Tasmanie, dans les coteaux du bout du monde

[ad_1]

GUIDE DE VOYAGE – Les vins produits par cette île ancrée au sud de l’Australie sont de plus en plus reconnus. Étonnant : fallait-il d’autres raisons pour partir à sa découverte ?

Stuart Brice est un homme heureux. En ce mois de mars, alors que l’automne austral commence à poser ses premiers feux sur les peupliers de sa haie, il vient d’entamer les vendanges. Arpentant ses coteaux bien exposés au soleil du nord, le vieil homme picore au hasard un grain de raisin, en recrache la peau, satisfait. Ce millésime s’annonce fort bien: ce sera son dernier. Il vient de vendre les 2 hectares de son vignoble de Providence, dans la commune de Lalla, au cœur de Pipers Brook, une des quatre régions viticoles que compte l’Etat australien de Tasmanie. Ces 2 hectares, plantés de pinot noir et de chardonnay, sont à leur manière une sorte de petit monument historique dans ce pays dont l’histoire est si jeune. Exploités depuis 1956, ils en composent le plus ancien vignoble.

Mais aujourd’hui, soixante-trois ans après qu’un certain français a eu l’idée saugrenue de planter des ceps dans ce coin perdu de l’île, …

[ad_2]

Source link

قالب وردپرس

pour quelques heures au bout du monde

[ad_1]

La marque a imaginé une série limitée d’un nouveau genre : une montre taillée pour l’aventure vendue avec une expédition en Arctique en compagnie de l’explorateur Mike Horn.

L’heure pour moi, c’est la vie»,affirme Mike Horn. Dans la bouche de n’importe qui d’autre, cette phrase susciterait un haussement de sourcils. Mais dans celle de l’aventurier, le vécu transpire. D’ailleurs, celui qui vient de traverser l’Antarctique en solitaire poursuit:«Dans les expéditions extrêmes, quand il fait – 40 °C, tu ne peux dormir que cinq heures au maximum. Au-delà, le corps se refroidit trop et cela peut être fatal…» Comme lui, sa montre a survécu à toutes les conditions difficiles auxquelles il se soumet.

Mike Horn.
Mike Horn. Panerai

Cela fait maintenant plus de quinze ans que Panerai accompagne discrètement ce Suisse-Sud-Africain dans ses folles aventures. Une association qui date de sa rencontre avec un autre Sud-Africain,Johann Rupert, propriétaire du groupe Richemont auquel appartient Panerai. Ce dernier fut tout de suite persuadé que ces montres qui équipèrent l’élite militaire italienne étaient taillées pour suivre l’explorateur aux multiples exploits.

Le président de la marque, Jean-Marc Pontroué, nommé il y a près d’un an, entend pousser cette personnalité hors norme qui fit, entre autres, le tour de la Terre en suivant l’équateur, en solitaire et sans transport motorisé. «Notre signature est “Panerai, Laboratorio di idee”, rappelle le dirigeant. Nous innovons depuis toujours dans les calibres, dans les matières utilisées ; nous allons innover maintenant dans les expériences proposées aux clients.»

C’est ainsi qu’une montre de plongée professionnelle, de la famille Submersible, équipée d’un mouvement automatique à réserve de marche de 72 heures, a été développée avec Mike Horn. Alors que l’aventurier est très sensible à la protection des ressources de la planète, ce modèle est fabriqué en titane obtenu par un recyclage de résidus et le bracelet est en plastique recyclé.Mais la vraie spécificité de cette édition limitée à
19 exemplaires est de proposer à ses futurs propriétaires d’accompagner l’aventurier pour quelques jours au milieu des glaces de l’océan Arctique. Une occasion unique de partager l’expérience de celui qui, après avoir traversé le pôle Sud, est en train de rejoindre le pôle Nord en bateau. «J’ai souvent peur, reconnaît-il. Mais ma peur me protège. Elle me pousse à trouver des solutions et à me dépasser, sans prendre de risque.»

