Containerteelt geeft voedselzekerheid boven 60e breedtegraad in Canada

In de noordelijkste gebieden van Canada is de tuinbouw in ontwikkeling, maar moet deze sector het koude klimaat, afwisselende periodes met zonlicht en andere milieu-uitdagingen het hoofd bieden. Het is dan ook geen verrassing dat de belangstelling voor telen in een goed te controleren teeltomgeving toeneemt. ColdAcre Food Systems heeft inmiddels diverse teeltsystemen geïnstalleerd in het noordwesten van Canada.

ColdAcre Food Systems is gevestigd in Whitehorse, Yukon, een van de noordelijkste provincies van Canada. Het bedrijf werd opgericht in augustus 2019 en is gespecialiseerd in indoor farming. Vóór de oprichting verkocht ColdAcre voornamelijk achteraf gemonteerde scheepscontainers en exploiteerde het ook een eigen containerteeltbedrijf om de markt van Whitehorse te voorzien van verse groenten en kruiden.

Volgens Carl Burgess van ColdAcre Food Systems was het oorspronkelijk de bedoeling om teeltsystemen te verkopen en te leveren, maar zag men onmiddellijk een kans en een behoefte om de commerciële teelt ten noorden van de 60e breedtegraad het hele jaar door te demonstreren.

Met de oprichting in 2019 baseert ColdAcre zich op vier pijlers:

  1. Het telen van versproducten voor de Whitehorse markt en daarbuiten
  2. Het verkopen van geprefabriceerde en op maat gemaakte teeltsystemen voor zijn klanten
  3. Het bieden van advies en vernieuwende diensten
  4. Actief leren en betrokkenheid bij verschillende projecten

Teelt van producten voor de Whitehorse markt
Toen ColdAcre voor het eerst begon met het telen van groenten en kruiden, begon het bedrijf met drie dozijn producten, maar het heeft sindsdien de productlijn verkleind om een robuust aanbod te hebben.

ColdAcre is onlangs ook begonnen met het telen van champignons. Om de omvang van het consumentenbestand van Yukon uit te leggen, vertelt Carl dat het gebied zo groot is als Spanje, maar slechts 40.000 mensen telt. Whitehorse is de hoofdstad en de bedrijven bedienen een groot deel van het gebied, maar ook zuidelijk Alaska, noordelijk British Columbia en de westelijke Northwest Territories.

Whitehorse fungeert dan ook als een belangrijk knooppunt voor de bewoners van het noorden en heeft een relatief grote vraag naar versproducten. Volgens Carl « rijden sommige mensen een paar keer per jaar 1.000 km om in Whitehorse goederen en levensmiddelen te kopen. » Yukon teelt slechts 1% van de voeding die in het gebied wordt verkocht en geconsumeerd.

Het importeren van de meeste voedingsmiddelen heeft een dubbele impact: een zware koolstofvoetafdruk en een beperkte voedingskwaliteit. « Als je de kwaliteit van versproducten vergelijkt tussen Vancouver en Whitehorse, dan is de kwaliteit in Yukon beduidend minder en het wordt alleen maar erger als je verder naar het noorden gaat. Lokaal telen vermindert ook de afvalberg en de koolstofvoetafdruk van de teelt, » zegt Carl.

La COVID longue durée: aux sources d’un mal à long terme

Encore entourée de mystère, la COVID longue durée est souvent imputée à l’anxiété générée par la pandémie, une explication infondée, selon de nombreux patients. Heureusement, plusieurs médecins et chercheurs commencent à formuler des hypothèses pour expliquer la persistance des symptômes très handicapants qui la caractérise malgré l’absence de signes physiologiques visibles.

Peu familiers de la COVID longue durée, plusieurs médecins attribuent souvent à cette pathologie méconnue et mal comprise des problèmes psychiatriques induits par le contexte anxiogène de la pandémie.

« La COVID longue durée se traduit par un spectre de symptômes très large, ce qui la rend plus difficile à cerner, mais les symptômes [la fatigue, une impression de brouillard cérébral, l’hypotension orthostatique (quand la personne se lève), la tachycardie, l’essoufflement, une pauvre tolérance à l’effort et des perturbations du sommeil] veulent dire qu’il se passe quelque chose au-delà de l’anxiété. Et comment ne pas être anxieux quand on ne comprend pas ce qui se passe, quand on est incapable de fonctionner, quand on n’a aucune idée si on va récupérer ? C’est certain qu’il va y avoir chez une assez forte proportion de gens une anxiété qui sera associée au phénomène. Est-ce que l’anxiété peut exacerber des symptômes ? C’est possible. Mais mettre sur le dos de l’anxiété un phénomène qui touche de 10 à 30 % des personnes infectées, et ce, avant de le comprendre, c’est très dangereux », avertit la Dre Anne Bhéreur, qui est elle-même aux prises avec la COVID longue durée depuis décembre dernier.

« Des femmes qui se font dire d’aller se reposer, d’aller dormir, qu’elles font juste de l’anxiété, que c’est dans leur tête, c’est une souffrance qui s’ajoute à la souffrance. C’est évident qu’il y a de l’anxiété qui se développe quand on découvre que personne ne comprend ce qu’on a, que personne ne peut nous soigner, qu’on ne sait pas combien de temps on va rester malade, qu’on aura peut-être des séquelles permanentes », ajoute Violaine Cousineau, qui souffre dela COVID longue durée depuis six mois.

