Quel avenir pour les restos-bars sportifs?

La perspective d’une réouverture complète des établissements qui ont l’habitude d’accueillir des amateurs pour manger en suivant le sport sur des écrans géants est loin d’être garantie.

La pandémie de la COVID-19 a déjà des effets dévastateurs sur des milliers de propriétaires et d’employés du monde de la restauration.

Plus de 240 000 personnes dépendent de cette industrie au Québec. Cela va des chefs au personnel de service, en passant par les préposés au bar et les plongeurs. La fermeture forcée de près de 20 000 établissements est venue freiner d’un coup leur unique source de revenus.

Des institutions comme La Cage et La Station des Sports, où l’on se regroupait pour regarder un match du Canadien, le Super Bowl ou un grand combat de boxe, sont au nombre des victimes collatérales du coronavirus.

Jean Bédard, président et chef de la direction de Groupe Sportscene inc., qui dirige la bannière La Cage, est inquiet face à une relance aussi incertaine qu’imprévisible.

Le 12 mars dernier, il dévoilait son plan d’action pour les cinq prochaines années. Son groupe était en voie de connaître la meilleure année de son histoire. Mais ce jour-là, tout a été chamboulé.

Au début, on a posé des gestes à court terme, pour des périodes allant de deux à quatre semaines. Mais là, on se rend compte que l’on fait face à quelque chose qui sera assez long, note-t-il.

Il souligne qu’en l’espace de quelques jours, les ventes ont chuté de près de 95 %, ne laissant que les miettes du service de commandes à emporter et la livraison dans une vingtaine des 52 restaurants que compte la chaîne.

La pandémie a emporté avec elle 3000 des 3200 emplois, à temps complet et à temps partiel, que générait la chaîne.

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