Six initiatives contre la pandémie

1. Technologie
Imprimantes 3D, à vous de jouer
« On en sort actuellement 100 par jour, mais la semaine prochaine, on espère doubler notre production. » Jeanne Couture, directrice générale d’Artefact urbain, est enthousiaste. L’initiative lancée par son entreprise culturelle fonctionne bien.

Après avoir perdu tous ses contrats à cause de la pandémie, la firme qui conçoit normalement des maquettes pour des œuvres d’art public fabrique aujourd’hui des visières de protection « temporaires » pour le milieu de la santé. « On a créé un réseau avec nos contacts dans le milieu des arts et on s’est monté une petite armée d’artistes et de makers qui ont accès à une imprimante 3D », explique Mme Couture.

Chacun a accès au même modèle offert en ligne gratuitement. Artefact se charge en outre de l’assemblage et de la livraison aux clients. La firme s’occupe aussi de prendre les commandes.

La demande est d’abord venue d’optométristes au pays, car le père du directeur technique d’Artefact, Aaron Bass, pratique ce métier. Inquiet de voir les réserves de visières s’épuiser au sein de son ordre professionnel, il en a glissé un mot à son fils.

« On est rentrés dans le réseau des optométristes au départ, mais là, on vient de recevoir une commande d’un hôpital de Sherbrooke pour 100 visières. Des infirmières de Montréal nous appellent pour nous en commander parce que c’est back order [en rupture de stock] partout. Du personnel dans les pharmacies aussi… », explique Jeanne Couture.

Une visière est vendue au prix coûtant de 20 $, et les artistes reçoivent 5 $ pour chaque unité fabriquée. L’idée n’est donc pas de faire du profit, affirme Mme Couture, mais de prêter main-forte aux travailleurs de la santé.

En ces temps de pandémie, ils en ont bien besoin.

Guillaume Lepage 

2. Éducation
Des professeurs rassurants

Un peu partout au Québec, des professeurs se mobilisent pour prendre des nouvelles de leurs élèves et les rassurer.

La première fois que Mme Sophie a appelé sur Skype pour prendre des nouvelles de son élève, les yeux de Milo, 9 ans, se sont agrandis de stupéfaction. « Il était bouche bée, raconte sa mère, Julie Robillard. Il était un peu ému et même gêné. »

Le lendemain, c’est la classe au grand complet qui était réunie avec Mme Sophie sur la plateforme Zoom. « Elle prend de leurs nouvelles, leur demande ce qu’ils font de leurs journées. Elle les rassure aussi : elle leur dit de ne pas s’inquiéter, que les professeurs de l’année prochaine vont être au courant qu’ils n’ont pas eu toute la matière. Elle les sécurise », résume la mère de Milo.

La première rencontre a si bien fonctionné que Mme Sophie a décidé de récidiver tous les jeudis matin, pour le plus grand bonheur de Milo et de sa mère, qui trouve que Mme Sophie est vraiment la #meilleureprof.

D’autres initiatives similaires ont vu le jour ces dernières semaines. L’une des plus populaires est celle de Gabrielle Chamberland. L’enseignante en adaptation scolaire de l’école Chomedey-de-Maisonneuve a contacté une trentaine de professeurs du Québec, qui ont chacun enregistré un petit message d’encouragement pour leurs élèves. La vidéo « À toi mon élève » est devenue virale. Les professeurs disent à leurs élèves qu’ils pensent à eux, qu’ils s’ennuient, qu’ils les aiment et tentent de se faire rassurants en leur répétant que « ça va bien aller ».

Jessica Nadeau 

3. Réflexion
Réfléchir ensemble à la crise
Si les librairies sont fermées et que certaines maisons d’édition ont mis leurs nouvelles publications sur pause, il est toujours permis de réfléchir et de faire circuler les idées. Écosociété a ainsi lancé cette semaine une série de capsules vidéo « Immunité critique », dans lesquelles des essayistes se penchent sur la crise actuelle, avec le sens critique qui leur est cher.

« Plus que jamais, nous avons besoin de solidarité, de courage et d’idées fortes. Non seulement pour traverser cette épreuve, mais aussi pour donner un sens à notre trajectoire collective », explique la maison d’édition.

C’est l’occasion donc de prendre un pas de recul pour mieux comprendre ce que nous vivons durant la pandémie, mais aussi penser déjà à l’après-coronavirus.

