Santé Canada veut limiter la teneur en alcool des boissons sucrées

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Pressé de toutes parts depuis des mois, Ottawa a finalement décidé de sévir contre les boissons alcoolisées sucrées vendues à travers le pays. La concentration d’alcool y sera désormais limitée, pour éviter tout risque de surconsommation.

Des modifications au Règlement sur les aliments et drogues seront ainsi apportées pour réduire la quantité d’alcool dans les contenants à portion unique de ce type de boissons qui, à l’heure actuelle, peuvent contenir l’équivalent de quatre verres de vin.

Santé Canada propose de limiter leur concentration en alcool à « celle d’une consommation ordinaire et demie (25,6 ml d’alcool) lorsqu’elles sont emballées dans des contenants de 1 L ou moins, que ceux-ci soient refermables ou non ».

L’organisme fédéral en a fait l’annonce mardi après-midi, témoignant de ses préoccupations vis-à-vis des risques de ces produits pour la santé publique, et surtout pour les jeunes.

Le caractère sucré et aromatisé de la boisson masque complètement le goût d’alcool, donnant l’impression de boire du jus, alors que c’est loin d’être le cas. « Les recherches démontrent que ces produits […] sont associés à des hospitalisations pour cause de surconsommation non intentionnelle ou de consommation excessive d’alcool parmi les jeunes », note Santé Canada. Il a notamment rappelé le cas de Pierre Parent, 30 ans, qui est décédé en décembre dernier après avoir combiné alcool, caféine et médicament. L’homme avait consommé quatre cannettes de boisson Four Loko — dont la teneur en alcool est de 11,9 % —, ainsi qu’une bière et des médicaments en vente libre contre le rhume contenant de la chlorphéniramine.

Mais c’est un cas plus récent, la mort d’une adolescente québécoise en mars dernier, qui a véritablement tiré la sonnette d’alarme auprès de la classe politique et du reste de la population.

Athéna Gervais, 14 ans, avait été retrouvée sans vie dans un ruisseau à Laval en mars. Le coroner n’a pas encore rendu son rapport, mais elle serait morte après avoir consommé une boisson alcoolisée sucrée de la marque FCKDUP, selon des témoins. Une cannette de cette boisson était alors vendue pour moins de 4 dollars dans les dépanneurs dans un format de 568 ml contenant 11,9 % d’alcool.

Peu après le décès de la jeune fille, le groupe Geloso, à Laval, a annoncé l’arrêt de la production de la boisson en question. Le producteur de la version américaine Four Loko a aussi suspendu pour une durée indéterminée sa distribution au Québec.

Deux semaines après le drame, le gouvernement du Québec a annoncé le retrait des boissons sucrées à forte teneur en alcool des rayons des commerces. La loi 170, entrée en vigueur en juin, interdit la vente de mélanges de bière de plus de 7 % dans les dépanneurs et les épiceries. Seule la Société des alcools du Québec est ainsi autorisée à vendre ce type de boisson, mais elle a refusé de les offrir.

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