Yves-François Blanchet assure Legault de sa collaboration

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Les revendications du gouvernement caquiste de François Legault seront désormais portées à Ottawa par le Bloc québécois, a annoncé vendredi le chef bloquiste, Yves-François Blanchet, après son premier tête-à-tête avec le premier ministre du Québec.

Peu importe le parti politique au pouvoir à l’Assemblée nationale, le mandat du Bloc québécois est « d’être le porteur de la voix du Québec à Ottawa », a estimé M. Blanchet en point de presse à Montréal, à sa sortie du bureau du premier ministre du Québec.

Soulignant le caractère « nationaliste décomplexé » du gouvernement de François Legault, le chef bloquiste a fait valoir que cette nouvelle posture à Québec est à la source de « zones de tensions » avec Ottawa.

M. Blanchet se propose donc de défendre « le mandat que les Québécois viennent de confier à la Coalition avenir Québec » face au gouvernement de Justin Trudeau.

Il ne s’agit pas pour autant d’un programme commun, a-t-il tempéré. « On ne le construit pas ensemble. »

Les positions des deux formations politiques — qui ne partagent pas la même vision de l’avenir politique du Québec — se rejoignent sur plusieurs enjeux, nommément les questions identitaire et linguistique, ainsi que l’immigration, a pointé M. Blanchet.

Des sujets qui vont « revenir à l’avant-plan de l’actualité, de manière systématique, d’ici l’élection fédérale » d’octobre prochain, croit-il.

Yves-François Blanchet s’est fait plus circonspect sur l’intention du gouvernement de la CAQ de réduire les seuils d’immigration. « Il appartient à l’Assemblée nationale de prendre de telles décisions », s’est-il limité à dire, sans préciser s’il appuyait ou non cette position.

Et le Parti québécois ?

Le nouveau chef bloquiste a également été évasif lorsque questionné sur l’impact que ce rapprochement avec la Coalition avenir Québec pourrait avoir sur la relation privilégiée qu’entretiennent le Bloc québécois et le Parti québécois.

« C’est une collaboration multipartite », a-t-il simplement évoqué.

Il n’est plus question au Bloc québécois de choisir entre défendre les intérêts du Québec et mettre en avant l’indépendance, a fait valoir M. Blanchette. Il n’y a pas d’opposition entre les deux, a-t-il insisté, évoquant l’épisode d’entre-déchirement qui avait mené à l’éclatement du caucus bloquiste sous le règne de Martine Ouellet.

« Au Bloc québécois, on est convaincus que l’indépendance et les intérêts du Québec, c’est ultimement une seule et même chose. »

SNC-Lavalin

Par ailleurs, M. Blanchet s’est dit « au diapason » avec le premier ministre Legault dans le dossier de SNC-Lavalin. Les deux hommes privilégient la conclusion d’une entente avec la firme québécoise de génie-conseil afin de préserver les emplois et le siège social de l’entreprise à Montréal.

« On entend dans le Canada une forme économique de Quebec bashing comme si [tous les employés] étaient une gang de bandits et tant pis si des milliers d’emplois et une entreprise sont sacrifiés », a-t-il dénoncé.

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Blanchet met en garde contre les opérations de séduction de ses adversaires

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L’unité canadienne est maintenue avec « des mirages et des chèques », selon le nouveau chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet, qui met les Québécois en garde contre les exercices de séduction des autres partis fédéraux à neuf mois de la prochaine élection fédérale.

« Le flirt avec le NPD n’a rien donné au Québec, a-t-il dit. Les « mamours » avec le Parti libéral n’ont rien donné au Québec. On a envoyé des gens à Ottawa qui prennent leurs ordres du premier ministre qui lui a tendance à avoir une oreille bien tendue pour les lobbys de Toronto.

« Peut-être que c’est le temps que le Québec se redonne de nouveau une députation qui parle juste pour le Québec », a-t-il ajouté en marge du caucus présessionnel de son parti, mardi.

M. Blanchet a réagi aux propos du premier ministre manitobain Brian Pallister qui, la veille, avait accusé le Québec de prendre des positions contraires aux intérêts du reste du Canada. M. Pallister avait cité en exemple l’opposition du gouvernement Legault au défunt projet d’oléoduc Énergie Est et sa politique pour réduire les seuils d’immigration.

