ses adresses à Paris XIVe

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MON QUARTIER – Le cofondateur et propriétaire du guide du Routard habite en bordure de la place Denfert-Rochereau depuis vingt-cinq ans. S’il a déménagé plusieurs fois, il n’a jamais quitté ce quartier qui lui est cher.

Pour Philippe Gloaguen, flâner le samedi en compagnie de ses petites-filles participe aux plaisirs de sa vie. Les commerçants font un peu partie de sa famille. À pied, comme dans un village, il y retrouve de vrais Parisiens, de la poissonnerie à la librairie du coin. Lorsqu’il était petit, le cofondateur du «Routard» arrivait de Meudon par la gare Montparnasse et allait déjà y faire des courses avec son père. D’où l’idée d’y habiter. Aussi n’a-t-il pas négligé Paris avec quatre guides pour mieux connaître notre capitale. Celui sur Paris a maintenant 15 ans, Paris Balades propose des visites en thématique historique, le Routard des amoureux à Paris est réservé aux romantiques, et, depuis cet été, le Paris-Île-de-France à vélo conseille une cinquantaine de randonnées. Depuis 1973, date de sa création, la Bible du bourlingueur n’a pas pris une ride. Sa force, ce sont les rééditions annuelles, enrichies de cartes et de photos couleur depuis cinq ans. Le compagnon de route de tout voyageur s’affiche leader dans son secteur et n’a pas souffert d’Internet. Son créateur le vend avec passion et une pointe d’humour: «Le guide papier est le plus nomade qui soit, pas besoin de recharge, de prise, il peut tomber par terre, il supporte le sable et, si vous avez un moustique, le “Routard” est très efficace!»

» LIRE AUSSI – Les 1200 coups de cœur du Routard en France

O Corcovado.
O Corcovado. Camille McOuat

Si tu vas à Rio…

N’oublie pas… de venir déguster la caïpirinha la meilleure du monde. Tout est authentique dans ce petit restaurant. Claudia, d’origine brésilienne, mitonne des plats typiques de son pays et Sébastien pourrait passer l’agrégation en cocktails calientes, option caïpirinha. J’ai une faiblesse pour celui à la passion accompagné de beignets ou de pains à l’ail. Avec les habitués, on refait le monde.

O Corcovado. 152, rue du Château (XIVe). Tél.: 01 43 27 50 87.

Au bon bougnat

Il existe encore de vrais bougnats, même si Éric, le patron, est… sarthois. Pas peu fier, il vient de recevoir la célèbre Bouteille d’or qui honore chaque année un authentique bistrot parisien. J’aime y venir avec mes petites-filles de 7 et 3 ans. Éric a des attentions pour tout le monde. Pas étonnant que ce soit un lieu de rendez-vous! On y croise Nicole Garcia, Anna Gavalda ou Léa Seydoux, qui viennent déguster le chou farci exceptionnel réalisé par Momo, à la tête de l’orchestre des casseroles.

Au P’tit Zinc. 2, rue des Plantes (XIVe). Tél.: 01 45 40 45 50.

Accordéon Paris Gourmands.
Accordéon Paris Gourmands. Danielle Pauly et Jean-Philippe Laruelle

Vive Yvette Horner!

Les boutiques d’accordéons sont rares, mais une épicerie qui propose des cours d’accordéon encore plus! Unique et atypique, Jean-Philippe propose du vin et des produits du terroir pendant que son épouse, Danielle, donne des cours d’accordéon et vend aussi les instruments. Pas besoin de connaître le solfège, le professeur s’adapte à votre niveau. Vous saurez tout sur la différence entre accordéon diatonique ou chromatique. Et si vous êtes découragé, achetez un harmonica en dégustant d’excellentes victuailles!

Accordéon Paris Gourmands. 80, rue Daguerre (XIVe). Tél.: 01 43 21 74 49.

Pains et gâteaux du bien-être

Une des boulangeries des plus bio de Paris. On ne connaît pas beaucoup d’endroits qui proposent des gâteaux sans sucre (eh oui!) et même du pain pour diabétiques (allégé en sel et augmenté en fibres, il se rapproche du pain toscan). Avec quatre à cinq fournées par jour, le pain est toujours chaud. Sans oublier leurs spécialités, des pains au sarrasin ou au maïs, connus pour leur index glycémique bas. Les intolérants au gluten y trouveront aussi leur bonheur. Et c’est bon!