C’est le philosophe et auteur Alain Deneault qui a lancé les festivités lundi en rappelant que nous mesurons pleinement ces dernières semaines le coût des paradis fiscaux, qui ont d’après lui appauvri les services publics, et particulièrement le milieu de la santé.

« Dans un très grand nombre de contextes, la question des paradis fiscaux se pose. Et aujourd’hui évidemment, de manière dramatique. Parce qu’on aurait besoin d’un état fort, d’instruments, d’infrastructures, de personnel en ce moment, mais pour ce faire, il faut le financer », a-t-il expliqué en direct de son bureau, en plein confinement.

Dans les prochaines capsules vidéo, les répercussions de la crise actuelle seront analysées sous tous les angles : changements climatiques, souveraineté alimentaire, économie, politique, etc..

Annabelle Caillou

4. Production
Les microdistilleries se mettent au désinfectant

Au lieu de produire de l’alcool, plusieurs microdistilleries ont décidé de participer à la fabrication de désinfectant pour les mains, un produit devenu rare en pleine pandémie de coronavirus.

Les autorités publiques ne cessent de le répéter : lavez-vous les mains. Et puisqu’il n’est pas facile au quotidien d’avoir toujours de l’eau et du savon à portée de main, les magasins et les pharmacies se sont fait complètement dévaliser de gel désinfectant, comme le Purell.

Le Regroupement Gelamain Québec a donc décidé la semaine dernière de produire près de 25 000 litres de désinfectant à mains sous différents formats. Ils seront distribués gratuitement dans le réseau de la santé et à certains services essentiels. Le regroupement espère par la suite augmenter sa production pour pouvoir aussi en offrir aux fournisseurs et aux distributeurs de l’industrie agroalimentaire.

Breuvages Trybec (Cowansville), la Distillerie 3 Lacs (Valleyfield), la distillerie La Chaufferie (Granby), la distillerie Cirka (Montréal), la distillerie Fils du Roy (Saint-Arsène) et la distillerie Vice & Vertu (Québec) sont les premiers producteurs à avoir embarqué dans le projet. D’autres microdistilleries de l’Association des microdistilleries du Québec ont déjà démontré leur intérêt.

​Annabelle Caillou
5. Engagement 
Don de masques
Étant donné que les masques se font de plus en plus rares, des particuliers et des entreprises se mobilisent pour donner leurs surplus au réseau de la santé.

« À tous mes contacts dans le domaine de la santé, ce n’est pas grand-chose, mais j’ai quatre boîtes de masques que je pourrais livrer à une clinique dans le besoin », a écrit Nadine Bouchard sur sa page Facebook.

En trente minutes à peine, la propriétaire d’un salon d’esthétique de Brossard a trouvé preneur : une clinique médicale et un organisme à but non lucratif qui fait des interventions à domicile pour les personnes avec des problèmes de santé mentale.

Avant de mettre son message sur Facebook, Nadine Bouchard a songé à contacter le ministère de la Santé pour offrir ses masques, mais elle ne pensait pas qu’ils prendraient la peine de lui répondre « uniquement pour quatre boîtes », explique-t-elle.

Ils sont plusieurs comme Mme Bouchard à ne pas oser contacter le ministère pour des quantités qui semblent dérisoires en comparaison des besoins qui sont immenses, constate Philippe Tremblay, président de la compagnie québécoise Vertdure, spécialisée dans le traitement de pelouse.

C’est pourquoi l’entrepreneur a eu l’idée d’utiliser les camions et les points de service de sa compagnie pour faire la collecte de tous les masques disponibles au Québec. En quelques jours à peine, des centaines de compagnies ont répondu à l’appel, et plus de 20 000 masques ont déjà été amassés.

De grandes compagnies se mettent aussi de la partie. Desjardins a annoncé jeudi avoir fait don de 60 000 masques de protection au gouvernement du Québec. « Desjardins avait fait l’acquisition de ce matériel il y a quelques mois à la suite de la révision de son plan de continuité en cas de pandémie », a expliqué l’entreprise dans un communiqué.

Jessica Nadeau 

6. Recherche
La course aux respirateurs artificiels
Un professeur de l’Université Queen’s, en Ontario, Arthur McDonald, travaille présentement à mettre au point un respirateur artificiel 100 % canadien destiné à la production de masse. Pour ce faire, l’appareil doit être composé d’un minimum de pièces facilement accessibles sur le marché canadien, et il doit être parfaitement fonctionnel.