« J’ai l’impression que les intérêts des différents morceaux du Canada sont très souvent divergents et que c’est avec des mirages et des chèques qu’on réussit à garder ensemble des gens dont les intérêts pourraient très bien ne pas être les mêmes », a affirmé le nouveau chef bloquiste.

Yves-François Blanchet estime que le premier ministre du Manitoba fait la démonstration que « la vision de l’Ouest canadien et la vision du Québec » « sont incompatibles » sur plusieurs points.

Il a critiqué les « partis canadiens » « irresponsables » qui sont « favorables à l’exploitation commerciale » et à l’« augmentation de la consommation du pétrole extrait des sables bitumineux », alors que la fonte des glaciers s’accélère.

Le premier ministre manitobain avait affirmé que Justin Trudeau ferait preuve d’un « manque de respect total » s’il acceptait de considérer les demandes électorales soumises par François Legault lors de leur rencontre à Sherbrooke jeudi dernier.

Toute tentative d’apaisement du Québec de la part de quelque parti fédéral que ce soit est « fondamentalement inacceptable », selon M. Pallister.

M. Legault a fait monter les enchères lors de son entretien avec le premier ministre Justin Trudeau.

Ses demandes sont multiples : 300 millions $ pour l’accueil des demandeurs d’asile, la baisse temporaire des seuils d’immigration de 20 pour cent dans les catégories des réfugiés et de la réunification familiale gérées par Ottawa, l’ajout d’un test des valeurs et d’un test de français pour les immigrants qui s’installent au Québec, une déclaration de revenus unique administrée par le Québec, de l’argent pour le projet de tramway à Québec et le prolongement de la ligne bleue du métro de Montréal ainsi que le versement de la compensation promise par Ottawa aux producteurs laitiers depuis la signature du nouvel ALENA.

Le chef conservateur Andrew Scheer a déjà répondu favorablement à certaines demandes du Québec. Il a promis lundi de donner davantage d’autonomie au gouvernement québécois en matière d’immigration tout en demeurant vague sur les pouvoirs qu’il serait prêt à accorder.

« Lorsque M. Legault se fait faire des reproches par le Manitoba, il va devoir regarder lui aussi où est-ce que M. Scheer va s’en aller le lendemain matin, a affirmé Yves-François Blanchet. Est-ce qu’il va retourner séduire M. (Doug) Ford ou séduire l’Ouest canadien ? Ce sont des visions du Canada qui ne sont pas compatibles. »

Le Bloc québécois axera ses interventions lors de la reprise des travaux parlementaires la semaine prochaine autour de trois priorités : l’environnement, l’économie et l’identité.

Le député Mario Beaulieu compte d’ailleurs déposer un projet de loi afin d’ajouter un critère de « connaissance suffisante de la langue française » pour les immigrants installés au Québec qui désirent obtenir la citoyenneté canadienne, mais des députés libéraux du comité de procédure tentent de l’en empêcher, jugeant l’initiative inconstitutionnelle.

Les prochains mois seront chargés pour le nouveau chef du Bloc québécois qui fera la tournée des régions du Québec pour renflouer les coffres de son parti. Yves-François Blanchet prétend que 300 000 $ se sont ajoutés à la caisse bloquiste depuis l’annonce en décembre de son entrée en politique fédérale.

Il compte se présenter dans une circonscription de la Montérégie pour l’élection fédérale de 2019 et espère doubler le nombre de sièges du Bloc québécois à la Chambre des communes. Le parti compte actuellement dix députés.

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Bloc québécois: Blanchet veut casser son image de «goon»

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Yves-François Blanchet ne manquera pas de défis dans les prochains mois. Mais il y en a un auquel le nouveau chef du Bloc québécois entend s’attaquer prioritairement : la refonte de sa propre image. « Le goon de Pauline Marois, ça colle », constate celui qui promet d’être moins « arrogant ».

