Ashley Graham jugée «trop grosse» pour la une de Sports Illustrated

Ashley Graham, le mannequin qui a bousculé les mentalités dans l’industrie de la mode, revient sur un moment marquant et difficile de sa carrière. Elle s’est confiée à Naomi Campbell dans son émission No Filter With Naomi.

C’était en 2016, elle fait alors la couverture du magazine Sports Illustrated spécial maillots de bain, le fameux numéro tant attendu de l’année. Une vraie consécration en soi et une première historique. Mais difficile à vivre…

«Un autre mannequin (…) a dit que j’étais très grosse et que des femmes de ma taille ne devraient pas être en couverture de magazine.»

Ashley Graham revient sur sa première rencontre avec Naomi Campbell, c’est à ce moment-là qu’Ashley avait dû faire face à ces déclarations concernant son physique. Naomi l’avait alors défendue.

«Je t’ai rencontrée juste après cette couverture de [NDLR: Sports Illustrated Swimsuit]. C’était aux CFDA Awards et nous marchions sur le tapis rouge. Nous avions rapidement discuté parce qu’il y avait un autre mannequin qui était révoltée que je décroche la couverture, elle a dit que j’étais très grosse et que des femmes de ma taille ne devraient pas être en couverture de magazine.»

C’était Cheryl Tiegs, le mannequin en question, qui avait elle aussi fait la couverture de Sports Illustrated à son époque. Elle avait soutenu alors trouver malsain de présenter des mannequins taille plus en couverture des magazines.

« Je n’aime pas qu’on parle des femmes en chair parce qu’on les rend glamour, alors que notre taille ne devrait pas être de plus de 35 pouces. C’est ce que dit Dr. Oz et je m’y tiens », a-t-elle indiqué en entrevue avec E! News.

Elle avait même ajouté à l’endroit d’Ashley Graham: « Non, je ne crois pas que c’est sain. Son visage est beau, beau. Mais je ne crois pas que c’est sain à long terme.»

Une époque fort heureusement révolue.

Ces dernières années, Ashley Graham, une publication à la fois, a permis de bousculer les mentalités que ce soit sur son métier de mannequin tout comme la réalité d’être une jeune maman. Naomi Campbell l’avait aussi fait en son temps. Elle été le premier mannequin noir à faire la couverture du Vogue Paris en son temps, en 1988.

Scheer critique le «style orwellien» de l’OMS, mais ne veut pas suivre les États-Unis

OTTAWA – Andrew Scheer est d’avis que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) adopte un «style orwellien», mais n’est pas prêt à dire que le Canada devrait suivre l’exemple des États-Unis.

Le président américain Donald Trump a décidé mardi de suspendre sa contribution à l’organisation onusienne en attendant que son rôle soit examiné dans la gestion de la crise de la COVID-19.

Il a critiqué les prises de position de l’OMS, qui seraient trop favorables à la Chine à son avis.

À Ottawa, des critiques semblables ont fusé de la part de l’opposition conservatrice dans les derniers jours.

Mercredi, le chef du parti a accusé Pékin d’avoir manqué de transparence et d’avoir voulu dissimuler des preuves de l’ampleur du virus à ses débuts, en plus d’exercer une influence sur l’OMS.

Il a pointé du doigt Dr Bruce Aylward, un Canadien haut placé au sein de l’OMS, qui aurait évité une question sur la situation de Taïwan.

Taïwan aurait été exclu de l’OMS, présumément après un lobbying soutenu de la part de Pékin qui considère Taïwan comme faisant partie de son territoire.

Selon M. Scheer, cette scène semblait tout droit sortie du roman «1984» de George Orwell, qui décrit un régime policier et totalitaire.

M. Scheer a accusé ce représentant de l’OMS d’avoir adopté un «style orwellien» en refusant de répondre à des questions légitimes, ce qui est «très troublant» à son avis.

Le conservateur réclame toujours que Dr Aylward ou tout autre représentant de l’OMS vienne témoigner devant un comité de la Chambre des communes pour répondre aux questions des députés.