Le Dr McDonald, l’un des trois lauréats du prix Nobel de physique en 2015, n’est évidemment pas seul dans sa tâche. Il est épaulé par des chercheurs de l’accélérateur de particules TRIUMF, à Vancouver, et des laboratoires nucléaires canadiens de Chalk River, en Ontario.

Les équipes du Dr McDonald s’inspirent des travaux de l’équipe de Cristiano Galbiati, un professeur de Princeton qui travaille présentement à Milan, où le coronavirus frappe durement. Il a conçu un prototype, qui fait l’objet d’une série de tests actuellement. Si les résultats sont concluants, le Dr Galbiati s’est engagé à diffuser rapidement les plans de l’appareil au bénéfice du monde entier.

Plus près de nous, la firme montréalaise CAE, surtout connue pour fabriquer des simulateurs de vol, a déjà mis au point un respirateur artificiel. Elle a développé l’appareil en 11 jours, avec une équipe de 12 personnes. Il faut dire que l’entreprise commercialise déjà des appareils médicaux destinés à la formation du personnel soignant. Pour l’instant, CAE attend le feu vert de Santé Canada pour commercialiser son produit, directement depuis ses installations montréalaises.

Vent de résistance pour soutenir les femmes enceintes

La résistance s’organise pour dénoncer la décision de l’Hôpital général juif de Montréal d’interdire aux femmes enceintes d’être accompagnées lors de leur accouchement. Professeurs de droit, professionnels de la santé, citoyens et parents inquiets interpellent le gouvernement, chacun à leur façon, pour rappeler à l’ordre l’établissement et empêcher que cette mesure jugée « cruelle » ne se généralise à travers la province.

« Les femmes doivent pouvoir être accompagnées dans un moment aussi charnière et traumatisant de leur vie, d’autant plus que bon nombre d’entre elles sont profondément inquiètes de donner naissance en contexte de pandémie », plaident dans une lettre envoyée au Devoir plus d’une cinquantaine de professeurs des facultés de droit de huit universités.

L’Hôpital général juif (HGJ) a décidé vendredi dernier d’interdire la présence d’un partenaire ou d’une personne désignée lors des accouchements et pendant la période post-partum, et ce, aussi longtemps que durera la pandémie. Cette mesure vise à protéger le personnel de la santé, après que des femmes enceintes et leurs proches ont fait fi des consignes en circulant dans les couloirs ou en refusant de porter un masque alors qu’ils présentaient des symptômes de la COVID-19.

Cette décision n’a pas manqué de soulever la grogne des parents sur le point d’agrandir leur famille, mais aussi dans le milieu du droit. Pour les signataires de la lettre, il en va du droit des femmes et des enfants à naître d’avoir des soins de qualité. Ils pressent ainsi le premier ministre, François Legault, et la ministre de la Santé, Danielle McCann, de rappeler à l’ordre l’HGJ — et les autres centres hospitaliers qui pourraient lui emboîter le pas — et de trouver des mesures intermédiaires.

Car il est possible, disent-ils, de respecter ces droits tout en protégeant le corps médical contre les risques de contamination.

« On comprend que c’est un contexte particulier et on a conscience des risques pour le personnel de la santé, mais ce n’est pas une raison pour négliger les soins apportés aux femmes, qui ont besoin d’un soutien psychologique et physique du proche qui les accompagne », fait valoir Alain Roy, professeur de droit à l’Université de Montréal et cosignataire principal de la lettre.

L’enfant qui arrive dans un monde bouleversé par le nouveau coronavirus a également le droit d’être « préservé des risques associés à un accouchement qui se déroulera dans un contexte social très anxiogène pour la mère et son ou sa partenaire ».

« Ce sont des soins essentiels », insiste Andréanne Malacket, professeure de droit de la famille à l’Université de Sherbrooke et cosignataire de la lettre. Elle-même enceinte de 33 semaines, elle craint de voir cette directive faire des petits dans d’autres hôpitaux, dont celui où elle doit accoucher, à Longueuil.

Empêcher les femmes enceintes d’être accompagnées va de plus à l’encontre des recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), note-t-elle.

Nouveaux projets pour le Club de ski de fond de Sept-Îles

En ce début de nouvelle saison, le Club de ski de fond Rapido de Sept-Îles travaille sur un projet de bâtiment d’accueil permanent qui servirait à l’ensemble de la base de plein air du Lac des Rapides. En attendant, les membres du club se réjouissent de l’acquisition d’une nouvelle dameuse.