[ad_2]

Source link

قالب وردپرس

Le gros bout du bâton à François Legault

[ad_1]

Le moins qu’on puisse dire, c’est que François Legault joue franc jeu avec Justin Trudeau en lui présentant sa liste d’« épicerie », à savoir l’immigration, les compensations pour les demandeurs d’asile, les infrastructures, l’économie et la possibilité pour les Québécois de remplir une déclaration de revenus unique… et tout cela à la veille d’une campagne électorale fédérale

En ce qui a trait plus particulièrement à la déclaration de revenus unique, M. Legault ne s’est pas gêné pour alléguer que les conservateurs d’Andrew Scheer, le Bloc québécois et le Nouveau Parti démocratique se sont déjà exprimés pour cette demande de Québec. À cet effet, il est bon de rappeler que M. Trudeau s’est opposé en mai 2018 à une déclaration de revenus unique qui serait administrée par le gouvernement québécois, malgré le consensus de l’Assemblée nationale.

Quoique François Legault ait reconnu que l’introduction d’une déclaration de revenus unique gérée par le Québec occasionnerait des pertes d’emplois chez les fonctionnaires, il avance qu’on pourrait créer d’autres emplois « plus efficaces » pour des employés « qui font exactement la même chose » au fédéral comme au provincial, et tout cela pour une masse salariale de 500 millions de dollars en dédoublement.

À mon point de vue, le premier ministre du Québec détient « le gros bout du bâton » dans cette joute stratégique entre les deux ordres de gouvernement. La balle est maintenant dans le camp des libéraux fédéraux, qui ont tout avantage à se montrer à l’écoute des demandes du gouvernement Legault s’ils désirent accroître leur députation au Québec à l’automne 2019.

 

[ad_2]

Source link

قالب وردپرس

Ski du bout du monde

[ad_1]

De plus en plus nombreux, les amateurs de randonnée poussent leurs spatules de cols en sommets, en quête d’itinéraires magiques où les plaisirs de la glisse se mêlent à ceux du voyage. Les fondus de poudreuse, eux aussi, traversent la planète pour dévaler les pentes rêvées des Rocheuses, du Japon ou de l’Alaska. Tandis que l’héliski fête ses 50 ans, voici un tour d’horizons version grand blanc.

Pourquoi aller voir ailleurs si la neige est plus blanche, quand la France offre, tous massifs confondus, alpin en tête, le plus grand domaine skiable (120 000 hectares) et parmi les plus beaux espaces hors pistes de la planète, les Grands Montets et toutes les descentes de l’aiguille du Midi dans la vallée de Chamonix, le domaine de Val-d’Isère-Tignes, ou encore le spot de freeride de La Grave-La Meije dans les Hautes-Alpes? L’adepte de ski de randonnée répondra que l’attrait, c’est justement ce lointain, cet ailleurs, et la glisse, la clé de sa découverte.

En Géorgie, la découverte culturelle fait partie de l'aventure.
En Géorgie, la découverte culturelle fait partie de l’aventure. Service de presse

C’est en tout cas le credo de Jean Annequin, organisateur de raids à ski pour l’association Montagnes du Monde. Depuis l’Atlas marocain jusqu’aux sommets les plus reculés de Géorgie caucasienne, ce guide de haute montagne pousse ses spatules depuis plus de vingt ans, de cols en sommets, toujours en quête d’itinéraires bis où les plaisirs de la glisse mèneront à ce qui, pour lui, donne du sens au voyage: la rencontre et le partage. Une expérience dont il témoigne dans un beau livre coécrit avec son ami Michel Zalio,À ski autour du monde, les 24 plus beaux voyages (2016, éditions Guérin).

Dans les Zagros en Iran, les skieurs progressent de village en village.
Dans les Zagros en Iran, les skieurs progressent de village en village. Service de presse

Pour découvrir son plus gros coup de cœur, visez l’ancienne Perse, pointez Ispahan puis à l’ouest, au-dessus du désert, à cheval sur l’Irak dont ils constituent le plus grand massif, les monts Zagros. Vous y êtes. «L’Iran est la destination qui m’a le plus touché, raconte ce baroudeur des neiges. J’y suis allé pour la première fois en 2004, conquis par une photo que m’avait montrée un ami guide qui en revenait. On y voyait Ispahan et ses dômes colorés sous la neige, les montagnes en toile de fond… Magique.» Au choc esthétique, ajoutez l’immersion au cœur du grand blanc iranien… Mais à l’écart des pistes, dans ce pays qui compte 19 stations.

