Rencontre avec Legault: Trudeau fait son bilan

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Le premier ministre François Legault a beau être ressorti optimiste de sa rencontre avec son homologue fédéral jeudi matin, Justin Trudeau ne s’engage toujours pas à permettre au Québec de réduire le nombre d’immigrants qu’il accueille sur son territoire ou d’imposer à ceux-ci un test sur leurs connaissances des valeurs québécoises.

M. Trudeau a indiqué que de s’engager dans un sens ou un autre serait prématuré. « Quant aux différentes propositions, y compris l’idée de tests, on va continuer de discuter avec la province et voir c’est quoi, leur proposition », a-t-il déclaré vendredi lors la conférence de presse de clôture de la rencontre de son cabinet. « Ils parlent de différentes choses, mais on n’a pas vu encore quelle forme ça pourrait prendre et on ne va pas réagir avant de comprendre exactement ce qu’ils proposent. »

Dans les coulisses fédérales, on indique n’avoir reçu aucune proposition officielle de la part du gouvernement caquiste sur ce que contiendrait un éventuel test ou les conséquences qu’entraînerait l’échec à un tel test. La rencontre entre les deux hommes jeudi matin, la troisième depuis l’élection québécoise, n’a pas permis d’en apprendre davantage, dit-on.

M. Legault a réitéré aux journalistes qu’il souhaitait soumettre les migrants économiques et ceux accueillis à des fins de réunification familiale à un test évaluant leurs connaissances des valeurs protégées par la Charte des droits et libertés de la personne du Québec. Il désire aussi faire passer à ceux de la réunification familiale, dont les compétences linguistiques ne sont pas mesurées, un examen de français. Dans les deux cas, l’autorisation d’Ottawa est nécessaire, a reconnu M. Legault. Québec dit qu’à peine 41 % des nouveaux arrivants qu’il accueille sur son territoire ont des connaissances du français.

Quant à une éventuelle réduction des niveaux d’accueil du Québec, M. Trudeau s’est aussi montré vague, insistant sur le fait que cette demande devait être considérée dans un contexte plus large de pénurie de main-d’oeuvre. Il a néanmoins indiqué que ses ministres en discuteraient avec leurs homologues québécois lors de réunions prévues au cours des deux prochaines semaines.

« C’est sûr que des fois, on va avoir différentes perspectives sur certains enjeux, mais nous allons toujours travailler ensemble sur l’enjeu de l’immigration et de pénurie de main-d’oeuvre. »

Québec a annoncé en décembre qu’il souhaitait ramener d’environ 30 000 à 23 450 le nombre de migrants économiques, de 11 500 à 8900 le nombre de personnes accueillies à des fins de réunification familiale, et de 8600 à 6950 le nombre de réfugiés. La province n’a cependant l’autorité d’agir que pour la première catégorie de migrants. Le gouvernement fédéral s’était dit « déçu » de ces cibles.

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Bilan de campagne du PQ: Lisée ne pense pas avoir fait d’erreur

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Jean-François Lisée estime que le Parti québécois (PQ) a « gagné la campagne », même s’il a encaissé une défaite cuisante aux dernières élections québécoises.

M. Lisée a fait ces commentaires samedi, dans le cadre de la Conférence des présidents du Parti québécois, à Montréal, qui visait à réfléchir sur le bilan du parti aux élections du 1er octobre dernier.

Le PQ n’a obtenu que 17 pour cent des suffrages et n’a fait élire que 10 députés. Jean-François Lisée a lui-même perdu sa circonscription de Rosemont aux mains de Québec solidaire.

Le chef démissionnaire fera part de sa réflexion, à huis clos, près de sept semaines après la cuisante défaite de son parti aux élections générales. Toutes les discussions entre les présidents se tiendront d’ailleurs en privé.

Mais devant les journalistes avant l’événement, M. Lisée ne pensait pas avoir commis d’erreur, par exemple, en confrontant la co-porte-parole de Québec solidaire (QS), Manon Massé, lors du troisième débat des chefs.

Selon lui, en soulevant des questions sur la gouvernance de QS, le PQ « a évité le pire ».

Cette stratégie avait attiré des critiques au chef pendant la campagne. M. Lisée avait même laissé entendre que la vice-chef, Véronique Hivon, n’était pas d’accord.

