L’école privée et la ségrégation scolaire: un discours à revoir

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Je suis directeur d’une école primaire privée à Montréal. J’ai auparavant dirigé des écoles publiques. Dans les deux cas, j’ai eu, parmi mes élèves, des enfants ayant des besoins particuliers : difficultés d’apprentissage, troubles du langage, difficultés d’adaptation, retards scolaires, etc. Dans les deux cas, j’ai toujours travaillé avec mon équipe pour élaborer des plans d’intervention afin de permettre à ces enfants de surmonter leurs difficultés et de leur offrir des conditions favorisant la réussite.

La grande différence entre l’école privée et l’école publique ne se situe pas sur le plan des élèves ni du personnel. Elle se situe sur le plan de la gestion de l’école. L’école privée est autonome. Cela lui permet d’avoir une agilité quant à la mise en oeuvre de moyens pour accompagner chaque élève qui lui est confié.

Cette année, notre école offre pour la première fois le programme ID+, créé pour les élèves qui, depuis le début de leur parcours scolaire, ont rencontré des difficultés sur le plan des apprentissages. Ce programme vise à offrir, à travers le programme de formation ordinaire, des conditions avantageuses en vue de favoriser leur réussite. Ainsi, plusieurs adaptations sont proposées pour que l’expérience scolaire de ces élèves soit positive et qu’ils soient en mesure, à la fin de leur primaire, d’entrer au secondaire en étant bien outillés pour réussir.

Dès l’annonce de la mise en place de ce programme, nous avons reçu plusieurs demandes de parents à bout de souffle, à la recherche de ressources pour leur enfant en difficulté. Il est clair qu’il y a un besoin criant de solutions pour ces élèves.

L’école privée offre une solution de rechange à bien des familles qui souhaitent que leur enfant puisse réussir malgré un diagnostic ou de réelles difficultés. Couper le financement aux écoles privées sous prétexte que cela permettrait d’éliminer la ségrégation scolaire, c’est bien mal connaître la réalité des écoles privées, qui sont nombreuses à offrir des solutions intéressantes aux élèves ayant des besoins particuliers, et ce, même si la subvention pour ces EHDAA qui fréquentent l’école privée n’est pas ajustée comme elle l’est pour ceux qui fréquentent l’école publique. Mais ça, c’est un autre débat.

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Simonne Monet-Chartrand mérite davantage | Le Devoir

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Mme Simonne Monet-Chartrand mérite plus qu’un minuscule espace reliant la rue Sherbrooke à la rue Saint-Christophe par un escalier. Mme Chartrand a été présidente de la « Voix des femmes ». Active pendant des décennies dans le Mouvement pour le désarmement nucléaire et la paix, elle fut la véritable porte-parole d’une gauche incluant le rôle des familles dans un monde libéré de la misogynie, une attitude contraire à l’égalité entre les hommes et les femmes. Mme Chartrand fut de tous les combats pour l’émancipation des femmes, faisant de l’éducation la pierre angulaire de cette égalité restée inachevée. Elle était croyante, cependant opposée à une catéchèse qui impose le dogme. Même si elle provenait de la bourgeoisie, elle fit le pari de défendre les droits de ceux qui produisent tout, mais ne contrôlent pas grand-chose : les artisans, les travailleurs des villes et des campagnes. Mme Chartrand a vraiment aimé son peuple. Authentiquement réceptive à la vision d’un Québec socialiste et libertaire, Mme Chartrand mérite d’emblée une murale, dans un lieu comme le métro Longueuil, la ville ou elle résidait. […]

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Guerre au plastique: il faut faire davantage

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Les ministres de l’Environnement des pays du G7 étaient réunis cette semaine à Halifax pour s’attaquer, entre autres choses, à la pollution des océans par les produits en plastique à usage unique. Le Canada a le mérite d’avoir mis cet enjeu à l’ordre du jour. Malheureusement, ses actions concrètes ne reflètent pas l’urgence d’agir contre ce fléau.

