COVID-19 : nouvelles mesures en vigueur dès le 17 décembre en Saskatchewan

À moins de deux semaines des festivités de Noël, le gouvernement de la Saskatchewan annonce de nouvelles mesures restrictives pour contrer la propagation de la COVID-19. Celles-ci s’ajouteront aux mesures déjà en place depuis le 27 novembre.

Certaines d’entre elles entreront en vigueur dès le 17 décembre. Toutes resteront en place jusqu’au 15 janvier 2021 avant d’être réévaluées à ce moment-là.

Je sais que ce sera différent et difficile pour plusieurs d’entre nous, admet le premier ministre, Scott Moe, lors d’une conférence de presse tenue lundi.

Ce dernier a comparé les mesures à une gorgée de [sirop pour la toux] Buckley’s : ça ne goûte pas très bon, mais c’est absolument nécessaire.

Scott Moe est bien conscient que les annonces restreindront les festivités de certaines personnes.

Bien que le premier ministre répète qu’il est contre un confinement total, il admet qu’une telle mesure pourrait être nécessaire à un certain moment .

Les patients n’auront plus de frais à payer pour consulter un pharmacien au Québec

Les patients qui consultent leur pharmacien, faute de pouvoir rencontrer un médecin de famille, n’auront plus de frais à payer.

Radio-Canada a appris que Québec met fin à ces coûts supplémentaires de 17 millions de dollars par an pour les patients. Même les pharmaciens réclamaient que le gouvernement les abolisse, les jugeant nuisibles à l’accessibilité aux soins de santé.

Depuis le début de la pandémie, le nombre de personnes incapables de consulter leur médecin de famille et qui ont dû demander à leur pharmacien de procéder à des actes médicaux a explosé.

De mars à octobre, plus de 267 000 patients ont obtenu une prolongation d’ordonnance à la pharmacie, contre 140 000 l’an dernier. Par exemple, certains d’entre eux n’ont pas pu obtenir un rendez-vous avec leur médecin pour soulager une infection urinaire, ou alors ils ont préféré éviter les cliniques par crainte de contracter la COVID-19. Ils ont donc demandé à leur pharmacien une nouvelle prescription, des avis médicaux ou un ajustement de médication.

La loi permet aux pharmaciens de prescrire certains traitements ou de les prolonger, quand un diagnostic a déjà été établi par un médecin.

Une nouvelle prime COVID chez Sobeys

En raison des nouvelles mesures de confinement au Québec à partir du 25 décembre, le géant de l’alimentation Empire, la société mère de Sobeys (IGA), offrira finalement une prime à ses travailleurs ici, a appris Le Journal.

« Afin de récompenser nos employés du Québec qui continuent à servir nos clients pendant la période de confinement, nous leur verserons une prime temporaire », a confirmé la porte-parole Anne-Hélène Lavoie.

Au cours des dernières semaines, la société canadienne avait renoué avec le versement de bonis pour ses salariés au Manitoba. Ce programme est aussi offert aux travailleurs de la chaîne à Toronto et à Peel, en Ontario, en raison des confinements dans ces régions. 

Dépendamment du nombre d’heures travaillées, le montant additionnel versé aux employés variera de « 10 $ à 100 $ de plus par semaine ».

« Nous offrons ce programme aux employés de nos centres de distribution et de nos magasins corporatifs, parce que nous croyons sincèrement qu’ils le méritent », avance dans un courriel Mme Lavoie. 

Chaque marchand propriétaire, affilié au réseau corporatif, sera libre de participer ou non au nouveau programme temporaire de primes.

Au printemps, lors du confinement, Empire avait notamment offert durant plusieurs semaines 2 $ supplémentaires l’heure à ses employés au front.

Cette semaine, Québec a annoncé un nouveau confinement entre le 25 décembre et le 11 janvier. Pour le commerce de détail, seule la vente des produits essentiels pourra se poursuivre.

Pas le premier

Empire n’est pas le premier détaillant à renouer avec les primes depuis le début de la 2e vague de la pandémie.   

La semaine dernière, Dollarama a annoncé le versement d’un chèque pour ses salariés entre 200 $ et 300 $. Lowe’s, propriétaire de RONA et de Réno-Dépôt, a aussi maintenu son programme. 