LBH Boulangerie. 171, av. du Maine (XIVe). Tél.: 09 81 29 11 68.

La Petite Lumière.
La Petite Lumière. Olivier Renault

Ambassade de la culture

Cette librairie a su s’adapter à sa clientèle, qui est fidèle et nombreuse. On y va pour acheter un livre et on en ressort avec un deuxième opuscule… l’ouvrage préféré du patron. Lors d’une des rencontres avec des écrivains, je suis tombé sur l’auteur de L’Éloge immodéré du vin de Bordeaux. Non seulement l’écrivain donnait une explication passionnante des cépages bordelais, mais celle-ci a été suivie d’une dégustation (modérée) d’excellents breuvages. Rien de tel que les travaux pratiques pour mieux imprimer!

La Petite Lumière. 14, rue Boulard (XIVe). Tél.: 01 43 22 32 42.

Il est frais mon poisson!

Une poissonnerie exceptionnelle! Elle est tenue de main de maître par la souriante patronne, Frédérique. Celle-ci a astucieusement ouvert quelques tables qui touchent ses bancs et le poisson n’a que quelques mètres à faire pour sauter dans votre assiette. Le secret de sa fraîcheur? L’arrivée tous les jours de camions qui viennent de douze criées du littoral français. Plus frais, on ne connaît pas!

Daguerre Marée. 9, rue Daguerre (XIVe). Tél.: 01 43 22 22 52.

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Armes à feu: ne pas lâcher prise

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Le lobby des chasseurs prend une direction préoccupante. En date du 12 février dernier, moins du tiers des armes à feu en circulation étaient enregistrées au nouveau Service d’immatriculation des armes à feu du Québec, soit 411 095 des 1,4 million d’armes sur le territoire.

La Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs invite ses membres à respecter la loi, malgré son opposition. « Jamais on ne va encourager la désobéissance civile », a dit son directeur général, Alain Cossette.

Il semble bien que cet appel au sens des responsabilités tombe à plat. La désobéissance civile est au coeur des stratégies du groupe Tous contre un registre québécois des armes à feu, soucieux de défendre ses prérogatives au détriment de l’intérêt public. Son porte-parole, Guy Morin, clame que ses armes ne sont pas enregistrées et qu’elles ne le seront jamais. Quelque 200 opposants au registre ont manifesté, dimanche à Québec, en exigeant que les sommes consacrées au registre soient investies à la place dans la santé mentale. Sacrés sophistes !

Si tous les lobbies enfreignaient les lois et les règlements qui leur déplaisent, le désordre social l’emporterait sur la primauté du droit. Les chasseurs ne sont pas d’accord avec le registre ? Qu’ils en contestent la validité devant les tribunaux. Dans l’intervalle, qu’ils cessent de se faire justice eux-mêmes en s’appuyant sur de fallacieuses questions de principes ou de divergences idéologiques.

Le gouvernement Legault est dans son droit d’exiger l’enregistrement des armes, au nom de l’intérêt public et de la santé publique. La Fédération des policiers et policières municipaux du Québec appuie cette mesure, tout comme le Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale et les spécialistes de l’intervention en santé mentale. Les armes à feu ne sont pas des biens comme les autres. Même les armes d’épaule, que les chasseurs veulent soustraire au registre, doivent être enregistrées.

Pour l’heure, le gouvernement Legault serait bien mal avisé d’imposer des amendes (elles vont de 500 $ à 5000 $) aux récalcitrants. Le zèle bureaucratique est un piètre substitut à la prévention et à la sensibilisation. Québec doit aussi améliorer les imperfections dans son système d’enregistrement des armes, qui prête flanc à la critique, et rassurer les sceptiques sur ses intentions. Le registre n’est pas et ne deviendra pas un nouvel outil de taxation ou de contrôle social des chasseurs. Ceux-ci peuvent-ils exercer en revanche une citoyenneté responsable ?

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Des vedettes d’Hollywood viendraient en aide à Apple

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Fidèle à ses habitudes, Apple refuse de commenter les rumeurs, mais selon des médias américains, l’entreprise pourrait faire des annonces le 25 mars au siège de Cupertino en Californie. Et elle pourrait frapper fort, avec des vedettes comme Jennifer Aniston, Reese Witherspoon ou le réalisateur J.J. Abrams invitées à l’événement.