Le gouvernement Trudeau aime se présenter comme un leader en matière de lutte contre les changements climatiques et la protection de l’environnement. Il a été un participant actif de la Conférence de Paris sur le climat, a repris le dialogue avec les provinces sur ces enjeux, a créé une taxe sur le carbone et présenté plusieurs mesures environnementales.

Le Canada a aussi profité de sa présidence du G7 pour faire de la lutte contre la pollution des océans une priorité et proposer une charte en faveur de l’élimination des déchets de plastique. Le Canada interdit depuis cet été les microbilles de plastique contenues dans les produits de soin personnel.

Les gestes concrets sont toutefois rares, ce qui jette un doute sur la prétention de leadership du Canada. Prenons le cas des produits en plastique à usage unique. Le Canada veut une charte, mais n’a toujours pas de plan d’ensemble pour en réduire l’utilisation.

Pour l’instant, il offre son soutien financier à des programmes internationaux. Il a annoncé cette semaine que tout l’appareil gouvernemental fédéral réduira de 75 %, d’ici 2030, la quantité de déchets de plastique à usage unique qu’il génère. Le gouvernement utilisera aussi son pouvoir d’achat pour inciter ses fournisseurs à adopter des produits durables et un de ses programmes d’innovation industrielle encouragera la conception de solutions de rechange au plastique à usage unique.

On applaudit à ces mesures, mais elles sont nettement insuffisantes pour provoquer un virage rapide et radical comme en exige l’état actuel de la planète. Ces gestes ne font rien pour éviter de se retrouver à la sortie d’une épicerie avec, dans son panier, autant d’emballages de plastique que de nourriture. Les bouteilles, pailles, sacs, ustensiles en plastique à usage unique ne seront pas moins répandus à l’extérieur des murs fédéraux.

Au bureau de la ministre Catherine McKenna, on soutient que le fédéral n’a pas nécessairement le pouvoir d’interdire certains produits et qu’il doit travailler de concert avec les provinces, territoires et municipalités. Une réunion fédérale-provinciale à cet effet est d’ailleurs prévue en novembre, mais on n’en est qu’au début de la démarche.

    

Les cris d’alarme ne cessent pourtant de se multiplier depuis des mois. L’environnement, la qualité de l’eau, la santé humaine et animale sont perturbés par l’omniprésence du plastique. « D’ici 2050, il y aura plus de plastique dans les mers que de poissons », dénonce Erik Solheim, chef de l’agence des Nations unies pour l’environnement.

Pour entraîner d’autres gouvernements à sa suite, un pays doit prendre les devants avec un plan assorti de moyens. Celui du Canada se fait attendre. La consultation sur les déchets de plastique lancée le 22 avril dernier, deux mois avant le sommet de Charlevoix, n’a pris fin que vendredi, en même temps que la rencontre d’Halifax.

L’Union européenne, elle, a adopté une stratégie en janvier dernier. En mai, la Commisison européenne a soumis au Parlement et au Conseil européens une liste de règles pour réduire les déchets marins, y compris le plastique à usage unique.

Le Canada a beaucoup de chemin à faire. Malheureusement, dans ce dossier comme dans celui des changements climatiques, les préoccupations économiques prennent souvent le dessus. Le printemps dernier, Mme McKenna souhaitait « que les plastiques soient réutilisés et recyclés judicieusement, d’une façon qui avantage notre économie et notre environnement ».

Mais au Canada, seulement 11 % du plastique est recyclé, alors que la moyenne européenne est de 31 %, avec des taux supérieurs à 40 % dans les pays les plus performants, selon PlasticsEurope.

Si l’avenir de la planète avait vraiment préséance, le gouvernement n’hésiterait pas à adopter des mesures strictes pour fortement réduire, sinon éliminer, l’usage inutile du plastique. On ne réussira pas la transition vers une économie faible en carbone, on ne sauvera pas les océans sans changer profondément nos habitudes, réduire notre consommation et, finalement, faire certains sacrifices.