Walmart Canada a versé une prime de 250 $ à ses travailleurs à temps plein et de 150 $ aux personnes à temps partiel.   

La chaîne Metro a également offert un montant à ses 42 000 employés en signe de remerciement pour les dernières semaines. 

L’une des plus importantes fausses nouvelles au monde en 2020 provient du Canada

En à peine quelques semaines, une fausse nouvelle canadienne a été vue par des millions de personnes alors qu’elle frayait son chemin vers la France, l’Italie et l’Espagne, en passant par les Philippines. Voici comment un simple courriel envoyé à des conspirationnistes de l’Ouest canadien est devenu une des fausses nouvelles les plus populaires à l’échelle mondiale en cette année de pandémie.

Le 14 octobre, un blogue canadien publiait un article intitulé (Nouvelle fenêtre) Est-ce que cette fuite d’information montre le plan cinglé de Trudeau pour la COVID-19 en 2021? À vous de décider. L’article se basait sur un courriel reçu de LPC_leaker, qui se présentait comme un lanceur d’alerte au sein du Parti libéral du Canada (PLC).

Je veux vous fournir des informations très importantes. Je suis membre du comité du Parti libéral du Canada. Je siège dans plusieurs comités, mais les informations que je fournis proviennent du comité de planification stratégique (qui est dirigé par le cabinet du premier ministre), écrivait en anglais ce soi-disant lanceur d’alerte.

Dans son courriel, ce dernier détaillait ce qu’il présentait comme la feuille de route du gouvernement pour les prochains mois : un confinement total, le déploiement de l’armée, l’émergence d’un nouveau virus appelé COVID-21, en passant par la vaccination obligatoire, des camps d’internement pour les récalcitrants et rien de moins que l’abolition de la propriété privée au pays.

Tout ce que je sais, c’est que je n’aime pas ça et je pense que ça va placer les Canadiens dans un avenir sombre (sic), concluait l’auteur, empruntant une formulation anglaise boiteuse.

Plusieurs médias de vérification ont vite fait de démentir cette fuite (Nouvelle fenêtre). Non seulement ce courriel contenait plusieurs idées déjà réfutées, mais le comité en question, le comité de planification stratégique, n’existe tout simplement pas (Nouvelle fenêtre) au sein du gouvernement canadien. Des figures bien connues dans la communauté à saveur conspirationniste ont aussi rapidement invité à la prudence.

21 nouveaux centres de vaccination au Québec dès lundi

Québec va de l’avant dans sa campagne de vaccination, sans précédent, contre la COVID-19. Dès lundi, 21 nouveaux centres répartis à travers la province accueilleront des personnes désignées pour se faire vacciner en priorité.

En tout, 14 régions sociosanitaires du Québec recevront sous peu les précieuses doses produites par la compagnie Pfizer. Sans surprise, la région de Montréal est celle qui compte le plus de centres de vaccination, avec cinq. Ses régions périphériques comme les Laurentides et la Montérégie ont également des centres désignés.

La grande région de Québec comptera pour sa part quatre lieux destinés à la vaccination, deux sur chaque rive du Saint-Laurent.

Des régions éloignées des grands centres urbains y trouvent aussi leur compte. Le CHSLD de New Carlisle, municipalité centrale en Gaspésie, accueillera par exemple des résidents de cette région.

Une première personne vaccinée au Canada

Une aide-soignante de Toronto et une octogénaire de Québec sont devenues lundi les premières personnes à se faire vacciner contre le Covid-19 au Canada, coup d’envoi d’une campagne de vaccination historique dans tout le pays.

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L’injection reçue par Anita Quidangen dans un hôpital de Toronto, retransmise en direct par les télévisions, intervient moins d’une semaine après l’approbation du vaccin Pfizer-BioNTech par les autorités canadiennes.

À peu près au même moment, une femme de 89 ans, Gisèle Lévesque, a été vaccinée en fin de matinée dans une maison de retraite de la ville de Québec, a ensuite révélé le ministre québécois de la Santé Christian Dubé.

Le Québec devait également vacciner du personnel et des pensionnaires de deux maisons de retraite situées à Montréal et Québec.

«Je vais bien», a déclaré à la presse Mme Quidangen. Cette employée d’un centre de soins de longue durée pour personnes âgées de Toronto s’est dite «enthousiaste» à l’idée d’être la première personne à être vaccinée au Canada.

