Le site de Captain Marvel est un voyage dans le web des années 1990

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Si vous avez connu la glorieuse époque de Geocities, vous vous sentirez comme dans vos vieilles pantoufles en visitant le site officiel du film Captain Marvel. La page réserve une place de choix aux GIF animés, aux couleurs de l’arc-en-ciel et à la police de caractères Comic Sans MS.

Même la bande-annonce offerte sur le site est habillée d’un lecteur rappelant ceux d’il y a deux décennies. Et un site de cette époque ne serait pas complet sans un compteur de visites (qui est toutefois factice)!

Il n’y a pas que le site officiel qui met de l’avant le fait que le film se déroule dans les années 1990. Marvel a voulu que cela soit clair dès le début de la campagne de promotion entourant sa sortie.

La bande-annonce du film débute en effet avec l’écrasement de Captain Marvel sur une succursale de la chaîne… Blockbuster. Les scènes qui suivent et les autres images promotionnelles du film sont un enchaînement d’icônes de la décennie du grunge : un lecteur de cassettes audio portatif Walkman jaune, un téléavertisseur, un t-shirt du groupe Nine Inch Nails. Tout y est!

Et pour les plus fins connaisseurs, la directrice de l’ingénierie logicielle de Marvel Entertainment, Lori Lomberg, a souligné sur Twitter (Nouvelle fenêtre) que le site est hébergé sur Angelfire, un service populaire à l’époque de son lancement, en 1996.

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La ritournelle des années 30

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Vous vous souvenez peut-être des titres de la presse française il y a quelques semaines à peine. Plusieurs journaux, par ailleurs fort respectables, avaient accueilli l’élection de François Legault sur un ton alarmiste. Des médias de gauche comme de droite s’inquiétaient de l’élection d’un « populiste » à la tête du Québec. Il avait suffi que Marine Le Pen bénisse le programme de réduction des quotas d’immigration de la CAQ pour qu’une presse moutonnière s’engouffre dans la brèche, oubliant que le Québec était un des lieux au monde où l’on accueille déjà le plus d’immigrants.

La paresse est la mère de tous les vices, dit-on. Cela vaut aussi pour la vie intellectuelle. Il sera toujours plus facile de s’accrocher à la vieille antienne du « fascisme qui monte » que d’aller constater sur place la complexité des êtres et des choses. C’est à cette paresse intellectuelle, évidemment inspirée par des considérations politiciennes liées aux élections européennes, que s’est laissé aller le président français, Emmanuel Macron, à l’occasion du centenaire de l’Armistice, dimanche dernier.

En entrevue, quelques jours avant de s’adresser aux 70 chefs d’État et de gouvernement réunis à Paris, il s’était dit « frappé par la ressemblance entre le moment que nous vivons et celui de l’entre-deux-guerres ». Et le président de conclure que, « dans une Europe qui est divisée par les peurs, le repli nationaliste, les conséquences de la crise économique, on voit presque méthodiquement se réarticuler tout ce qui a rythmé la vie de l’Europe de l’après-Première Guerre mondiale à la crise de 1929 ».

Est-ce par galanterie envers la chancelière Angela Merkel qu’Emmanuel Macron s’est d’abord appliqué à exonérer l’allié allemand de toute responsabilité dans la Première Guerre mondiale ? Selon les historiens les plus sérieux, comme Gerd Krumeich (Le feu aux poudres, Belin éditeur), celle-ci a pourtant été déclenchée par un état-major allemand qui croyait pouvoir libérer le pays de l’encerclement franco-russe en trois mois d’une « guerre totale ». À l’époque, de Gaulle lui-même avait craint que le militarisme allemand n’ait pas été suffisamment démantelé après 1918. Mais passons.

 
 

Car le plus grave dans ce discours est que le président s’est livré ce jour-là à une instrumentalisation de l’histoire indigne de l’ancien secrétaire du philosophe Paul Ricoeur. Comment peut-on en effet comparer sérieusement cette époque tragique s’il en est une aux soubresauts, certes parfois inquiétants mais combien différents, qui agitent aujourd’hui l’Europe et l’Amérique ?

D’abord, la crise économique des années 30 n’a aucune commune mesure avec celle de 2008. Où voit-on en Europe et en Amérique, qui connaissent souvent le plein-emploi, des millions de chômeurs faisant la queue à la soupe populaire ?

Il faudra aussi qu’on nous explique en quoi cette « lèpre nationaliste » que le président français dit voir progresser un peu partout a quelque chose à voir avec le nazisme. Quel lien y a-t-il en effet entre les thèses de Mein Kampf, qui ne prêchait rien de moins que l’extermination d’un peuple, et la volonté de la Pologne ou de la Hongrie de se protéger d’une immigration de masse qui ne leur est pas familière et qui a créé des ghettos ethniques ailleurs en Europe ?

Qu’y a-t-il de commun entre les militarismes allemand et soviétique, expansionnistes et déterminés à dominer le monde, et le « souverainisme » de ces petits pays d’Europe qui souhaitent simplement récupérer un certain nombre de leurs prérogatives nationales ? Il est parfaitement obscène de comparer ces régimes démocratiques, comme l’illustrent les récentes élections polonaises ou le référendum sur le Brexit, aux coups d’État de Lénine et d’Hitler qui ont ouvert la voie à l’horreur.

