Michèle Audette témoigne de sa tentative de suicide pour demander un meilleur contrôle des armes

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La disponibilité des armes à feu contribue au fléau du suicide dans les communautés autochtones, a témoigné Michèle Audette en comité sénatorial, lundi. Et elle a dit aux sénateurs qu’elle était bien placée pour le savoir, étant passée à un cheveu d’en retourner une contre elle.

La commissaire de l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées a offert à titre personnel un touchant témoignage devant le comité sénatorial de la sécurité nationale et de la défense, qui étudie le projet de loi C-71.

« En 2013, j’étais toute prête à partir. J’avais pris une montagne de pilules, et j’avais bu. Et chose qui ne s’était pas produite les fois où j’avais fait mes premières tentatives, je suis allée chercher un des fusils qui se trouvaient où j’habitais, et j’ai essayé de l’utiliser », a-t-elle raconté.

« Ce qui m’a sauvé la vie ce matin-là, c’est le cocktail de substances que j’avais pris, qui m’a fait sombrer dans un coma et qui m’a empêchée de prendre l’arme pour la retourner vers moi », a continué Mme Audette, la gorge nouée.

Le fait qu’autant d’armes circulent permet aussi « la commission d’actes d’une violence inouïe dans nos communautés », surtout compte tenu de la prévalence des cas de violence conjugale et familiale.

La militante des droits des femmes autochtones a exhorté les membres du comité à faire progresser le projet de loi, même si elle est consciente du fait que la présence d’armes à feu dans les communautés permet de respecter leurs droits ancestraux.

C’est de cet aspect que voulait entre autres discuter le chef de l’Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador (APNQL), Ghislain Picard. Il a ainsi réclamé divers assouplissements à C-71. « Ce projet de loi ne prend pas en compte et ne protège pas nos droits ancestraux issus de traités. […] Nulle part est-il mentionné […] de quelle façon les dispositions du projet de loi seront appliquées pour les Premières Nations ou sur leurs terres », a-t-il exposé.

« Il devrait être clairement indiqué que le droit de chasser des Premières Nations sera respecté et que nous n’aurons pas à obtenir une autorisation de transport pour des fusils de chasse, mais [pour] ceux qui sont classés à autorisation restreinte », a ajouté M. Picard.

Le projet de loi C-71 a été élaboré à partir des recommandations du Comité consultatif canadien sur les armes à feu, qui avait été mis sur pied par le gouvernement libéral. Or, ce groupe ne comprend aucun membre autochtone, a déploré Michèle Audette.

Il faut donc « s’en remettre à des occasions comme aujourd’hui pour pouvoir être entendus », a-t-elle fait remarquer.

La mesure législative C-71 a été déposée en mars dernier. Les conservateurs y sont farouchement opposés, entre autres parce qu’ils accusent les libéraux de vouloir réinstaurer un registre « par la porte d’en arrière » avec les mesures contenues dans le projet de loi.

Celui-ci oblige les marchands d’armes à conserver pendant au moins 20 ans les données sur les armes à feu sans restriction, et resserre les vérifications de sécurité menées pour déterminer si un acheteur est admissible à un permis d’armes à feu, entre autres.

En décembre dernier, des représentants de groupes qui militent pour un meilleur contrôle des armes sont venus à Ottawa afin d’exhorter les sénateurs à tout faire afin que C-71 soit adopté avant les élections d’octobre prochain.

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Armes à feu: ne pas lâcher prise

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Le lobby des chasseurs prend une direction préoccupante. En date du 12 février dernier, moins du tiers des armes à feu en circulation étaient enregistrées au nouveau Service d’immatriculation des armes à feu du Québec, soit 411 095 des 1,4 million d’armes sur le territoire.

La Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs invite ses membres à respecter la loi, malgré son opposition. « Jamais on ne va encourager la désobéissance civile », a dit son directeur général, Alain Cossette.

Il semble bien que cet appel au sens des responsabilités tombe à plat. La désobéissance civile est au coeur des stratégies du groupe Tous contre un registre québécois des armes à feu, soucieux de défendre ses prérogatives au détriment de l’intérêt public. Son porte-parole, Guy Morin, clame que ses armes ne sont pas enregistrées et qu’elles ne le seront jamais. Quelque 200 opposants au registre ont manifesté, dimanche à Québec, en exigeant que les sommes consacrées au registre soient investies à la place dans la santé mentale. Sacrés sophistes !