Les États-Unis, pays voisin et le plus endeuillé par le coronavirus, ont eux aussi commencé à vacciner lundi matin.

«Aujourd’hui, nous avons vraiment passé un cap», a souligné le Dr Kevin Smith, président du Réseau de santé universitaire de Toronto (University Health Network) en félicitant les cinq premiers soignants ayant reçu le vaccin du duo américano-allemand.

L’Ontario, province la plus peuplée du Canada et l’une des plus touchées par la pandémie, comptait 1.940 nouveaux cas et 23 morts lundi tandis que de nouvelles régions entraient en confinement.

L’Ontario devrait administrer ses prochaines doses à des employés de maison de retraite en priorité, selon les médias.

Dans cette province, comme au Québec, la plupart des décès survenus au cours de la première vague ont été enregistrés dans les maisons de retraite.

Le Canada, troisième pays à avoir approuvé le vaccin Pfizer après le Royaume-Uni et Bahreïn, doit recevoir jusqu’à 249.000 doses d’ici la fin du mois.

Les autorités s’attendent à recevoir six millions de doses des vaccins Pfizer et Moderna — en cours d’homologation — au premier trimestre 2021, permettant de vacciner trois millions de personnes en deux doses.

La plupart des Canadiens devraient être vaccinés en septembre 2021, a promis le premier ministre Justin Trudeau.

Transat: l’offre d’Air Canada est acceptée

Les actionnaires de Transat ont approuvé dans une proportion de 91,1 %, mardi, l’entente révisée prévoyant la vente du voyagiste à Air Canada.

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«Vous avez pris la bonne décision», a soutenu le PDG de Transat, Jean-Marc Eustache, au cours de l’assemblée extraordinaire des actionnaires tenue pour avaliser la proposition.

«Nous allons à présent nous employer à obtenir, dans les meilleurs délais, les autorisations réglementaires qui nous permettront de finaliser la transaction avant le 15 février», a ajouté M. Eustache.

L’offre d’Air Canada est de 5 $ par action de Transat (190 millions $ au total), soit nettement moins que les 18 $ (720 millions $) offerts l’an dernier, avant que la pandémie de coronavirus ne ravage l’industrie aérienne. À court d’argent, Transat n’a eu d’autre choix que de renégocier avec Air Canada.

La nouvelle proposition permet aux actionnaires de Transat d’être payés en argent ou en actions d’Air Canada. En date de mardi, compte tenu du cours boursier, cette deuxième possibilité recelait une valeur d’environ 7,30 $.

«Nous allons travailler de toutes nos forces avec les équipes d’Air Canada à rebâtir une grande et belle entreprise qui saura accompagner la reprise de l’activité, a insisté Jean-Marc Eustache. Nous l’attendons tous avec impatience.»

Une autre offre 

Quelques minutes avant la tenue de l’assemblée, Transat a révélé avoir reçu une offre d’achat concurrente à celle déposée d’Air Canada.

«À la fin novembre 2020, Transat a reçu une proposition non sollicitée d’un investisseur privé qui n’est pas activement impliqué dans les secteurs du transport aérien et du tourisme», a indiqué l’entreprise montréalaise dans un communiqué.

Transat n’a donné aucun détail sur l’offre ou sur son instigateur. 

On sait toutefois qu’il ne s’agit pas du magnat immobilier Vincent Chiara, qui a indiqué plus tôt cet automne qu’il n’avait pas l’intention de s’intéresser à nouveau au dossier. 

Le père Noël autorisé à parcourir le Canada

Bonne nouvelle pour les tout-petits, le père Noël pourra parcourir le Canada pour sa livraison de cadeaux annuelle pendant la nuit de Noël.

Dans un échange sur Twitter, le premier ministre Justin Trudeau a d’abord interpellé sa collègue et ministre de la Santé, Patty Hajdu.

«Salut [Patty]! On me pose de plus en plus de questions sur le père Noël. Les gens veulent savoir s’il pourra voyager à travers le Canada en toute sécurité cette année», écrit M. Trudeau.

Je sais que tu travailles de près avec [Santé Canada] sur ce dossier, alors qu’en penses-tu?» ajoute-t-il.

Mme Hajdu a rapidement indiqué que les nouvelles étaient plutôt encourageantes.