Deux groupes de patients

Les spécialistes distinguent deux grands groupes de patients souffrant de symptômes qui perdurent pendant plusieurs mois : d’une part, des personnes qui ont dû être hospitalisées en raison d’une COVID-19 sévère ; d’autre part, des personnes qui ont eu des symptômes de la COVID-19 qui n’étaient pas suffisamment graves pour nécessiter une hospitalisation, mais qui ont conservé dessymptômes, comme de la fatigue, une faiblesse, des difficultés à dormir et de concentration, un essoufflement, qui sont plus difficiles à mesurer, explique le Dr Donald Vinh, microbiologiste et infectiologue au Centre universitaire de santé McGill (CUSM).

« La forme sévère de la COVID-19 peut entraîner des thromboses, un accident vasculaire cérébral (AVC), une embolie pulmonaire, une myocardite (inflammation du cœur), autant de complications qui peuvent induire des symptômes susceptibles de persister longtemps. Et les personnes qui requièrent des soins intensifs, dont la mise sous respirateur, peuvent contracter une infection secondaire, comme une pneumonie, qui prolongera la maladie. Si elles sont maintenues sous ventilateur pendantune période prolongée, elles seront victimes d’une perte musculaire et de perturbations du sucre dans le sang ayant de lourdes conséquences et pourront souffrir du syndrome de stress post-traumatique », précise la Dre Leighanne Parkes, spécialiste des maladies infectieuses et microbiologiste à l’Hôpital général juif.

Les études qui ont été faites sur les patients ayant été hospitalisés durant leur phase aiguë ont montré que plus leur maladie a été sévère, plus ils ont tendance à avoir des séquelles à long terme. Oui, il y a une association entre la sévérité et les complications post-COVID. Par contre, c’est un peu différent dans la population qui n’a pas été hospitalisée, qui est la majorité des patients que l’on voit à notre clinique », confirme laDre Emilia Liana Falcone, directrice de la clinique post-COVID à l’Institut de recherches cliniques de Montréal (IRCM).

Pistes de réponses

« La COVID longue durée est prévisiblechez les patients qui ont été hospitalisés en raison d’une forme très sévère de la COVID-19, mais ce qui est inattendu, cesont les symptômes qui durent pendantdes mois chez des personnes ayant eu unemaladie moins grave », dit la Dre Parkes.

Des hypothèses sont avancées pour expliquer ces symptômes qui persistentchez des personnes n’ayant pas été hospitalisées. Plusieurs experts font notamment remarquer que d’autres infections virales que la COVID-19 causent parfois des symptômes similaires qui perdurent.

« La plupart des gens qui ont la mononucléose n’ont pas de symptômes ; d’autres font de la fièvre et sont fatigués, mais se rétablissent. Il y a par contre des personnes dont la récupération peut être très longue. Cela se voit aussi avec des maladies parasitaires, comme la maladie de Lyme. Les personnes sont incapables de récupérer pour des raisons inconnues », explique le Dr Vinh.

« Nous savons qu’à la suite d’une infection virale, certaines personnes peuvent développer le syndrome de fatigue chronique, aussi appelé encéphalomyélite myalgique, qui peut persister pendant des années, voire devenir chronique. Nous pensons qu’un certain pourcentage de personnes infectées par le SRAS-CoV-2 développera malheureusement cette maladie. On ne sait toutefois pas si les symptômes qui persistentpendant un an sont toujours reliés à l’infection aiguë ou s’ils correspondent à quelque chose de nouveau. Nous espérons qu’ils sont reliés à l’infection, parce qu’alors on peut imaginer qu’ils diminueront avec le temps », avance leDr Zachary Schwartz, médecin à la clinique post-COVID de l’Hôpital général de Vancouver.

Ce dernier cite aussi des cas anecdotiques de personnes victimes de la COVID longue durée qui ont vu leur état s’améliorer après avoir été vaccinées. Pourexpliquer ce phénomène, certains formulent « l’hypothèse qu’il subsisterait toujours des virus dans certaines parties du corps, comme les testicules, les ovaires, les yeux, qu’on appelle des sites de privilège immun, [où ils seraient à l’abri du système immunitaire]. Et quand les gens reçoivent leur vaccin, ce dernier leur permettrait d’éliminer ces particules virales qui induisaient une certaine activation immunitaire  explique-t-il.

Les douleurs musculaires, ou myalgies, dont souffrent certains patients atteints de la COVID longue durée, comme Sophie Alix, découleraient« peut-être d’une atteinte auto-immune.Le système immunitaire de cespersonnes est peut-être toujours suractivité, dit le Dr Paul Lespérance, neuropsychiatre au CHUM.