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Le poids des genres | Le Devoir

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Il faut nier, nier, nier, et contre-attaquer face à ces femmes, si tu admets quoi que ce soit… tu es mort

En 1991, les femmes sont marginales au Capitole et absentes de la commission judiciaire du Sénat. Lorsqu’Anita Hill se présente devant un aréopage d’hommes blancs pour témoigner contre Clarence Thomas, elle n’a droit à aucune commisération. Ils mettent en doute sa parole, lui demandent de détailler les propos zoophiles de son patron et les sentiments que cela lui inspire, et minorent leur impact. Alors qu’elle témoigne devant l’Amérique entière, les sénateurs remettent en question ses intentions, soulignent sa rouerie, écartant les témoignages concordants, sans soupeser la violence de cet interrogatoire advenant qu’elle dise la vérité.

Parce que, dans le contexte, sa cause ne pèse pas lourd. En effet, le président G. H. Bush nomme Thomas pour remplacer le juge Marshall, architecte de décisions clés sur les droits civiques, qui vient de démissionner. Très vite, Clarence Thomas invoque un « lynchage » et touche une corde sensible : les républicains ont perdu en 1986 plusieurs sièges sénatoriaux du Sud au profit des démocrates qui ont bénéficié de l’appui afro-américain — or, ces sièges-là sont en jeu en 1992. Il faut ajouter à cela le poids des stéréotypes, hideux, sur la sexualité des Afro-Américains, qui va alimenter la discrimination insidieuse que l’activiste Moya Bailey va dénommer « misogynoir », lieu d’intersection de plusieurs oppressions, dont pâtit Anita Hill.

Le GOP va gagner la nomination de Thomas, mais en paiera le prix. Les élections de 1992 mettent un terme à la présidence Bush et consacrent « l’année de la femme » : la proportion de femmes double au Congrès. Vingt-sept ans plus tard, les femmes représentent 20 % des parlementaires : 23 siègent au Sénat et 84 à la Chambre. À la commission judiciaire du Sénat, celle-là même qui auditionne le juge Kavanaugh, siègent aujourd’hui quatre femmes, toutes démocrates ; dans un même temps, trois de ses membres figuraient dans les rangs de la commission qui a entendu Anita Hill. Dont Orrin Hatch, qui dit à ce jour ne pas croire le témoignage d’Anita Hill, « trop lisse » et « téléguidé par des groupes d’intérêt ».

2018. En quelques jours, dans la foulée de l’affaire Blasey Ford, toutes les femmes concernées de près ou de loin (Christine Blasey Ford, les sénatrices Feinstein, Caskill, Collins et Murkowski, et même la femme de Kavanaugh) ont reçu des menaces de viol, de violence, de mort… Pendant ce temps, le président demande pourquoi la plainte arrive tardivement, le sénateur Norman blague sur le fait qu’il faut s’attendre à ce que la juge Ginsburg annonce qu’elle s’est fait peloter par Lincoln, le sénateur Graham déclare qu’il « veut bien écouter la dame », mais que l’affaire est ketchup, et le sénateur McConnell affirme qu’il faut urgemment confirmer cette nomination — Merrick Garland, dont le dossier a poireauté 293 jours dans la poussière sénatoriale, doit rire jaune.

Or, il y a bien urgence… côté républicain. D’une part, dans dix États où Trump a gagné, les républicains comptent utiliser des votes contre Kavanaugh pour ravir des sièges aux démocrates. D’autre part, cette nomination est cruciale pour légitimer – notamment quant aux évangéliques — qu’ils s’accrochent aux basques d’un président libidineux et erratique. D’autant que les lignes de fracture se creusent : tandis que le nombre de femmes candidates aux élections de novembre atteint des records, il y a un écart de 16 points entre femmes et hommes sur la confirmation de Kavanaugh. Un drame sénatorial aux heures de grande écoute pourrait ne pas jouer en faveur du GOP.

