Des investissements de 12 millions $ pour relancer le tourisme à Montréal

Des investissements d’un peu plus de 12 millions $ ont été annoncés vendredi à Montréal pour développer des projets qui inciteront les touristes à renouer avec la métropole. 

Au total, 12 projets dans le centre-ville recevront des fonds du gouvernement du Québec, la plupart étant néanmoins prévus pour 2022.

Ce sont des «incontournables», aux dires de la ministre du Tourisme, Caroline Proulx, qui estime que la disparition de ces attraits aurait des conséquences négatives sur la relance économique de la métropole après la pandémie de COVID-19.

«L’objectif est d’éviter la déstructuration de l’offre touristique, qui est emblématique à Montréal, en soutenant des entreprises considérées comme stratégiques pour la relance de celle-ci», a expliqué Mme Proulx.

Le Festival mondial de la bière, la Cité des arts du cirque et Montréal en lumière font notamment partie des organisations ayant reçu des fonds pour mettre de l’avant des initiatives.

Parmi les autres projets dévoilés, les visiteurs pourront notamment voir des aires de travail en extérieur dans les rues du centre-ville. Un marché asiatique est également dans les plans au Quartier chinois.

Pour Yves Lalumière, président-directeur général de Tourisme Montréal, les sommes investies par le gouvernement du Québec sont «critiques» pour que la métropole reste attractive auprès des visiteurs.

Montréal: un quinquagénaire porté disparu depuis le 21 juin

La police de Montréal sollicite l’aide du public pour retrouver un homme de 56 ans porté disparu depuis le 21 juin.  

Daniel Lejeune doit recevoir une médication de façon régulière, a indiqué le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM). 

Les enquêteurs ont des raisons de craindre pour sa santé et sa sécurité, a ajouté le SPVM qui n’a pas précisé les endroits que M. Lejeune a l’habitude de fréquenter.  

Homme blanc, le quinquagénaire mesure 1,73 m, pèse 59 kg et a les yeux et cheveux bruns. 

Quand il a été vu pour la dernière fois, il portait une veste d’automne à carreaux rouge et bleu, un jeans et des souliers noirs. 

Toute personne ayant de l’information à communiquer concernant cette disparition peut le faire en composant le 911, son service de police local ou de façon anonyme et confidentielle avec Info-Crime Montréal au 514 393-1133 ou en ligne.

La Ville de Montréal dépose une offre finale aux ingénieurs

La Ville de Montréal a déposé vendredi une offre qu’elle qualifie de «finale» au Syndicat professionnel des scientifiques à pratique exclusive de Montréal (SPSPEM), qui représente notamment les ingénieurs de la Ville.

«La Ville met tout en œuvre pour reconnaître et valoriser ses employés à la hauteur de leurs compétences. La rémunération que nous offrons est juste, équitable et surtout, compétitive», a déclaré par communiqué Benoit Dorais, président du comité exécutif et responsable des finances de la Ville.

Le syndicat représente environ 530 professionnels employés de la Ville, parmi lesquels se retrouvent des ingénieurs, des chimistes, des arpenteurs-géomètres et des médecins-vétérinaires. Ceux-ci sont sans contrat de travail alors que leur convention collective est échue depuis 2017.

Au cours du mois de juin, les syndiqués avaient déclenché une grève, qui a pris fin une vingtaine de jours plus tard avec la reprise des négociations.

De son côté, le SPSEM a confirmé avoir bien reçu l’offre. «Nous allons prendre le temps de l’analyser» s’est contenté de dire la présidente Marie-Ève Dufour.

Flair Airlines: deux nouvelles destinations vers la Floride depuis Montréal-Trudeau dès octobre

Le transporteur aérien canadien à faible coût Flair Airlines offrira des vols sans escale vers huit nouvelles destinations canadiennes et six villes américaines, dès l’automne, dont deux concernent l’Aéroport international Montréal-Trudeau. 

À compter du 31 octobre prochain, le transporteur indépendant basé à Edmonton, en Alberta, offrira des liaisons, à partir de Montréal, vers Fort Lauderdale et Orlando-Sanford, en Floride. 

Les autres destinations américaines seront notamment opérées depuis les aéroports de Toronto, Ottawa, Halifax ou Vancouver, à destination de Phoenix-Mesa, Hollywood-Burbank, Palm Springs et Las Vegas. 

