Logo du CF Montréal : quatre experts se prononcent

Au lendemain du dévoilement de la nouvelle identité du CF Montréal, les commentaires sur le logo et les couleurs choisies par l’équipe continuent d’alimenter les discussions. Quatre experts en design graphique et en image de marque se prononcent.

La fleur de lys et les rayures noires et bleues de l’Impact ont fait place à un flocon de neige gris sur fond noir. Des flèches pointant vers l’intérieur rappellent celles du métro de la métropole. Le nouveau logo, contenu dans un cercle entouré de bleu comporte également les mots Club de Foot Montréal.

C’est très statique, c’est très symétrique, c’est un flocon de neige. Je comprends le sportif de ne pas comprendre le logo, avance Julie Royer, chargée de cours en identité de marque à l’Université Laval. On fait des références visuelles qui n’ont rien à voir avec le sport.

Le choix du flocon de neige étonne particulièrement les experts consultés par Radio-Canada Sports, étant donné que le CF Montréal pratique un sport estival. Ils soulignent, avec un sourire en coin, que l’image pourrait davantage se prêter à une organisation hivernale, comme un club de ski.

Le même logo pourrait exister sur des produits surgelés avec un flocon de neige et on comprendrait. Ça pourrait être sur un manteau en duvet pour nous dire qu’on va être protégé du froid. La carte de la nordicité, je ne la comprends pas tant que ça, explique Louis Gagnon, directeur artistique pour Paprika, une firme de design graphique.

Un avis partagé par Sylvain Allard, professeur à l’École de design de l’Université du Québec à Montréal (UQAM). Ce dernier aurait aimé une référence plus claire au sport pratiqué par le club de la Major League Soccer.

Quand je pense au soccer, je pense à quelque chose en mouvement. Là, c’est très statique et tout converge vers un centre vide, mentionne-t-il, en précisant qu’il préfère toutefois le nouveau logo à celui de l’Impact. Ça va vivre assez longtemps au niveau du style, parce que c’est un logo dans la plus pure tradition : à plat, pas de dégradé, pas trop dérangeant.

De nouveaux logements sociaux pour les femmes autochtones à Montréal

Un ancien bain, dans le Sud-Ouest de Montréal, va être reconverti en logements sociaux pour femmes autochtones.

La nouvelle intervient alors que les organismes autochtones réclament une aide urgente et des solutions permanentes pour le logement après une importante éclosion chez les itinérants.

Le Foyer pour femmes autochtones de Montréal vient d’acquérir pour près de 60 000 $ le Bain Hushion, un bâtiment patrimonial, afin d’y construire 23 logements sociaux. Une partie d’entre eux sera destinée aux célibataires et la plupart, aux familles. 

Construit en 1914, le bâtiment avait conservé sa fonction de bain public jusqu’à ce qu’il soit ravagé par un incendie en 1988, ce qui a entraîné sa fermeture définitive, car il était fortement détérioré. Il sera reconstruit et sera muni d’une extension, mais la façade sera préservée. 

Le coût de réalisation du projet, estimé à 11,65 millions de dollars, sera financé grâce au programme AccèsLogis, un partenariat entre le gouvernement québécois et la Ville de Montréal. Les travaux seront réalisés par Bâtir son quartier qui, depuis 40 ans, coordonne la réalisation de logements communautaires.

Ce sera un bel endroit où vivre et qui est bien situé, a indiqué la directrice générale de Foyer pour femmes autochtones de Montréal, Nakuset, qui dit vouloir un tel projet depuis dix ans.

Le bâtiment se trouve près de Résilience Montréal, un refuge pour sans-abri, dont Nakuset est la présidente. 

Nous aurons donc du personnel de soutien tous les jours. Notre psychologue, notre thérapeute, l’intervenant en toxicomanie et notre aîné pourraient passer, a précisé Nakuset. 

Elle souhaitait aussi un lien facile d’accès pour les Autochtones qui vont à l’école ou au travail. 