L’enjeu est plus grand encore, car cette nomination à vie a un impact sur la nature des décisions de la Cour, sur les dossiers qu’elle va choisir d’étudier, mais aussi parce que la forme de cette nomination a une incidence sur la légitimité d’une des branches du système politique américain dans une démocratie fragilisée — ce dont le juge en chef Roberts est particulièrement conscient. Et ce, d’autant qu’il y a d’autres acteurs dans l’arène et de grandes quantités d’argent obscur (dark money). Selon le Brennan Center, le groupe Demand Justice a dépensé plus de 860 000 $ pour contrer Kavanaugh, tandis que le Judicial Crisis Network (qui intervient à tous les paliers de la hiérarchie judiciaire pour promouvoir des juges conservateurs) a misé 3 millions sur la candidature de Kavanaugh (après en avoir dépensé 7 pour bloquer Garland et 10 pour soutenir Gorsuch).

Dès lors, une femme — les femmes en général —, qu’elle ait raison ou tort, pourrait ne pas faire le poids face à ce rouleau compresseur. À moins, bien sûr, que #MeToo amène le Congrès, sans contrevenir au droit à une défense équitable, à opter pour les choix qu’il n’a pas faits il y a 27 ans.

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Main-d’oeuvre: haro sur une pénurie d’arguments

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L’économiste Gérard Bélanger de l‘Université Laval publiait dans Le Soleil du 13 mars 2017 une réflexion sur le faible pouvoir d’attraction des villes de Québec et de Montréal quant au reste du Canada pour expliquer qu’un taux de chômage faible tend à signifier qu’il y a peu d’emplois rémunérateurs à Québec, tandis que Montréal se fait damer le pion par Ottawa et Toronto au même chapitre.

Le 26 juillet dernier, l’Institut économique de Montréal y allait aussi de statistiques intéressantes pour illustrer à nouveau le pouvoir d’attraction anémique de Montréal et de Québec pour les jeunes en soulignant la perte de 230 000 personnes de moins de 35 ans de 1981 à 2017.

Pendant ce temps, dans ma pratique professionnelle d’avocat spécialisé en droit de l’emploi dans l’intérêt des employés, je constate depuis quelques années et encore très récemment que les emplois occupés par de hauts salariés (entre 100 000 $ et 160 000 $ par année) sont purement et simplement abolis malgré le « plein emploi » et la « pénurie de main-d’oeuvre » allégués, mots d’ordre dont les chambres de commerce et le Conseil du patronat nous abreuvent chaque semaine.

Je constate également que des professionnels d’expérience dans des secteurs dynamiques gagnant 140 000 $ par année sont brutalement évincés par un candidat externe prêt à travailler à 90 000 $ par année pour se faire les dents. Paradoxalement, ces réorganisations au rabais dans les grandes entreprises sont même copiées par des organismes publics de promotion économique subventionnés à 100 % par l’État. Il s’agit d’un exemple éloquent où les bottines peinent à suivre les babines.

Autre facteur visant à relativiser les cassandres de la « pénurie de main-d’oeuvre » : les clauses de non-concurrence d’une durée de un à deux ans imposées par les employeurs et qui visent à empêcher la mobilité des professionnels et des scientifiques en les privant de leur liberté de travailler une fois sans emploi. La Californie, cet étalon du progrès technologique et de la créativité, a interdit les clauses de non-concurrence dans les contrats d’emploi pour lutter précisément contre la pénurie de main-d’oeuvre.

Étudiants universitaires

Dans ma pratique, j’ai même constaté que des employeurs avides de main-d’oeuvre à bon marché exigeaient de telles clauses de non-concurrence à des… étudiants universitaires en stage de formation sous-rémunérés. Le gouvernement libéral, par sa réforme ratée de la Loi sur les normes du travail, a manqué une belle occasion d’écouter les critiques qui suggéraient d’interdire de telles clauses qui accentuent la pénurie de main-d’oeuvre.