Anomalies dans le cerveau

« La réponse est peut-être dans le cerveau, avance la Dre Parkes. La COVID-19 a peut-être induit des lésions dans des aires spécifiques du cerveau, car le SRAS-CoV-2 est un virus neurotrope, il a un tropisme particulier pour les cellules du système nerveux. Il a donc pu atteindre le cerveau par le nerf olfactif. Et certains des symptômes de la COVID longue durée, comme le brouillard cérébral, semblent justement impliquer le système nerveux central, et d’autres, comme l’hypotension orthostatique, le système nerveux autonome. Les neurologues utilisent diverses méthodes d’imagerie cérébralepour voir ce qui se passe dans le cerveau des personnes souffrant de la COVID longue durée », indique-t-elle.

Le visage des défenseurs de Fairy Creek

À Fairy Creek, sur l’île de Vancouver, des manifestants tiennent des barrages depuis des mois afin d’empêcher la coupe de forêts anciennes. Malgré une injonction obtenue par une division de l’entreprise forestière Teal Jones, ceux qui se qualifient de défenseurs de la forêt sont déterminés à rester.

Au mois d’août, une première barricade s’est érigée à quelques kilomètres de Port Renfrew afin de protéger les arbres anciens qui se trouvent sur le bassin versant de Fairy Creek.

Dès les premières semaines, Emily Twoney, originaire de l’île Texada, s’est empressée de venir soutenir le mouvement.

La première fois que je suis arrivée ici, j’ai été happée par la beauté de l’endroit, par son côté ancien et son écosystème rare et magique. C’était impossible de ne pas vouloir y revenir, se remémore-t-elle.

Depuis, elle est devenue la maman du campement de la rivière. Elle y amène régulièrement ses deux garçons qui adorent jouer dans les bois et elle s’occupe de la gestion de ce qui est devenu le camp de base.

Il y a une semaine, Martin Comtois est arrivé de Duncan pour se joindre au groupe et aider à la mise en place d’une cuisine de fortune.

Ici, ils en ont déjà pris 97 % de la forêt [ancienne] et il n’en reste seulement que 3 %… un moment donné il faut dire : « assez, c’est assez! », lance-t-il, le visage caché derrière un masque.

La pandémie de COVID-19 est venue compliquer l’organisation du mouvement. Un peu partout, des bouteilles de désinfectants trônent à côté d’affiches qui demandent aux gens de garder leur distance. Tous portent un masque.

Malgré cela et les inquiétudes suscitées depuis la publication de l’injonction le 1er avril, Martin Comtois compte rester sur place aussi longtemps qu’il le faudra.

2,2 milliards de dollars pour rétablir l’industrie de la biofabrication au Canada

La pandémie a mis en évidence certaines lacunes dans le domaine de la recherche et de la science au Canada, particulièrement en matière de fabrication de vaccins. Et c’est pourquoi le gouvernement fédéral annonce, dans son budget déposé lundi, qu’il investira plus de 2 milliards de dollars sur cinq ans pour renforcer la capacité du pays à faire face à d’autres pandémies.

D’ici la fin septembre, Ottawa prévoit distribuer 100 millions de doses du vaccin contre la COVID-19. Si le gouvernement estime que ce nombre sera suffisant pour offrir deux doses à tous les Canadiens, étant donné l’émergence de nouveaux variants du coronavirus, il sera probablement nécessaire de produire des vaccins pendant plusieurs années.

Rappelons que le Canada dépend actuellement entièrement de la production de vaccins issus d’autres pays, et se trouve donc à la merci de mesures protectionnistes et des délais de production.

Dans le budget, le gouvernement du Canada indique avoir dépensé plus de 9 milliards de dollars pour l’achat des 100 millions de doses et 1,3 milliard de dollars pour la distribution et l’administration des vaccins.

Ottawa dit être conscient que le pays doit rétablir sa capacité nationale en matière de biofabrication ainsi que de mise au point et de production de vaccins. En février, Justin Trudeau avait annoncé des investissements dans des centres de fabrication de vaccins à Montréal, à Vancouver et à Saskatoon.

C’est pourquoi le gouvernement a prévu dans son budget un financement de 1 milliard de dollars sur sept ans, à compter de 2021-2022, pour soutenir des entreprises canadiennes prometteuses et en croissance du secteur des sciences de la vie et de la biofabrication.

La fabrication de nos propres vaccins est essentielle à notre sécurité nationale, peut-on lire dans le budget. Le Canada pourra bénéficier d’une source d’approvisionnements en vaccins plus fiable à l’avenir.

Le gouvernement investira également 59,2 millions de dollars sur trois ans, à compter de 2021-2022, pour la Vaccine and Infectious Disease Organization, un centre de recherche associé à l’Université de Saskatoon, pour le développement de leurs vaccins candidats. 

De plus, on promet 250 millions de dollars sur trois ans pour créer un nouveau fonds pour les essais cliniques des instituts de recherche en santé du Canada et ainsi renforcer les capacités en recherche clinique du pays.

Par ailleurs, le budget prévoit d’autres sommes en recherche et développement :

  • 500 millions de dollars sur quatre ans (dès 2021) pour la Fondation canadienne pour l’innovation, afin de répondre aux besoins en capital et en infrastructures des établissements postsecondaires et des hôpitaux de recherche;
  • 92 millions de dollars sur quatre ans (dès 2021) pour adMare, un programme d’accélération qui aide à développer les jeunes entreprises des sciences de la vie;
  • 45 millions de dollars sur trois ans (dès 2022) pour le Réseau de cellules souches, en vue d’appuyer la recherche sur les cellules souches et sur la médecine régénérative.