Les vallées oubliées s’enchaînent à perte de vue dans les Zagros. Chaque montée à peaux de phoque récompensée par une belle pente et, au bout de la descente, un village où se réfugier. Après plusieurs repérages, Jean Annequin finit par trouver les accès d’une vallée à l’autre. De quoi concevoir un raid de village en village. «Nous logeons chez l’habitant, des bergers Bakhtiaris et leur famille que l’hiver cloue chez eux et qui ont donc tout leur temps pour nous accueillir, ce qu’ils font avec beaucoup de chaleur et de curiosité.» Vaille que vaille, l’envie partagée d’en savoir plus sur l’autre vient à bout des barrières linguistiques. Des moments de connivence se créent qui forgeront de merveilleux souvenirs balayant au passage quelques idées reçues. Las, l’Iran que l’on redécouvrait hier se referme sous les feux de l’actualité.

Aux confins méridionaux de la Taïga

Une forêt boréale dans le massif de l'Altaï.
Une forêt boréale dans le massif de l’Altaï. Service de presse

D’autres horizons promettent semblable alchimie entre passion sportive et émotions culturelles. Un groupe s’envolera ces jours-ci pour la Sibérie où l’association propose une immersion dans le massif de l’Altaï, au sud de la province russe, non loin du Kazakhstan et de la Mongolie. Départ garanti également, en janvier 2019, pour ce programme exclusif de 15 jours (compter 3 950 € vol inclus au départ de Paris) sur le versant chinois du même massif, dans le Xinjiang, aux confins méridionaux de cette taïga que Jean Annequin fut l’un des premiers à sillonner il y a douze ans. Point d’orgue de l’expérience, l’exploration des reliefs bordant le grand lac Kanas depuis le village d’Hemu où vit un peuple d’éleveurs d’origine mongole dont certains affirment qu’ils sont les descendants de soldats du grand Gengis Khan. Ce que leur adresse à cheval pourrait attester. Leurs montures permettront en tout cas au groupe de Montagnes du Monde d’accéder plus facilement aux pieds des pentes. Le soir venu, après une journée de glisse seul au monde dans l’immensité des steppes, la découverte des traditions tuwa, entre chamanisme et lamaïsme, ajoutera à l’évasion un supplément d’âme…

Pour le Haut-Savoyard Jean Collinet, cofondateur en 2004 de l’association franco-suisse Melting Spot: «On va aussi trouver au bout du monde des qualités de neige qu’on n’a pas chez nous, ou rarement.» Ainsi, comme le surfeur pour sa vague mythique, l’amateur de poudreuse traverse la terre pour rider la légende. Ses destinations de prédilection? Le Japon et l’Alaska réputés pour leur neige «sèche», affichant des taux d’humidité parfois inférieurs à 5 %. Une poudreuse si légère qu’au pays du Soleil-Levant, on parle même de «Champaign Powder».

Tout schuss sur les reliefs d'Hokkaïdo.
Tout schuss sur les reliefs d’Hokkaïdo. Service de presse

Dans la région d’Hokkaïdo, Melting Spot propose plusieurs programmes pour tâter de cette matière vaporeuse notamment sur Rishiri, une île volcan au cône parfait dont les pentes offrent à foison grandes combes, couloirs, spines et forêts. La vue sur la mer en prime. En Alaska, Jean Collinet accompagnera pour la sixième fois un groupe en 2020, au cœur du massif des Chugach, renommé pour ses chutes de neige abondantes et la stabilité de son manteau neigeux. «C’est l’un des seuls endroits au monde où l’on peut skier sur des pentes à 55° dans 50 cm de poudreuse collée au mur… Sensations fortes garanties, quand les conditions s’y prêtent!» Dans cet État américain qui reçoit le plus de précipitations, mieux vaut prévoir deux semaines de séjour pour optimiser ses chances. D’autant que le programme se vit en héliski…