Les tarifs des nouvelles liaisons commenceront à moins de 80 $ pour un aller simple, a annoncé Flair Airlines, jeudi. 

«Depuis des années, les Canadiens paient trop cher les voyages aériens vers les destinations canadiennes et américaines. Flair est là pour veiller à ce que les Canadiens ne soient plus exploités et ne reçoivent plus de bas prix pour un service encore meilleur», a déclaré Stephen Jones, président-directeur général de Flair Airlines. 

«Nous sommes heureux de constater que Flair a décidé d’accroître sa présence au Canada en améliorant son service aérien de YUL Aéroport International Montréal-Trudeau. Les passagers profiteront d’un large éventail d’options vers des destinations soleil populaires à partir de cet automne. C’est une bonne nouvelle pour les voyageurs – que nous avons hâte d’accueillir à nouveau à YUL – et c’est une autre étape dans la reprise de notre industrie et de nos activités aéronautiques», a indiqué de son côté Stéphane Lapierre, vice-président, exploitation et développement aérien chez Aéroports de Montréal 

Les nouvelles liaisons vers les États-Unis s’ajoutent aux destinations que dessert l’avionneur, portant le total à 26 destinations au Canada et aux États-Unis. 

D’ici les cinq prochaines années, Flair à l’intention de faire croître sa flotte à 50 appareils. En juin dernier, le transporteur a notamment annoncé l’entrée en service de 13 nouveaux avions Boeing 737 MAX 8, d’une capacité de 186 passagers. D’ici le milieu de 2022, le transporteur devrait disposer d’une flotte de 16 appareils.

Des normes pour l’industrie de l’ÉPI demandées

Certains des plus grands fabricants de masques médicaux au Canada ont uni leurs forces pour faire pression sur le gouvernement afin qu’il établisse des normes pour l’industrie de l’équipement de protection individuelle (ÉPI).

L’Association canadienne des fabricants de masques médicaux affirme qu’elle a été fondée plus tôt ce mois-ci pour soutenir et améliorer l’industrie de la fabrication de masques au pays.

Parmi ses membres fondateurs figurent The Canadian Shield de Waterloo, en Ontario, ainsi que Breathe Medical Manufacturing de Kelowna et Inno Lifecare de Vancouver, en Colombie-Britannique.

Le groupe compte travailler avec les gouvernements fédéral et provincial, des experts en santé et des fournisseurs pour approvisionner les marchés locaux et étrangers en masques médicaux sûrs et accessibles.

Le mois dernier, Santé Canada a annoncé un rappel de masques jetables contenant une matière potentiellement dangereuse appelée graphène.

Les masques ont été utilisés par des milliers de Canadiens, principalement dans les écoles et les garderies du Québec.

La ministre Ng fait valoir les investissements du budget de 2021 à l’appui des petites entreprises et des entrepreneurs

OTTAWA, ON, le 29 avril 2021 /CNW Telbec/ – Le budget de 2021 est le plan du gouvernement du Canada visant à mener à bien la lutte contre la COVID-19 et à assurer une relance économique vigoureuse pour l’ensemble des Canadiennes et des Canadiens. 

Aujourd’hui, la ministre de la Petite Entreprise, de la Promotion des exportations et du Commerce international, l’honorable Mary Ng, et vice-première ministre et la ministre des Finances, l’honorable Chrystia Freeland, ont participé à une table ronde virtuelle avec des entrepreneurs et des représentants de petites entreprises pour discuter des investissements prévus pour eux dans le Budget 2021 : Une relance axée sur les emplois, la croissance et la résilience.

La récession causée par la COVID-19 a touché de façon disproportionnée les travailleurs à faible revenu, les jeunes, les femmes et les Canadiens racisés. En ce qui concerne les entreprises, il s’agit d’une récession à deux vitesses, certaines ont trouvé des façons de s’adapter et de croître, tandis que plusieurs autres, surtout les petites entreprises, luttent toujours pour survivre. Le budget de 2021 est un investissement sans précédent qui servira à mener à bien la lutte contre la COVID-19 et à faire face aux blessures qui découlent de la récession qu’elle a causée, à accorder la priorité aux gens, à créer des emplois, à faire croître la classe moyenne et à mettre les entreprises sur la voie d’une croissance durable. Avec le budget de 2021, on s’assure que l’avenir du Canada sera florissant, ainsi que plus équitable, plus vert et plus prospère.