Enfin, le budget propose un financement de 28,6 millions de dollars sur cinq ans, puis de 5,7 millions de dollars par la suite, pour permettre à l’Agence de la santé publique de surveiller et de combattre la résistance aux antimicrobiens. Selon l’OMS, il s’agit de l’une des dix principales menaces pour la santé publique. Selon les estimations, la résistance aux antimicrobiens pourrait coûter la vie à 396 000 Canadiens d’ici 2050.

Davantage de données pour mieux décider

Une autre lacune soulevée par la pandémie a été un manque de données à l’échelle canadienne. Dans bien des cas, les données sont difficiles à obtenir et sont souvent collectées différemment d’une province à l’autre, rendant les analyses plus complexes à faire.

Tout au long de la pandémie, le gouvernement a déclaré que ses décisions étaient prises en fonction de données probantes. Pour que chaque Canadien puisse réaliser son plein potentiel, nous devons bien comprendre les contextes dans lesquels les gens vivent et les obstacles auxquels ils sont confrontés. Nous ne pouvons pas améliorer ce que nous ne pouvons pas mesurer, peut-on lire dans le budget.

Ainsi, le budget fédéral investit 250 millions de dollars sur cinq ans dans Statistique Canada pour améliorer ses données sur la santé, la qualité de vie, l’environnement, la justice, ainsi que les affaires et l’économie.

De plus, le gouvernement octroie à Statistique Canada un financement de 172 millions de dollars sur cinq ans (dès 2021-2022) afin de mettre en œuvre le Plan d’action sur les données désagrégées servant à combler les lacunes en matière de données et de connaissances.

Grâce à des investissements promis dans le budget, Statistique Canada aura le mandat d’améliorer la collecte de données dans plusieurs domaines, dont :

  • 41,3 millions de dollars sur six ans pour de meilleures données sur les soins de soutien, sur les soins primaires et sur les produits pharmaceutiques;
  • 25,6 millions de dollars sur cinq ans pour élaborer un recensement de l’environnement.

Enfin, le gouvernement estime ne pas avoir suffisamment de données statistiques détaillées pour prendre des mesures politiques éclairées afin de lutter contre les inégalités raciales et sociales. Pour y remédier, le budget prévoit :

  • 6,7 millions de dollars sur cinq ans pour améliorer les données sur les Autochtones et les groupes racisés dans le système de justice;
  • 12 millions de dollars sur trois ans pour financer la recherche universitaire sur les obstacles systémiques auxquels divers groupes font face;
  • 7,6 millions de dollars sur cinq ans pour élaborer et mettre en œuvre une enquête nationale sur la santé sexuelle et reproductive;
  • 11 millions de dollars sur cinq ans pour élaborer une base de données nationale sur le féminicide.

Parmi les autres investissements en science et technologie, on compte :

  • 360 millions de dollars sur sept ans, à compter de 2021-2022, afin de lancer une stratégie quantique nationale;
  • 400 millions de dollars sur six ans, à compter de 2021-2022, pour élaborer une stratégie pancanadienne en matière de génomique;
  • 90 millions de dollars sur cinq ans pour redynamiser le Centre canadien de fabrication de dispositifs photoniques.

Dix films avec des scènes de sexe non simulées qui ont fait polémique

Quand le cinéma ne simule pas…

Le cinéma a dû à un moment de son histoire se poser la question de la représentation de la sexualité dans le cadre d’une fiction. On laissera évidemment de côté le cas de la pornographie, qui est tout particulier, pour plutôt parler de sexe dans un cinéma que l’on qualifiera de plus « traditionnel ». Il arrive parfois que l’on trouve sur nos écrans des passages qui présentent une performance non simulée. Petit tour d’horizon de ces films qui ont voulu proposer du vrai sexe avec une sélection de dix titres.

Love, de Gaspar Noé

Difficile de ne pas évoquer l’avant-dernier long-métrage en date de l’insaisissable Gaspar Noé. On n’a pas attendu Love pour savoir que son cinéma penchait vers les extrêmes. La violence, la drogue ou encore le sexe. Cette fois, il a tenu à aller plus loin dans son approche en racontant une histoire d’amour avec de la vraie sexualité. Le tout, en 3D, pour que la fête soit totale. Dès sa première scène, le film donne le ton avec un plan très explicite. Évidemment, les acteurs se sont adonnés aux pratiques que l’on voit pendant plus de deux heures mais tout cela se met au service du projet de Gaspar Noé qui, dans le fond, nous parle d’amour. À sa manière.

Sexe et cannabis : mélange miraculeux ou poison pour le couple ?

En termes de sexe et de weed, il y a deux écoles. Certains prêtent à la célèbre plante des vertus aphrodisiaques miraculeuses, quand d’autres y voient le démon qui a réduit leur vie intime à néant. Si le sujet est de base plutôt complexe, de nombreuses études scientifiques – bien souvent contradictoires – viennent semer un peu plus le trouble dans cette fumeuse affaire. C’est simple, on lit tout et son contraire : le cannabis est tantôt un broyeur de libido, tantôt un euphorisant redoutable ; une menace pour l’érection de ces messieurs ou un formidable facilitateur d’orgasmes. Dans toute cette pagaille, comment dissocier les mythes de la réalité ? Le mieux reste de demander l’avis aux spécialistes : les fumeurs de pétards.