C’est aussi sans compter sur les résistances profondes des entreprises constatées par le sondage récent de la Banque de développement du Canada envers l’embauche de personnes issues de l’immigration (5 septembre 2018). Dans ma pratique, j’ai souvent observé des travailleurs immigrants condamnés à rentrer dans leur pays, trompés par la fausse représentation d’employeurs sans scrupule qui les congédiaient peu de temps après leur embauche. Cela laisse des traces à l’étranger.

Malgré les 15 ans de pouvoir du Parti libéral de Philippe Couillard, ce gouvernement aura été incapable d’anticiper ce phénomène et de contenir cet exode des talents, incompétent en la matière, se désolant en pleine campagne électorale d’observer la fermeture partielle d’un Subway ou d’un McDo à Val-d’Or.

Il ne faut pourtant pas se surprendre à savoir que travailler au salaire minimum à raison de dix heures par semaine non garanties avec des horaires variables soit peu alléchant pour quiconque, toutes origines confondues. Évidemment, le gouvernement Couillard aura plutôt préféré soutenir la dictature des médecins et leur corporatisme détestable au lieu d’investir dans la formation et dans la productivité des entreprises.

Et je passe presque sous silence ce sabotage du développement international alors que nos politiques délétères de recrutement d’étudiants étrangers pillent les cerveaux des pays démunis venus apprendre au Québec pour mieux outiller leur pays.

En définitive, ce faux enjeu de la pénurie de la main-d’oeuvre vise à occulter le véritable objectif poursuivi par le gouvernement libéral : faciliter la création d’un bassin de main-d’oeuvre à bon marché pour mieux s’ajuster à la concurrence de ces « modèles » de développement économique et démocratique que sont devenus la Chine et ses satellites dociles. Pour paraphraser l’adage : si le taux de chômage est bas au Québec, c’est parce qu’il n’y a pas d’ouvrage.

Le reste, vous l’aurez compris, ne sert qu’à agiter l’épouvantail électoraliste de l’instabilité comme sait si bien le faire Trump pour se rendre indispensable.

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La sécurité alimentaire, un droit fondamental pour les élèves

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La sécurité alimentaire est un droit fondamental reconnu par la Déclaration des droits de l’homme promulguée en 1948. À titre de commissaire scolaire dans Centre-Sud, l’un des quartiers les plus défavorisés du Québec, je m’imagine mal que la réévaluation du statut de défavorisation de leur école — effectuée à partir d’un calcul du Comité de gestion de la taxe scolaire de Montréal — puisse soudainement priver nos élèves de l’accès à un repas. Or, voilà exactement ce qui arrive à l’école Jean-Baptiste Meilleur de mon quartier. Son indice a bondi. Désormais, elle ne se qualifie plus pour la mesure alimentaire. Pourtant, ce sont toujours les mêmes élèves qui fréquentent l’école. Aucun repas ne leur est servi. Ils se rendent à l’école le ventre vide. Cette situation est vraiment triste et enrageante.

Une épée de Damoclès plane au-dessus de bien d’autres établissements primaires et secondaires dans la foulée de la vaste densification entérinée par la Ville de plusieurs quartiers montréalais, et de l’émergence de pôles résidentiels qui alimentent la spéculation du marché et font bondir l’évaluation foncière. La pauvreté demeure. La stigmatisation croit. L’exclusion se fait sentir.

Par l’entremise d’une résolution adoptée par son conseil des commissaires, la Commission scolaire de Montréal (CSDM) demande donc au ministère de l’Éducation d’implanter une politique alimentaire plus complète que celle en vigueur actuellement. Celle-ci devrait avoir pour objectif de distribuer un repas gratuit et de qualité à tous les élèves dans l’ensemble de ses écoles, sans distinction sociale, économique et géographique.

Année après année, nous faisons le terrible constat que l’offre de services varie d’une école à l’autre. En plus de créer iniquité et discrimination, elle hypothèque l’égalité des chances et malmène les principes fondamentaux du Québec, dont la protection de sa jeunesse.