Si Apple a déjà un pied dans le domaine de la vidéo avec iTunes ou Apple TV, qui permet l’accès à des plateformes tierces, c’est encore timide. L’étape suivante ne fait plus guère de doute : lancer son propre service en ligne, nourri de programmes exclusifs et de vedettes, qui concurrencera Netflix et Amazon Prime.

À la fin de janvier, le patron d’Apple, Tim Cook, avait de nouveau affirmé ses ambitions dans les contenus originaux, rappelant avoir signé un contrat avec la papesse de la télé américaine Oprah Winfrey. « Je suis super confiant et nous aurons d’autres choses à dire un peu plus tard », avait-il ajouté.

Sur le modèle d’Apple Music, son abonnement de musique en ligne ouvert en 2015, Apple pourrait lancer son équivalent en vidéo d’ici quelques mois, selon la presse américaine.

Arrivé tardivement sur le créneau, Apple Music a néanmoins crû très vite et revendique déjà plus de 50 millions d’abonnés payants.

La firme a d’ailleurs largement construit sa réputation en parvenant à révolutionner le marché, même en arrivant sur celui-ci après les autres, comme il l’a fait avec l’iPod ou l’iPhone.

Des services automatiquement installés

Outre des moyens financiers gigantesques, Apple a une force de frappe incomparable : les 1,4 milliard d’appareils de la marque en circulation, sur lesquels l’entreprise préinstalle ses services.

Ce qui lui a permis, les trois derniers mois de 2018, d’afficher une hausse de 19 % (presque 11 milliards) du chiffre d’affaires tiré de ses services (iCloud, Apple Pay, iTunes, Apple Music etc.).

Le lancement d’une plateforme numérique paraît à ce point incontournable que les analystes de JPMorgan Chase suggéraient récemment à Apple de racheter Netflix, de très loin le leader du marché avec ses 140 millions d’abonnés.

Bien que déjà largement occupé – Netflix et Amazon seront bientôt rejoints par Disney ou WarnerMedia –, le marché de la vidéo en ligne a encore un potentiel de croissance énorme, à mesure que les consommateurs changent leurs habitudes.

Des quotidiens refusent de s’engager avec Apple

Cependant, outre la vidéo, Apple a un autre marché en vue, plus compliqué celui-ci : les médias.

Les relations entre groupes technologiques et les médias sont notoirement difficiles, ces derniers accusant les premiers d’utiliser leurs contenus sans payer ou de les ruiner en captant les revenus publicitaires.

Apple propose déjà une sorte de portail vers la presse, avec Apple News. L’étape suivante serait de proposer un service d’abonnement qui permettrait d’accéder à du contenu de façon illimitée, mais ce projet est loin de faire l’unanimité en raison du pourcentage des recettes exigé par Apple.

Là encore, l’entreprise avait préparé le terrain en rachetant, l’an dernier, Texture, un service d’abonnement illimité à des magazines en ligne, pour 1 $ par mois.

Cependant, les discussions avec certains éditeurs sont difficiles, car selon la presse américaine, Apple exige de conserver la moitié des recettes. Résultat, certains grands titres, comme le New York Times ou le Washington Post, refusent de signer avec le géant californien.

« Même si on peut argumenter que beaucoup d’éditeurs [de presse] perdent [de l’argent] avec leurs abonnements à prix bas, il est difficile de justifier une part de 50 % », estime l’analyste Carolina Milanesi (Creative Strategies).

« Compte tenu des marges de la presse aujourd’hui, même la répartition habituelle d’Apple [des revenus dans les services] 70/30 semblerait un peu cupide, mais la moitié, c’est démentiel », estime pour sa part le blogueur spécialisé dans les technologies, John Gruber.

Apple pourrait proposer un abonnement unique à tous ses services, sur le modèle de Prime d’Amazon. « Cela serait très logique », estime Carolina Milanesi.

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Le plan de la ministre McCann bien reçu par les oppositions à Québec

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Le plan de la ministre de la Santé Danielle McCann visant à confier plus de responsabilités aux infirmières praticiennes spécialisées (IPS) a été plutôt bien accueilli par les oppositions aux Parlement lundi.