L’ancien ministre péquiste estime ainsi qu’il s’agit là de son « plus grand défi » immédiat. « J’ai la réputation d’être une personne assez dure, a reconnu M. Blanchet en entretien avec Le Devoir jeudi. J’ai l’air de vouloir manger tout le monde, mais ça ne correspond pas à la réalité. »

Yves-François Blanchet remarque que l’étiquette de « goon » qu’on lui accole depuis qu’il a été whip du Parti québécois est « difficile à modifier dans les médias. J’ai l’impression que tous les journaux ont des banques de photos babounes de moi…. J’ai cette image dure qui ne me sert pas, et je veux la casser. Je prétends que ce n’est pas conforme à la réalité. »

Entre la carpette et l’arrogance, il doit y avoir un juste milieu

Le nouveau chef a-t-il d’autres défauts à corriger ? Le successeur de Martine Ouellet n’hésite pas à en avancer quelques-uns : « Je ne suis pas sûr d’être extraordinairement patient », dit-il en utilisant une formulation que plusieurs qualifieraient d’euphémisme. « À Québec, des journalistes avaient développé la capacité de me picosser juste assez pour que je montre les dents. Je vais travailler ma patience », dit-il.

Et puis, il y a le ton de ses interventions. « Je le voyais encore sur les réseaux sociaux [jeudi] matin : je peux être cassant et arrogant, et ce n’est pas une vertu. Je ne veux pas me transformer en carpette. Mais entre la carpette et l’arrogance, il doit y avoir un juste milieu. »

S’il fait de ce chantier personnel une priorité, c’est qu’Yves-François Blanchet se dit conscient que personne n’a envie de travailler avec ou de voter pour quelqu’un d’antipathique. « Les gens ne sont pas obligés de voter pour vous. Il faut qu’ils en aient le goût. C’est la même chose pour les bénévoles : ils doivent avoir du plaisir. »

Acclamation

Seule personne à avoir présenté une candidature valide à la course à la direction du Bloc québécois, M. Blanchet a été élu chef du parti à la première heure, jeudi. Âgé de 53 ans, il est le septième à occuper ces fonctions (après Lucien Bouchard, Michel Gauthier, Gilles Duceppe, Daniel Paillé, Mario Beaulieu et Martine Ouellet).

Après le règne tout en turbulences de Mme Ouellet — implosion du caucus, multiples déchirements publics autour de la personnalité de la chef et de la mission du Bloc —, l’arrivée d’Yves-François Blanchet représente aux yeux du président du parti une « extrêmement bonne nouvelle ».

« Juste d’avoir eu six mois sans couverture médiatique négative, c’est très bon, se réjouit Yves Perron. Il était temps que ça arrête. »

Selon M. Perron, le Bloc avait besoin d’un « chef avec de l’envergure, capable d’avoir un esprit de synthèse et de livrer le message. Yves-François Blanchet est un communicateur extraordinaire et un indépendantiste convaincu. »

Le parti n’aurait-il pas profité de la tenue d’une véritable course au leadership, qui aurait permis de confronter le nouveau chef ? « On vient de gagner beaucoup de temps et de sauver beaucoup d’argent, pense plutôt Yves Perron. Et pour les débats d’idées, nous avons le processus de refondation du parti qui se poursuit. »

Pas de crainte

À ce sujet, Yves-François Blanchet dit être convaincu que les idées que les militants bloquistes vont soumettre — le processus se poursuit jusqu’au 11 février, et les propositions seront débattues en congrès le 24 février — lui conviendront. « Je ne pense pas qu’il va y avoir des affaires capotées avec lesquelles on va dire que ça n’a pas de bon sens, dit-il. Je n’ai pas de crainte de me lever le 25 février bien malheureux avec un programme excentrique. »

Officiellement, le Bloc présente l’exercice comme le « plus grand chantier de consultation et de remue-méninges pour un parti politique majeur sur la scène québécoise », un « renouvellement complet du programme et des statuts et règlements du Bloc québécois ». Dans les faits, la direction du Bloc a souvent mentionné qu’il n’était pas question de « toucher à l’ADN du parti », notamment sa vocation indépendantiste.