Dans notre idée, on voulait appuyer les femmes autochtones et leurs enfants qui ont des difficultés avec la protection de la jeunesse. Nous voulons simplement leur faciliter la tâche : leur trouver un endroit qui les soutiendrait pour qu’elles puissent récupérer leurs enfants, qu’ils aient une éducation et qu’elles trouvent un emploi.

Ils pourront y demeurer jusqu’à trois ans.

Nakuset a aussi d’autres projets pour ce bâtiment. Elle souhaite y mettre en place un centre de pédiatrie sociale de la Fondation du Dr Julien, une cuisine collective, un espace pour des cérémonies, des conférences et des ateliers. 

Invasion montréalaise !

Je suis une résidente de Châteauguay depuis plus de  vingt ans et j’ai toujours adoré aller au parc Fernand Seguin surtout pour le ski de fond ; qu’elle ne fut ma surprise de constater que je ne pouvais me stationner nulle part ce matin 17 janvier !

Les municipalités  du West Island répandent sur tous les médias que seuls les résidents peuvent avoir accès aux parcs ( de la municipalité) avec activités extérieures parce qu’elle ( la municipalité) a leur bien-être à coeur!!  Alors……. surprise!!!    Ils accostent au Parc Fernand Seguin!!!   En plus, le stationnement est GRATOS!!!   Pas de 25 $ pour deux heures au parc Mont Royal!!!!!
Le message veut donc dire que Châteauguay n’a pas à coeur le bien-être et la santé de ses citoyens et citoyennes???

Vous allez dire qu’on était le dimanche, le lendemain d’une tempête de neige? Eh bien, moi et les citoyens(nes)  aussi  on veut en profiter de cette belle journée! Et ce n’est pas parce que cet afflux va avoir des retombées économiques …. tout est fermé!!
SVP! Passez le message que la santé et la vie des Châteauguois  et Châteauguoise vous tient à coeur aussi!

L’hôtel de ville de Sept-Îles pourrait être détruit

Les jours de l’hôtel de ville de Sept-Îles sont comptés. Un rapport commandé par la Ville n’a pas convaincu le maire de sa grande valeur architecturale. Mais des voix continuent de s’élever pour réclamer la protection du bâtiment.

L’hôpital de Sept-Îles doit s’agrandir au cours des prochaines années, et cet important projet devrait mener à l’acquisition et à la destruction de l’hôtel de ville pour en faire un stationnement.

Si le bâtiment, inauguré dans les années 1960, n’occupe pas une place importante dans le cœur des Septiliens, son avenir préoccupe Phyllis Lambert, directrice émérite du Centre canadien d’architecture, à Montréal.

«Si on enlève ce bâtiment, il y a un trou dans la ville. Du point de vue de l’urbanisme, c’est épouvantable. Au point de vue symbolique, c’est encore pire», a-t-elle dit vendredi à TVA Nouvelles.

Phyllis Lambert croit que l’hôtel de ville, conçu par un architecte de renom, Guy Desbarats, doit être conservé parce qu’il s’agit d’une œuvre moderne marquante, avec son mur-rideau de verre et d’aluminium.

Une étude commandée par la Ville de Sept-Îles reconnaît la valeur patrimoniale supérieure du bâtiment et recommande sa restauration. Mario Dufour, un des rares citoyens de Sept-Îles qui se préoccupe de ce dossier, espère que les élus seront réceptifs à ces conclusions.

«C’est des choix politiques et de société. À eux de vivre avec leur décision, mais moi, j’aimerais bien qu’on en débatte», a-t-il indiqué.

Le rapport de la firme Patri-Arch souligne aussi les modifications importantes apportées à l’hôtel de ville au fil des ans sur des éléments cruciaux de son concept architectural. Le bâtiment est vétuste à plusieurs égards, et sa restauration nécessiterait des travaux majeurs, dont la reconstruction complète du fameux mur-rideau.

Craignant des coûts de rénovation faramineux, le maire de Sept-Îles, Réjean Porlier, ne prône pas la conservation du bâtiment.

«C’est pas parce qu’on est contre le patrimonial, pas du tout. D’abord et avant tout, il y a une question de besoins de la Ville. Je n’ai pas hérité il y a sept ans d’un bijou patrimonial», a-t-il mentionné.