C’était journée porte ouverte samedi au club de ski. Pour célébrer cette nouvelle saison de glisse, le président du Club de ski de fond Rapido a présenté aux membres la nouvelle dameuse qui permettra d’entretenir les différents sentiers.

La nouvelle dameuse du Club de ski de fond Rapido de Sept-Îles

Photo : Radio-Canada / Alix-Anne Turcotti

C’est quand même une valeur de 350 000 $. Pour un club de notre envergure, c’est un gros investissement, et ça a été rendu possible grâce à la participation de Développement économique Canada dans une proportion importante de 60 % et d’autres partenaires, explique le président du Club de ski de fond Rapido, Gaétan Talbot.

Ce nouvel équipement acquis, les membres du club poursuivent leur sensibilisation auprès de la Ville de Sept-Îles pour la création d’un nouvel édifice d’accueil au Lac des rapides. Gaétan Talbot souhaiterait que le bâtiment serve été comme hiver pour toutes les activités récréatives de l’endroit.

Depuis quelques années, le club de ski de fond accueille les skieurs dans une roulotte aménagée à cet effet : une solution considérée comme temporaire par les responsables.

Les bâtiments d’accueil du Club de ski de fond Rapido à Sept-Îles

Photo : Courtoisie : Club de ski de fond Rapido

Il y a des embûches actuellement qui font que le projet est retardé, par exemple, l’accès à l’eau potable. Curieusement, on est à côté de la source d’eau potable et on a de la difficulté à aller chercher dans la nappe phréatique. Le président du club espère que ces difficultés seront bientôt surmontées. Il s’agira par la suite de trouver le financement à ce projet, ajoute-t-il.

Nouveauté

Cette année, l’accès aux différents sentiers de ski de fond et la location d’équipement sont gratuits pour les enfants de moins de 12 ans.

C’est aussi bien pour les jeunes de l’école que pour les jeunes qui viennent avec leurs parents, précise la vice-présidente de l’école de ski, Manon Otis.

Cette année, le Club de ski de fond Rapido compte 212 membres.

Une boisson frappée végétalienne pour tous les amateurs de desserts

(EN) Compte tenu des changements apportés au Guide alimentaire canadien qui recommande de consommer davantage d’aliments à base de plantes, il est maintenant temps d’essayer de nouvelles recettes. Cette boisson frappée végétalienne composée de produits végétaux constitue la parfaite petite gourmandise pour vos réceptions en plein air cet été.

S’inspirant de la pêche Melba, cette boisson frappée est à base de noix de coco, donc sans produits laitiers, tandis que la mangue surgelée remplace à la perfection le populaire fruit à noyau. Résultat : une jolie couleur pêche alléchante qui complète les nuances exotiques de cette boisson onctueuse bien fraîche et désaltérante.

« Végétal n’est pas forcément synonyme de fade », dit Martin Patenaude, Chef pour les Écoles culinaires PC. Il ajoute que cette boisson frappée tendance est une gourmandise estivale qui fera fureur auprès de vos invités.

Boisson frappée Melba à la mangue

Temps de préparation : 10 minutes
Prêt en : 10 minutes
Portions : 2

Ingrédients 

  • 250 ml (1 tasse) de morceaux de mangues surgelés
  • 250 ml (1 tasse) de Substitut de yogourt probiotique sans produits laitiers au lait de coco de culture saveur vanille PC, divisé
  • 90 ml (6 c. à soupe) de jus d’orange fraîchement pressée, divisé
  • 90 ml (6 c. à soupe) de dessert végétal surgelé à la mangue et au lait de coco, divisé
  • 250 ml (1 tasse) de framboises rouges entières surgelées
  • 4 framboises fraîches, pour la garniture

Méthode 

  1. Mélanger la mangue, 125 ml (½ tasse) de substitut de yogourt, 45 ml (3 c. à soupe) de jus d’orange et 30 ml (2 c. à soupe) de dessert surgelé dans le mélangeur; mixer jusqu’à obtention d’une texture lisse et onctueuse, en ajoutant 30 ml (2 c. à soupe) d’eau ou du jus d’orange au besoin pour obtenir la consistance souhaitée. Verser le mélange dans deux grands verres de 250 ml (1 tasse), en le répartissant de manière égale.
  2. Astuce : Utilisez une passoire à tamis fin pour éliminer la pulpe du jus d’orange avant de le verser dans le mélangeur.
  3. Mélanger les framboises surgelées, les 125 ml (½ tasse) de substitut de yogourt et les 45 ml (3 c. à soupe) de jus d’orange restants dans le même mélangeur; mixer jusqu’à obtention d’une texture lisse et onctueuse. Verser la préparation sur le mélange à la mangue, en la répartissant uniformément. Remuer pour créer un effet ombré.
  4. Garnir chaque boisson frappée avec les 30 ml (2 c. à soupe) de dessert surgelé restants. Garnir de framboises fraîches, en les répartissant uniformément.