« Je ne pense pas qu’on doive présumer d’une réécriture profonde, mais on doit pouvoir l’envisager, pense le nouveau chef. Il n’y a pas d’obligation de tout jeter à la poubelle [pour prouver la pertinence de l’exercice]. »

M. Blanchet estime tout de même que ce serait une erreur de changer le nom et le logo du parti — une idée qui a été soulevée. « Cette hypothèse-là ne m’enthousiasme pas. On ne doit pas rebrander le parti à neuf mois des élections. »

Cette échéance électorale guidera ses premières actions, notamment la recherche de financement (le Bloc veut aller chercher près d’un million) et de candidatures « surprenantes ». Yves-François Blanchet ne se présentera pas à l’élection partielle dans Outremont le 25 février (il lorgne plutôt la Montérégie pour les élections générales), mais il promet d’être « très présent » dans cette campagne.

« Plus personne ne dit que le Bloc est moribond, soutient M. Blanchet. Mais il reste du travail à faire. »

Après avoir siégé à Québec de 2008 à 2014, Yves-François Blanchet agissait ces dernières années comme commentateur politique à Radio-Canada. Il avait précédemment fait carrière dans le milieu culturel.

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Yves-François Blanchet couronné chef du Bloc québécois

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L’ancien ministre péquiste Yves-François Blanchet a été couronné chef du Bloc québécois. Il a été la seule personne à avoir présenté une candidature valide.

Le président d’élection de la course à la direction, Pierre Bouchard, en a fait l’annonce dans la nuit de mercredi à jeudi, au terme de la période de mise en candidature de deux mois qui a pris fin à minuit.

« À la fin de la période de mise en candidature, je n’ai reçu qu’une seule candidature qui répond à toutes les conditions prescrites aux règles de la course à la chefferie du Bloc Québécois, je déclare donc Monsieur Yves-François Blanchet élu chef du Bloc Québécois », a-t-il écrit dans un bref communiqué.

M. Blanchet, qui est âgé de 53 ans, a été ministre de l’Environnement dans le gouvernement de Pauline Marois de décembre 2012 à avril 2014. Il a par la suite collaboré à une émission télévisée d’affaires publiques jusqu’à l’annonce de sa candidature à la direction du Bloc québécois le 26 novembre dernier.

Avant de faire le saut en politique, M. Blanchet était connu dans le monde artistique, notamment comme gérant du chanteur Éric Lapointe et comme président de l’Association québécoise de l’industrie du disque, du spectacle et de la vidéo (ADISQ).

Dans un texte publié sur le site du parti faisant état de sa vision, M. Blanchet écrit être candidat pour promouvoir « inlassablement » l’indépendance du Québec et afin de « gagner le Québec et gagner pour le Québec ».

Selon le site du parti, l’ingénieur Jean-Jacques Nantel a été la seule autre personne à avoir demandé un bulletin de mise en candidature. Il n’aurait donc pas été en mesure de répondre aux conditions minimales fixées par le parti.

Pour qu’une candidature soit valide, elle devait notamment être accompagnée des signatures de 500 membres en règle du parti et d’un chèque pour frais d’inscription d’au moins 7500 $. Les règles mises en place par la formation souverainiste précisent que les signatures devaient provenir d’au moins quinze circonscriptions et que chacune d’elle devait en présenter au moins vingt.

La course à la direction du Bloc québécois a dû être déclenchée à la suite de la démission tumultueuse de Martine Ouellet, en juin dernier, au terme d’une crise où sept députés avaient claqué la porte du parti.

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Bloc québécois: Louis Plamondon souhaite le couronnement d’Yves-François Blanchet

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Yves-François Blanchet deviendra vraisemblablement chef du Bloc québécois mardi, et ce couronnement est souhaitable pour le parti, selon le vétéran député bloquiste Louis Plamondon.

La période de candidature prend fin le 15 janvier, et l’ancien ministre péquiste n’a toujours pas d’adversaire.

En entrevue à La Presse canadienne, Louis Plamondon souligne que les élections générales approchent à grands pas et que le Bloc doit « se mettre à l’ouvrage » rapidement.

Il rappelle qu’une course à la direction coûterait plus de 100 000 $ au Bloc, ce qu’il peut difficilement se permettre. « On n’a pas les moyens de gaspiller un tel montant, avec les moyens limités qu’on a », dit le député de Bécancour-Nicolet-Saurel.