Les discussions avec le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de la Côte-Nord pour l’acquisition de l’hôtel de ville sont déjà bien amorcées. La Ville a déjà examiné des sites potentiels pour la construction d’un nouvel hôtel de ville.

Pierre-Luc Dubois échangé: «Un gars qui veut jouer au hockey pour les bonnes raisons» – Joël Bouchard

Au moment de protéger ses ouailles, il est difficile de trouver mieux comme entraîneur que Joël Bouchard. Actuellement à la barre du Rocket de Laval, celui-ci n’a pas hésité à vanter les mérites du Québécois Pierre-Luc Dubois après cette tempête l’ayant fait passer des Blue Jackets de Columbus aux Jets de Winnipeg samedi.

• À lire aussi: Pierre-Luc Dubois s’en va à Winnipeg

«Ce n’est pas un joueur de notre organisation et ce n’est pas un gars qui a été échangé au Canadien. Ceci étant dit, les gars qui ont joué pour moi seront toujours mes boys, même s’ils jouent ailleurs», a d’abord indiqué Bouchard, qui a dirigé Dubois avec l’Armada de Blainville-Boisbriand en 2016-2017.

«La situation n’a pas été facile et je ne peux pas parler de ce qui s’est passé à Columbus, je n’étais pas là et ça ne me regarde pas, a ajouté Bouchard, questionné à ce sujet durant une vidéoconférence en marge du camp d’entraînement du Rocket. Ce que je peux dire, par exemple, c’est que Pierre-Luc est un passionné, c’est un gars qui veut jouer au hockey pour les bonnes raisons. Il aime la compétition. Il est hargneux, il veut beaucoup.»

«C’est un jeune joueur avec beaucoup de potentiel, a-t-il poursuivi. C’est un gars qui a le sang chaud et qui est capable de donner des belles performances à cause de ça.»

Garder contact

Sagement, Bouchard ne s’est pas avancé au sujet de l’entraîneur-chef des Blue Jackets, John Tortorella, et de sa façon de faire.

«Parfois, une situation ne fonctionne pas quelque part, mais ça ne veut pas dire que ça ne fonctionnera pas ailleurs, a simplement noté l’entraîneur québécois. Moi, Pierre-Luc, je l’adore à tous les niveaux. C’est un kid que j’aime beaucoup et il sait que je serai toujours là pour lui.»

Du même souffle, Bouchard a rappelé que tous ses anciens joueurs, que ce soit Dubois ou quiconque, peuvent toujours lui téléphoner ou le texter, et ce, a-t-il dit, «24 heures sur 24».

«Ce n’est pas différent pour Pierre-Luc, on se parle encore, on se texte parce que c’est un jeune homme que j’apprécie énormément», a précisé Bouchard.

Sans avoir peur de se tromper, on peut conclure que Joël Bouchard aurait assurément aimé, comme plusieurs partisans, voir Dubois être échangé à Montréal plutôt qu’à Winnipeg.

Le camp d’entraînement du Rocket de Laval a pris son envol cette semaine, au Centre Bell, en présence de 32 joueurs. La saison régulière doit se mettre en branle le 5 février dans la Ligue américaine.

«L’absente de tous bouquets»: faire fleurir des souvenirs

L’émouvante et très talentueuse écrivaine montréalaise Catherine Mavrikakis évoque le souvenir de sa mère, récemment décédée, dans son nouveau roman, L’absente de tous bouquets. Vraie conversation littéraire pour faire le deuil et évoquer des souvenirs – les bons comme les moins bons – ce récit-hommage est un appel à des temps meilleurs, à une renaissance, à un jardin qui fleurira à nouveau. 

Catherine Mavrikakis rend hommage à sa mère, dont elle avait déjà parlé dans son roman précédent, L’Annexe. Cette fois, elle y revient, en juxtaposant ses souvenirs avec un univers botanique fascinant. 