Information nutritionnelle par portion : 260 calories, 5 g de lipides (dont 3,5 g de gras saturés), 25 mg de sodium, 53 g de glucides, 1 g de fibres, 37 g de sucres et 3 g de protéines.

Cet été, ajoutez de la saveur à vos pâtes

(EN) Mayonnaise et macaroni, écartez-vous! Les tomates séchées au soleil et la bette à carde de saison mettent l’été à l’honneur dans cette salade de pâtes améliorée composée de délicats girasoli, une pâte farcie qui doit son nom à sa forme de tournesol. Pour changer du basilic, ce pesto est une excellente façon de savourer la bette à carde : un peu de parmesan au goût prononcé, des pignons de pin et un soupçon de citron acidulé atténuent l’amertume de ce légume vert à feuilles.

Vous voulez changer le profil de saveur? Michelle Pennock, cheffe cuisinière de la cuisine-laboratoire PC,vous donne cette astuce pour cuisiner ce plat très coloré :. « Remplacez les pignons de pin par des noix ou des amandes grillées hachées, si vous le souhaitez. »

Salade de pâtes aux tomates séchées au soleil avec pesto de bette à carde

Temps de préparation : 15 minutes
Temps de cuisson : 4 minutes
Temps de refroidissement : 15 minutes
Prêt en : 35 minutes
Portions : 6

Ingrédients

  • Demi-botte de bette à carde (en séparant les feuilles et les tiges)
  • 600 g (1 emb.) de Pâtes Girasole mozzarella et tomates séchées au soleil PC SplendidoMD (pâtes aux œufs farcies italiennes traditionnelles)
  • 150 ml (2/3 tasse) d’huile d’olive extra-vierge
  • 2 gousses d’ail, finement hachées
  • 90 ml (6 c. à soupe) de pignons de pin, grillés
  • 90 ml (6 c. à soupe) de fromage parmigiano reggiano affiné à pâte dure vieilli 24 mois, râpé
  • 15 ml (1 c. à soupe) de jus de citron fraîchement pressé
  • 2 ml (½ c. à thé) de sel
  • 1 ml (¼ c. à thé) de poivre noir
  • 25 ml (2 c. à soupe) de tomates séchées au soleil hachées dans de l’huile assaisonnée

Méthode 

  1. Hacher grossièrement les feuilles de bette à carde. Réserver. Trancher finement les tiges de bette à carde.
  2. Faire bouillir 2 L (8 tasses) d’eau légèrement salée dans une grande casserole. Ajouter les pâtes et les tiges de bette à carde; faire cuire de 3 à 4 minutes, en remuant de temps en temps et en réduisant le feu au besoin pour maintenir une légère ébullition. Égoutter. Étaler les pâtes en une seule couche sur une plaque de cuisson tapissée de papier sulfurisé. Verser un filet de 30 ml (2 c. à soupe) d’huile. Laisser entièrement refroidir pendant 15 minutes environ.
  3. Pendant ce temps, mélanger ensemble l’ail et 60 ml (1/4 tasse) de pignons de pin et de fromage (chaque) dans le robot culinaire jusqu’à ce qu’ils soient finement hachés. Ajouter les feuilles de bette à carde. Avec le moteur en marche, verser graduellement en filet les 125 ml (1/2 tasse) d’huile restants jusqu’à obtention d’une texture lisse. Incorporer le jus de citron, le sel et le poivre.
  4. Mélanger les pâtes avec 125 ml (1/2 tasse) de pesto dans un grand saladier pour bien les enrober. Conserver le reste de pesto pour un autre usage. Garnir de tomates et des 30 ml (2 c. à soupe) de pignons et de fromage (chaque) restants. Servir à température ambiante.

Information nutritionnelle par portion : 460 calories, 29 g de lipides (dont 6 g de gras saturés), 780 mg de sodium, 39 g de glucides, 3 g de fibres, 8 g de sucres et 13 g de protéines.