M. Plamondon souligne que le nouveau chef devra entamer dans les plus brefs délais une tournée du Québec pour fouetter les troupes et choisir les candidats pour les élections d’octobre prochain.

Louis Plamondon affirme que, de toute façon, Yves-François Blanchet a toutes les qualités voulues et la notoriété nécessaire pour diriger le parti. « On est choyé de l’avoir comme candidat à la chefferie », ajoute-t-il.

De plus, selon M. Plamondon, les sondages montrent que M. Blanchet est « extrêmement » bien perçu par la population du Québec.

« Pourquoi avoir une lutte à la chefferie et s’embarquer dans d’autres débats », déclare Louis Plamondon. « Il me semble qu’on en a assez eus depuis quelques mois », conclut-il.

Quant au programme électoral du Bloc québécois, il sera finalisé au prochain congrès de la formation, fin février ou début mars.

Louis Plamondon sera de nouveau candidat, pour une 11e élection. S’il est élu et qu’il complète son mandat, il aura siégé pendant 39 ans. En longévité, il occupera le 3e rang de l’histoire à la Chambre des communes, après l’ancien premier ministre conservateur John Diefenbaker et l’ex-ministre libéral Herb Gray.

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Bloc québécois: Yves-François Blanchet lance sa campagne à la direction

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Yves-François Blanchet a tendu la main aux militants souverainistes de tous les partis lors de son lancement de campagne à la direction du Bloc québécois, tout en avouant qu’il devait « apprivoiser » les députés de Québec solidaire, qui étaient absents à son événement.

« Patience. Il faudra des années pour que tout ce monde-là se réapprivoise… Le Parti québécois et Québec solidaire ne sont pas encore invités au même souper », a-t-il déclaré devant une centaine de militants du Bloc québécois qui étaient rassemblés samedi après-midi au Cabaret Lion d’Or, à Montréal.

Pendant son discours, M. Blanchet, un ancien ministre du gouvernement péquiste de Pauline Marois, a également admis qu’il s’était senti comme un « corps étranger » lorsqu’il a rencontré récemment le caucus de Québec solidaire.

Yves-François Blanchet peut compter sur le soutien de neuf des dix députés du Bloc québécois, et de plusieurs anciens candidats du Parti québécois aux dernières élections provinciales. L’aspirant-chef a aussi reçu l’appui de la députée péquiste de Marie-Victorin, Catherine Fournier.

Cette course à la direction ressemble de plus en plus à un couronnement, puisque M. Blanchet fait face actuellement à aucun adversaire. Le député bloquiste de Terrebonne, Michel Boudrias, qui semblait désireux de poser sa candidature, a décidé la semaine dernière de ne pas se présenter.

Après des mois de déchirements, le Bloc espère que ses militants s’unissent en vue des élections fédérales de 2019 qui approchent à grands pas. Et plusieurs croient que Yves-François Blanchet est le meilleur pour rallier les troupes.

Il n’y avait toutefois samedi aucune personnalité d’une autre famille souverainiste : Québec solidaire. Une certaine confusion régnait quant à leur présence à l’événement. Le Bloc québécois assurait samedi que les deux porte-parole, ainsi que les députés solidaires avaient été invités.

Cependant, Québec solidaire a affirmé samedi que la co-porte-parole Manon Massé avait été invitée vendredi en fin de journée pour le lancement de samedi. Comme elle avait déjà d’autres engagements, elle n’a pas pu y être, a indiqué la responsable des relations avec les médias du parti, Stéphanie Guévremont. Les neuf autres députés n’ont pas été invités, a-t-elle ajouté.

Tendre la main à tous les souverainistes

Interrogé sur l’absence des députés solidaires en point de presse, M. Blanchet a dit qu’il ne s’attendait pas à les voir à son lancement.

« L’apprivoisement commence, a-t-il indiqué. La conversation va simplement continuer. »

« Le Bloc va faire son offre, et je n’ai pas l’intention de solliciter des appuis des partis politiques à Québec. Ce ne sont pas les dirigeants des partis politiques que je veux interpeller, ce ne sont pas des élus », a-t-il expliqué.

Il a poursuivi en disant qu’il ne voulait pas « jouer la game de la convergence ».