Si tous les lobbies enfreignaient les lois et les règlements qui leur déplaisent, le désordre social l’emporterait sur la primauté du droit. Les chasseurs ne sont pas d’accord avec le registre ? Qu’ils en contestent la validité devant les tribunaux. Dans l’intervalle, qu’ils cessent de se faire justice eux-mêmes en s’appuyant sur de fallacieuses questions de principes ou de divergences idéologiques.

Le gouvernement Legault est dans son droit d’exiger l’enregistrement des armes, au nom de l’intérêt public et de la santé publique. La Fédération des policiers et policières municipaux du Québec appuie cette mesure, tout comme le Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale et les spécialistes de l’intervention en santé mentale. Les armes à feu ne sont pas des biens comme les autres. Même les armes d’épaule, que les chasseurs veulent soustraire au registre, doivent être enregistrées.

Pour l’heure, le gouvernement Legault serait bien mal avisé d’imposer des amendes (elles vont de 500 $ à 5000 $) aux récalcitrants. Le zèle bureaucratique est un piètre substitut à la prévention et à la sensibilisation. Québec doit aussi améliorer les imperfections dans son système d’enregistrement des armes, qui prête flanc à la critique, et rassurer les sceptiques sur ses intentions. Le registre n’est pas et ne deviendra pas un nouvel outil de taxation ou de contrôle social des chasseurs. Ceux-ci peuvent-ils exercer en revanche une citoyenneté responsable ?

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Armes et santé mentale? Faux débat!

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La majorité des décès par arme à feu au Québec sont des suicides et plus de 100 Québécois s’enlèvent la vie à l’aide de ce moyen tous les ans. Pour prévenir le suicide, nous devons agir sur plusieurs fronts, notamment en réduisant l’accès aux moyens de s’enlever la vie (dont les armes à feu) et en facilitant l’accès à des ressources et des soins en santé mentale. Ce sont deux mesures qui ont démontré leur efficacité.

En verrouillant, en entreposant et en enregistrant leurs armes, les propriétaires contribuent à la prévention du suicide. Ils le font pour leur propre sécurité, mais aussi pour celle d’un membre de leur famille, d’un ami ou d’un voisin, puisque près du tiers des personnes qui utilisent une arme à feu pour se suicider ne sont pas propriétaires de l’arme. La vigilance de chacun est nécessaire.

Un registre permet de savoir si un individu possède des armes et à quel endroit elles sont entreposées. Il facilite ainsi le travail des policiers et des intervenants lorsqu’ils doivent intervenir de façon urgente ou préventive auprès d’une personne en détresse. L’arme à feu est un moyen extrêmement létal qui n’offre que très rarement une seconde chance à la personne en détresse. Bien que le suicide soit multifactoriel, la présence d’une arme dans la maison multiplie par cinq les risques de suicide.

Il importe ici de comprendre dans quel état se trouve la personne ayant des pensées et des comportements suicidaires : elle souhaite cesser de souffrir, sa perception de la situation et de l’aide disponible est troublée par sa souffrance et elle est ambivalente face à la mort jusqu’à la toute dernière seconde. Si le moyen qu’elle a en tête pour s’enlever la vie n’est pas disponible au moment où sa détresse est la plus vive, un drame peut être évité. La présence d’une arme à feu, surtout lorsqu’elle n’est pas traçable par les intervenants et les policiers, donne très peu de temps aux proches, aux intervenants et aux policiers pour intervenir auprès de la personne suicidaire. L’arme représente un risque majeur dans ces circonstances.

Prévention du suicide

Des voix s’élèvent actuellement contre le registre des armes à feu et réclament que les sommes qui y sont investies soient plutôt consacrées à la santé mentale. Nous croyons qu’il est tout à fait injustifié de prétendre qu’investir dans l’une de ces mesures se fait au détriment de l’autre. L’enregistrement des armes est une façon d’agir en prévention du suicide.