Les quelque 50 millions de dollars sur cinq ans annoncés par le ministre Proulx, pour permettre aux commissions scolaires d’offrir des petits-déjeuners dans les écoles de milieux défavorisés dès la prochaine rentrée scolaire, constituent une mesure essentielle, mais qui n’atteint pas la cible, soit l’égalité des chances. En effet, cette mesure — mise en place en partenariat avec le Club des petits-déjeuners — permet de déployer une offre de service si l’école le souhaite ou si l’espace le lui permet. Ce faisant, elle rejoint uniquement le tiers des écoles du Québec, les plus défavorisées, excluant encore une fois les élèves démunis scolarisés dans des milieux favorisés. Malgré cette initiative, la stigmatisation et la discrimination des élèves pauvres sont ainsi appelées à subsister dans les écoles du Québec.

Nourrir ses élèves devrait être considéré comme un investissement plutôt qu’une dépense.

Toutes les études scientifiques l’ont démontré. Une bonne alimentation contribue au développement des aptitudes cognitives des élèves et favorise la réussite scolaire. Une saine alimentation apporte son lot de bénéfices, comme celui de s’asseoir à table autour d’un même repas, une habitude bénéfique pour la socialisation des enfants. L’Alberta l’a bien comprise en bonifiant son projet-pilote de 10 millions supplémentaires.

Collectivement, nous ne pouvons plus accepter que de telles inégalités puissent exister à la fois dans nos milieux favorisés et défavorisés, que la réussite des élèves moins chanceux soit hypothéquée ou écartée. Tous les élèves doivent pouvoir bénéficier dès maintenant des fruits de la croissance québécoise.

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La révélation | Le Devoir

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Lors de son passage à Tout le monde en parle au début de 2017, l’homme d’affaires Alexandre Taillefer n’a pas tari d’éloges à l’égard de la co-porte-parole de Québec solidaire Manon Massé. Sans douter de la bonne foi de M. Taillefer, celui qui est depuis devenu le chef de campagne du Parti libéral du Québec a encore davantage de raisons de vanter les mérites de Mme Massé maintenant que le vote du 1er octobre est à nos portes. Chaque électeur que QS arrache à la CAQ ou au Parti québécois rapproche le PLQ de la victoire.

En 2017, M. Taillefer estimait que Mme Massé était « un actif que le Québec sous-exploite » et disait croire qu’elle « ferait une excellente ministre ». S’il est réélu, Philippe Couillard ferait-il de Mme Massé sa ministre de la lutte contre la pauvreté pour effacer la dette qu’il aurait accumulée envers elle ?

Blague à part, les stratèges libéraux doivent être reconnaissants envers Mme Massé, qui, en devenant la révélation de la campagne, a jusqu’ici nui sérieusement aux deux principaux adversaires du PLQ. Le chef du Parti québécois, Jean-François Lisée, a beau avoir passé les trois premières semaines de la campagne en multipliant ses attaques contre la Coalition avenir Québec et son chef, François Legault, c’est QS qui semble récolter les fruits ses efforts alors que la montée du parti gauchiste correspond à la descente du parti le plus à droite sur l’échiquier politique. Cela n’enlève en rien le bien-fondé du choix des électeurs de QS. Mais c’est quand même une drôle d’élection quand des transferts de voix s’effectuent de la CAQ vers QS.

  

On comprend mieux alors la frustration du chef péquiste, qui a hier accusé QS d’avoir bénéficié d’une « partie gratuite » depuis le début de la campagne, et ce, après s’être attaqué sans succès à la structure atypique de QS lors du Face-à-face à TVA jeudi soir.

Quand QS ne constituait une menace que dans une poignée de circonscriptions, il était peut-être compréhensible que les gaffes de Mme Massé ou le cadre financier pour le moins discutable de QS n’accaparent pas l’attention des médias ou des électeurs. Mais si M. Couillard ou l’un des autres aspirants au poste de premier ministre avait erré en déclarant que l’anglais constituait une langue officielle du Québec, pensez-vous qu’on l’aurait ménagé comme on l’a fait dans le cas de Mme Massé ?