« Moi je dis à tout le monde : si vous êtes souverainistes, pour qui que soit que vous votiez à l’Assemblée nationale du Québec, le Bloc est pour vous. »

Malgré cette absence des députés solidaires, des militants bloquistes ont assuré que le projet de refondation du parti voulait tenir compte des souverainistes de toutes les allégeances politiques.

En entrevue, Camille Goyette-Gingras, présidente du Forum jeunesse du Bloc, indique que plusieurs jeunes solidaires sont dans les rangs du Bloc, notamment grâce au message environnemental que le parti veut mettre au coeur de son programme.

« Nous, au Forum jeunesse, on en a des gens de tous les milieux indépendantistes », a-t-elle martelé, ajoutant que les militants solidaires étaient « curieux » de ce que le Bloc a à proposer.

La blessure de 2011

En 2011, l’ancien député de Québec solidaire Amir Khadir avait invité les Québécois à voter pour le Nouveau Parti démocratique, ce qui avait jeté un froid entre les deux partis. Cela avait profondément irrité le chef bloquiste de l’époque, Gilles Duceppe, qui ne semble pas avoir décoléré, depuis.

« Moi, je pense que quand on est souverainiste, on est souverainiste tout le temps, pas de temps en temps », a-t-il indiqué en entrevue.

« Il faut être cohérent. On ne peut pas être pour Hugo Chavez, et être contre le pétrole. Ce n’est pas un producteur laitier, on s’entend-tu? », a-t-il ajouté, faisant référence au défunt dictateur socialiste du Venezuela. Pendant la dernière campagne électorale, les deux partis souverainistes se sont déchirés, le  Parti québécois accusant Québec solidaire d’être marxiste et trop proche des idées d’extrême-gauche.

Le député bloquiste Simon Marcil croit toutefois que son parti est passé à autre chose, depuis.

« C’est de l’histoire ancienne. Moi, je n’étais même pas député à ce moment-là, a-t-il soutenu. S’il y en a qui veulent embarquer dans le train, ils embarqueront. Ceux qui ne veulent pas, ils n’embarquent pas. »

Les éventuels candidats ont un mois pour amasser 15 000 $ et 500 signatures dans au moins 15 circonscriptions.

Si personne ne veut se mesurer à Yves-François Blanchet, celui-ci deviendra chef du parti lorsque se terminera la période de mise en candidature le 15 janvier. Dans l’éventualité où il y aurait d’autres candidatures, le chef serait choisi le 24 février.

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Bloc québécois: Boudrias s’efface devant Blanchet

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Au tour du député bloquiste Michel Boudrias de renoncer à se porter candidat à la chefferie du Bloc québécois. L’élu, qui songeait à se lancer dans la course, a choisi de ne pas faire le saut. Mais il ne se range pas pour autant derrière le candidat Yves-François Blanchet.


« Quand on regardait la force coalisée autour de M. Blanchet et aussi l’état de l’organisation générale du parti, j’ai jugé qu’il était peut-être plus favorable dans les circonstances, dans l’intérêt général, de passer mon tour », explique Michel Boudrias, en entrevue au Devoir. La majorité du caucus bloquiste a donné son appui au candidat Blanchet, tout comme le Forum jeunesse du Bloc québécois. Et les instances du bureau national du Bloc seraient du même avis, selon M. Boudrias.

Plutôt que de faire vivre une course de deux mois au parti, avec les frais qui viennent avec, M. Boudrias a préféré se retirer pour miser plus rapidement sur l’organisation électorale en vue du scrutin de l’automne prochain. « Je suis de l’école de pensée que le parti, à l’heure où on se trouve, devrait être immédiatement en mode électoral. »

L’élu de Terrebonne ne donne toutefois pas son appui tout de suite à Yves-François Blanchet. Il veut attendre de voir si d’autres aspirants-chefs sauteront dans l’arène. Et il attend de connaître les projets de M. Blanchet pour le Bloc. « Pour le moment, je n’ai rien entendu de mauvais du côté de M. Blanchet, mais je n’ai pas encore compris ou déduit quelles sont ses intentions pour le parti », note M. Boudrias.