Une nouvelle technologie donne plus de libertés aux personnes atteintes de diabète

(EN) Selon l’Association canadienne du diabète, au Canada environ 300 000 personnes sont atteintes du diabète de type 1, une maladie auto-immune où l’organisme cesse de produire de l’insuline. Heureusement, grâce à des conseils appropriés et les bons outils et technologies de prise en charge, le diagnostic de diabète de type 1 n’est plus un obstacle.

La surveillance du glucose en continu (SGC) est une innovation toute récente en matière de prise en charge du diabète. La technologie de SGC permet d’effectuer un suivi de l’évolution du taux de glucose à intervalles réguliers. Elle peut fournir aux utilisateurs des résultats en temps réel, toutes les cinq minutes. Comprendre ce qui se passe dans l’organisme lorsque le taux de glucose varie permet de prendre de meilleures décisions qui facilitent la prise en charge proactive de la maladie. Cette technologie élimine presque entièrement le besoin d’effectuer un prélèvement de sang au bout du doigt chaque fois que l’utilisateur veut connaître son taux de glucose.

Un système de SGC change entièrement le mode de prise en charge du diabète de type 1 :

  1. Connaître les taux de glucose en un coup d’œil. La technologie de SGC portable permet de mesurer le taux de glucose à l’aide d’un petit capteur inséré juste sous la peau. Un émetteur fixé sur le dessus du capteur transmet ces données toutes les cinq minutes par communication sans fil à un récepteur ou à un appareil intelligent compatible – comme un téléphone – pour que vous puissiez consulter les données disponibles en un coup d’œil.
  2. Déjouer l’hypoglycémie avant qu’elle n’arrive. Les épisodes d’hypoglycémie (taux de glucose bas) peuvent souvent être angoissants et inconfortables, voire dangereux. Avoir un appareil capable de vous avertir de l’imminence d’un taux de glucose bas peut vous permettre de le déjouer avant qu’il n’arrive. Cette capacité de prédire un taux de glucose bas est particulièrement importante chez les personnes qui ont une perception altérée de l’hypoglycémie, soit les personnes qui ne ressentent pas les symptômes précurseurs d’un taux de glucose bas.
  3. Moins d’inquiétudes concernant le diabète pour profiter davantage du moment présent. La surveillance du glucose en continu et les alertes paramétrables vous préviennent avant que votre taux de glucose soit trop bas ou trop haut, ce qui apaise l’incertitude et élimine le questionnement constant.

Lorsque vous élaborez votre plan de prise en charge du diabète de type 1, consultez votre professionnel de la santé au sujet du système Dexcom G5 Mobile de surveillance du glucose en continu.

Une nouvelle façon de percevoir le diabète de type 1

(EN) Les 300 000 personnes atteintes de diabète de type 1 (une maladie auto-immune où le pancréas cesse de produire de l’insuline) au Canada doivent surveiller constamment leurs taux de glucose et s’administrer des injections d’insuline tout au long de leur vie. Des innovations dans le domaine de la prise en charge du diabète, comme la surveillance du glucose en continu (SGC), font toutefois en sorte qu’un diagnostic de type 1 n’a plus besoin d’être synonyme de découragement et de perte de contrôle.

Par exemple, la technologie de surveillance du glucose en continu améliore du tout au tout la qualité de vie de personnes comme Stephanie Brodie.

Lorsqu’elle avait 14 ans, Stephanie avait hâte de jouer au hockey et de se faire de nouveaux amis à l’école secondaire. Le diagnostic de diabète de type 1 est tombé juste avant son anniversaire. Stephanie a alors entrepris un traitement par multiples injections quotidiennes d’insuline, mais elle a développé une obsession pour contrôler sa glycémie, effectuant jusqu’à 10 tests par prélèvement d’un échantillon de sang au bout du doigt par jour. Elle se sentait excessivement frustrée et constamment hantée par la peur, puisque de nombreux facteurs sont en cause dans la variation du taux de glucose.

Lorsque Stephanie est passée au système Dexcom G5 Mobile de surveillance du glucose en continu, elle a commencé à reprendre le contrôle de sa vie. La capacité de surveiller son taux de glucose en jetant un simple coup d’œil à l’écran de son téléphone ou de sa montre lui a permis d’obtenir une plus grande visibilité et un meilleur contrôle de son état. Grâce à cette technologie, elle peut voir son taux de glucose et savoir dans quelle direction et à quelle vitesse il évolue. Elle peut également obtenir les données dont elle a besoin pour prendre des décisions optimales lui permettant de déterminer la dose d’insuline requise pour maintenir sa glycémie dans la plage acceptable.