Rappelons que les nombreux suicides par arme à feu ont un coût énorme pour notre société, alors que l’enregistrement des armes est gratuit pour les propriétaires et représente un coût annuel de 5 millions pour l’État (soit 0,60 $ par citoyen), une somme relativement minime par rapport aux besoins en santé mentale. En effet, 1,3 milliard de dollars par an sont actuellement consacrés aux programmes de santé mentale (en plus des sommes investies dans les services hospitaliers et communautaires) et il est absolument nécessaire de renforcer les soins, puisque les besoins sont grands ; les lacunes et le manque de ressources en santé mentale sont sérieux et méritent d’être évalués attentivement.

L’investissement collectif dans un registre est donc tout à fait raisonnable, pour une mesure qui a déjà contribué à sauver des vies : l’ensemble des mesures fédérales adoptées à la suite de la tuerie à Polytechnique, dont l’enregistrement de toutes les armes, a été associé à une baisse des suicides par arme à feu. Au Québec, nous avons constaté une baisse de 53 % des suicides par arme à feu entre 1995 et 2011, et ce, sans indice de substitution par d’autres moyens. Il est également démontré que les pays ayant un contrôle plus serré des armes à feu présentent un taux de suicide par ce moyen inférieur aux pays qui n’en ont pas. Investir en santé mentale ne remplacera pas l’enregistrement des armes à feu : ces mesures sont toutes deux nécessaires pour prévenir les décès par suicide.

Rappelons que trois suicides sont commis chaque jour au Québec alors qu’il s’agit d’une cause de décès évitable. Faisons ce qui est facilement à notre portée pour prévenir d’autres drames. Nous enregistrons nos voitures, certains animaux de compagnie. Pourquoi pas nos armes à feu ?

Pour la prévention du suicide, appuyons le registre, enregistrons nos armes et investissons aussi dans les soins de santé mentale.

* Ont signé ce texte: Jérôme Gaudreault, Association québécoise de prévention du suicide; Diane Harvey, Association québécoise pour la réadaptation psychosociale; Geneviève Fecteau, Association canadienne pour la santé mentale – Division du Québec; Renée Ouimet, Mouvement Santé mentale Québec; Lynda Poirier, Regroupement des centres de prévention du suicide du Québec; Roxane Thibeault, Regroupement des services d’intervention de crise du Québec.

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Des médecins réclament un meilleur contrôle des armes à feu

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Toronto — Des médecins ont créé une nouvelle organisation pour réclamer un meilleur contrôle des armes à feu au Canada, faisant valoir que la violence liée aux armes dévaste la vie de leurs patients et de leurs communautés. Le groupe Canadian Doctors for Protection from Guns affirme que la violence par armes à feu devrait être considérée comme un enjeu de santé publique, tout comme la sécurité routière ou le tabagisme. L’organisation est formée de médecins de famille, d’urgentologues, de chirurgiens traumatologues et de psychiatres. Ceux-ci réclament une interdiction des armes de poing et des armes d’assaut, jugeant que la violence par armes à feu est une « crise de santé publique » qui doit être considérée. Le groupe rappelle que selon Statistique Canada, les crimes violents liés aux armes à feu ont augmenté de 42 % depuis 2013.

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De la difficulté d’enregistrer ses armes de chasse

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J’ai essayé, mais en vain, d’enregistrer mes armes de chasse avant le 29 janvier. Ce fut peine perdue : le système d’enregistrement a refusé de compléter l’enregistrement dès la première tentative.

N’ayant pas sous la main certaines de ces armes, je ne pouvais déclarer exactement la longueur des canons, une donnée qui ne serait plus essentielle, selon l’entente conclue entre le gouvernement et la Fédération des chasseurs et pêcheurs. Mais malgré cet engagement, cette donnée demeure toujours essentielle. Cherchez l’erreur. J’ai donc écrit aux responsables du registre pour leur demander comment réaliser un enregistrement sans inscrire la longueur des canons de mes armes de chasse. J’attends encore la réponse à ma question, posée avant la date fatidique du 29…

On doit donc se demander pourquoi les responsables du registre n’acceptent pas dès maintenant la règle pourtant toute simple du défunt registre fédéral, c’est-à-dire de préciser simplement si une arme d’épaule mesure plus ou moins 470 mm, soit la norme du Code criminel. C’était suffisant pour déterminer si l’arme était légale ou à usage restreint.