Autant le Parti Québécois que Québec solidaire se sont dits généralement favorables à cette stratégie dévoilée notamment dans les pages du Devoir.

« J’étais quand même heureux de lire cette nouvelle-là parce que nous, ça fait longtemps qu’on plaide pour ça », a déclaré Sylvain Gaudreault, porte-parole en santé du Parti Québécois. « Ça a été l’élément central, sinon au coeur de nos engagements électoraux ».

Chez Québec solidaire (QS) aussi, on a réservé un accueil positif à ce plan de match. « Nous, on accueille ça évidemment très favorablement », a déclaré le porte-parole de QS en santé, Sol Zanetti.

Du côté du Parti libéral aussi, on est ouvert aux propositions visant à donner plus de place aux infirmières et aux pharmaciens. « Il semble que c’est positif pour les patients », avance le porte-parole libéral en santé, André Fortin.

Toutefois, le député de Pontiac se désole de la décision de la ministre de ne pas augmenter les rémunérations des préposés aux bénéficiaires.

D’autres détails suivront.

En donnant aux IPS trop d’autonomie, elles risquent de travailler de leur côté sans les médecins

— Louis Godin

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Aide médicale à mourir: reprise des contestations sur les critères d’admissibilité

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La cause des deux Québécois lourdement handicapés qui réclament le droit de mourir entre dans sa dernière étape.

Les parties amorcent ce lundi leurs plaidoiries au terme de 24 jours d’audiences, plaidoiries qui s’étendront jusqu’au 28 février.

Nicole Gladu et Jean Truchon, atteints tous deux de graves maladies dégénératives, contestent la constitutionnalité des lois québécoise et fédérale sur l’aide médicale à mourir.

La loi québécoise n’accorde cette aide que si la personne est en fin de vie, alors que la version fédérale impose le critère de mort «raisonnablement prévisible», deux restrictions qui ne s’appliquent pas aux deux plaignants.

Ceux-ci font valoir devant la juge Christine Baudouin de la Cour supérieure que ces restrictions contreviennent à la Charte des droits et libertés, en l’occurrence aux articles 7 et 15 qui garantissent respectivement le droit à la vie et à la sécurité et le droit à l’égalité.

Plus encore, ils estiment que ces critères vont à l’encontre du jugement de la Cour suprême qui, en 2015, avait décriminalisé l’aide médicale à mourir.

Leur avocat, Me Jean-Pierre Ménard, entend démontrer que l’intention du plus haut tribunal était de faire de la souffrance le critère permettant l’accès à l’aide médicale et non la perspective d’une mort imminente.

L’objectif de ses clients est d’obtenir du tribunal qu’il autorise des médecins à leur prodiguer l’aide médicale à mourir et qu’il déclare invalides et inopérants les articles des deux lois mettant en place les critères de fin de vie et de mort raisonnablement prévisible.

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Les médecins sont «prêts» à donner plus de place aux infirmières, selon McCann

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Après avoir longtemps résisté, les médecins sont désormais prêts à donner plus de place aux infirmières pour désengorger le système de santé, croit la ministre de la Santé, Danielle McCann. D’ici un an, on pourrait même voir des infirmières praticiennes spécialisées faire des diagnostics, selon elle.

« L’objectif, c’est que les infirmières praticiennes spécialisées (IPS) puissent utiliser toutes leurs compétences. Il y en a presque 500 en première ligne. Imaginez le potentiel ! Actuellement, elles doivent se fier au médecin, elles ne peuvent pas poser de diagnostic », a expliqué la ministre de la Santé en entrevue au Devoir. « Imaginez-vous si on dégage ça ! On a l’offre de service qui va être augmentée. »

Récemment, Danielle McCann a officiellement demandé au Collège des médecins de « regarder la possibilité » que les IPS puissent poser un diagnostic. Elle a aussi suggéré au Collège de modifier la règle voulant que les patients vus par une IPS soient tenus de rencontrer un médecin dans les 30 jours suivants.

« Ils doivent me revenir à court terme, dans les prochaines semaines, avec une proposition », dit-elle.