« On peut toujours faire mieux », a concédé M. Lisée.

« Maintenant, sur la question du troisième débat, moi je pense que c’est ce qu’il fallait faire, je savais que ce serait très controversé », a-t-il ajouté.

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Administration Plante: bilan acceptable | Le Devoir

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Il y a un an jour pour jour, « l’homme de la situation » détrônait Denis Coderre à la mairie de Montréal. L’élection de Valérie Plante fut accueillie comme une bouffée d’air frais et de renouveau à l’Hôtel de Ville. La mairesse n’a pas su conserver son élan, mais son mandat est encore bien jeune. Elle aura l’occasion d’imprimer sa marque lors de la présentation imminente du budget.

Les Montréalais n’ont pas gardé un souvenir heureux du premier budget de l’administration Plante. La chef de Projet Montréal avait affirmé en campagne qu’elle contiendrait la hausse des taxes municipales sous le seuil de l’inflation, une promesse brisée dans un fatras d’explications confuses. Ce n’est pas tant l’augmentation du fardeau fiscal, mais les justifications maladroites qui ont achevé d’une manière hâtive la lune de miel de Mme Plante avec ses concitoyens.

L’eau a coulé sous les ponts en un an. Mme Plante a concédé qu’elle avait bien mal communiqué la teneur de son premier budget. Pour le budget de l’an II, elle a promis que les taxes municipales n’augmenteraient pas au-delà du seuil de l’inflation. Il faudra voir si elle tiendra parole cette fois, mais, surtout, si elle sera en mesure de contenir la taille de l’appareil municipal.

À l’heure du premier bilan, Valérie Plante parle encore de l’ex-maire Denis Coderre comme s’il était une menace imminente dans une course serrée. Elle ne cesse de dénoncer l’aspect bling-bling de M. Coderre et son improvisation. Il est vrai que ses décisions à la sauvette à l’avantage des promoteurs, entre autres dans le fiasco de la Formule E et le réaménagement du parc Jean-Drapeau, ont causé du tort à la métropole.

Il faudrait en revenir et laisser Denis Coderre panser ses blessures d’ego. Valérie Plante est la mairesse de Montréal. Elle ferait mieux de défendre son bilan plutôt que de chercher la confrontation avec un adversaire qui ne fait plus partie du paysage municipal. Cet esprit revanchard ne sert pas sa cause.

Le bilan de Valérie Plante n’est pas si mauvais. La plupart de ses engagements sont réalisés ou en voie de l’être. Une analyse de Radio-Canada en arrive à la conclusion que l’administration Plante a tenu 14 de ses 28 promesses, tandis que 8 ont été tenues en partie. Projet Montréal s’attribue pour sa part un taux de réussite de 88 % au terme de sa première année au pouvoir. Les défis restent considérables.

Ceux qui pensaient naïvement que la mairesse autoproclamée de la mobilité réglerait les problèmes du transport à Montréal d’un coup de baguette magique n’ont qu’eux-mêmes à blâmer pour avoir cru à ce conte de fées. Même une ville de l’importance de Montréal ne possède pas tous les leviers politiques et financiers pour résoudre ces problèmes. Il faudra compter sur des engagements fermes de Québec et d’Ottawa pour soutenir le transport collectif et des politiques d’aménagement du territoire qui vont dans le sens du développement durable. L’administration Plante a fait un pas dans la bonne direction en faisant l’acquisition de 300 autobus hybrides. Mais à quoi serviront-ils s’ils avancent à pas de tortue dans ce chantier permanent qu’est Montréal ?

Des investissements structurants dans le développement d’une offre de tramway et l’expansion du métro seront nécessaires. À cet égard, Mme Plante pousse inlassablement son projet de ligne rose, bien qu’il n’y ait pas l’ombre du début d’un engouement pour ce projet à Québec.

La création d’un bureau de projet pour étudier la ligne rose fait diversion, mais elle ne rendra pas le choc de la réalité moins brutal au moment des choix. Le gouvernement Legault n’en veut pas, de cette ligne rose. L’administration Plante aurait intérêt à plancher sur des scénarios alternatifs et à tisser des alliances afin d’obtenir une nécessaire expansion du métro, sous une autre forme. Après tout, la ligne rose n’est pas la seule et unique avenue pour augmenter l’offre de transport collectif à Montréal. Un peu de pragmatisme ne nuirait pas dans ce dossier.