Il dit que ce serait là une «première étape» vers la voie de la transparence.

COVID-19: Céline Dion lance un vibrant message de soutien aux travailleurs essentiels

Moins de 24 heures après avoir annoncé qu’elle se joindra à l’événement «One World: Together At Home» qui aura lieu ce samedi 18 avril, Céline Dion a adressé ses encouragements à la population – plus particulièrement aux travailleurs essentiels – sur ses réseaux sociaux.

En ces temps de pandémie mondiale, la chanteuse a souligné le courage et la persévérance des professionnels de la santé, des premiers intervenants, des travailleurs sociaux et des fournisseurs de services essentiels, comme les travailleurs des épiceries et les livreurs.

«Il y a beaucoup de héros dehors, qui vont travailler tous les jours, en risquant et en sacrifiant leurs vies pour nous», dit-elle dans la vidéo. «Ces gens ont des familles et des proches pour lesquels ils s’inquiètent. Mais ils vont quand même au travail pour servir, pour nous sauver.»

Elle a par la suite exprimé sa reconnaissance à tous ces gens qui travaillent sans relâche dans un contexte difficile. «Merci pour le travail héroïque que vous faites pour notre monde. Nous vous en serons éternellement reconnaissants.»

Tout de rose vêtue, la chanteuse a terminé son touchant message en rappelant à la population l’importance de respecter les mesures de distanciation sociale. «S’il vous plaît, faites votre part et restez à la maison», déclare-t-elle. «Prenons soin les uns des autres et je suis certaine qu’ensemble, nous réussirons.»

Arnaud Soly nous dévoile enfin «la vérité» au sujet de la COVID-19

N’en déplaise à Simon-Olivier Fecteau, Arnaud Soly a enfilé son plus beau coton ouaté noir, avant de tamiser les lumières de sa demeure (pour créer une ambiance aussi sérieuse que mystérieuse), et de s’installer devant sa caméra pour nous livrer «les faits» en ce qui a trait à la COVID-19.

Dans ce sketch, où il s’amuse (évidemment) à jouer les complotistes, l’humoriste nous «révèle», entre autres, que le «gouverne nous ment», que le coronavirus a été créé à Montréal, que la mairesse Valérie Plante est en fait une reptilienne dont le véritable nom est Reptile Navale, et que la forme de l’île de Montréal est même visible sur le coronavirus lui-même.

«Les Illuminati et les banques veulent acheter le vaccin à l’OMS pour le vendre à l’Iran avant que les Russes ne micropucent le 5G avec l’appui politique et financier des Rockefeller pour créer un nouvel ordre mondial qui aura comme quartier général… le Mont-Royal», nous explique-t-il.

«C’est pourtant très, très simple, et très logique. Mais ça, bien sûr, nos médias ne nous en parleront pas. Partagez la vérité avant qu’ils nous censurent!»

Arnaud Soly a été particulièrement actif sur les réseaux sociaux au cours des deux dernières semaines, diffusant sur une base régulière des vidéos humoristiques mettant notamment en scène la fée des dents de la Montérégie, un caricaturiste vulgaire et un commentateur sportif.

Une aide de 50 000 $ pour les PME de Montréal

MONTRÉAL — Les petites et moyennes entreprises montréalaises auront accès dès maintenant à un fonds d’aide de 40 millions $ pour se maintenir à flot en attendant la fin de la crise sanitaire de la COVID-19.

La mairesse de Montréal, Valérie Plante, et le responsable du développement économique et du commerce au comité exécutif de la Ville de Montréal, Luc Rabouin, ont précisé mercredi les détails du programme de prêts d’une valeur maximale de 50 000 $.

Toute PME ayant dû fermer ses portes ou qui tente de poursuivre ses activités malgré la crise aura droit à une aide si elle a des difficultés à payer ses frais fixes.

Luc Rabouin a souligné qu’un minimum de 800 entreprises vont bénéficier du programme si toutes les demandes obtiennent le montant maximal.