Cette réforme « va peut-être être une petite révolution de l’accès en première ligne », avance la ministre, qui n’exclut pas la possibilité que les IPS puissent commencer à faire des diagnostics d’ici un an. « On va essayer », dit-elle.

Les médecins réalisent que le système ne fonctionne pas. La population n’en peut plus, et je pense que les médecins, y compris la Fédération, [le] réalisent.

Tout en négociant avec le Collège des médecins, Danielle McCann a bon espoir de convaincre les omnipraticiens de changer la façon dont ils sont payés. Elle veut qu’ils prennent en charge plus de patients, mais ne soient pas obligés de les voir en personne. Avec le nouveau système, ils pourraient être consultés par téléphone sans en subir un préjudice financier, par exemple. « Ils sont prêts, on les a rencontrés », dit l’ancienne dirigeante de l’Agence de la santé de Montréal.

La méthode douce

Aux antipodes de Gaétan Barrette pour ce qui est de l’approche, la ministre de la Santé préconise clairement la méthode douce avec les médecins. Depuis son arrivée, elle n’a pas non plus imposé de pénalités aux médecins de famille qui n’avaient pas atteint leurs cibles pour le nombre de patients. Elle a aussi cédé dans le dossier de la Régie de l’assurance maladie du Québec (RAMQ) en abandonnant l’idée de rendre publics les noms des médecins qui surfacturent, ce qu’elle avait pourtant promis de faire en début de mandat.

La carotte sera-t-elle plus efficace que le bâton ? C’est le pari que fait Danielle McCann. « Quand je suis arrivée, le ministre était à couteaux tirés avec les fédérations médicales. C’est très important parce qu’on n’avance pas dans ce temps-là. J’ai instauré une collaboration. Le ton a changé », dit-elle.

« Les médecins réalisent que le système ne fonctionne pas. La population n’en peut plus, et je pense que les médecins, y compris la Fédération, [le] réalisent. » Son président, Louis Godin, « dit lui-même qu’il faut faire quelque chose », précise-t-elle.

Quand on lui fait remarquer que les médecins ont souvent résisté aux changements dans le passé, la ministre affirme qu’on verra des « changements graduels » et que le modèle sera « opérationnel d’ici la fin du mandat ».

« On veut soutenir nos médecins de famille. On veut qu’ils prennent en charge davantage de patients, mais on ne veut pas qu’ils s’épuisent. Au contraire qu’ils se déchargent, qu’ils délèguent à d’autres professionnels, dont les pharmaciens. Et qu’ils aient la possibilité dans la prise en charge du patient de consulter le médecin spécialiste sans être pénalisés. » Suivant cette logique, au lieu de voir 500 patients chacun par exemple, ils pourraient en voir 1000 parce que 50 % de leur temps serait libéré, explique-t-elle.

Rencontrée la journée de la publication d’une chronique remettant en question son leadership, elle n’a pas voulu dire quel était l’état de santé dudit leadership. « Vous en pensez quoi, vous ? », s’est-elle contentée de répondre avec un sourire en coin.

Délestée cet automne de trois gros dossiers — les négociations (confiées à Christian Dubé), les CHSLD (Marguerite Blais) et le cannabis (Lionel Carmant), la ministre de la Santé a consacré toute son énergie aux soins de première ligne. La CAQ a promis pendant la campagne que tous les Québécois malades allaient pouvoir avoir une consultation en moins de 90 minutes d’ici la fin du mandat, et c’est là d’abord que les changements se feront sentir, dit-elle.

« Ça ne s’est jamais fait au Québec », dit-elle. « Dégager un potentiel qu’on a chez les professionnels pour vraiment augmenter les services en première ligne. »

De l’air pour les infirmières

Or les effets de cette réforme ne se feront pas sentir demain matin. Que fera-t-elle d’ici là notamment pour aider les infirmières et les préposés aux bénéficiaires qui sont débordés ?

Des fonds « ciblés » seraient prévus dans le budget, avance la ministre. « On va aussi avoir des ressources d’appoint. Il faut attendre le budget pour être plus précis là-dessus. »

Des fonds seront ainsi débloqués pour embaucher des préposés aux bénéficiaires, des aides de service et des infirmières supplémentaires aux endroits où les besoins sont les plus criants.