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Ottawa dresse un bilan détaillé de ses consultations publiques

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L’analyse par le gouvernement Trudeau de ses vastes consultations publiques révèle certaines failles, et la proposition de taxation désastreuse sur les petites entreprises du ministre des Finances, Bill Morneau, représente la pièce à conviction numéro un, indiquent des documents internes.

Ottawa a étudié en détail ses exercices de consultation afin de recenser les défis et les leçons tirées des centaines de consultations lancées au cours des deux premières années au pouvoir des libéraux, selon des documents obtenus par La Presse canadienne en vertu de la Loi sur l’accès à l’information.

La documentation donne un aperçu de l’auto-évaluation qu’a faite Ottawa au moment où « les fonctionnaires et les élus ont consulté les Canadiens à un rythme sans précédent ». À la mi-mandat du gouvernement libéral, 381 consultations publiques avaient été réalisées, lancées ou planifiées, précise le rapport obtenu.

Préoccupations

Les documents qui datent de février 2018 énumèrent un certain nombre de préoccupations soulevées par de nombreux ministères en matière de consultations publiques.

On relève notamment de faibles taux de participation qui seraient le résultat d’une planification inadéquate. On reproche aussi un intérêt pour la quantité plutôt que la qualité ainsi qu’une lassitude chez les intervenants, principalement parmi les peuples autochtones, ce qui pourrait « avoir causé plus de tort que de bien ».

Une note d’information d’une trousse d’information à l’intention des sous-ministres, remise en février dernier, mentionnait que la consultation sur la proposition fiscale de Bill Morneau avait « suscité des réactions négatives de la part des parties prenantes et une couverture médiatique négative ».

Le gouvernement fédéral dit avoir tiré certaines leçons de cet épisode, dont l’importance « d’adapter plus rapidement les stratégies de communication et les messages pour traiter efficacement les idées fausses », révèle la note interne.

Le moment choisi pour dévoiler la réforme fiscale, un déploiement par étapes et des discussions avec les groupes concernés avant et après la consultation auraient aussi pu faciliter le processus, croit-on.

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Bilan PLQ: une vision en décalage avec la réalité

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Dans le cadre de la campagne électorale québécoise, Le Devoir répond dans de courtes capsules vidéo aux questions de ses lecteurs. Petite entorse à la règle aujourd’hui, toutefois : plutôt que de répondre à vos questions, nous analysons vos réponses.

Il y a près d’un mois, Le Devoir proposait à ses lecteurs de brosser le bilan du gouvernement Couillard en complétant la courbe d’une quinzaine d’indicateurs triés sur le volet. Plusieurs milliers de lecteurs se sont prêtés à l’exercice. Et dans la majorité des cas, la perception des répondants par rapport aux faits révèle un Québec plus mal en point qu’il ne l’est en réalité, note Jean-Herman Guay, politologue et professeur à l’Université de Sherbrooke.

« Les gens aujourd’hui ne font pas confiance aux autorités politiques, dit-il. [Donc] ils ne croient pas que les choses s’améliorent. Ils croient même qu’elles se détériorent dans certains cas. »

Pour quatre indicateurs, le décalage entre la perception des lecteurs et la réalité est particulièrement marqué : l’immigration, la rémunération des médecins spécialistes, l’évolution du nombre de places dans les centres de la petite enfance (CPE) et les émissions de gaz à effet de serre (GES).

 

 

Immigration Lors de l’arrivée au pouvoir du gouvernement Couillard, en 2014, le Québec a accueilli 50 292 immigrants. En début de mandat, ce chiffre a chuté sous la barre des 50 000 (48 981), avant de croître les années suivantes. En 2017, année préélectorale, 52 399 nouveaux arrivants ont débarqué sur le sol québécois. Or, ils auraient été 57 214, selon les réponses des lecteurs, une différence de près de 5000 personnes.

« Essentiellement, c’est dû à la médiatisation du phénomène », statue M. Guay. Crise migratoire sans précédent en Europe, élection d’un président américain hostile aux sans-papiers : les événements touchant l’immigration se sont enchaînés à la une des quotidiens et des téléjournaux du monde.

