuits du festival — limités par la réglementation COVID-19 — avaient trouvé preneurs.

Deux coins de rue plus loin, une centaine de personnes assistaient à une prestation acoustique du Isaac Neto Trio – dans le cadre du dernier week-end du Festival international Nuits d’Afrique, une célébration de la musique du continent africain et de la diaspora africaine.

Alors que la capacité des sites est limitée en raison de la pandémie de COVID-19, les organisateurs du festival se disent heureux d’être de retour, mais attendent avec impatience l’année prochaine en espérant que les restrictions aux frontières et les limites de capacité n’affecteront pas leurs plans.

Charles Décarie, le président-directeur général du Groupe Juste pour rire, a déclaré qu’il s’agissait d’une «année de transition» et que son équipe a conçu un festival en naviguant à travers les contraintes imposées par la Santé publique.

Lorsque la planification a commencé en février et mars, les organisateurs ont planché sur une multitude de scénarios avec différentes tailles de foule, allant de l’absence de spectateurs à la moitié de la capacité habituelle, a déclaré M. Décarie.

«Vous devez construire des scénarios, a-t-il expliqué. Vous devez planifier un peu plus que d’habitude parce que vous devez avoir des alternatives.»

Comme par le passé, les festivals incluent à la fois des spectacles en salle payants et des représentations en plein air gratuites. À l’extérieur, il y aura moins de scènes et des foules plus petites que dans les dernières années, a précisé M. Décarie. Les spectacles en salle fonctionneront à 30 % de leur capacité, tandis que les spectacles à l’extérieur auront environ 10 à 20 % de du nombre de spectateurs d’avant la pandémie.

«Normalement, nous accueillons environ un million de personnes pendant les festivals sur 15 jours, et cette année, nous serions heureux si 200 000 personnes nous rendent visite au cours des deux prochaines semaines», a indiqué M. Décarie.

Au Québec, les événements extérieurs ont une capacité maximale de 5000 personnes, qui doivent être divisées en sections distinctes de 500 personnes. Les événements en salle sont limités à 3500 spectateurs, qui doivent s’asseoir en sections de 250 personnes, avec des entrées et des toilettes séparées pour chaque section.

En raison des restrictions frontalières, que M. Décarie qualifie de «préoccupation majeure», certaines prestations sont filmées à New York et à Los Angeles et seront diffusées en ligne.

«C’est ainsi que nous avons pu joindre des talents internationaux, a-t-il déclaré. Nous avons décidé de changer notre façon de procéder, et nous sommes allés vers eux.»

Les spectacles en personne mettront pour leur part en vedette des artistes locaux, a-t-il déclaré.

D’autres festivals montréalais affirment également qu’ils prévoient de contourner les restrictions frontalières en se concentrant sur les artistes locaux.

Le Festival international Nuits d’Afrique présente des artistes locaux et des prestations enregistrées des années précédentes, a mentionné vendredi la directrice générale et co-fondatrice du festival, Suzanne Rousseau.

«Les premières nuits, en particulier, étaient incroyables», a-t-elle déclaré à propos du festival, qui a débuté le 6 juillet et se poursuit jusqu’à dimanche. Les artistes disaient: «C’est mon premier spectacle devant public depuis un an et demi».»

Le volet extérieur du festival consiste en deux petites scènes de style «cabaret», a commenté Mme Rousseau. Au lieu d’une scène principale, un spectacle son et lumière est projeté sur un bâtiment. Il présente des prestations filmées qui portent sur les 35 ans d’histoire du festival.

«Ce qui est important, c’est que les festivaliers puissent venir voir des spectacles en personne, a-t-elle déclaré. Et d’avoir des prestations en ligne pour les gens qui ne peuvent pas se rendre à Montréal ou qui ne peuvent pas voyager.»

Mme Rousseau a affirmé qu’elle espère conserver certains des volets en ligne dans les années à venir, mais qu’elle souhaite également organiser un festival plus important l’année prochaine.

«On est vraiment content d’avoir fait un festival cette année, ça nous prépare pour l’année prochaine, a-t-elle déclaré. Cela nous donne l’ambition d’être prêts à recevoir plus de monde, plus de performances et une expérience complète.»

Certains des grands festivals d’été de Montréal, dont le Festival international de Jazz de Montréal, ont été repoussés au mois de septembre. Mme Rousseau a toutefois soutenu qu’elle n’avait jamais envisagé de retarder l’édition de cette année du festival Nuits d’Afrique.