En tant que professionnelle active du conditionnement physique et passionnée d’aventures en plein air, Stephanie peut maintenant profiter des choses qu’elle a toujours rêvé de faire – comme une randonnée pédestre entre l’Alaska et la Colombie-Britannique.

« Dexcom a consolidé ma confiance en moi et m’a donné une plus grande tranquillité d’esprit. Dexcom a rendu ma vie beaucoup plus simple et moins stressante », dit-elle.

Comment freiner la crise des opioïdes dans les petites villes

(EN) Il est fréquent et erroné de croire que les grandes villes sont les plus touchées par l’utilisation et l’abus des opioïdes. De récentes statistiques montrent que les résidents de communautés comptant de 50 000 à 100 000 personnes sont 2,5 fois plus susceptibles d’être hospitalisés en raison d’une surdose d’opioïdes que ceux des grands centres métropolitains.

Pour être plus au fait du problème, les hospitalisations liées aux surdoses d’opioïdes représentent maintenant plus du double du nombre de ceux qui résultent d’accidents de voiture. Heureusement, nous pouvons tous jouer un rôle dans la lutte contre la crise dans nos communautés. Voici trois choses que vous pouvez faire :

Sachez qui est à risque. Toute personne qui utilise des opioïdes (ordonnance ou autre) peut être à risque d’une surdose accidentelle. L’utilisation abusive des médicaments, la confusion entourant la posologie et le mélange d’ordonnances sont quelques-uns des risques d’usage d’opioïdes. S’il y a des opioïdes à la maison, tous ceux qui y vivent ou qui vous rendent visite sont exposés à un risque.

Apprenez les signes de surdose. Une surdose d’opioïdes peut causer une respiration ralentie ou arrêtée, des ronflements profonds ou des gargouillements, causer le vertige et de la confusion, un évanouissement, une incapacité à se réveiller au toucher, un battement de cœur ralenti ou inexistant, des changements de couleur de la peau et des pupilles rétrécies. Si vous soupçonnez que quelqu’un souffre d’une surdose, composez le 911 immédiatement.

Ayez une trousse de naloxone. La plupart des pharmacies au pays, dont le Québec, peuvent vous fournir une trousse de naloxone; dans certaines provinces, vous pouvez même obtenir le vaporisateur nasal et les versions injectables de naloxone gratuitement. Votre pharmacien peut vous former rapidement sur la façon d’utiliser la trousse et à réagir à une surdose. Parlez-en à votre pharmacien pour obtenir une trousse de naloxone afin d’être prêt à aider quelqu’un dans le besoin.

La sensation de membre fantôme enfin expliquée

Après une amputation, il n’est pas rare de parler de membre fantôme pour évoquer les douleurs et sensations ressenties alors que le membre n’est plus. Une nouvelle étude scientifique a permis d’élucider ce phénomène.

Pour évoquer les sensations et douleurs ressenties par les personnes amputées en lieu et place de leur main, bras ou encore jambe, on parle communément de membre fantôme. Mais au niveau nerveux et musculaire, le phénomène est encore difficile à expliquer.

Une nouvelle étude, parue le 21 février dans le revue Scientific Reports, a permis d’éclaircir ce phénomène méconnu. Elle suggère qu’après une amputation d’un membre, les zones du cerveau responsables du mouvement et des sensations de ce membre modifient leur communication fonctionnelle. Une nouvelle manifestation de la plasticité cérébrale, ou capacité du cerveau à se remodeler au cours de la vie en fonction des circonstances et événements perturbateurs.

Les chercheurs ont ici procédé à des examens cérébraux de personnes ayant subi l’amputation d’un membre inférieur. A l’aide d’IRM, ils ont constaté que le cerveau réagissait de manière excessive lorsque le moignon du patient était touché. Ils ont également constaté que le corps calleux, structure du cerveau reliant les zones du cortex responsables du mouvement et des sensations, perdait de sa force chez les personnes amputées.