Véritable désinformation

Force est donc de constater que les « assouplissements » annoncés ne s’appliquent pas aux centaines de milliers de propriétaires actuels d’armes d’épaule, lesquels ont l’obligation de les enregistrer maintenant. Les amendements annoncés à la loi ne s’appliqueront ainsi en principe qu’aux futurs propriétaires, un nombre marginal. On est donc ici en face d’une véritable désinformation quand le gouvernement parle d’assouplissements aux chasseurs pour les inviter à enregistrer leurs armes, puisqu’ils devront fournir maintenant des informations qui ne seront plus nécessaires plus tard, mais que le gouvernement leur aura quand même soutirées tout en prétendant avoir fait une concession. On n’est pas loin d’une arnaque sur les plans moral et politique.

Pourtant, le registraire pourrait dès maintenant modifier le formulaire et n’exiger qu’une déclaration similaire à celle de l’ancien registre fédéral quant à la longueur des armes, soit plus ou moins 470 mm, ce qui constituerait une information légale sur la longueur de l’arme, fût-elle sommaire, ce qui peut vraisemblablement s’appliquer dès maintenant, en conformité avec la loi actuelle et les engagements gouvernementaux.

Si le gouvernement n’entend pas assouplir son formulaire avant de modifier la loi, il devrait, par cohérence et honnêteté, instituer un moratoire sur l’enregistrement obligatoire jusqu’à ce que l’ensemble des chasseurs puisse bénéficier des assouplissements promis. C’est d’ailleurs ce que réclament déjà 11 MRC du Québec, des acteurs institutionnels qu’il est difficile d’assimiler à des radicaux pro-armes, émotifs et guerriers. Cela susciterait un temps de réflexion dans une logique d’écoute et d’ajustements du registre aux besoins des différents segments de la population. Il ne faut pas oublier ici que Montréal est une région parmi d’autres au Québec, malgré son habituel impérialisme politique et médiatique.

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Le registre des armes à feu connaît des ratés

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La ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault, a dû reconnaître mardi que le controversé registre des armes à feu, entré en vigueur hier, posait des problèmes techniques.

« J’ai entendu comme tout le monde qu’il y a eu certains problèmes pour l’enregistrement avec le système. On le reconnaît, on fait notre mea culpa, on travaille toujours sur l’amélioration du système », a déclaré la ministre en marge d’une rencontre du cabinet caquiste à Gatineau.

Le Devoir a en effet pu constater qu’il était très ardu d’enregistrer certaines armes au registre sur le site Web du Service d’immatriculation des armes à feu du Québec.

Ce fut le cas pour un fusil à canon superposé de calibre 12 de fabrication russe voué à la chasse au petit gibier et d’un fusil semi-automatique également de calibre 12 de fabrication italienne utilisé pour la chasse à la sauvagine.

Le formulaire en ligne reconnaissait les marques, mais pas les modèles ni la longueur des canons. Il ne permettait pas non plus d’ajouter des informations qui ne figuraient pas dans les choix de réponse, rendant la procédure fastidieuse et l’information transmise, incomplète, voire inexacte.

 

Au ministère, on affirme le contraire et que le « système permet de saisir toutes autres informations, même si elles ne se trouvent pas dans les choix de réponse ». On concède toutefois que « quelques plaintes ont été recensées concernant l’absence de la marque, du modèle ou de la longueur du canon souhaité dans les choix offerts en provenance du TRAF lors de la saisie ». Le ministère rappelle en outre qu’il s’agit « d’un nouveau système » et que « des améliorations sont régulièrement apportées ».

La ministre a quant à elle laissé entendre que les problèmes techniques étaient imputables à l’augmentation des inscriptions. « C’est le signe que de plus en plus de gens s’inscrivent dans des délais de plus en plus courts. »

Les propriétaires d’armes avaient jusqu’à mardi dans la nuit pour s’inscrire au registre, mais à peine 24 % des armes y étaient immatriculées en matinée, selon les données les plus récentes du ministère de la Sécurité publique.

« On n’est pas à 100 %, je vous le concède, mais il y a beaucoup d’augmentation », a répondu la ministre à un journaliste qui lui faisait remarquer mardi que l’atteinte de la cible était « ratée ». « Je fais le message à tous les détenteurs d’armes sans restrictions au Québec : enregistrez-vous. […] Tous ceux qui n’auront pas immatriculé leurs armes s’exposent à des sanctions », a-t-elle répété.