« Ma mère aimait beaucoup les fleurs. Moi aussi, j’aime les fleurs, j’aime offrir des fleurs et j’aimerais être capable de les faire pousser sans les faire crever. Je n’ai vraiment pas le pouce vert, mais je suis prête à apprendre ! », commente-t-elle, en ajoutant qu’elle ne vient pas de la terre.

 « Ma mère venait de la campagne. Elle avait une horreur de sa campagne parce qu’elle avait honte de ses origines », dit l’écrivaine en précisant que sa mère avait grandi dans la région de Caen, en France, avant de s’établir à Montréal.

Écriture quotidienne

Catherine Mavrikakis a écrit tous les jours, pendant un an, après le décès de sa mère, morte le jour de son anniversaire. « J’avais beaucoup de peine et d’avoir un moment dédié à ma mère, pas juste pour pleurer. Je voulais un moment où je me concentrais là-dessus, où je réfléchissais. J’ai fini le 31 mai. Ça a été comme un accompagnement de mon deuil, tout le temps. »

Le plus dur a été d’arrêter d’écrire. « J’ai eu l’impression que ma mère n’était plus là. » Elle a toutefois le sentiment que l’écriture l’a vraiment aidée à traverser le deuil. « C’est un passage de ma vie. »

Le non-amour

L’écrivaine n’a pas eu une relation facile avec sa mère et elle en parle dans le roman. « J’ai beaucoup souffert de son non-amour. J’avais envie d’avoir une dernière conversation avec elle, dans le livre. Je voulais lui parler une dernière fois pour qu’elle sache un peu, dans mon esprit, ce que je pensais, ce que j’avais vécu. »

 Sa mère avait vécu la Seconde Guerre mondiale, une sale époque en Europe. « Une de ses amies, qui a vécu en France à la même époque, m’a dit qu’elle avait sûrement été traumatisée pendant la guerre. Qu’il s’était passé des choses qu’elle n’avait jamais dites. Et que peut-être, ça venait de ça. J’en sais rien. »

 Catherine démontre pourtant, dans le livre, à quel point elle était dévouée à sa mère. « Elle a fait ce qu’elle a pu. C’est la petite en moi qui parle. La grande fille ou la femme que je suis pourrait lui pardonner, mais la petite fille en moi a du mal à lui pardonner. On a divers âges en nous : la femme comprend, mais l’enfant en moi est restée un peu blessée. »

Replonger dans tout cela lui a fait mal, mais en même temps, elle y est allée franchement. « Il y avait quelque chose de soulageant de le dire, ou de le dire une dernière fois. » 

Logo du CF Montréal : quatre experts se prononcent

Au lendemain du dévoilement de la nouvelle identité du CF Montréal, les commentaires sur le logo et les couleurs choisies par l’équipe continuent d’alimenter les discussions. Quatre experts en design graphique et en image de marque se prononcent.

La fleur de lys et les rayures noires et bleues de l’Impact ont fait place à un flocon de neige gris sur fond noir. Des flèches pointant vers l’intérieur rappellent celles du métro de la métropole. Le nouveau logo, contenu dans un cercle entouré de bleu comporte également les mots Club de Foot Montréal.

C’est très statique, c’est très symétrique, c’est un flocon de neige. Je comprends le sportif de ne pas comprendre le logo, avance Julie Royer, chargée de cours en identité de marque à l’Université Laval. On fait des références visuelles qui n’ont rien à voir avec le sport.

Le choix du flocon de neige étonne particulièrement les experts consultés par Radio-Canada Sports, étant donné que le CF Montréal pratique un sport estival. Ils soulignent, avec un sourire en coin, que l’image pourrait davantage se prêter à une organisation hivernale, comme un club de ski.

Le même logo pourrait exister sur des produits surgelés avec un flocon de neige et on comprendrait. Ça pourrait être sur un manteau en duvet pour nous dire qu’on va être protégé du froid. La carte de la nordicité, je ne la comprends pas tant que ça, explique Louis Gagnon, directeur artistique pour Paprika, une firme de design graphique.

Un avis partagé par Sylvain Allard, professeur à l’École de design de l’Université du Québec à Montréal (UQAM). Ce dernier aurait aimé une référence plus claire au sport pratiqué par le club de la Major League Soccer.