Le Canada, patrie de l’héliski

Au Canada, la magie d'une aurore boréale parachève une belle journée de glisse.
Au Canada, la magie d’une aurore boréale parachève une belle journée de glisse. Service de presse

Interdit en France depuis 1977 (mais autorisé en Suisse, en Italie, en Autriche ou encore en Espagne), l’héliski a été inventé il y a cinquante ans par la société Canadian Mountain Héli-Skiing (CMH). Destination Poudreuse, voyagiste spécialisé basé à Annecy, en est le représentant en France depuis plus de vingt ans. Son directeur, Thomas Leufen, explique: «À l’ouest des parcs nationaux de Banff et de Jasper, CMH exploite quatre gigantesques concessions d’au moins 300 kilomètres de long chacune. Elles occupent les meilleurs sites de la chaîne de montagnes intérieure située entre 600 et 1 200 kilomètres de la côte Pacifique.» Ces domaines, Cariboos, Monashees, Selkirks et Purcells, s’étagent entre 500 et 2 000 mètres d’altitude et possèdent de sérieux atouts: de somptueuses forêts, une couverture glaciaire exceptionnelle, des combes alpines à gogo et 1 000 à 1 500 mètres de dénivelées skiables par tous les temps et en toute exclusivité. «Sur ces concessions, on est hébergé dans de grands chalets haut de gamme qui n’accueillent pas plus de 30 à 40 personnes par semaine.» Un must et des prix à la hauteur du rêve. «De manière générale, il faut compter 1 000 € par jour tout inclus, hors vols internationaux, pour pratiquer l’héliski, précise le spécialiste, avec des variations d’une destination à l’autre: la Suède par exemple, destination court séjour par excellence où nous proposons l’héliski au départ de la station de Riksgränsen non loin du cercle polaire, offre le meilleur rapport qualité/prix. Tandis que l’Islande où l’on va skier d’avril à mai, toujours au bord de l’eau, demeure la destination la plus chère au monde. On passe de 4 224 € la formule 4 jours en Suède à 7 400 € en Islande.»

L'hélicoptère permet d'accéder aux meilleurs spots et d'apprécier toute la majesté du Kamtchatka.
L’hélicoptère permet d’accéder aux meilleurs spots et d’apprécier toute la majesté du Kamtchatka. Service de presse

Au Groenland, petite saison (d'avril à début mai) mais sensations fortes dans des paysages hors du temps.
Au Groenland, petite saison (d’avril à début mai) mais sensations fortes dans des paysages hors du temps. Service de presse

D’autres spots sont victimes de leur succès, comme la péninsule du Kamtchatka, qui n’est pas réputée pour la qualité de sa neige mais où l’on évolue dans un cadre grandiose, au milieu des volcans actifs. «Le problème, c’est la capacité sur les sites d’héliski: elle demeure la même tandis que la demande mondiale explose.» Chez Destination Poudreuse, s’il reste quelques places en 2019 sur certains programmes, au Groenland notamment («une destination à découvrir d’urgence»), les réservations pour 2020 sont donc d’ores et déjà lancées. Avis aux amateurs.

Une maison traditionnelle au fin fond de la Sibérie.
Une maison traditionnelle au fin fond de la Sibérie. Service de presse

Pour les autres, reste l’option SnowCat:«C’est le parent pauvre de l’héliski, résume Jean Collinet chez Melting Spot. On le propose en Sibérie ou encore en Colombie-Britannique où notre partenaire, Skeena, organise des camps itinérants: on part dans une grosse dameuse à 12 ou 14 dans la grande cabine arrière. On n’est pas dans le luxe, mais on dort sous de grandes tentes chauffées dans lesquelles on tient debout. On est bien, l’ambiance est conviviale, et l’avantage par rapport à l’héliski, même si l’on arrive moins vite en haut, c’est qu’on peut skier par tous les temps!»