«Toutes les entreprises, incluant les entreprises d’économie sociale et les coopératives qui ont un volet d’activités marchandes, sont admissibles et peuvent se prévaloir du programme», a précisé celui qui est également maire de l’arrondissement Plateau-Mont-Royal.

En réponse aux questions des journalistes, il a confirmé que les prêts seront accordés selon la formule premier arrivé, premier servi.

Les prêts seront assortis d’un taux d’intérêt de 3 %, mais les PME auront droit à un moratoire de six mois, durant lequel les intérêts seront payés par la Ville de Montréal et non reportés à la fin du remboursement.

Ce programme a été annoncé le 3 avril par le gouvernement du Québec, mais la part montréalaise du fonds sera gérée par le Réseau PME Montréal. Québec avait promis 150 millions $ d’aide aux PME pour renflouer «le fonds de roulement des entreprises dont la situation financière est précaire».

Afin d’accélérer l’acheminement de l’aide aux entreprises, Montréal prend l’initiative de débloquer immédiatement les fonds de 40 millions $ à même ses coffres en attendant de recevoir le montant équivalent de Québec.

D’autres mesures en place

Valérie Plante a également rappelé que plusieurs mesures de soutien aux entreprises de la métropole ont déjà été déployées depuis que l’urgence sanitaire a entraîné avec elle une crise économique.

Il y a environ un mois, le 19 mars, l’administration municipale avait annoncé le report du deuxième versement des taxes municipales au 2 juillet; un moratoire de six mois sur le remboursement des prêts contractés auprès du fonds PME MTL; et un fonds d’aide de 5 millions $ dédié aux «industries créatives et culturelles, du commerce de proximité et du tourisme».

De plus, selon la mairesse Plante, quelque 2000 demandes d’accompagnement auraient été reçues par la ligne téléphonique d’information réservée aux entrepreneurs qui ont besoin de conseils en cette période difficile.

Bixi et corridors piétonniers

En guise d’introduction à sa conférence de presse, la mairesse a tenu à remercier et à féliciter les Montréalais pour avoir suivi «à la lettre les recommandations de la santé publique».

Valérie Plante a conclu que le projet pilote de corridor sanitaire visant à élargir l’espace piétonnier sur l’avenue du Mont-Royal a été bien accueilli et bien respecté.

Elle a prévenu que d’autres annonces devraient venir dans les prochains jours pour ajouter de tels corridors sur d’autres artères commerciales.

Les vélos en libre-service Bixi sont également de retour depuis mercredi. On précise cependant que ces moyens de transport actif, tout comme les autres moyens de transport, doivent être utilisés uniquement pour des déplacements essentiels.

COVID-19 – Massé à Trudeau: pas de bailout pour les pétrolières et les gazières de l’Alberta

La porte-parole de Québec solidaire, Manon Massé, presse le gouvernement Trudeau d’abandonner son plan de sauvetage du secteur pétrolier et gazier canadien, dont l’annonce est attendue la semaine prochaine et qui pourrait s’élever à 15 milliards de $.

« Quand l’économie coule, donner le premier canot de sauvetage à l’industrie pétrolière et gazière n’a aucun bon sens. Alors que les Québécoises et les Québécois se préparent à des pertes d’emploi massives, le gouvernement fédéral doit faire preuve de lucidité et intervenir pour rendre l’économie plus résiliente, pas l’exposer encore plus aux lubies de l’Arabie saoudite et aux tendances de fond du marché mondial de l’énergie. La priorité, c’est la santé financière des travailleurs et des familles, pas celle des actionnaires du pétrole et du gaz », a affirmé Mme Massé.

« Les nuages s’accumulent au-dessus de l’économie mondiale. Dans un contexte plus ensoleillé, les hydrocarbures étaient déjà un puit sans fond pour les finances publiques. Au Québec comme au Canada, nous devons maintenant nous demander si le jeu en vaut encore la chandelle. Le meilleur service que nous pouvons rendre aux travailleurs et aux travailleuses du secteur, c’est de leur donner un rôle à jouer dans la transition énergétique vers une économie verte et durable », a conclu la porte-parole de Québec solidaire.