Quand je pense au soccer, je pense à quelque chose en mouvement. Là, c’est très statique et tout converge vers un centre vide, mentionne-t-il, en précisant qu’il préfère toutefois le nouveau logo à celui de l’Impact. Ça va vivre assez longtemps au niveau du style, parce que c’est un logo dans la plus pure tradition : à plat, pas de dégradé, pas trop dérangeant.

Les développements sur la COVID-19 du 17 janvier 2021

Que ce soit au Québec ou ailleurs sur la planète, la pandémie de la COVID-19 bouleverse nos vies depuis plusieurs mois.                 

Vous retrouvez ici toutes les nouvelles au fil de la journée liées à cette crise qui frappe la population, les gouvernements et l’économie.  

DERNIER BILAN 23H11

PLANÉTAIRE

Cas: 95 022 922
Morts: 2 030 515
Rétablis: 52 282 407 

ÉTATS-UNIS

Cas: 23 932 306
Morts: 397 561

CANADA

Québec: 243 714 cas (9055 décès)

Ontario: 237 786 cas (5409 décès)

Alberta: 116 837 cas (1436 décès)

Colombie-Britannique: 60 117 cas (1047 décès)

Manitoba: 27 511 cas (761 décès)

Saskatchewan: 20 272 cas (215 décès)

Nouvelle-Écosse: 1558 cas (65 décès)

Nouveau-Brunswick: 947 cas (12 décès)

Terre-Neuve-et-Labrador: 396 cas (4 décès)

Nunavut: 266 cas (1 décès)

Île-du-Prince-Édouard: 104 cas

Yukon: 70 cas (1 décès)

Territoires du Nord-Ouest: 25 cas

Canadiens rapatriés: 13 cas

Total: 709 616 cas (18 014 décès)

NOUVELLES

23h02 | L’Australie ne rouvrira probablement pas ses frontières en 2021

L’Australie ne devrait pas rouvrir ses frontières aux voyageurs étrangers en 2021, et ce en dépit des campagnes de vaccination qui vont progresser dans le monde entier, a estimé lundi un haut responsable australien de la Santé. 

Cas de COVID-19 dans les avions : la liste des voyageurs exposés s’allonge au Québec

De nombreux Québécois qui ont voyagé au Mexique, à Cuba, aux États-Unis et en France ont été exposés au coronavirus lors de leur retour au pays. C’est aussi le cas des passagers de deux vols d’Air Transat arrivés à Montréal les 10 et 13 janvier en partance de Port-au-Prince.

L’Agence de la santé publique du Canada (ASPC) procède habituellement à l’analyse de cas de COVID-19 à bord d’un avion et juge à risque quelques rangées devant et derrière les porteurs du coronavirus. Or, dans le cas de ces deux vols d’Air Transat, ce sont toutes les rangées qui ont été jugées à risque.

Le nombre total de passagers contaminés n’est pas connu, mais les avions qui les transportaient peuvent accueillir plus de 300 personnes. Dix jours plus tôt, les passagers de six rangées d’un vol d’Air Transat sont arrivés de la capitale haïtienne en étant exposés à la COVID-19.

Les passagers en provenance d’Haïti ne sont pas tenus pour le moment de présenter un résultat négatif de test à la COVID-19. En effet, Ottawa impose le dépistage pour tous les voyageurs revenant de l’étranger depuis le 7 janvier, sauf pour Haïti et Saint-Pierre-et-Miquelon, qui ont été exemptées de cette mesure jusqu’au 21 janvier en raison du manque de capacité ou de disponibilité des tests.

Mais les avions en provenance d’Haïti ne sont pas les seuls à enregistrer un nombre important de porteurs du coronavirus. Des voyageurs qui rentraient récemment de destinations soleil à Montréal et à Québec ont également été exposés. Les rapports rendent compte d’au moins un cas confirmé de la COVID-19 à bord de certains de ces vols internationaux.

Et la liste de ces vols qui préoccupent les autorités de santé publique du Canada continue de s’allonger depuis le début du mois de janvier, selon ce que révèlent des données compilées par Ottawa dans sa mise à jour samedi.