« On ne peut pas nier qu’à certains endroits on est en dessous du ratio qu’on devrait avoir, vous comprenez, notamment dans certains CHSLD. Nous, on sait où. Donc on ne va pas ajouter des ressources à travers le Québec, mais là où on en a le plus besoin. »

La ministre caquiste a aussi demandé aux Centres intégrés de santé et de services sociaux (CISSS) de créer davantage de postes à temps plein pour les infirmières. Certains le faisaient déjà, mais elle souhaite que cela se généralise.

Elle n’a toutefois pas l’intention d’intervenir sur le salaire des préposés aux bénéficiaires, qui demeurent très bas. « On n’est pas à cet endroit-là en ce moment », dit-elle. Pour « valoriser la profession », elle souhaite qu’ils soient formés à même les CHSLD et parle de « payer leur formation, au moins une partie ».

Le budget au printemps devrait aussi inclure les 200 millions de dollars promis pour les soins à domicile, mais il faudra attendre plus longtemps avant qu’il y ait un coup de barre dans le domaine des services en santé mentale.

Danielle McCann veut d’abord consulter. Ainsi, un forum, ou une consultation à l’image de celle organisée par Marguerite Blais sur la proche aidance, sera organisé ce printemps. La ministre souhaite alors tester les idées des proches de personnes malades auprès des experts.

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Le réseau de la santé à l’heure des changements climatiques

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Vagues de chaleur, hivers qui font le yoyo et inondations : les événements météorologiques extrêmes, liés aux changements climatiques, risquent d’augmenter les hospitalisations et les décès dans les prochaines années au Québec. Mais devant un système de santé déjà à bout de souffle, des experts tirent la sonnette d’alarme et appellent au changement, et vite.

« Les risques liés aux changements climatiques vont s’amplifier, se cumuler à un système qui a déjà de la difficulté à fonctionner. […] C’est plus qu’urgent de changer la façon dont on voit notre système de santé », prévient au téléphone Céline Campagna, responsable scientifique du programme Changement climatique et santé de l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ).

Avec trois de ses collègues de l’Institut — Diane Bélanger, Pierre Gosselin et Ray Bustinza —, elle cosigne le livre Changements climatiques et santé. Prévenir, soigner et s’adapter, qui fera son entrée dans les librairies québécoises mercredi prochain.

L’ouvrage dresse un portrait exhaustif des impacts directs et indirects des changements climatiques sur la santé de la population. Nombre de personnes perdent la vie ou finissent à l’hôpital chaque année, à la suite d’une tempête, d’inondations, d’une canicule ou encore d’une vague de froid. Mais ces événements climatiques extrêmes sont aussi à l’origine de problèmes cardiovasculaires, rénaux ou respiratoires ; ils engendrent également des cas de stress post-traumatique, d’anxiété ou de détresse psychologique. Sans oublier leur rôle dans la contamination de l’eau ou des aliments, qui propagent alors divers virus et bactéries.

Résultats : les urgences débordent et les agendas des professionnels de la santé — du médecin de famille, au travailleur social en passant par le psychologue — se remplissent à grande vitesse. « Il y a déjà de longues listes d’attente, et la population vieillissante apporte son lot de maladies supplémentaires. Si on ajoute l’impact des changements climatiques, c’est impossible que le système actuel soit en mesure de s’adapter si on ne change pas nos façons de faire », redoute Céline Campagna, rappelant le manque criant de personnel dans le réseau de la santé.

Gare à la canicule

Elle donne l’exemple des centres d’hébergement de soins de longue durée (CHSLD) au Québec. Si l’organisation et la qualité des soins prodigués y sont souvent critiquées, la situation est d’autant plus problématique en pleine canicule. « La plupart de nos CHSLD sont dans de vieux hôpitaux non climatisés, situés dans des îlots de chaleur. Avec ça, on a à peine assez d’infirmières et de préposés aux bénéficiaires pour faire le tour des patients. Comment s’assurer en pleine canicule que ces personnes vulnérables — qui souffrent parfois de démence et ne sont plus capables de dire si elles ont froid, chaud ou soif — ne sont pas déshydratées ou en hyperthermie ? », se questionne la chercheuse.