Plus près de nous, l’arrivée de Donald Trump à la Maison-Blanche a poussé plusieurs migrants à traverser de manière irrégulière la frontière entre le Canada et les États-Unis. À l’été 2017, le nombre de demandeurs d’asile a atteint un record, attirant au passage l’attention des médias.

« Le Stade olympique a été utilisé pour contenir une partie de ces gens-là, rappelle Jean-Herman Guay. Ça a marqué l’imaginaire. […] Quand ça surprend, ça marque la mémoire des gens et ça contribue à leur donner l’impression d’une croissance [du flux migratoire] qui n’est pas là. »

 

 

Médecins spécialistes La rémunération des médecins spécialistes n’a cessé de croître depuis 2007, date à laquelle une entente de rattrapage salarial avec leurs collègues canadiens a été conclue entre la Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ) — alors présidée par le radiologiste Gaétan Barrette — et le ministre de la Santé de l’époque, Philippe Couillard. Concrètement, leur rémunération brute moyenne a gonflé de 70 %, passant de 276 329 $ à 470 620 $ par année, selon la Régie de l’assurance maladie du Québec (RAMQ). Pendant les années Couillard, elle a augmenté de 31 000 $. Selon les réponses des lecteurs, l’augmentation dépassait les 130 000 $.

En début d’année, la FMSQ et le ministre Barrette ont renégocié l’entente de 2007. Un milliard de dollars doivent s’ajouter à la rémunération globale des spécialistes québécois d’ici 2023.

Ce nouvel accord a fait couler beaucoup d’encre. Et d’ailleurs, « la médiatisation [y] est probablement pour beaucoup », juge à nouveau M. Guay. Partis d’opposition, médecins opposés à la hausse… des voix se sont élevées pour dénoncer l’entente, créant « une opinion publique qui a aggravé le phénomène ».

 

 

CPE Depuis la création des CPE en 1997, le nombre de places au sein du réseau n’a jamais cessé de grossir. Or, selon les lecteurs du Devoir, il aurait été sabré par Québec en 2014. Dans les faits, le nombre de places a augmenté d’environ 10 % en quatre ans, passant de 86 770 à 95 327 entre 2014 et 2018.

Le dernier gouvernement, toutefois, a priorisé le modèle des garderies non subventionnées : les places disponibles ont bondi de 44 % entre 2014 et aujourd’hui. À titre comparatif, la Direction générale des services de garde éducatifs à l’enfance recensait 4751 places il y a 10 ans. En 2018, plus de 67 246 places ont été dénombrées.

 

 

Gaz à effet de serre Le Québec tient un inventaire de ses émissions de gaz à effet de serre (GES) depuis 1990. Le ministère de l’Environnement est chargé de le tenir à jour, en récoltant auprès des données auprès d’entreprises, de ministères — notamment la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ) —, et d’agence provinciale et fédérale, notamment Statistique Canada.

Les plus récentes données publiques remontent à 2014. Depuis, il faut s’en remettre aux prévisions du ministère de l’Environnement. Celui-ci estime que la province émettra dans deux ans 9 mégatonnes de GES de plus que l’objectif pris en 2013 de réduire de 20 % nos émissions de GES par rapport au niveau de 1990. Ce que Québec est parvenu à faire depuis 2016, c’est stabiliser les émissions autour de 81 mégatonnes de CO2 par année. Il est encore loin de son objectif : le taux de réduction atteint 8% présentement.

Pourtant, selon les courbes tracées par les lecteurs, c’est une augmentation des émissions de GES qui se dégage des perceptions. Les lecteurs « ont une lecture inquiète du monde, inquiète de ce qui se passe », dit Jean-Herman Guay.

« Le malheur, poursuit le politologue, c’est que, pour rejoindre les gens, il faut, semble-t-il, exagérer. Les partis le font, les médias aussi, les groupes de la société civile également. Comment donc briser ce cycle vicieux et amorcer un cycle vertueux ? Il n’y a pas de solutions magiques, mais les démocraties, qui ont à gérer des situations toujours plus complexes, n’auront d’autres choix que de trouver des éléments de solutions.

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