Fumer désinhibe et décuple les sens

Jeanne n’a pas touché au joint depuis la fac. À l’époque, elle se considérait pourtant comme une « grosse fumeuse ». « Ça n’avait aucun impact sur ma scolarité donc je m’en donnais à coeur joie », résume-t-elle. Elle est encore au lycée quand le cannabis s’invite dans sa vie sexuelle. « Avec mon ex, on a fini par inclure le joint à nos rapports de manière épisodique. Je me souviens très bien d’une scène où on fumait pendant des préliminaires, on trouvait ça très excitant. Se faire passer le joint quand on s’embrassait, faire fumer l’autre, jouer avec la fumée sur le corps de l’autre… Il y a des gens qui font des jeux de rôle ou qui incluent des objets dans leurs relations sexuelles, nous c’était la weed. »

L’interaction du THC contenu dans un joint avec notre système endocannabinoïde est connu pour augmenter l’acuité sensorielle, offrant ainsi une perception différente de l’environnement. Les couleurs semblent plus vives, la musique plus enivrante et le toucher est exacerbé. « C’est vraiment une drogue qui développe tes sensations, confirme Jeanne. Je me souviens qu’on pouvait passer des heures à se caresser tellement j’avais l’impression de mieux sentir ses mains sur ma peau. »

Pour Nolwenn, fumeuse occasionnelle de 26 ans, l’herbe est surtout un moyen de se désinhiber sous la couette avec son copain. « Il y a une différence quand on fait l’amour en ayant consommé et sans avoir consommé, affirme-t-elle. Les deux sont agréables, mais avec le joint, à petite dose, je me sens bien plus décomplexée. Je vais plus facilement me lâcher et essayer de nouvelles choses. Je trouve même que l’orgasme est meilleur… c’est comme si je le vivais plus pleinement. »

D’après une étude américaine parue en 2019 dans la revue scientifique Sexual Medicine, le cannabis aurait bien un effet sur l’intensité de l’orgasme féminin. Les chercheurs ont mené une expérience auprès de 373 femmes bénévoles. Parmi elles, 127 étaient des consommatrices de marijuana. L’expérience a conclu que les femmes ayant consommé du cannabis juste avant un rapport avaient 2,13 fois plus de chances d’avoir un orgasme satisfaisant que leurs consœurs n’ayant rien consommé.

Les hommes et les femmes sont-ils égaux face au cannabis ?

Avant cette étude menée en 2019, peu de recherches ont été faites au sujet des effets du cannabis sur la sexualité des femmes. Certes, on rapporte des orgasmes plus intenses, une perte ou une hausse de la libido et des problèmes de sécheresse vaginale (dans certains cas), mais c’est à peu près tout . L’impact du joint sur la sexualité est plus fréquemment évoqué du côté de la gent masculine. Peut-être parce que les effets sont plus radicaux que chez les femmes ? Ou parce que les hommes ont tendance à être de plus gros consommateurs ? Oui et non. En réalité, tout dépend de la quantité de cannabis consommée (fumer beaucoup, chez les deux sexes, risque d’être un frein à la motivation sexuelle), mais aussi de la fréquence à laquelle on fume.

« Évidemment qu’un joint peut, occasionnellement, désinhiber, euphoriser et émoustiller, concède Hélène Donnadieu-Rigole, cheffe du service addictologie au CHU de Montpellier. Mais il y a un risque, sur le long terme, d’observer de nombreuses complications. Chez les hommes, par exemple, il a largement été prouvé que le cannabis fumé avait des conséquences délétères sur la qualité de l’érection et la motivation sexuelle. »

D’après les résultats d’une étude menée en 2009 par des chercheurs canadiens, la fréquence des troubles érectiles serait deux fois plus importante chez les fumeurs d’herbe que chez les non-fumeurs. On explique ce phénomène par l’endommagement de l’endothélium (le tissu qui tapisse les vaisseaux sanguins). Cette dégradation entraîne une diminution de l’afflux du sang au niveau du pénis.

Chantage émotionnel, dénigrement, harcèlement sexuel : Une jeune scientifique écrit aux comités nationaux d’éthique

Elle y croit dur comme fer : L’égalité des sexes est un droit fondamental de l’homme et elle fait partie intégrante du développement social. Mieux, Dr Esther Degeunon rêve un jour d’assister à l’élimination de toutes les formes d’inégalités entre les sexes aux niveaux national et régional par le biais d’une série de politiques, d’objectifs et d’actions issus d’instruments régionaux, internationaux, continentaux et juridiquement contraignants. Selon lui, c’est le combat quotidien que doit mener toute femme scientifique africaine. De plus, ajoute-elle, reconnaître et valoriser les efforts de la scientifique africaine est un niveau à atteindre pour effectivement accompagner le développement de l’Afrique.