J’ose espérer que ça va changer, mais il va falloir sans doute des morts pour qu’on se rende compte, au niveau politique, qu’il faut changer des choses

Une situation d’autant plus préoccupante que la population vieillissante augmentera la demande de places en CHSLD et que les canicules seront plus fréquentes.

Rappelons que près de 90 personnes sont décédées en pleine canicule en juillet dernier dans la province, selon un bilan préliminaire. En 2010, ce sont pas moins de 106 décès liés à la chaleur accablante qui avaient été recensés, dont une quinzaine en centre hospitalier.

C’est de l’impact des changements climatiques que le Québec devrait le plus se préoccuper selon Mme Campagna, qui précise que, d’ici 2050, les épisodes de chaleur extrême par été devraient doubler dans la province. « On est tous vulnérables à la chaleur, et encore plus les personnes déjà fragiles, comme les personnes âgées ou celles avec des problèmes cardiovasculaires ou pulmonaires entre autres. »

Davantage de formation

Pour les auteurs du livre, le système de santé n’a d’autre choix que de s’adapter au plus vite à cette réalité, puisque le réchauffement climatique est tel qu’un retour en arrière semble désormais impossible. « Même si on élimine demain matin les émissions mondiales de gaz à effet de serre, [ceux] déjà présents dans l’atmosphère vont continuer à changer le climat pour le prochain siècle. Le système de santé et ses professionnels doivent se préparer en conséquence. »

Les médecins omnipraticiens sont même les premiers à estimer qu’ils manquent de formation face aux enjeux climatiques dans leur pratique. C’est du moins l’opinion de 65 % des médecins ayant répondu à un sondage réalisé par l’INSPQ et l’Université Laval en 2015 à ce sujet. « Et il est fort probable que ce besoin de formation soit aussi ressenti chez d’autres intervenants de première ligne, comme les infirmiers, les travailleurs sociaux et les psychologues », notent les auteurs.

Leur ouvrage est d’ailleurs l’outil principal d’une formation en ligne offerte par l’INSPQ à partir de lundi. Elle vise à éduquer les professionnels de la santé sur le lien entre les changements climatiques et la santé des individus, afin qu’ils sensibilisent et renseignent au mieux leurs patients.

Mme Campagna espère toutefois que l’ouvrage aura un impact plus large et saura interpeller la classe politique. Les gouvernements pourraient en faire plus en matière de prévention, d’organisation, d’ajout de personnel et même d’aménagement du territoire. « J’ose espérer que ça va changer, mais il va falloir sans doute des morts pour qu’on se rende compte, au niveau politique, qu’il faut changer des choses », laisse-t-elle toutefois tomber avec regret.

Changements climatiques et santé. Prévenir, soigner et s’adapter

Céline Campagna, Diane Bélanger, Pierre Gosselin et Ray Bustinza, Presses de l’Université Laval, Québec, 2019, 236 pages

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Des opposants réclament un recul de Québec pour la maternelle à 4 ans

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Des organisations liées aux centres de la petite enfance (CPE) exhortent le gouvernement Legault à reculer sur le déploiement universel de la maternelle pour les enfants de 4 ans.

En conférence de presse, dimanche, le Conseil québécois des services éducatifs de la petite enfance (CQSEPE) et la Fédération des intervenantes en petite enfance du Québec (FIPEQ-CSQ) ont fait valoir que les CPE offraient déjà tout ce qu’il faut aux enfants de 4 ans.

Ils étaient accompagnés de trois députés de l’opposition : la libérale Jennifer Maccarone, le solidaire Vincent Marissal et la péquiste Véronique Hivon.

Une journée de mobilisation est prévue lundi pour faire pression sur le gouvernement.

Le CQSEPE réclame aussi des excuses de la part du premier ministre François Legault, qui a semblé dévaluer les compétences des techniciens de garde en chambre cette semaine.

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Longueuil renonce à construire sa propre usine de biométhanisation

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Craignant une explosion des coûts comme à Montréal, l’agglomération de Longueuil a renoncé à construire sa propre usine de biométhanisation et confiera le traitement des matières organiques des résidents de son territoire à l’usine de Varennes.

L’agglomération de Longueuil a conclu une entente d’une durée de 40 ans avec la Société d’économie mixte de l’est de la couronne sud (SEMECS), qui possède déjà une usine de biométhanisation à Varennes. En activité depuis janvier 2018, cette usine traite les matières organiques de 245 000 résidents sur la Rive-Sud.