La discussion a porté sur les nombreuses mesures proposées dans le budget pour aider les petites entreprises et les entrepreneurs à traverser la pandémie et à ressortir plus forts après la relance. Les ministres ont souligné qu’il s’agissait du budget le plus favorable aux petites entreprises de l’histoire du pays. De la prolongation de mesures d’urgence, comme la Subvention salariale d’urgence du Canada et la Subvention d’urgence du Canada pour le loyer, aux incitatifs à la réembauche de personnel au moment de la reprise, comme le programme d’embauche pour la relance économique du Canada, le budget de 2021 prévoit des investissements majeurs pour soutenir les femmes entrepreneures et les entrepreneurs racisés. Ces investissements comprennent une somme de 146,9 millions de dollars destinée à renforcer la Stratégie pour les femmes en entrepreneuriat, un financement supplémentaire de 51,7 millions de dollars pour le Programme pour l’entrepreneuriat des communautés noires, ainsi qu’un montant de plus de 60 millions de dollars pour les entrepreneurs autochtones.

La protection de la santé et le maintien de la sécurité des Canadiens, surtout pendant cette troisième vague de la pandémie alors que sévissent des variants plus agressifs du virus, demeurent des priorités absolues du gouvernement du Canada. La distribution des vaccins est en cours partout au Canada, soutenue par le gouvernement fédéral dans chaque province et territoire.

Le budget de 2021 est un plan visant à offrir une passerelle aux Canadiens et aux entreprises canadiennes pendant la crise et à assurer une relance vigoureuse. Il appuiera l’offre de près de 500 000 nouvelles possibilités de formation et d’emploi, y compris 215 000 possibilités pour les jeunes; il apportera du soutien aux entreprises des secteurs les plus touchés, comme le tourisme, les arts et la culture; et il accélérera les investissements et la transformation numérique des petites et moyennes entreprises. Le budget de 2021 est un plan qui met le gouvernement sur la bonne voie pour respecter son engagement de créer un million d’emplois d’ici la fin de l’année.

La santé mentale des entrepreneurs continue à vaciller

Durement éprouvés par les multiples et variables mesures sanitaires et restrictions qui touchent leurs entreprises, les entrepreneurs voient leur santé mentale osciller continuellement au fur et à mesure que se poursuit la pandémie. 

Un coup de sonde mené par la Banque de développement du Canada (BDC) auprès des entrepreneurs – le troisième après des sondages similaires en novembre et août 2020 – montre que ceux-ci sont plus préoccupés que jamais par les impacts de la pandémie.

Notamment, 42 % des entrepreneurs ont reconnu qu’ils s’inquiètent pour la survie de l’entreprise, un taux en hausse continue depuis août dernier, constate-t-on dans l’étude parue lundi.

Dans la même veine, 52 % des entrepreneurs sont stressés par les impacts de la COVID-19 sur les activités commerciales de leur entreprise (47 % en novembre) et 43 % par les impacts de la COVID-19 sur leur santé et celle de leur famille (35 % en novembre).

Au moment de réaliser le sondage, 41 % des entreprises canadiennes étaient partiellement ou totalement à l’arrêt, a noté la BDC, tout en soulignant que la troisième vague de COVID-19 a porté un nouveau coup dur à l’économie par la suite en mars et en avril, particulièrement en Ontario et dans l’Ouest canadien.

Malgré tout, les entrepreneurs semblaient un peu plus positifs en mars, avec 40 % d’entre eux reconnaissant être déprimés par moment. Ce taux avait auparavant grimpé jusqu’à 47 % en novembre, à l’aube de la deuxième vague.

«Les enquêtes nous révèlent que la santé mentale des entrepreneurs, à l’instar des cas de COVID-19, joue au yoyo. Nous avons constaté une incroyable résilience de la part des propriétaires d’entreprises malgré l’instabilité qui les entoure», a commenté la chef de la direction marketing et ambassadrice de la santé mentale à BDC, Annie Marsolais, par communiqué.

Celle-ci a appelé les entrepreneurs à parler de leurs problèmes et à se confier, en soulignant que seuls 12 % d’entre eux ont indiqué avoir l’intention de consulter un professionnel.