L’ex-ministre péquiste et commentateur politique Yves-François Blanchet semble néanmoins de plus en plus se diriger vers un couronnement. Un agriculteur de Portneuf, Christian Hébert, avait annoncé qu’il briguerait la chefferie, mais il a jeté l’éponge pour se ranger derrière M. Blanchet.

Des présidents d’association de circonscription bloquistes ont cependant confié au Devoir leur malaise face à un couronnement.

La course à la chefferie du parti doit débuter officiellement le 14 décembre. Les aspirants-chefs auront jusqu’au 15 janvier pour confirmer leur candidature. Si M. Blanchet n’a aucun opposant à cette date, il sera sacré chef du Bloc québécois.

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Des députés bloquistes appuieront Yves-François Blanchet

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Yves-François Blanchet y réfléchit encore. Mais au moins cinq des dix députés bloquistes l’assurent de leur appui s’il se présente comme candidat au leadership de leur parti.

Et en choeur, les dix députés invitent l’ancien élu péquiste à tenter l’aventure.

« Le caucus du Bloc québécois voit d’un très bon oeil la candidature de monsieur Yves-François Blanchet et l’encourage fortement à se porter candidat à la chefferie », peut-on lire dans un communiqué diffusé par la formation mercredi après-midi.

Même le chef par intérim de la formation, Mario Beaulieu, n’hésite pas à annoncer son appui à M. Blanchet, révélant, du même coup, qu’il est de ceux qui ont approché l’homme pour le convaincre de revenir à la vie politique active.

« Le cas échéant, je vais l’appuyer […] Déjà, je l’ai rencontré », a avoué M. Beaulieu avant de se taire, réalisant qu’il en avait déjà trop dit.

Les députés Luc Thériault, Monique Pauzé, Gabriel Ste-Marie et Rhéal Fortin ont tous également annoncé qu’ils appuieront M. Blanchet, sans attendre de voir quel autre candidat pourrait se présenter dans cette course, dont l’ouverture officielle est le 14 décembre.

« À un moment donné, dans la vie, il faut faire des choix, a argué M. Fortin. Je connais suffisamment Yves-François Blanchet pour qu’il ait toute ma confiance. […] J’ai fait mon lit. Je vais appuyer Yves-François Blanchet. »

« Je ne connais pas M. Blanchet. Je l’ai salué lors des funérailles de M. Landry pour la première fois. Mais quand je vois d’où il vient, son passé, eh bien, ça vient me chercher », a confié pour sa part Mme Pauzé, citant les dossiers de l’environnement et des arts.

« C’est un geste généreux et courageux. La politique fédérale, ce n’est pas facile pour les Québécois, actuellement », a noté M. Thériault avant d’annoncer lui aussi son appui à la candidature éventuelle de M. Blanchet. « C’est quelqu’un qui m’apparaît être un travailleur d’équipe, capable d’exercer un leadership éclairé », a-t-il également offert pour expliquer son choix.

Rappelons que la formation s’est débarrassée de Martine Ouellet après une sérieuse crise qui avait vu sept des dix députés claquer la porte en se plaignant du leadership de Mme Ouellet. M. Thériault était du nombre.

Pour sa part, le député de Terrebone Michel Boudrias réfléchit encore à la possibilité de se porter candidat au leadership. Il ne donne donc pas encore son appui à M. Blanchet.

« La précipitation est mauvaise conseillère en toutes circonstances, particulièrement en politique », a averti M. Boudrias. Tout de même, avec ses neuf collègues, il encourage fortement l’ex-député péquiste à se porter candidat à la chefferie du Bloc québécois. « C’est un beau cadeau de Noël avant Noël », a-t-il offert, tout sourire, à l’entrée des Communes.

Mardi après-midi, M. Blanchet, un des analystes politiques à l’antenne de Radio-Canada, a confirmé qu’il se retirait de l’émission Les ex diffusée au Réseau de l’information (RDI), le temps de réfléchir à son avenir politique.

M. Blanchet a été député du Parti québécois de 2008 à 2014. Il a été ministre de l’Environnement au sein du gouvernement minoritaire de Pauline Marois.

Jusqu’à maintenant, un seul militant bloquiste a annoncé son intention de se porter candidat à la chefferie. Il s’agit de Christian Hébert, un agriculteur de la région de Portneuf.

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