Matériel pédagogique – Des ressources pour favoriser l’égalité des chances, demande Christine Labrie

La députée de Sherbrooke et responsable pour Québec solidaire en matière d’éducation, Christine Labrie, appelle le ministre Jean-François Roberge à bonifier son offre de matériel pédagogique afin de répondre aux besoins de tous les élèves, et lui demande de déployer rapidement un plan de rattrapage pour les élèves qui en auront besoin lorsque les mesures de distanciation physique seront levées.

« L’École ouverte est un bon point de départ pour enrichir la vie de nos enfants pendant les mesures de distanciation physique. Malheureusement, ça ne permet pas aux enfants de poursuivre leur parcours scolaire et ça ne suffira pas non plus pour remplacer plusieurs mois d’absence à l’école », déplore Mme Labrie.

« Le choix de proposer des ressources en ligne est pratique pour plusieurs familles, mais les élèves qui n’ont pas accès à des outils informatiques adéquats ou qui ont certaines limitations fonctionnelles, par exemple un handicap visuel, ne pourront pas les utiliser. Ça creuse un écart déjà grand entre les enfants. Il faut pallier à ce problème et fournir à tous les élèves une vraie trousse de matériel couvrant le contenu spécifique de leur niveau, par exemple en leur envoyant par la poste », ajoute-t-elle, en invitant aussi le ministre Roberge à augmenter les ressources d’Allô-prof, qui possède une expertise en soutien à distance.

Vers un plan de rattrapage

La députée de Sherbrooke appelle également le ministre de l’Éducation à rassurer les parents et les élèves en dévoilant rapidement les mesures de rattrapage qui seront mises en place au sortir de la crise pour venir en aide aux élèves qui se trouveraient en situation d’échec à la fin de l’année scolaire.

« Certains enfants ont la chance de poursuivre leur cursus scolaire avec leurs parents, mais c’est loin d’être le cas de tout le monde. Bien des parents travaillent encore et ne sont pas en mesure de consacrer du temps à la scolarisation de leurs enfants. Certains élèves ont aussi besoin de services spécialisés auxquels leurs parents ne peuvent pas répondre. Le ministère de l’Éducation a la responsabilité de l’égalité des chances et doit mettre des solutions en place pour éviter que ces élèves soient pénalisés. Je propose qu’on fournisse aux élèves qui seront en situation d’échec une occasion de faire du rattrapage pour qu’ils puissent être au même niveau que leur cohorte à la prochaine année scolaire », conclut la députée solidaire.

Québec solidaire propose un Plan d’indépendance alimentaire pour subvenir aux besoins du Québec