Rappelons que le registre vise à remplacer le registre canadien des armes à feu qui a été aboli en 2012 par le gouvernement fédéral. Il vise à immatriculer toutes les armes dites « d’épaule », soit des armes de chasse pour la plupart comme des fusils et des carabines. Cette catégorie compte pour 95 % des armes à feu qui se trouvent sur le territoire du Québec. Lors de l’abolition du registre fédéral, on en recensait 1,6 million.

La ministre a toutefois réitéré que les autorités n’entendaient pas être trop zélées dans l’imposition d’amendes. « Ce qu’on veut, c’est que les gens se conforment à la loi. C’est certain que si quelqu’un décide de s’inscrire dans trois jours, je préférerais qu’il le fasse avant la date butoir. Mais s’il le fait dans trois jours, je suis heureuse qu’il l’ait fait. […] Je ne peux pas condamner le fait que quelqu’un va s’inscrire. »

La semaine dernière, Geneviève Guilbault s’était engagée à corriger des sources de mécontentement dans le registre dénoncées par la Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs (FédéCP). Ces changements qui touchent le numéro unique de l’arme, sa longueur et la durée de déplacement nécessitant d’en informer les autorités ne sont pas en vigueur parce qu’ils nécessitent l’adoption de règlements et de lois.

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Registre des armes: la grogne persiste malgré le compromis

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Les changements proposés par la ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault, n’ont pas eu raison du mouvement actuel d’opposition au registre des armes à feu, en particulier en milieu rural. Seulement une arme sur quatre aurait été enregistrée, estime Québec.

« Ce qu’ils ont changé, c’est quand même mineur », note Philip Tétrault, maire de Warden, une municipalité de 364 habitants au nord de Shefford, en Montérégie. « Cet argent-là qu’ils vont dépenser, on devrait mettre ça sur la santé mentale, c’est beaucoup plus là qu’est le problème que sur le fusil en tant que tel. »

Le 9 janvier, les élus de Warden ont adopté une résolution pour dénoncer le registre des armes, qui doit entrer en vigueur aujourd’hui.

« Un citoyen nous a envoyé un courriel pour nous dire que la municipalité de Potton avait fait adopter une résolution là-dessus et il nous demandait de faire la même chose », explique le maire Tétrault. « On l’a mis à l’ordre du jour et les conseillers ont voté pour ça. »

À ce jour, 22 municipalités ont fait de même au Bas-Saint-Laurent, en Abitibi, en Estrie, dans Chaudière-Appalaches, dans les Laurentides, sur la Côte-Nord et en Montérégie, en plus des MRC de Pontiac et de Témiscamingue, lesquelles regroupent respectivement 18 et 19 municipalités.« C’est déplorable que ça arrive, Polytechnique puis ces autres places-là, ajoute le maire de Warden. Mais c’est pas parce qu’il y a un registre que ces choses-là n’arriveront pas. Une arme, on peut en obtenir sur le marché noir, on peut en commander une de l’Ontario qui ne sera pas enregistrée et qu’ils vont nous livrer chez nous. C’est pas le fusil le problème, c’est la personne qui le tient. »

Les gens se demandent quand le gouvernement va charger [des taxes] pour les armes qu’ils ont inscrites

Le comté de Potton, en Estrie, avait été le premier à adopter une résolution, le 7 janvier. Le conseiller qui l’a proposée, Bruno Côté, n’a pas non plus été séduit par les assouplissements présentés la semaine dernière par la ministre Guilbault.

Jeudi, elle a promis de retirer de la Loi sur l’immatriculation des armes à feu trois irritants administratifs qui étaient dénoncés par la Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs du Québec.

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Or, d’après M. Roy, ces changements ont même accru la colère de certaines personnes. « Ça a juste mis de l’huile sur le feu », dit-il. Le fait d’entendre la ministre leur dire que le gouvernement avait « écouté les gens », pour faire des assouplissements qu’ils considèrent comme des « babioles », dit-il, aurait touché une corde sensible.