La ministre Jordan fait valoir les investissements historiques du budget 2021 pour les femmes entrepreneures du Canada atlantique

OTTAWA, ON, le 27 avril 2021 /CNW/ – La COVID-19 a touché l’ensemble des Canadiens, mais les femmes ont été touchées de façon disproportionnée. Sur le marché du travail, les femmes ont été touchées très tôt et plus durement, et leurs emplois continuent de se rétablir plus lentement. Le document Budget 2021 : Une relance axée sur les emplois, la croissance et la résilience prévoit entre autres stimuler la croissance économique, accroître la participation des femmes sur le marché du travail, et offrir à chaque enfant au Canada le meilleur départ dans la vie.

Aujourd’hui, la ministre des Pêches, des Océans et de la Garde côtière canadienne, l’honorable Bernadette Jordan, a rencontré plus de vingt femmes entrepreneures du Canada atlantique pour discuter de l’incidence de la COVID-19 sur leur vie, et des investissements du budget de 2021 qui contribueront à stimuler la reprise économique dans leurs secteurs. La ministre Jordan a entendu un large éventail de femmes propriétaires d’entreprises, travaillant entre autres dans l’industrie de la construction, du commerce de détail et du tourisme, de l’industrie des services, et a aussi entendu plusieurs membres des chambres de commerce des provinces de l’Atlantique, tous provenant de diverses régions du Canada atlantique.

Les entrepreneures canadiennes sont importantes pour la réussite économique du Canada, mais les femmes continuent à faire face à des obstacles uniques et systémiques à la création et à la croissance d’une entreprise, et elles demeurent sous-représentées dans l’économie. Le budget de 2021 prévoit des investissements pour élaborer un système pancanadien d’apprentissage et de garde des jeunes enfants pour les générations à venir. Ce plan vise à réduire, en moyenne, de 50 % les frais pour les parents avec des enfants dans des services de garde réglementés d’ici 2022, avec l’objectif d’atteindre des frais de 10 $ par jour en moyenne d’ici 2026, partout à l’extérieur du Québec. Le budget de 2021 investira près de 30 milliards de dollars au cours des cinq prochaines années et fournira un financement permanent, en collaboration avec les partenaires provinciaux et territoriaux, et autochtones pour soutenir les services de garde d’enfants sans but lucratif de qualité, et s’assurer que les besoins des éducateurs de la petite enfance sont au coeur du système.

Afin d’offrir un financement abordable, d’accroître les données et de renforcer les capacités au sein de l’écosystème de l’entrepreneuriat, le budget de 2021 propose de fournir jusqu’à 146,9 millions de dollars sur quatre ans, à compter de 2021-2022, afin de renforcer la Stratégie pour les femmes en entrepreneuriat.

Les entrepreneures auraient un meilleur accès au financement, au mentorat et à la formation. Le financement soutiendrait également le Fonds pour l’écosystème de la Stratégie pour les femmes en entrepreneuriat et le Portail de connaissances pour les femmes en entrepreneuriat. Le gouvernement travaillera aussi avec les institutions financières en vue d’élaborer un code d’application volontaire permettant de soutenir l’inclusion dans le secteur financier des femmes et de tout autre entrepreneur sous-représenté en qualité de clients.

Le Canada est entré dans la pandémie alors qu’elle était dans une situation financière solide. Cela a permis au gouvernement de prendre des mesures rapides et décisives, de soutenir les gens et les entreprises, et de garantir ainsi que le Canada soit en mesure d’investir historiquement dans la reprise.

Les lauréats du concours Les Mercuriades 2021

41e édition du concours Les Mercuriades: La FCCQ dévoile ses lauréats! GHGSat et Pelican International Inc., couronnées entreprises de l’année

** Cet article, paru le 30 mars 2021 afin d’annoncer les finalistes du concours, a été mis à jour le 29 avril afin d’indiquer les lauréats de chaque catégorie, annoncés lors du Gala virtuel. Le Magazine MCI félicite tous les participants! **

La 41e édition du prestigieux concours d’affaires au Québec, Les Mercuriades, présenté par la Fédération des chambres du commerce du Québec (FCCQ), a officialisé 89 finalistes dans 16 catégories. 

La FCCQ offre ainsi la chance de célébrer l’innovation, la force et la résilience de nos entreprises et entrepreneurs québécois, qui courent la chance de remporter un Mercure.