Manon Massé, porte-parole de Québec solidaire, et Émilise Lessard-Therrien, députée de Rouyn-Noranda–témiscamingue et porte-parole solidaire en matière d’agriculture, proposent un Plan d’indépendance alimentaire afin d’assurer la sécurité alimentaire des Québécoises et Québécois durant toute la durée de la crise de la COVID-19.
« Avec la crise de la COVID-19, il y a beaucoup d’insécurité qui s’installe dans la population. À l’aube de notre prochaine saison agricole, l’incertitude plane sur nos producteurs agricoles, aurons-nous toutes les ressources nécessaires pour répondre aux besoins alimentaires de la population québécoise? En hiver et au printemps, c’est environ 40% des aliments consommés au Québec qui proviennent ou transitent par les États-Unis. Alors qu’on sait que le combat contre le coronavirus sera long, si on veut se garantir des récoltes abondantes à l’automne, il ne faut pas manquer la fenêtre d’opportunité que nous offre les semaines à venir avec le temps des semis », a expliqué Mme Lessard-Therien.
« On est face à l’éventualité d’une crise mondiale sans précédent. C’est le moment de se serrer les coudes et se donner les moyens de passer à travers la pandémie. Le Québec aurait la capacité de nourrir son monde si on faisait les choix politiques qui s’imposent. Il s’agit que chacun et chacune y contribue et que nos gouvernements fassent le nécessaire pour rendre ça possible. Que ce soit sur les balcons, dans les plates-bandes des villes et des familles, ou bien dans les champs, un maximum d’espaces disponibles et cultivables doivent être mis à profit pour nous permettre d’assurer notre indépendance alimentaire », affirme Manon Massé.
Se déployant en deux volets, le plan solidaire prévoit dans un premier temps des mesures pour soutenir le monde agricole et renforcer sa capacité de production, notamment en misant sur une main-d’oeuvre locale avec des incitatifs financiers. Le plan prévoit également l’autorisation de l’accès aux services de garde d’urgence pour les enfants d’agriculteurs et agricultrices ainsi que l’augmentation des seuils de production hors quota pour les petits producteurs.
Parallèlement, le plan comprend une série de changements réglementaires pour encourager la mise en place de Jardins de la victoire inspirés de ceux de la Deuxième Guerre mondiale. En 1943, près de 60% de la population des États-Unis avait un potager. Cette année-là, 42% des légumes consommés provenaient des potagers citoyens. Visant à stimuler le jardinage citoyen, la mesure stimulerait la production alimentaire dans l’ensemble des municipalités du Québec.
Plan d’indépendance alimentaire de Québec solidaire
Soutenir le monde agricole : faire fonctionner les fermes à plein régime
  • Subventionner une partie des salaires des employés agricoles en instaurant une prime salariale de 4$ l’heure pour les travailleurs et travailleuses agricoles.
  • Stimuler le recrutement d’une main-d’œuvre agricole locale en permettant aux personnes qui le souhaitent, retraité-es ou personnes sans emplois, d’être formées et rémunérées pour travailler sur une ferme pour la saison estivale sans pénalité sur les prestations reçues;
  • Augmenter les seuils de production hors quota pour les petits producteurs, notamment pour les œufs et la volaille;
  • Autoriser l’accès aux services de garde d’urgence pour les enfants d’agriculteurs et d’agricultrices;
  • Reconnaître les marchés publics et kiosques à la ferme dans la liste des « services essentiels ».

    Instaurer les Jardins de la Victoire : cultiver partout où c’est possible

  • Encourager les potagers collectifs et le jardinage citoyen dans toutes les municipalités du Québec;
  • Autoriser la culture potagère en cour avant dans l’ensemble des municipalités du Québec;
  • Convertir les serres ornementales publiques municipales et privées vers la production maraîchère;
  • Convertir un maximum d’espaces prévus pour l’ornementation florale municipale en espaces de culture maraîchère.

COVID-19: Québec solidaire propose le 1-866-ARNAQUE pour dénoncer les profiteurs

Gabriel Nadeau-Dubois veut sonner la fin de la récréation aux commerçants qui profitent de la crise pour gonfler les prix des produits essentiels. Réagissant aux multiples témoignages publiés sur les réseaux sociaux, le porte-parole de Québec solidaire propose au gouvernement du Québec de suivre l’exemple de l’Ontario et de mettre en place un site Web et une ligne téléphonique d’urgence pour permettre à la population de dénoncer les prix gonflés. Ces pratiques commerciales abusives seraient passibles de sévères sanctions pénales. En outre, une liste des entreprises fautives serait divulguée publiquement.

« La grande majorité des commerçants sont solidaires de leurs clients, mais certaines pommes pourries profitent de la situation pour vendre des produits essentiels cinq ou dix fois plus cher que d’habitude. Bien des gens dénoncent ces situations sur les réseaux sociaux, mais ils n’ont actuellement pas d’autre recours contre ces pratiques répugnantes. Avec 1-866-ARNAQUE, le gouvernement enverrait un avertissement clair aux profiteurs: vous êtes surveillés et si vous n’arrêtez pas, vous allez y laisser votre réputation et beaucoup d’argent », affirme M. Nadeau-Dubois.

