Les cols bleus de Montréal rejettent la révision des statuts de leur syndicat

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Les cols bleus de Montréal ont refusé d’entériner les nouveaux statuts et règlements que leur proposait le tuteur nommé par le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) pour leur syndicat.

À l’issue de la 7e assemblée, samedi, le SCFP a annoncé qu’aucun des 15 volets que comportait la proposition de nouveaux statuts n’avait obtenu l’adhésion des deux tiers des 568 membres qui se sont prononcés au cours des dernières semaines. Seulement 3 des 15 volets ont reçu un appui dépassant les 50 %, mais c’était insuffisant puisqu’un taux de 66,6 % était requis pour leur adoption.

« Nous allons donc remettre immédiatement l’épaule à la roue en fonction de ce qui a été exprimé aux assemblées. Nous proposerons d’autres avenues pour remettre le syndicat sur les rails sans délai. La participation des cols bleus aux prochaines étapes sera déterminante, et ce sont toujours eux qui trancheront », a indiqué Denis Régimbald, tuteur du SCFP 301, par voie de communiqué samedi après-midi.

Sept assemblées ont été tenues au cours des dernières semaines, soit les 22, 23 et 24 janvier, ainsi que le 2 février, afin de permettre aux syndiqués de se prononcer.

Les tensions sont vives au Syndicat des cols bleus regroupés placé sous tutelle en mai 2017 à la suite de plaintes reçues par le SCFP. Avec sa proposition de nouveaux statuts, le SCFP souhaitait assainir le climat au syndicat et mettre fin à une concentration de pouvoirs dans les mains de trois officiers, dont la présidence. Les nouveaux statuts visaient aussi à revoir les règles électorales et à instaurer davantage de transparence dans la gestion des finances du syndicat.

Rappelons que les vérifications effectuées par le tuteur Denis Régimbald n’ont pas révélé de malversations ou de détournement de fonds, mais une « administration déficiente » et « d’importantes lacunes organisationnelles »

Il est prévu que la tutelle soit levée à la fin du mois de mai.

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Les cols bleus retraités ne pourront participer aux assemblées syndicales, tranche la Cour supérieure

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Les cols bleus retraités de Montréal ne pourront participer aux assemblées du Syndicat des cols bleus regroupés de Montréal qui doivent se tenir à compter de mardi prochain. Le juge Stéphane Sansfaçon de la Cour supérieure a rejeté vendredi la demande d’injonction interlocutoire qu’avaient présentée deux retraités.

Denis Dupont et André Lepage dénonçaient la décision du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) de leur refuser l’accès aux assemblées qui se tiendront du 22 janvier au 2 février. Au cours de ces assemblées, les membres seront appelés à se prononcer sur les nouveaux statuts et règlements du syndicat.

Le juge a rejeté l’argument des requérants selon lequel les retraités subiraient un préjudice irréparable si l’injonction n’était pas émise.

Le Syndicat des cols bleus regroupés de Montréal est sous tutelle depuis mai 2017 en raison d’importants problèmes de gestion. Les statuts actuels du syndicat permettent aux retraités de participer aux assemblées sans droit de vote. Le tuteur a toutefois décrété que seuls les membres actifs pourront assister aux assemblées qui auront lieu au cours des deux prochaines semaines. S’ils sont approuvés par les membres, les nouveaux statuts obligeront les retraités à demander une carte de membre honoraire pour participer aux assemblées.

« Nos gens sont fort déçus du jugement qui a été rendu. Nous allons regarder l’ensemble des options qui s’offrent à nous juridiquement », a commenté l’avocat des retraités, Me Vincent Jacob, à la sortie de l’audience.

De son côté, le SCFP a accueilli la décision du juge avec satisfaction. « Malgré́ les tentatives d’obstruction de partisans du statu quo, les membres pourront se prononcer dès la semaine prochaine sur de nouveaux statuts », a indiqué l’administrateur de la tutelle par voie de communiqué.

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