«[Dre Theresa Tam, administratrice en chef de la santé publique du Canada] a parlé avec le Père Noël pour confirmer qu’il suit bien les directives des services de santé publique et a téléchargé l’appli Alerte COVID!» répond la ministre.

Mais comme il vaut prendre toutes les précautions nécessaires en temps de pandémie, Mme Hajdu a relayé la question à son collègue Bill Blair, ministre de la Sécurité publique.

«J’ai parlé avec notre équipe de [l’Agence des services frontaliers du Canada], et ça me semble très positif!», écrit M. Blair.

Ce dernier confirme ensuite que le père Noël a été jugé comme un service essentiel et pourra ainsi traverser la frontière du pays.

«Le travail du Père Noël a été jugé comme étant un service essentiel pour les familles partout au Canada. Ainsi, il sera autorisé à entrer au pays!…..», affirme le ministre.

COVID-19 : plus de 1000 personnes hospitalisées au Québec

Face au seuil des 1000 hospitalisations franchi jeudi, la propagation de la COVID-19 au Québec inquiète de nombreux professionnels de la santé, qui craignent une autre recrudescence des transmissions communautaires lors des rassemblements du temps des Fêtes.

Jeudi, ce sont 1855 nouveaux cas de COVID-19 et 22 décès de plus liés à la maladie qu’a recensés le ministère de la Santé.

Ce qui fait peur, ce sont les prochaines semaines, affirme Gilbert Boucher, président de l’Association des spécialistes en médecine d’urgence du Québec. On sait que les mesures annoncées vont prendre effet la semaine prochaine, mais il faudra attendre deux, trois semaines pour voir une diminution des cas.

Depuis un mois, l’urgentologue constate une augmentation alarmante des éclosions au sein même des hôpitaux et ça cause de plus en plus de problèmes, témoigne-t-il. Les tests de dépistage sont réalisés, certes, mais les délais de 24 à 48 heures posent problème parce que le temps que ce soit [déclaré] positif, les éclosions ont déjà commencé.

Radio-Canada2020-12-17 | Mis à jour hier à 2 h 00

Face au seuil des 1000 hospitalisations franchi jeudi, la propagation de la COVID-19 au Québec inquiète de nombreux professionnels de la santé, qui craignent une autre recrudescence des transmissions communautaires lors des rassemblements du temps des Fêtes.

Jeudi, ce sont 1855 nouveaux cas de COVID-19 et 22 décès de plus liés à la maladie qu’a recensés le ministère de la Santé.

Ce qui fait peur, ce sont les prochaines semaines, affirme Gilbert Boucher, président de l’Association des spécialistes en médecine d’urgence du Québec. On sait que les mesures annoncées vont prendre effet la semaine prochaine, mais il faudra attendre deux, trois semaines pour voir une diminution des cas.

Depuis un mois, l’urgentologue constate une augmentation alarmante des éclosions au sein même des hôpitaux et ça cause de plus en plus de problèmes, témoigne-t-il. Les tests de dépistage sont réalisés, certes, mais les délais de 24 à 48 heures posent problème parce que le temps que ce soit [déclaré] positif, les éclosions ont déjà commencé.

Le délestage et l’annulation de nombreux rendez-vous médicaux a libéré de la place pour traiter les patients atteints de la COVID-19, poursuit-il. Mais les hôpitaux accueillent encore des patients asymptomatiques, un vrai casse-tête, signale M. Boucher.

L’impact des petites tricheries

Ce sont les rassemblements, les petites tricheries, c’est ça qui va faire mal, le magasinage effréné, anticipe le Dr François Marquis, chef du service des soins intensifs à l’hôpital Maisonneuve-Rosemont.

En entrevue à RDI, plusieurs professionnels de la santé ont évoqué un personnel à bout de souffle qui aimerait aussi prendre un répit pendant la période de Noël.

Tous s’accordent à rappeler l’importance de respecter les mesures sanitaires à un moment critique de la pandémie. Tout ce que vous pouvez éliminer comme rencontres et déplacements, s’il vous plaît, faites-le. Ça va faire une grande différence, supplie le Dr Marquis.

Des 22 décès déclarés jeudi, 3 sont survenus dans les dernières 24 heures, 14 entre le 10 et le 15 décembre, 3 avant le 10 décembre et 2 à une date inconnue.