Des Québécois qui ont voyagé au Mexique, à Cuba, aux États-Unis et en France ont aussi eu à surveiller l’apparition de symptômes un peu plus étroitement, parce qu’ils ont été exposés au virus lors du retour à la maison. C’est notamment le cas pour les passagers de trois vols d’Air Canada en provenance de Cancún, au Mexique, qui ont atterri à Montréal du 3 au 5 janvier. Les passagers de 27 rangées au total ont été exposés.

D’autres voyageurs qui rentraient de Fort Lauderdale, en Floride, ont aussi été exposés à bord de six autres vols d’Air Canada et Air Canada Rouge jusqu’à la semaine dernière. Deux vols de Sunwing, en provenance de Cuba et de Cancún, ont aussi transporté des gens qui avaient la COVID-19 le 3 janvier, jusqu’à l’atterrissage de l’appareil à Montréal. Quatre vols en provenance de Paris ont été touchés du côté des transporteurs Air Canada et Air France les 5 et 6 janvier.

Il ne s’agit là que de quelques exemples récents, parmi un plus grand nombre de vols surveillés à l’échelle canadienne, démontrant ainsi l’importance pour les voyageurs de respecter la quarantaine de 14 jours après leur arrivée au Canada.

COVID-19 au Québec: 1918 cas supplémentaires, 62 nouveaux décès

Le Québec et l’Ontario ont rapporté moins de cas de COVID-19, vendredi, mais il est encore trop tôt pour dire que les mesures plus sévères imposées depuis quelques jours portent leurs fruits.

Le Québec et l’Ontario ont rapporté moins de cas de COVID-19, vendredi, mais il est encore trop tôt pour dire que les mesures plus sévères imposées depuis quelques jours portent leurs fruits.

L’Ontario a comptabilisé 2998 cas de plus, soit 328 de moins que jeudi, mais ce qui fait le plus mal en observant les chiffres, c’est le nombre de décès, qui s’est élevé à 100 – un record – vendredi dans la province la plus populeuse au pays. Il faut toutefois souligner que 46 de ces décès sont survenus plus tôt dans la pandémie et viennent d’être ajoutés aux colonnes de chiffres.

La province a, au total, accumulé 231 308 cas et 5289 décès.

Les secteurs les plus chauds en Ontario sont la capitale Toronto (+800 cas) ainsi que les régions de Peel (+618), York (+250), Waterloo (+161) et Niagara (+153).

La Belle Province a de son côté recensé 1918 nouvelles infections, soit un peu de 200 moins que la veille. À ce jour, on cumule 238 745 cas au Québec et 8938 fatalités. Quelque 62 morts ont été ajoutées vendredi, dont neuf survenus au cours des 24 dernières heures.

Les hospitalisations ont diminué de 27, à 1496, mais une personne de plus se trouve aux soins intensifs, pour un total de 231.

«Il est encore trop tôt pour voir les effets du resserrement des mesures mis en place samedi dernier, a écrit sur Twitter le ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé. On doit donc tous continuer nos efforts et continuer de respecter les mesures sanitaires si on veut améliorer la situation de la COVID au Québec.»

Vendredi, les nouveaux cas québécois provenaient surtout de Montréal (+760), de la Montérégie (+311), de la Capitale-Nationale (+130), de Laval (+126) et des Laurentides (+126).

Dans l’Ouest canadien, le Manitoba a signalé 191 cas et 5 décès, la Saskatchewan 382 cas et 4 décès, l’Alberta, 785 cas et 13 décès, et la Colombie-Britannique, 509 nouveaux cas et 9 décès.

La Nouvelle-Écosse, dans une moindre mesure, a ajouté seulement deux cas à son bilan vendredi, de même que ses voisines Terre-Neuve-et-Labrador (1 cas) et le Nouveau-Brunswick (25 cas).

En soirée, le Canada comptait au cumulatif 695 707 cas de COVID-19, en route vers les 700 000 contaminations. Le compteur des pertes de vie atteignait par ailleurs les 17 729 morts.