C’est dans cette perspective que cette Béninoise a adressé une lettre ouverte aux comités nationaux d’éthique lors du 2ème Congrès scientifique Bca-Wa-Ethics: harmonisation de l’intégration du genre en Afrique de l’Ouest (22 mars au 25 mars). « Certains harcèlements sont parfois plus dégradants que le harcèlement sexuel. Ce sont le chantage émotionnel, le dénigrement, la dévalorisation des efforts fournis et tous les corollaires. Combien de femmes en Afrique subsaharienne subissent des persécutions quotidiennes surtout de la part des collègues hommes sans pouvoir le dire ouvertement ? Parfois, il est impossible de répliquer afin de conserver un poste ou pour ne pas se faire remarquer », a d’emblée dénoncé la jeune scientifique.

Dr Esher Degeunon de continuer : « Combien de femmes scientifiques en Afrique subsaharienne ont été empêchées d’accéder à une distinction, à un meilleur poste, à un grade juste parce qu’elles sont femmes ? Pour beaucoup de scientifiques, il est difficile voire impossible de jouir d’une satisfaction morale pour un travail bien fait parce que le doute de soi étant déjà inculqué/ Combien de jeunes scientifiques parce qu’ayant refusé de se conformer aux règles des collègues hommes se sont vues attribuer des noms et des insultes dégradants ? » .

Pour cette spécialiste à l’Unité de Recherche en Microbiologie Appliquée et Pharmacologie des substances naturelles, à l’Ecole polytechnique d’Abomey-Calavi, Université d’Abomey-Calavi, «le nombre de scientifiques femmes victimes de divers abus est grand mais ces faits sont malheureusement passés sous silence ; parfois même certaines doivent accepter la responsabilité de ce qu’elles subissent ».

A l’en croire, ces considérations viennent du fait que la femme est considérée comme le sexe faible et que dans la culture africaine, la femme n’a pas le droit de s’offusquer du comportement de l’homme qui est considéré comme le sexe fort.

Par ailleurs, Dr Esther Deguenon avance : « le changement que nous souhaitons commencera au niveau de la cellule familiale pour valoriser la femme. Et là encore de nombreuses actions pourront être menées avec l’accompagnement des comités éthiques ». Car, fait-elle savoir, « combien de carrières, combien de vies, de foyers ont été brisés parce que la femme ou la jeune dame subissant les outrages n’a pas pu se défendre parce que n’ayant aucun soutien, aucun appui ? Une fois encore le nombre est grand ».

Suffisant pour qu’elle accepte que l’égalité des sexes n’est pas encore une vraie réalité en Afrique subsaharienne et ceci sur tous les domaines de la vie quotidienne. « Ceci est un droit fondamental. Et elle fait partie intégrante du développement et du bien-être social. Nous devons éliminer au niveau national et international ces instruments juridiques qui ne sont pas en harmonie avec les bases des comités éthiques en vue de lutter contre ces injustices passées sous silence envers les scientifiques engagées », argue-t-elle. Avant de conclure : « Nous exhortons les femmes à privilégier le travail bien fait en refusant la facilité pour imposer le respect des collègues hommes. Nous souhaitons un jour voir la solidarité féminine dépasser les limites qu’on connait et par son engagement, forcer le changement positif ». Un point essentiel pour arriver à briser les inégalités.

10 films sur le sexe et le plaisir pour oublier la distanciation sociale

En cette interminable période d’épidémie qui ne favorise pas les étreintes libérées, zoom sur dix films qui ont honoré le désir comme il le méritait. Dix films qui rappellent que le sexe peut être un excellent argument pour les cinéastes, pourvu que le talent et l’audace soient au rendez-vous.

1. « 21 nuits avec Pattie », de Arnaud et Jean-Marie Larrieu. 2015

La très prude Caroline (Isabelle Carré) se rend dans un village du sud de la France pour enterrer sa mère. Elle rencontre la très libérée Pattie (Pattie) qui plébiscite le sexe et l’entraîne dans diverses aventures sensuelles… Dix ans après le bien nommé « Peindre ou faire l’amour », les frères Larrieu, adeptes fervents de l’épicurisme, s’en donnent à cœur joie dans ce film insolent et joyeusement érotique. Pour le plus grand plaisir de leurs comédiennes. « Comme actrice, je ne me pose aucune barrière morale et j’ai bien l’intention de continuer à profiter de cette liberté totale nous racontait Karin Viard en 2015. J’ai été stupéfaite de constater à quel point « 21 nuits avec Pattie » tout comme, dans un genre voisin, « Lolo », de Julie Delpy où mon personnage racontait son désir de se « faire ramoner la cheminée », ont plu aux femmes. Beaucoup de spectatrices m’ont fait part de leur jubilation d’entendre des héroïnes parler ainsi. ». À la fin de notre entretien réalisé dans un bar d’hôtel parisien, une jeune anonyme vint saluer Karin Viard et lui raconta que « 21 nuits avec Pattie » l’avait « réconciliée avec le sexe ». Quel plus beau compliment ?

2. « Shortbus », de John Cameron Mitchell. 2006

Sofia, une sexologue new yorkaise ultra-compétente dans l’exercice de ses fonctions professionnelles, souffre de ne point connaître l’orgasme dans sa vie érotique personnelle. Frustrée, l’héroïne cherche à résoudre son douloureux problème en fréquentant une boîte underground qui, chaque semaine, organise une orgie sexuelle baptisée « Shortbus »… Sus au puritanisme et vive l’exaltation de tous les sens dans toutes les positions ! Dans « Shortbus », l’Américain John Cameron Mitchell flirte avec la pornographie et signe une comédie de mœurs singulière où les corps et les âmes exultent.