Manifestement, la langue n’est pas au coeur des préoccupations de Mme Massé, qui n’est pas entrée en politique principalement pour protéger l’identité québécoise. Son engagement politique tourne autour de l’instauration d’un autre modèle de développement économique, durable selon elle, et dont la réalisation nécessitera inévitablement l’indépendance du Québec.

  

En attendant, QS propose d’augmenter l’impôt des particuliers et des entreprises par plus de quatre milliards de dollars par année — sans parler des neuf autres milliards en « nouvelles sources de revenus et d’économies » qu’énumère son cadre financier — alors que le fardeau fiscal des Québécois est déjà plus lourd qu’ailleurs en Amérique du Nord. On a beau dire vouloir gouverner d’une « autre façon », QS ne peut pas faire abstraction du fait que notre économie évolue toujours dans un système capitaliste mondial qui n’est pas à la veille de reconnaître l’exception québécoise. Quand Mme Massé dit que QS irait « chercher l’argent » que les gouvernements libéraux et péquistes successifs n’ont pas eu le « courage » d’aller chercher, c’est sans doute de la musique aux oreilles de la base anticapitaliste de QS. Mais la fuite de capital qu’entraînerait l’adoption des mesures solidaires laisserait l’État québécois dans une bien mauvaise position pour réaliser toutes les promesses que Mme Massé a faites depuis le début de la campagne.

« Êtes-vous un parti révolutionnaire socialiste ? » a demandé à Mme Massé le président de la Chambre du commerce du Montréal métropolitain, Michel Leblanc, après son discours devant la CCMM jeudi dernier. Les gens d’affaires qui avaient assisté à son discours n’avaient pas à attendre sa réponse pour tirer leur propre conclusion.

Si jamais QS détient la balance du pouvoir dans une prochaine législature, quelles seront ses exigences budgétaires envers un gouvernement caquiste ou libéral ? Déjà, l’idée de QS de vider le Fonds des générations pour financer sa lutte contre les changements climatiques a de quoi faire sourciller. Si l’engagement de QS envers la lutte contre les gaz à effet de serre mérite d’être salué, il propose systématiquement les méthodes les plus chères et les moins efficaces pour y arriver. Réaffecter les 12,5 milliards en versements prévus du Fonds des générations pour financer des mesures chères aux environnementalistes, mais qui ne donnent pas des résultats concluants, serait une trahison.

Qu’on ne se méprenne pas, Mme Massé demeure la révélation de cette campagne, non pas pour ses promesses irréalistes, mais pour son comportement exemplaire et pour l’humanisme et l’authenticité qu’elle dégage. En sachant mobiliser les jeunes, elle rend un grand service à la démocratie québécoise. Mais en démocratie, il ne devrait jamais y avoir des parties gratuites.


Une précédente version de ce texte, qui évoquait la liquidation du Fonds des générations plutôt que la réaffectation des versements futurs, a été corrigée.

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Les frères ennemis | Le Devoir

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François Legault avait une double raison de se féliciter du débat de jeudi soir. Non seulement il a offert une performance qui devrait stopper la dégringolade de la CAQ, mais le regain d’animosité entre le PQ et Québec solidaire doit le réjouir au plus haut point.

De passage au Devoir vendredi matin, Jean-François Lisée n’a exprimé aucune contrition pour sa condescendance envers Manon Massé, bien au contraire. Ceux qui pouvaient encore espérer une forme de rapprochement d’ici le 1er octobre pour « barrer la route à la droite » doivent en faire leur deuil. Même après l’élection, la reprise du dialogue s’annonce difficile.

On peut comprendre la frustration de M. Lisée, qui avait beaucoup misé sur une alliance électorale avec QS après avoir été élu chef du PQ. Alors que plusieurs préconisaient un recentrage, il a plutôt choisi un déplacement vers la gauche en espérant faciliter une entente avec QS.