L’Ontario a d’ores et déjà mis sur pied une ligne téléphonique et un formulaire Web permettant aux consommateurs de signaler les prix gonflés de certains biens de première nécessité. En outre, les commerçants fautifs sont punis sévèrement: jusqu’à 100 000$ d’amende et un an de prison pour les individus, jusqu’à 10 millions de $ d’amende pour les entreprises. «J’invite la ministre de la Justice à  s’inspirer de l’Ontario et à agir avec fermeté contre les prix gonflés. Si on est sévère avec les citoyens qui ne respectent pas les consignes de distanciation, il faut l’être aussi avec les entreprises profiteuses », affirme M.Nadeau-Dubois.

Québec solidaire propose de confier la mise sur pied de cette plateforme et le traitement des signalements à l’Office de protection du consommateur. À l’heure actuelle, en l’absence de directives gouvernementales spéciales dans le contexte de la pandémie, l’Office propose aux consommateurs floués de ne pas acheter le produit ou de s’adresser après-coup au tribunal, des recours insuffisants en situation de crise.

Résidences pour aîné-e-s en crise « Il y a un décalage entre les directives du gouvernement et les échos du terrain » – Manon Massé

La porte-parole de Québec solidaire, Manon Massé, ainsi que la députée Catherine Dorion, s’inquiètent du décalage de plus en plus évident entre l’information transmise par le gouvernement lors du point de presse quotidien et les échos qui proviennent du terrain concernant la situation dans les établissements pour personnes âgées.  La formation politique demande la mise en place d’un comité indépendant permettant aux travailleurs-euses de la santé de rapporter en temps réel les situations problématiques pour que les correctifs puissent être apportés.« Il y a de toute évidence un problème avec la façon dont l’information circule dans le réseau. D’un côté on entend le gouvernement lancer publiquement des directives et de l’autre on nous rapporte qu’elles ne sont pas respectées sur le terrain. À l’inverse, on entend des revendications du terrain auxquelles aucune solution n’est apportée à brève échéance par les dirigeants des établissements. Ces informations de première main sont pourtant essentielles pour éviter un autre Herron », explique Manon Massé.

Travailleurs et travailleuses qui se déplacent d’un établissement à l’autre, personnel qui n’a pas accès aux équipements de protection, dépistage insuffisant du personnel; ces nombreux enjeux sont courants dans les résidences de personnes âgées.

« Un comité indépendant, comprenant des représentants des usagers et des professionnel-le-s de la santé, aurait comme mandat de recevoir les constats anonymes du terrain et s’assurer qu’un suivi rapide puisse être fait avec les établissements problématiques, plutôt que d’attendre qu’il soit trop tard», poursuit Mme Massé. Cette proposition est notamment proposée l’Association québécoise des infirmières et infirmiers, les Médecins québécois pour le régime public (MQRP) et le Regroupement Récifs.

La solution : des conditions décentes pour le personnel

Pour la députée de Taschereau et responsable du dossier aîné-e-s pour Québec, il ne fait pas de doute que le problème de pénurie de main-d’œuvre dans les résidences pour personnes âgées est dû aux conditions de travail risibles pour le personnel.

« Les descriptions crève-cœur de la situation au CHSLD Herron sont le résultat d’un manque de personnel qui, lui, sévit partout. Qui a envie d’aller mettre sa santé en péril, travailler sans équipement adéquat, être en surcharge constante de travail tout en étant payé moins de 19$ l’heure, m

ême avec la dernière prime?  Blâmer les syndicats à ce moment-ci pour le non règlement des conventions collectives est une déresponsabilisation inquiétante, affirme Catherine Dorion qui s’inquiète que le désastre de Herron se reproduise ailleurs. Des changements peuvent être faits dès maintenant. On a jamais vu un syndicat dire non à une amélioration des salaires et des conditions de travail. C’est une urgence nationale et le seul moyen de ramener du monde rapidement sur le plancher. »