De grâce, revenons sur terre quelques instants ! De tels propos ne peuvent avoir pour résultat que d’hystériser les débats. On peine en effet à imaginer ces années 30 où l’incandescence révolutionnaire fut portée à son paroxysme. À peine advenus à la démocratie, les peuples vont se jeter à corps perdu dans deux grandes idéologies totalitaires, le nazisme et le communisme, qui vont déchirer le siècle et fabriquer les deux plus grandes hécatombes de l’histoire de l’humanité. Loin de l’image que l’on s’en fait parfois, le nazisme se voulait en effet aussi révolutionnaire que son alter ego, le communisme, avec qui il partageait le même rêve, celui de façonner un « homme nouveau ».

Quel rapport avec la situation actuelle qui est au contraire celle de l’effondrement des idéologies et de toutes les grandes explications métaphysiques du monde ? À l’exception de l’islamisme qui est ce qui s’en rapproche le plus, les idéologies de masse ont depuis belle lurette été remplacées par l’hédonisme consumériste et l’individualisme triomphant.

Aucune tactique politicienne ne vaut que l’on réduise l’histoire à une telle indigence intellectuelle. Pourtant, cette ritournelle des années 30 qui peint notre époque en forme d’opposition binaire entre « progressistes » et « réactionnaires » semble en voie de devenir un poncif. Parions que ce prêt-à-penser n’est pas étranger à la crise intellectuelle qui secoue tant de partis en Occident, notamment à gauche.

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Souveraineté: la victoire de la CAQ ouvre la porte à quatre années de reconstruction

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Les théoriciens de l’impasse souverainiste, qui cautionnaient la mise en veilleuse par le PQ de son option fondatrice en affirmant qu’il s’agissait là du seul choix raisonnable possible, ont aujourd’hui, plus que jamais, le résultat de leurs enseignements sous les yeux. Le Parti québécois, s’étant enlevé sa raison d’être, s’est confiné presque à la marge électorale ; il a cassé l’opposition PQ-PLQ, puis ouvert le chemin pour un François Legault qui ne pouvait que le battre à plates coutures dans une stratégie d’acceptation du statu quo constitutionnel qui soit électoralement payante. En effet, pendant que le PQ se vidait de ses appuis indépendantistes sans gagner d’autres électeurs par ailleurs puisqu’il demeurait souverainiste sur papier, la CAQ, elle, a pu recueillir beaucoup de votes d’indépendantistes désormais démobilisés, aussi bien que de non-indépendantistes rassurés par sa position assumée en faveur du maintien du Québec dans le Canada.

Quant à l’option de l’indépendance, elle s’est retrouvée entre les seules mains de Québec solidaire qui, devant l’effondrement péquiste, l’émergence d’une nouvelle génération politique et une grande soif de changement, a connu la meilleure soirée électorale de son histoire, mais demeure pour l’instant un parti logé à l’enseigne de l’utopie pour de nombreux Québécois. QS, depuis l’entrée en scène de Gabriel Nadeau-Dubois, a adopté une position indépendantiste concrète et claire ; toutefois, si on a aussi senti, de la part du député de Gouin, une volonté de tirer QS vers quelque chose de plus rassembleur, les résultats à cet égard sont encore peu mesurables. QS demeure un parti très niché dont les propositions souvent hyper idéologiques sont un repoussoir important ; les solidaires arriveront-ils à se recentrer et à adopter une politique plus mature et minimalement pragmatique ? C’est bien possible à moyen et long termes, bien qu’on ne puisse en être certain. Une telle chose supposerait la disparition du PQ — un processus déjà bien entamé — et constituerait un pas important vers le retour d’un grand parti indépendantiste au Québec, tel que le souhaitaient les fondateurs d’Option nationale, fin 2011.

Une révolution des esprits

Les péquistes, toutefois, peuvent encore, théoriquement, espérer reprendre un tel rôle. Cependant, Il faut admettre qu’à ce moment-ci, l’élan favorable est du côté de QS, qui impressionne désormais par la jeunesse de sa base. Il faut également noter que le PQ est très solidement ancré dans la théorie de l’impasse souverainiste et donc, profondément convaincu que la position adoptée par Pauline Marois, puis poussée un cran plus loin par Jean-François Lisée, est la seule possible. Il faudrait une véritable révolution des esprits pour arracher cette vision défaitiste des instances, de la députation et de l’électorat dur de ce parti.

Pour l’heure, le mouvement indépendantiste, bien que devant une nouvelle donne, n’est pas nécessairement plus mal pris qu’au soir du 30 septembre. Si une victoire du PQ avait toutes les chances de mener à quatre années de dure gouvernance et d’immobilisme coûteux, la victoire de la CAQ ouvre désormais la porte sur quatre années de reconstruction, et ce, alors que l’appui à l’indépendance se maintient toujours à un niveau plus qu’appréciable, qui supplante largement les résultats électoraux tant du PQ que de QS et même du PLQ. Bref, tout est encore possible, mais la patience et le travail sont de mise.

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