Il souligne que le premier ministre, François Legault, avait voté pour le registre lors du vote libre sur la loi, l’an dernier. « Arrêtez de nous dire que c’est le registre des libéraux ! » lance-t-il. « La tête de la CAQ voulait le registre et là, on l’impose. C’est ça qui se passe. »

« Deux poids, deux mesures » à la frontière

Dans le Témiscamingue aussi, l’insatisfaction perdure. Les récents assouplissements sont « très esthétiques », selon la préfète Claire Bolduc. « C’est clair qu’il y a un malaise et ça va au-delà des chasseurs versus les femmes violentées. Le malaise est aussi en lien avec le territoire ici. C’est un territoire de chasse, un territoire d’agriculture où il y a souvent des loups sur les terrains. Les producteurs d’agneau, par exemple, vont avoir à défendre leurs troupeaux », dit-elle.

La MRC du Témiscamingue a, elle aussi, adopté une résolution sur le registre. Or, contrairement à Potton et à Warden, elle ne réclame pas son abolition mais plutôt un moratoire et une consultation élargie sur le sujet. Son libellé demande notamment au gouvernement de considérer « les différences fondamentales entre les milieux ruraux et les milieux urbains en matière de comportements et d’inquiétudes face aux armes à feu ».

La préfète, qui elle-même ne chasse pas mais dont le conjoint est un ancien chasseur, explique que la réalité frontalière du Témiscamingue crée une situation de « deux poids, deux mesures ». « Les chasseurs sont limitrophes avec l’Ontario, où il n’y a pas de registre, et il y a beaucoup de pourvoiries. Les Américains, par exemple, arrivent avec leurs propres armes qui ne sont pas enregistrées », mentionne-t-elle.

Quand on lui fait remarquer que c’est une réaction très forte, que le registre n’exige au fond qu’une démarche administrative qui n’empêchera personne de pratiquer la chasse ou d’avoir une arme, elle mentionne que les gens craignent également que l’immatriculation mène à l’ajout de taxes. « Les gens se demandent quand le gouvernement va les charger pour les armes qu’ils ont inscrites. »

Un mouvement pas si marginal, selon la FMQ

Pendant ce temps sur les réseaux sociaux, le mouvement « Tous contre un registre québécois des armes à feu », dirigé par le militant Guy Morin, enjoint les municipalités et les MRC à le contacter et offre un modèle de résolution anti-registre à télécharger.

Parmi les 22 municipalités et les deux MRC qui ont adopté une telle résolution, toutes ne réclament donc pas ouvertement l’abolition du registre. Certaines d’entre elles, comme Baie-Saint-Paul, n’ont pas non plus adopté de résolution à l’unanimité parce que leurs conseillers étaient divisés.

Quelle est donc l’importance réelle de ce mouvement quand on sait que le Québec compte pas moins de 1100 municipalités ?

Chose certaine, ce n’est pas « marginal », selon le président de la Fédération des municipalités du Québec (FMQ), Jacques Demers. « Au début, on avait l’impression que c’était plutôt une minorité, mais là, ça prend quand même de l’ampleur dans certaines régions et MRC », dit-il.

Le sujet a d’ailleurs été abordé lors de la réunion de son exécutif la semaine dernière. « Notre position, c’est de dire aux membres de respecter la loi. En même temps, on demande quand même au gouvernement d’écouter ces régions-là. »

Dans ce contexte, le gouvernement de la Coalition avenir Québec pourrait-il faire d’autres ajustements ? « Non », rétorque l’attaché de presse de la ministre Geneviève Guilbault, Jean-François Del Torchio. « On espère que les gens vont continuer à s’enregistrer », dit-il, en soulignant que le ministère a enregistré un nombre record d’armes dans la journée de dimanche. Selon le dernier décompte, 370 264 personnes avaient immatriculé leurs armes, soit 27 905 de plus qu’il y a une semaine et 69 311 de plus que le 6 janvier dernier.

Le ministère de la Sécurité publique estime que 23 % des armes ont ainsi été enregistrées, sur un total de 1,6 million d’armes à feu sans restriction immatriculées au Registre canadien des armes à feu avant son abolition en 2012.

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Le gouvernement Legault apporte des ajustements au registre des armes à feu

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Le gouvernement Legault a accepté d’apporter des ajustements au registre des armes à feu pour réduire les irritants administratifs dénoncés par les chasseurs.

Les changements toucheront le numéro unique de l’arme, sa longueur et la durée de déplacement nécessitant d’en informer les autorités. Ces changements correspondent précisément aux demandes faites par la Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs.