En comparant les différences de communication entre zones cérébrales chez neuf amputés et chez neuf personnes “saines”, les chercheurs ont pu constater que les zones du cerveau responsables du mouvement et des sensations présentaient un schéma de communication anormal entre les hémisphères cérébraux droit et gauche chez les personnes amputées lorsque le moignon était touché, par rapport aux volontaires non-amputés. Cette communication anormale entre les deux hémisphères serait probablement due à une altération du corps calleux du cerveau.

Les modifications cérébrales en réponse à l’amputation font l’objet d’études depuis des années chez les patients signalant une douleur au membre fantôme. Cependant, nos résultats montrent qu’il existe un déséquilibre fonctionnel même en l’absence de douleur, chez les patients ne signalant que des sensations fantômes”, a expliqué Ivanei Bramati, doctorante à l’Université fédérale de Rio de Janeiro (Brésil) et principale auteure de l’étude.

Pour l’équipe de recherche, cette meilleure compréhension des modifications des réseaux de neurones suite à une amputation pourront conduire au développement de nouveaux traitements et dispositifs permettant de soulager la douleur ou la gêne des amputés quant à leur membre fantôme.

Notons par ailleurs que, de par l’essor des prothèses reliées au cerveau, la nécessité pour les amputés d’essayer de faire le deuil de leur membre fantôme n’est plus vraiment d’actualité.

Marseille: Des chercheurs vont bientôt tester le cannabis thérapeutique contre la maladie de Parkinson

Marseille, à la pointe sur le cannabis. Sur le cannabis thérapeutique plus exactement puisque les équipes de DHUNE, un centre d’excellence pour les maladies neurodégénératives, et l’association France Parkinson, lancent en partenariat deux études sur les effets de cette substance sur la maladie de Parkinson.

Une première étude vise à étudier les effets de deux principes actifs du cannabis, le tétrahydrocannabinol (THC) et le cannabidiol (CBD), sur les symptômes de la maladie de Parkinson, chez le rat. « Nous avons obtenu les financements et le feu vert des autorités pour lancer cette première étude. Elle devrait débuter dans les prochaines semaines », explique le professeur Alexandre Eusebio, du pôle neurosciences cliniques à l’Assistance Publique Hôpitaux de Marseille (APHM).

Une seconde étude chez l’homme

La seconde étude est très attendue puisqu’elle tend à étudier également les effets du THC et du CBD sur les symptômes de la maladie de Parkinson, mais cette fois, chez l’homme. Si elle a connu un certain retentissement médiatique, l’étude, menée par l’équipe de chercheurs composée également de Jean Philippe Azulay, chef du service neurologie à la Timone, Olivier Blin, responsable de Dhune, et Christelle Baunez, directrice de recherche au CNRS, n’a pas encore reçu le feu vert des autorités. « Cela ne diffère pas des protocoles classiques, nous devons fournir des informations sur la faisabilité de l’étude, ainsi que sur la sécurité des personnes testées », détaille Alexandre Eusebio.

Si les autorisations sont accordées, il s’agirait de la première étude sur les effets du cannabis chez les malades de Parkinson en France. Une première, alors même que la question du cannabis thérapeutique agite souvent les débats, quand 21 pays européens ont déjà légalisé son usage.

Des données existent, mais ne permettent pas l’interprétation

« L’efficacité des cannabinoïdes comme agents thérapeutiques dans divers troubles neurologiques tels que la spasticité, ou l’épilepsie a déjà été montrée. Des études expérimentales suggèrent que certains de ses composés, notamment le THC et le CBD auraient un potentiel effet neuroprotecteur ainsi qu’un effet sur les symptômes parkinsoniens », explique l’équipe de chercheurs. Des données existent, mais la méthodologie de ces études ne permet pas une interprétation assez fiable. D’où ces nouveaux travaux.

S’ils reçoivent le feu vert des autorités, les chercheurs testeront 30 patients, souffrant de la maladie de Parkinson, en leur administrant du cannabis par inhalation.

« Nous recruterons des personnes qui ont déjà été exposées au cannabis, il n’est pas envisageable éthiquement d’exposer des malades qui n’en ont jamais consommé. Durant deux jours d’hospitalisation, nous leur administrerons soit du cannabis, soit un placebo, et nous étudierons ensuite les effets sur les symptômes de la maladie », précise Alexandre Eusebio.

Pour l’instant, la méthodologie n’est pas encore définitivement arrêtée, elle pourrait être modifiée à la demande des autorités. Mais l’équipe de recherche sur les effets du cannabis espère pouvoir lancer l’étude d’ici la fin d’année 2019, voire début 2020.