La SEMECS est un organisme privé détenu majoritairement par les 27 municipalités des MRC de La Vallée-du-Richelieu, de Marguerite-d’Youville et de Rouville. Elle est gérée avec un partenaire privé, le Consortium Biogaz EG.

L’usine de Varennes devra être agrandie pour desservir les 426 000 résidents de l’agglomération de Longueuil. Celle-ci investira 44 millions dans ce projet d’agrandissement.

En 2010, Laval et Longueuil avaient annoncé leur intention de construire des usines de compostage. Longueuil envisageait d’y consacrer 70 millions.

Explosion des coûts

Montréal, qui comptait se doter de cinq usines sur son territoire, a fait face à une explosion des coûts. En novembre dernier, la Ville a dû admettre que le projet coûterait 523 millions, au lieu des 237 millions initialement prévus. C’est que, lors de l’ouverture des soumissions pour trois projets, la Ville a constaté que les prix dépassaient de 50 % ses estimations.

Devant ce constat, Longueuil a évalué d’autres scénarios, dont celui d’un partenariat avec la SEMECS.

« On a fait la comparaison entre les deux possibilités et force a été de constater que, sur le plan financier, c’était beaucoup plus avantageux pour l’agglomération de Longueuil de se tourner vers ce partenaire qui existe et dont la technologie est déjà éprouvée », a expliqué vendredi la mairesse de Longueuil, Sylvie Parent.

Longueuil estime à 150 $ la tonne le coût du traitement des matières organiques. Outre l’investissement initial de 44 millions, l’agglomération participera aux frais d’exploitation de l’usine.

Mais si les coûts devaient dépasser les prévisions, c’est la SEMECS qui assumerait la différence, et non l’agglomération de Longueuil, a assuré le président de la SEMECS et maire de Varennes, Martin Damphousse. Les nouveaux équipements devraient être en activité le 1er janvier 2023 et pourront recevoir les 35 000 tonnes de l’agglomération de Longueuil.

La biométhanisation est un procédé de traitement des matières organiques par digestion anaérobique. À l’heure actuelle, le digestat produit sert d’amendement de sol pour des agriculteurs de la région. Quant aux biogaz, ils sont vendus.

L’entente conclue devra être entérinée par le conseil d’agglomération le 21 février.

Le temps commence à presser pour les municipalités car, en vertu d’une politique gouvernementale, elles devront cesser d’enfouir les matières organiques en 2023, faute de quoi elles devront payer des pénalités.

À Montréal, l’administration Plante évalue toujours la situation et devrait faire connaître ses intentions sous peu. Quant à la Ville de Laval, son projet d’usine est à l’étape de planification.

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Twitter songe à permettre de « clarifier » les vieux tweets

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Twitter réfléchit à donner la possibilité de « clarifier » des tweets déjà publiés. Actuellement, les tweets peuvent être supprimés, mais pas modifiés après leur publication sur Twitter.

Lors d’une conférence organisée jeudi à San Francisco, Jack Dorsey, le fondateur et PDG de Twitter, a expliqué qu’il réfléchissait à une façon de permettre aux utilisateurs d’expliciter ou de préciser leurs propos.

Constatant que des personnes voient leur carrière ruinée pour des messages publiés des mois ou des années plus tôt, Jack Dorsey constate qu’il n’y a présentement aucun moyen de montrer que l’on a appris de ses erreurs passées ou que sa pensée à évoluer depuis la publication d’un tweet.

Twitter pourrait donc mettre au point une fonctionnalité permettant d’annoter un vieux tweet afin d’y ajouter des éléments de contexte ou des nuances.

Cette clarification serait intégrée au tweet de manière permanente. Ainsi, il serait impossible relayer un tweet sans sa clarification.

« C’est une idée. Cela ne signifie pas que c’est ce que nous allons faire », a expliqué Jack Dorsey.

En décembre dernier, l’humoriste Kevin Hart a renoncé à la présentation de la cérémonie des Oscars en raison de la polémique suscitée par d’anciens tweets homophobes.

Le comédien, âgé de 39 ans, a dit regretter ses « mots indélicats » du passé et avoir mûri depuis la publication de ces tweets.

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