Au printemps 2017, il avait dénoncé vigoureusement ce qu’il appelait le « Politburo » de QS, dont l’appellation officielle est le Conseil national de coordination, qui avait effectivement joué un rôle dans le rejet de la « convergence » vers l’indépendance et de la « feuille de route » commune qui avait été négociée entre le PQ, QS, Option nationale et le Bloc québécois, sous les auspices des Organisations unies pour l’indépendance (OUI), présidées par Claudette Carbonneau.

S’il est vrai que certains membres du « Politburo » étaient hostiles à une alliance électorale, qui constituait un enjeu distinct de la « convergence », la majorité des militants solidaires n’en voulaient pas non plus. Au Congrès de mai 2017, ils ont clairement dit à quel point les positions identitaires du PQ les horripilaient, sans parler de la méfiance que M. Lisée lui-même leur inspirait.

  

La montée de QS a de quoi inquiéter le PQ, mais la façon et le moment que M. Lisée a choisis pour reprendre le procès de ses structures internes — passablement complexes, il est vrai — risquent d’avoir pour effet de consolider le vote solidaire. La très grande majorité des auditeurs de TVA devaient d’ailleurs se demander de quoi il parlait.

Il en a remis vendredi matin lors de sa rencontre avec l’équipe éditoriale du Devoir. Selon lui, en s’efforçant de faire des gains presque exclusivement aux dépens du PQ, qui pourrait former « le gouvernement le plus progressiste en Amérique du Nord », QS témoigne de son indifférence envers le bien commun.

L’appel au « vote stratégique » que le chef du PQ a lancé il y a dix jours est d’ailleurs à sens unique. Il invite les électeurs solidaires à appuyer les candidats péquistes là où ils pourraient l’emporter sur la CAQ ou le PLQ, mais il n’est pas question de demander aux électeurs d’appuyer un candidat solidaire qui serait dans la même situation.

Quand un chef de parti se plaint que les faits et gestes d’un adversaire ne sont pas suffisamment scrutés par les médias, c’est qu’il commence à être inquiet. La progression de QS dans les sondages, alors que les intentions du PQ stagnent, fait manifestement craindre à son chef qu’il soit supplanté par QS comme véhicule privilégié du projet souverainiste.

  

M. Lisée nie que la démarche vers l’indépendance proposée par QS soit plus expéditive que la sienne, mais il a réitéré qu’« un gouvernement péquiste ne préparera pas la souveraineté » dans un premier mandat, alors que le programme de QS prévoit d’« enclencher dès son arrivée au pouvoir une démarche d’Assemblée nationale » devant mener à la rédaction de la constitution d’un Québec souverain.

On peut douter, comme le fait M. Lisée, qu’une assemblée élue au suffrage universel permette d’arriver à ce résultat, puisqu’elle risque d’être composée d’une majorité de fédéralistes, mais il demeure que le processus d’accession à la souveraineté proposé par QS démarrerait et pourrait théoriquement être complété dans un premier mandat, alors qu’un gouvernement péquiste attendrait un deuxième mandat.

En cas de défaite du PQ, le chef du PQ n’est pas en mesure de dire s’il proposerait simplement de décaler la séquence de quatre ans, ce qui renverrait la tenue du référendum après 2026, ou si toute la démarche serait revue. En supposant que lui-même soit toujours là, bien entendu.

Ces questions peuvent sembler bien ésotériques, dans la mesure où les chances qu’un gouvernement péquiste ou solidaire soit élu le 1er octobre sont pratiquement nulles, mais elles ne manqueront pas d’alimenter les discussions au sein de la famille souverainiste après l’élection.

Ce n’est sûrement pas François Legault qui va s’en plaindre si la chicane commence dès maintenant. Le dernier sondage Léger, qui donnait son parti à quasi-égalité avec le PLQ, avait de quoi l’inquiéter. La moindre progression du PQ risquait de procurer la victoire aux libéraux. Plus le vote souverainiste sera divisé, mieux ce sera pour lui.

 


Une version précédente de cet article, qui indiquait Claude Carbonneau au lieu de Claudette Carboneau a été corrigée.

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