« Ce qu’on veut faire, c’est simplifier l’application [du registre] », a expliqué la ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault, mercredi matin. Elle était alors accompagnée du grand patron de la Sûreté du Québec, Martin Prudhomme, de la porte-parole du collectif PolySeSouvient, Heidi Rathjen, et du directeur de la Fédération des chasseurs et pêcheurs du Québec, Alain Cossette.

Quand est venu son tour au micro, ce dernier n’a pas caché que malgré les changements, il espérait toujours voir le registre un jour aboli.

Or la ministre a été très claire à cet égard. « Le registre est là pour rester », a-t-elle dit. « Il n’est aucunement question de l’abolir. »

Le PQ et QS d’accord

Le chef du deuxième groupe d’opposition à l’Assemblée nationale, Pascal Bérubé, salue les « assouplissements » qui seront apportés au processus d’inscription des armes à feu. À ses yeux, l’établissement d’un registre « plus facile d’utilisation » constituera un « gain » pour les chasseurs des quatre coins du Québec. « On a trouvé des accommodements qui permettent d’atteindre l’objectif, mais en ayant une sensibilité aux demandes des chasseurs. […] C’est une avancée importante », a-t-il déclaré en marge du caucus du PQ à Sainte-Agathe-des-Monts. « C’est une amélioration du registre qui ne remet pas en question son fondement », a-t-il ajouté.

Le chef intérimaire du PQ appelle les Québécois à enregistrer leurs armes d’ici le 29 janvier prochain, et ce, même si tous les « assouplissements » promis ne seront pas tous en vigueur. « La seule position responsable, pour un parlementaire, c’est d’inviter nos citoyens à respecter la loi », a affirmé M. Bérubé.

Du côté de Québec solidaire aussi, les changements ont été bien accueillis. « Je suis satisfait que Mme Guilbault ait respecté la volonté populaire, le Québec tient à son registre », a déclaré le député solidaire responsable de la sécurité publique, Alexandre Leduc. « Je suis content surtout d’avoir entendu la ministre Guilbault dire que le registre était là pour rester. »

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Tous pour le registre des armes à feu

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À moins d’une semaine de l’échéance prévue dans la Loi sur l’immatriculation des armes à feu, environ 20 % des armes d’épaule seulement ont été dûment inscrites au registre québécois, soit quelque 350 000 fusils ou carabines sur les 1,6 million en circulation.

La Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs, qui compte 125 000 membres, s’est gardée de préconiser la désobéissance civile. Elle a plutôt réclamé des assouplissements aux modalités d’immatriculation. Or, de son côté, le groupe Tous contre un registre québécois des armes à feu et son porte-parole Guy Morin en ont appelé à un boycottage de l’immatriculation, invitant les propriétaires à attendre à la dernière minute avant d’enregistrer leurs armes, voire à refuser de se conformer à la loi dans l’espoir que les inscriptions seront tellement peu nombreuses qu’on n’aura d’autre choix que de conclure à l’échec du registre. Dans la foulée, une douzaine de petites municipalités en région ont adopté des résolutions pour exiger son abandon.

À la faveur d’un vote libre autorisé par leur parti, sept députés caquistes ont voté contre la loi. Mais ce n’est pas une raison pour que la ministre de la Sécurité civile, Geneviève Guilbault, encourage, par son ambiguïté, des opposants qui prônent la désobéissance civile.

L’appui que vient d’accorder le National Rifle Association (NRA) aux militants pro-armes québécois devrait achever de les discréditer. Les arguments qu’ils avancent sont faibles, voire spécieux, du genre : n’importe quel individu dont l’arme est dûment immatriculée peut soudainement devenir fou et tirer sur une foule. Ou encore : le registre est inefficace, voire inutile. Ce n’est pas l’avis des corps policiers ou des directions de santé publique.

Certes, le registre ne règle pas tout. Comme le révélait Le Devoir, une personne qui demande un permis de possession d’armes auprès des autorités fédérales doit déclarer si elle souffre ou a souffert de troubles mentaux, mais aucune vérification n’est faite. Cette lacune milite non pas pour l’abolition du registre, mais pour une amélioration des contrôles, comme le réclame dans une lettre ouverte Boufeldja Benabdallah, du Centre culturel islamique de Québec, qui cite l’exemple d’Alexandre Bissonnette.

