Signes religieux: les employés de l’État récalcitrants pourraient perdre leur emploi, avertit la CAQ

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Les employés de l’État en position d’autorité qui refuseraient d’enlever leurs signes religieux sous un gouvernement caquiste seraient relocalisés ou licenciés, a affirmé la députée Geneviève Guilbault.

La porte-parole du parti pendant la période de transition s’est aventurée sur ce terrain glissant mercredi, à la réunion des candidats caquistes élus et défaits, à Boucherville.

Selon elle, les policiers, juges, procureurs, gardiens de prison et enseignants récalcitrants seraient les artisans de leur propre malheur dans ce cas, puisqu’ils choisiraient de laisser tomber leur emploi.

« Il y aurait une période de transition durant laquelle on expliquerait, on sensibiliserait ces personnes-là à ce que prescrira la future loi », a-t-elle dit.

« Ces personnes-là seront libres de pouvoir se relocaliser dans un autre poste qui ne sera pas en situation d’autorité. Ce sera à eux à partir de ce moment-là de faire le choix qui s’impose. »

« S’ils font le choix de ne plus occuper cet emploi, à ce moment-là ce sera leur choix », a poursuivi la députée.

Et si la personne refuse de se relocaliser, tout en continuant de porter un signe religieux ? « Ce sera impossible conformément à la loi qu’on aura adoptée qui fait aussi partie de nos engagements électoraux qu’on souhaite tous réaliser », a-t-elle tranché.

Donc elle perdra son emploi ? « [Elle va] faire le choix de ne plus occuper l’emploi si [elle] souhaite maintenir le port de signes religieux. »

Plus tard, en anglais, Mme Guilbault a affirmé que l’objectif de la nouvelle loi que proposera son gouvernement est de « mieux intégrer les immigrants, pour être plus accueillant et plus inclusif ».

La CAQ n’a jamais caché qu’elle veut abroger la loi 62 sur la neutralité religieuse du gouvernement libéral, pour la rendre plus sévère.

La pièce législative, qui est actuellement contestée devant les tribunaux, prévoit notamment que tous les services publics au Québec devront être donnés et reçus à visage découvert — notamment dans les transports publics et dans les hôpitaux. La loi permet toutefois des accommodements raisonnables, accordés à la pièce.

Si les tribunaux déclaraient le projet de loi de la CAQ inconstitutionnel en vertu de la Charte canadienne des droits et libertés, le premier ministre désigné François Legault pourrait invoquer l’article 33 de la Charte, la fameuse disposition de dérogation (parfois nommée « clause dérogatoire »).

Mercredi, le premier ministre Justin Trudeau lui a servi une mise en garde, en lui conseillant de bien réfléchir avant d’invoquer la disposition de dérogation, qui « supprime ou évite de défendre les droits des Canadiens ».

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