3. « Crash », de David Cronenberg

Le sexe et les zones troubles du désir ont toujours passionné David Cronenberg. En adaptant le roman « culte » de J.G Ballard, le cinéaste se déchaîne et met en scène avec une dérangeante délectation les aventures classées X d’un couple dont la vie érotique est indissociable des accidents automobiles qui suscitent son excitation. Célébration des noces entre Eros et Thanatos, « Crash » fut l’objet de violentes polémiques au Festival de Cannes en 1996 et contient quelques scènes « hot » mémorables avec Deborah Kara Unger et James Spader. Loin du puritanisme neurasthénique de certains cinéastes qui s’essaient au « film sulfureux » (en tête de liste : Lars Von Trier avec son éprouvant « Nymphomaniac »), cette ode au plaisir vénéneuse et décapante secoue les esprits et les corps.

4. « Happy Few », d’Antony Cordier. 2010

Deux couples se rencontrent et ne tardent pas à éprouver de brûlants désirs qui font « bouger les lignes » conjugales… L’amour et le plaisir à géométrie variable : aux antipodes des clichés sur l’échangisme, Antony Cordier met en scène quatre personnages qui ignorent les tabous et les convenances. Formidablement aidé par ses excellents acteurs (Marina Foïs, Elodie Bouchez, Roschdy Zem, Nicolas Duvauchelle), le cinéaste met en scène avec énergie les désirs crus de ses protagonistes et donne à voir avec subtilité leurs sentiments contradictoires, leur jalousie et les peurs intimes qui accompagnent les plus délicieux vertiges. Le spectacle est recommandable.

5. « Lady Chatterley », de Pascale Ferran. 2006

Aux lendemains de la Première Guerre mondiale, Constance, épouse de Sir Chatterley, s’ennuie à mourir dans sa vaste demeure. Sa rencontre avec un garde-chasse réveille ses sens depuis trop longtemps endormis. En adaptant Lady Chatterley et l’homme des bois, le roman de D.H Lawrence, la trop rare Pascale Ferran met en scène une passion fiévreuse et rend compte avec une rare sensibilité des états d’âme et de corps de son héroïne, incarnée par Marina Hands. Des César en ribambelle (dont celui du meilleur film et de la meilleure actrice) sont venus récompenser cette merveille.

6. « Boogie  Nights », de Paul Thomas Anderson. 1997

Eddie Adams, dans la Californie délurée des années 70, est engagé pour jouer dans des films pornographiques où la taille de son sexe lui vaut de connaître rapidement une notoriété enviable… Dans son second film, Paul Thomas Anderson, l’un des meilleurs cinéastes américains en activité (« There Will Be Blood », « Phantom Thread »), dresse le portrait passionnant d’une figure du porno des années 70 (incarné par Mark Wahlberg) et radiographie les derniers feux d’une époque encore insouciante.

7. « La Vie d’Adèle », d’Abdellatif Kechiche. 2013

L’histoire d’amour enivrante entre Emma et Adèle : deux jeunes filles issues d’horizons sociaux différents… Dans ‘La Vie d’Adèle’, Abdellatif Kechiche, sans fard, donne à voir combien l’amour, le grand amour, est aussi une affaire d’attraction sexuelle et de désir ardent. Ce que le cinéma « traditionnel », effrayé par les foudres de la censure, ose rarement montrer. Cinq ans plus tard, le cinéaste, en arpentant des territoires voisins, a malheureusement été moins inspiré avec « Mektoub my love » : cette longue, très longue, « performance » voyeuriste.

8. « Perfect Mothers », d’Anne Fontaine. 2013

De « Nettoyage à sec », en 1997, sur les amours volcaniques d’un couple a priori tranquille, à « Blanche comme neige », en 2019, une variation farcesque et sensuelle sur Blanche neige, Anne Fontaine a souvent autopsié les désirs exaltés de ses personnages. Dans « Perfect Mothers », d’après une nouvelle de Doris Lessing, elle met en scène deux amies quarantenaires (campées par Naomi Watts et Robin Wright) qui entament une liaison érotique et amoureuse avec… leur fils respectif de 19 ans. Projeté au Festival de Sundance en 2013, ce film audacieux fut la cible des ligues de vertu américaines, choquées par ce spectacle en rien puritain. Aux antipodes du sensationnalisme et des poncifs sur les « Cougar », « Perfect Mothers » entraine le spectateur dans une passionnante odyssée transgressive.