Dans cette variation sur le thème du Rat de ville et du Rat des champs, le gouvernement Legault ne peut céder à un groupe de pression extrémiste : il doit faire respecter cette loi qui correspond aux voeux d’une majorité de Québécois.

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Armes à feu: Legault rejette la demande des survivants de la tuerie de la mosquée

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Le premier ministre François Legault a rejeté lundi la demande des proches des victimes de la tuerie à la mosquée de Québec visant à hausser les vérifications des antécédents des propriétaires d’armes à feu.

« Pour l’instant, il n’y a rien de prévu de plus que ce qui existe actuellement », a déclaré le premier ministre depuis la France, où il est en mission économique. « On a déjà une loi qui est adoptée pour enregistrer les armes d’épaule. Il y a une date limite qui arrive bientôt. On a l’intention de faire respecter cette loi. »

Lundi, des représentants de la mosquée ont transmis aux médias une lettre adressée au premier ministre lui enjoignant de resserrer les contrôles des propriétaires d’armes à feu au Québec.

« Comme vous le savez sans doute, le tueur du 29 janvier avait des antécédents liés à des troubles mentaux, mais la Sûreté du Québec n’avait pas effectué de vérifications quant à ceux-ci et les proches d’Alexandre Bissonnette ne les avaient pas signalés aux autorités », écrit dans une lettre au premier ministre le fondateur du Centre culturel islamique de Québec, Boufeldja Benabdallah, au nom des familles des victimes et des survivants de la tragédie.

En fait, comme le révélait Le Devoir en avril dernier, il est très facile pour un demandeur de permis d’arme de dissimuler ses problèmes psychologiques s’il en a.

Aucune vérification

Au Canada, une personne désireuse de posséder une arme à feu doit détenir un permis de possession et d’acquisition, délivré par le Programme canadien des armes à feu (PCAF), une entité relevant de la Gendarmerie royale du Canada (GRC). Dans le formulaire, le demandeur doit indiquer si, au cours des cinq dernières années, il a déjà « tenté ou menacé de se suicider » ou si, après avoir consulté un médecin, il a fait l’objet d’un diagnostic ou subi un traitement pour une dépression, des problèmes comportementaux ou émotifs ou pour des problèmes d’abus de substances.

Si la personne coche « non », aucune vérification n’est faite par les corps policiers pour s’assurer que c’est vrai. C’est ainsi qu’Alexandre Bissonnette avait pu obtenir son permis d’armes en 2014 malgré la détresse psychologique qu’il vivait. Il avait consulté à trois reprises dans les deux années précédant cette demande pour des attaques de panique, des troubles anxieux, des idées suicidaires et des symptômes dépressifs.

21 % des armes enregistrées

Le nouveau registre doit entrer en vigueur le 29 janvier prochain, soit deux ans jour pour jour après l’attentat qui a fait six morts à la mosquée de Québec. À neuf jours de l’échéance, le ministère de la Sécurité publique estime que seulement 21 % des armes seulement ont été immatriculées au Service d’immatriculation des armes à feu du Québec (342 359 sur les 1,6 million d’armes à feu sans restriction enregistrées au Registre canadien des armes à feu avant son abolition).

Le gouvernement de la Coalition avenir Québec (CAQ) fait face à des pressions aux antipodes dans ce dossier. D’une part, certains de ses partisans espéraient qu’une fois élue, la CAQ rejetterait le registre créé par Les Libéraux. Lors de l’adoption au Parlement de la Loi sur l’immatriculation des armes à feu en 2016, 8 des 20 députés caquistes avaient d’ailleurs voté contre.

À l’autre bout du spectre, le groupe « Poly je me souviens » signale que pendant la campagne électorale, la CAQ s’était montrée ouverte à resserrer les contrôles. « La Coalition avenir Québec est ouverte à étudier toutes les mesures en vue d’améliorer la sécurité entourant le processus d’octroi de permis par la Sûreté du Québec. Tout en respectant les compétences fédérales, on doit s’assurer de mieux encadrer la recherche des antécédents pour éviter des tragédies », avait écrit le parti en réponse aux questions de ce groupe selon un document transmis au Devoir.

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