«C’est vraiment important d’être là pendant l’été. Il n’y avait aucun doute que nous allions le faire», a-t-elle déclaré.

Francis Bouchard, un porte-parole de Tourisme Montréal, un organisme à but non lucratif qui fait la promotion du secteur touristique de la ville, a indiqué qu’avec les événements reportés, la période des festivals durera jusqu’en octobre de cette année. Il est encourageant, a-t-il dit, de constater que des festivals et des événements qui ont été reportés ou annulés l’année dernière soient de retour cet été et cet automne.

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Forte augmentation du prix des maisons dans le Grand Montréal

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Des actions concrètes pour pallier la crise du logement sont demandées à Québec et Ottawa, alors qu’il s’avère de plus en plus difficile pour les premiers acheteurs de se procurer une maison. Le prix d’une propriété dans le Grand Montréal a grimpé de 21,7% au cours du deuxième trimestre de l’année, selon une étude de l’entreprise immobilière Royal LePage.

En moyenne, il faut désormais 514 000$ pour s’acheter une maison. Ce montant est calculé en fonction de tous types de propriétés disponibles, que ce soit sur le marché de la revente ou parmi les nouvelles constructions.

Les appartements en copropriété sont également plus dispendieux, atteignant un prix moyen de 405 000$, considérant une hausse de 14,1%.

Se loger représente un défi de plus en plus grand, «même pour la classe moyenne», a convenu la mairesse de Montréal Valérie Plante en conférence de presse, mardi. Selon elle, cette surchauffe immobilière est l’un des plus grands défis qui attendent «les grandes villes qui réussiront à se démarquer à l’international».

Elle demande toutefois de l’aide du gouvernement du Québec, notamment pour limiter les reventes rapides. Celles-ci sont en hausse, confirme-t-on dans un rapport publié par la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL). «Quand il est question du prix des maisons, je n’ai pas beaucoup d’outils juridiques, se désole-t-elle. Il faut prévoir plus de contrôle à Québec.»

Inciter les entrepreneurs

La Ville de Montréal a également un rôle important à jouer dans l’abordabilité des maisons, convient toutefois le professeur titulaire de la faculté d’architecture de l’Université McGill, Avi Friedman. Selon lui, les villes doivent exiger que des logements sociaux soient inclus dans les projets des entrepreneurs en construction avant de leur octroyer un permis.

«Les villes doivent faire preuve de créativité lors du zonage des lieux. Souvent, elles n’exigent pas un retour de la part des promoteurs en termes d’accessibilité financière pour leur permettre de construire des immeubles de grande hauteur.»

Avi Friedman, professeur titulaire de la faculté d’architecture de l’Université McGill

Le gouvernement provincial pourrait également subventionner les entrepreneurs pour les projets de construction de maisons à prix abordables, suggère-t-il.

«C’est quelque chose qui a été fait en Ontario, dans les années 80 et 90. Une des raisons derrière cette crise majeure, c’est que les maisons sont trop grandes: les entrepreneurs n’ont aucune raison d’en construire des petites. Le gouvernement doit adopter des mesures plus sérieuses, plus agressives.»

«Malheureusement, plusieurs jeunes ne seront jamais capables de s’acheter une maison dans la région de Montréal. Dans la dernière année, le gouvernement a instauré beaucoup d’efforts en matière d’aide à l’emploi, maintenant, il doit faire la même chose pour l’habitation.»

Avi Friedman, professeur titulaire de la faculté d’architecture de l’Université McGill

Ralentissement prévu

S’il n’en tient qu’au directeur général de Royal LePage, il faut cependant s’attendre à ce que ces «hausses extrêmement élevées» des prix des maisons soient «derrière nous».

«La période d’appréciation record des prix des maisons a été stimulée par une crise sanitaire sans précédent de notre histoire récente. Le retour à des taux d’appréciation plus modérés se fera de manière organique à mesure que l’économie se rééquilibrera et que la population s’appropriera des habitudes de consommation post-pandémie», explique-t-il.

L’inventaire de logements disponibles pourrait être bonifié par la vente future des baby-boomers. 62% des membres de cette génération possèdent des propriétés de Montréal. Parmi eux, 35% considéraient vendre leur propriété au cours des cinq prochaines années, selon un sondage de Royal LePage.

De ce groupe, la majorité cherchera toutefois à s’acheter une maison détachée, ce qui pourrait créer une compétition avec les premiers acheteurs.

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