9. « L’amant double », de François Ozon. 2017

Dans ce thriller psychologique inspiré par un roman de Joyce Carol Oates (L’Amour en double, Éd. Stock), François Ozon, un cinéaste fasciné depuis toujours par les ambivalences du désir, suit à la trace une jeune femme (Marine Vacth) qui consulte un psy pour soigner sa dépression et entame avec lui des aventures dangereusement schizophrènes. « La complexité m’attire et tout ce qui est rassurant m’indiffère, nous racontait le cinéaste en 2017. J’aime relever les défis et tenter de nouvelles expériences à chaque film. Je n’ai jamais eu envie d’être catalogué et rangé dans une case. C’est peut-être pour cette raison que la double vie et la double personnalité sont des thèmes qui m’obsèdent ». Troubles de l’identité et mystères de la sexualité : fidèle à des obsessions qui rappellent celles de Fassbinder ou d’Almodovar, François Ozon, avec « L’amant double » », trousse une de ses fictions les plus sensuelles et perturbantes.

10. « Passion Simple », de Danielle Arbid. 2021

Le temps d’une aventure fiévreuse, une prof de fac (Laetitia Dosch) sacrifie sa vie familiale et professionnelle à son obsession érotique pour un amant avec lequel elle n’entretient aucun point commun. Mais le désir a ses raisons que la raison ignore… Quand les salles de cinéma rouvriront leurs portes, les spectateurs pourront découvrir « Passion simple » : l’adaptation du roman autobiographique de Annie Ernaux mis en scène par la talentueuse Danielle Arbid. En 1992, à l’époque de la publication du livre, certains commentateurs avaient reproché à la romancière, pourtant figure du féminisme hexagonal, d’avoir dépeint une héroïne soumise aux desiderata d’un mâle archaïque. En 2021, on guettera évidemment avec impatience les réactions face à ce film brûlant et « incorrect ».

Les meilleurs sextoys pour le clitoris

Ce test a été réalisé aux États-Unis et a été initialement publié en anglais sur le site Wirecutter. Vous pouvez le lire ici en version originale

Acheter un sex-toy peut être intimidant, particulièrement pour celles qui n’ont pas encore sauté le pas. Après avoir cumulé 110 heures d’enquête et de pratique, interviewé des sexologues, comparé les avis d’expertes en sextoys, et écouté nos dix volontaires (qui ont éprouvé plus de vingt modèles depuis 2014), nous avons conclu que le Magic Wand rechargeable est le meilleur des vibrateurs conçus pour la stimulation du clitoris.

Si le Magic Wand est un grand favori dans l’univers des sex-toys depuis quarante ans, ce n’est pas par hasard. La plupart de nos testeuses y recourent comme un réflexe quand elles recherchent une bonne stimulation clitoridienne car il garantit un orgasme (presque) à coup sûr, ce qui n’est pas le cas de tous ses concurrents. Le Magic Wand rechargeable coûte presque deux fois plus cher que l’original, mais sa tête en silicone facile à nettoyer, sa batterie rechargeable, son mécanisme plus silencieux et la gamme plus étendue d’intensités et de styles de vibrations justifient la différence de prix. Voici un jouet spécifique pour le clitoris aussi solide qu’efficace. Plusieurs testeuses nous ont assuré que leur Magic Wand personnel avait résisté à des années d’utilisation sans panne ni dommages.

Dua Lipa, la reine du melting-pop qui allège le quotidien confiné de ses millions de fans

PortraitLa chanteuse britannique s’impose à 25 ans comme une star en parfait accord avec son temps. Savant mélange de styles, sa musique crée des ponts entre les générations, les genres et les cultures.

Lorsque Dua Lipa est rentrée de la cérémonie des Grammy Awards, elle a trouvé son appartement de Los Angeles envahi d’insectes multicolores. Des ballons d’hélium, en forme de papillon, flottaient sous le plafond. C’est son petit ami, le mannequin Anwar Hadid, qui a ourdi la surprise-­partie, du moins si l’on se fie au roman-photo posté par le couple sur Instagram. Nommée dans six catégories, la chanteuse n’a raflé qu’une seule récompense, celle du meilleur album de pop vocale, lors de la grand-messe de l’industrie musicale, dans la nuit du 14 au 15 mars, en Californie. D’autres auraient affiché leur déception. Sur la scène du Staples Center comme sur les réseaux sociaux, Dua Lipa et son entourage ont laissé, au contraire, éclater leur joie.

Il y a un an, un autre genre de surprise guettait l’Anglaise. De retour de vacances, à son domicile londonien, point de papillons, mais une vilaine inondation. Impossible de dénicher le moindre plombier, la capitale britannique vient de se confiner. Dua Lipa doit emménager dans un Airbnb à la diable. Au même moment, nouvelle fuite, sur Internet cette fois : elle découvre que son deuxième album, Future Nostalgia, a été piraté. Une fois passée la sidération, elle décide d’en anticiper la sortie d’une semaine, quand la plupart des musiciens décalent tout projet, face à l’ampleur et l’incertitude de la crise sanitaire. Banco.

Avec son groove résolument rétro, sous haute influence disco, l’album arrachera une bonne part de la jeunesse mondiale aux pesanteurs de la pandémie. A mesure que Future Nostalgia squatte les cimes des hit-parades, les clins d’œil prolifèrent : sur Twitter, les paroles qui résonnent avec le confinement sont détournées (« Don’t come out ! », « Ne sors pas ! »). Sur TikTok, la plateforme qui fait désormais les succès musicaux, le « Dua Lipa dance challenge » voit des apprentis danseurs se défier de leur cuisine ou de leur salon, au son de Don’t Start Now ou Levitating.