« Je suis honoré et fier de constater que le concours Les Mercuriades traverse les années avec succès. Malgré le contexte particulier que nous connaissons depuis l’an passé, le succès du concours est toujours au rendez-vous. Il est plus que nécessaire de souligner les réussites et les performances de nos entreprises qui sortiront de ces crises encore plus fortes que jamais. Ils sont le poumon même de notre économie, et nous nous devons de les faire briller sur le devant de la scène. C’est l’essence même du concours Les Mercuriades. Un grand bravo à tous les finalistes, le Québec est chanceux de compter de si belles entreprises et femmes d’exceptions! », a déclaré M. Charles Milliard, président-directeur général de la FCCQ.

André Chagnon, un géant de Montréal-Nord au grand écran

Tout le monde connaît Vidéotron. Mais très peu de gens savent qu’un homme de Montréal-Nord est à l’origine de cet empire des télécommunications qui compte aujourd’hui son chiffre d’affaires en milliards de dollars. À compter du 7 mai, le public pourra découvrir André Chagnon avec le documentaire En tête de ligne, diffusé partout au Québec.

À 93 ans, André Chagnon accepte finalement que son histoire soit racontée. Humble, l’entrepreneur émérite a toujours balayé de la main les offres pour le grand écran. Mais voilà qu’en 2017, sa petite-fille entre dans le portrait.

«Il avait eu plusieurs offres, mais il a toujours refusé. Avec moi ça a été différent, mais il se demandait qu’est-ce qu’on allait raconter», affirme Garance Chagnon-Grégoire, coproductrice et coscénariste du long métrage.

À ses côtés dans cette aventure, Joëlle Arseneau voit pourtant André Chagnon comme l’une des figures de proue du Québec Inc., ces entreprises francophones qui firent la fierté de la province à l’époque de la Révolution tranquille.

«Avant les années 1960 au Québec, la classe d’affaires, c’était surtout les anglophones. On a vu arriver par après des fleurons québécois comme Jean Coutu, Bombardier, Saint-Hubert et dans ce cas-ci, Vidéotron», souligne la réalisatrice et fondatrice de la maison de production Le Pied marin.

Icône nord montréalais

«Comment un homme peut-il cheminer des rues de Montréal-Nord pendant la Grande Dépression jusqu’au sommet d’un empire», demandent les deux jeunes réalisatrices dans le synopsis de leur premier long métrage. Une chose est certaine, André Chagnon s’est toujours donné les moyens de ses ambitions.

Fils d’électricien, M. Chagnon grandit à Montréal-Nord dans les années 1930, en pleine crise économique. Son père, prudent vu les circonstances, veut consolider son entreprise et assurer une sécurité pour sa famille. Toutefois, le jeune André voit au-delà des risques.

«Lorsque la câblodiffusion est arrivée, il a vu une infinité de possibilités. Il a flairé l’opportunité. En 1964, il a fondé Vidéotron. Le premier bureau d’entreprise était sur la rue Monselet», raconte Garance Chagnon-Grégoire.

Décrit comme un homme très calme et discipliné par son entourage, M. Chagnon était un visionnaire. D’une curiosité sans borne, il s’intéressait au moindre détail de son entreprise, en passant par le marketing et le service à la clientèle.

En constante expansion, la compagnie mène une stratégie d’affaires axée sur l’acquisition. En 1986, l’entreprise «explose» avec l’achat de la majorité des droits de vote de Télé-Métropole, une station de télévision française privée qui deviendra TVA.

Après plus de trente ans à la barre de Vidéotron, André Chagnon cède finalement son entreprise à Québecor Média en 2000. Ici et à l’international, ses contributions ont été maintes fois soulignées, notamment avec une intronisation au Temple de la renommée de l’entreprise canadienne.

«Il a construit un empire ce monsieur, et nous on voulait souligner l’héritage qu’il a laissé au Québec. Il a révolutionné les télécommunications et le divertissement, et encore aujourd’hui, on voit la flamme dans ces gens qui ont pris part à l’âme et la culture de cette entreprise», fait remarquer Joëlle Arseneau.

En tête de ligne prend l’affiche au début mai, entre autres, au Cinéma Beaubien et au Cinéma Cineplex Odeon Quartier latin.