Les caméras pour les policiers reçoivent un accueil tiède de la part de l’administration Plante

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L’administration Plante n’a pas encore pris de décision concernant le déploiement de caméras portatives pour l’ensemble des policiers, mais le président de la Commission de la Sécurité publique et élu de Projet Montréal, Alex Norris, a exprimé de sérieuses réserves à cet égard.

Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a présenté à la Commission de la sécurité publique, vendredi matin, son rapport sur le projet-pilote des caméras pour les policiers. Ce rapport a notamment mis en relief le coût élevé du déploiement de ces caméras et le fait que de nombreux enregistrements réalisés pendant le projet-pilote se sont avérés incomplets compte tenu des contraintes en matière de protection de la vie privée.

« Compte tenu de la nature fragmentaire des enregistrements et des coûts importants d’un déploiement général, je crois qu’il serait fort probablement prématuré à ce stade-ci de s’engager à dépenser des centaines de millions de dollars pendant les prochaines décennies avec la technologie que nous avons à l’heure actuelle », a commenté le conseiller Alex Norris qui préside la Commission de la sécurité publique, à l’issue de la séance publique.

Pendant près d’un an, de mai 2016 à avril 2017, 78 patrouilleurs du SPVM ont porté de petites caméras sur le terrain. Selon le SPVM, les caméras n’ont eu aucune incidence sur l’usage de la force par les policiers ou sur le nombre de voies de fait commis par les citoyens contre les policiers.

Le déploiement de caméras portatives pour l’ensemble des policiers montréalais coûterait 24 millions de dollars par année, auxquels s’ajoute un montant de 17 millions pour son implantation sur une période de 5 ans, estime le SPVM.

« L’expérience du projet n’a pas permis de démontrer sans équivoque que les caméras portatives favorisent la transparence des interventions policières, consolident le lien de confiance entre le policier et le citoyen et assurent la sécurité des policiers », avait conclu le SPVM.

Vie privée

Lors de la séance vendredi matin, Alex Norris a remis en question la décision du SPVM de ne pas activer les caméras portatives en permanence. Ou, du moins, l’activation aurait pu être automatique et non manuelle, a-t-il dit. « On pourrait dépenser des centaines de millions de dollars pour des systèmes de caméras qui ne recueilleront que des fragments et on manquera les séquences dont on aurait le plus besoin », a observé l’élu.

Le responsable du projet-pilote au SPVM, Pascal Lacquement, a expliqué que si les caméras fonctionnaient en tout temps, les besoins en matière de caviardage exploseraient.

Denis Barrette, avocat à la Ligue des droits et libertés, a souligné que le port de caméras pour les policiers soulevait des enjeux de transparence et d’imputabilité: « Les caméras portatives peuvent être efficaces dans certains cas. Ça peut restreindre les tentations de l’abus de la force des policiers. Toutefois, ça soulève des préoccupations importantes ». Il a évoqué les interventions menées dans les domiciles privés, le caractère indéfini de la conservation de certaines images pour des enquêtes qui se poursuivent et le danger lié au partage des images avec d’autres corps policiers.

De son côté, l’opposition à l’hôtel de ville continue de plaider en faveur du déploiement de ces caméras pour l’ensemble des policiers de première ligne du SPVM.

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Accueil de la réfugiée saoudienne: «une victoire nette pour le gouvernement Trudeau»

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Fortement médiatisée, l’arrivée en sol canadien de la jeune ressortissante saoudienne Rahaf Mohammed al-Qunun — que la ministre des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, est elle-même venue accueillir à l’aéroport de Toronto samedi — a suscité de nombreuses réactions, tant élogieuses que critiques. Et bien qu’il soit encore trop tôt pour évaluer les répercussions à long terme de ce battage médiatique, certains analystes estiment déjà qu’au-delà du geste humanitaire, cela pourrait permettre au gouvernement libéral de gagner des points auprès de la population canadienne en ce début d’année électorale.

« C’est une victoire nette pour le gouvernement de Justin Trudeau, souligne le rédacteur en chef du magazine Global Brief et chercheur associé à la chaire Raoul-Dandurand, Irvin Studin. Comprenez-moi bien, ce n’est pas surprenant de la part du Canada, mais dans une perspective électorale, c’est un geste qui, une fois médiatisé, fait très bien paraître le parti au pouvoir. »

« C’est un geste très concret sur le plan humanitaire, renchérit le professeur d’histoire des relations internationales à l’Université de Montréal Samir Saul. [Qui plus est] qui s’inscrit en ligne directe avec l’image que désire projeter le Canada [tant son gouvernement que sa population] sur la scène internationale. En ce sens, il s’agit d’une décision politique à fort impact. »

Relations tendues

D’autant plus que, selon ce spécialiste du monde arabe, la forte attention médiatique accordée à la jeune réfugiée de 18 ans risque d’envenimer les relations déjà tendues entre le Canada et l’Arabie saoudite. Encore plus si elle persiste au cours des prochains jours.

« Si les choses se calment, on pourra reléguer l’événement à la sphère du privé, mais si ça se poursuit — et c’est mon intuition —, ça revient un peu à jeter de l’huile sur le feu », affirme-t-il.

À terme, cela pourrait même, selon lui, inciter Riyad à rompre le contrat d’exportation de blindés de 15 milliards de dollars qui lie toujours les deux États.

« Ultimement, c’est peut-être même ce que le gouvernement Trudeau souhaite, avance Samir Saul. Après tout, ce contrat [signé en 2016] est tout ce qu’il reste entre les deux pays et il place le Canada face ses contradictions. Trudeau a été très critiqué, tant sur la scène internationale qu’à l’intérieur du pays, pour cette décision. Après, il ne peut pas rompre ce contrat lui-même, mais il ne serait sans doute pas malheureux qu’il disparaisse. »

Un avis que ne partage toutefois pas la conjointe de Raïf Badawi, celle-ci ne craignant pas que les récents événements ne détériorent encore davantage les relations diplomatiques entre les deux pays — et nuisent par le fait même à la cause de son mari. « Je suis contente pour elle. Je suis vraiment fière du Canada aussi, a indiqué à La Presse canadienne Ensaf Haidar. C’est ça, les pays démocrates. »

Parcours

Rappelons que Rahaf Mohammed al-Qunun a fui vers la Thaïlande la semaine dernière, disant vouloir échapper à sa famille violente. Elle s’est fait connaître sur les réseaux sociaux grâce à une campagne lancée depuis sa chambre d’hôtel de Bangkok, où elle s’était barricadée. Le mot-clic #SaveRahaf a rapidement fait le tour du monde.

Après un branle-bas de combat du Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés, le premier ministre Justin Trudeau a finalement annoncé vendredi que le Canada lui ouvrirait ses portes, et elle est arrivée à Toronto le lendemain.

Entre-temps, une campagne de sociofinancement a été lancée afin de faciliter sa réinstallation en sol canadien. Plus de 10 000 $ avaient déjà été amassés en fin de journée dimanche.

Avec La Presse canadienne

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