Montagnes du Monde, www.montagnesdumonde.fr
Melting Spot, www.meltingspot.ch
Destination Poudreuse, destination-poudreuse.com

[ad_2]

Source link

قالب وردپرس

Crise des médias: y a-t-il une lumière au bout du tunnel?

[ad_1]

« Les Canadiens continuent à tenir en estime leurs médias d’information, mais ne semblent pas inquiets de leur situation financière », rapporte le Centre d’étude sur les médias, d’après un récent sondage.

Dernièrement, on apprenait pourtant que l’information locale a chuté de 50 % au pays en dix ans. Le Québec n’échappe pas à la tendance. Seulement dans les derniers mois, il y a eu la fermeture de L’Express d’Outremont et de L’Express de Mont-Royal dans la région métropolitaine, ainsi que La Revue et La Gatineau, dans l’Outaouais.

Nos journaux sont plus accessibles que jamais sur le web et ils ont tous entrepris un virage numérique important. Certains médias écrits ont même cessé d’imprimer le papier, se voulant ainsi davantage tournés vers l’avenir. Ces changements majeurs et coûteux n’ont pourtant pas réussi à endiguer l’hémorragie.

Dans les salles de rédaction qui se vident, le moral des troupes est grandement affecté. Pour certaines d’entre elles, le nombre de journalistes a diminué de moitié. Dans d’autres, des enquêtes journalistiques sont abandonnées, faute de temps. C’est pourtant l’un des principes fondateurs de notre profession. Dans plusieurs médias, il faut faire toujours plus, toujours plus vite, alors que les faits doivent être rapportés avec toute la rigueur à laquelle les citoyens s’attendent. Ce mandat est de plus en plus difficile à remplir.

Les jours où l’actualité foisonne, des médias doivent faire le choix déchirant de ne pas traiter certains sujets d’intérêt, qui l’auraient pourtant été s’il y avait eu suffisamment de ressources. Certaines localités se retrouvent même sans couverture journalistique et doivent se résigner à n’avoir aucune nouvelle « d’eux-mêmes ». Pour la première fois de son histoire, certains journaux n’avaient plus aucun journaliste à bord des autobus de campagne pour suivre les chefs de parti pendant la dernière élection.

Nous sommes choqués de voir de talentueux jeunes journalistes quitter la profession parce qu’aucun débouché ne se présente à eux. Nous en avons marre de dire au revoir à des collègues respectés, qui choisissent de changer de voie à mi-carrière, écœurés du rythme effréné qu’impose la nouvelle réalité des médias.

La presse écrite à l’agonie

Les médias de la presse écrite sont à l’agonie. Cependant, ils trouvent encore la force de lutter pour leur survie et pour le droit du public à l’information, un fondement de notre démocratie.

À l’heure des fausses nouvelles, notre société a plus que jamais besoin d’une information fiable et vérifiée, provenant de médias ancrés dans leur communauté. Pour cela, il faut leur en redonner les moyens financiers.

Le mal a pris naissance avec l’arrivée des géants du web comme Google et Facebook, qui accaparent la publicité autrefois placée dans les médias. Depuis, la situation ne fait que se détériorer pour les médias écrits. Quant à eux, les géants du web repartent à l’étranger les poches pleines de revenus engrangés ici sans payer de taxes et sans contribuer au développement de notre économie.

Malheureusement, les mesures proposées jusqu’ici par le gouvernement fédéral sont insuffisantes et ne répondent pas aux besoins pressants que rencontrent les médias écrits. M. Trudeau, le temps est compté. Vous devez agir pour empêcher la disparition d’autres entreprises de presse au cours de la prochaine année.

Celles-ci ont besoin d’une aide financière d’urgence afin de traverser la crise, en attendant de trouver de nouveaux modèles d’affaires viables. Durant cette période de transition majeure, le gouvernement fédéral devrait pouvoir offrir un crédit d’impôt sur une partie de la masse salariale des entreprises de presse.

Et si on vous demande pourquoi, la réponse est simple. Nous vous la soufflons. Ni Google ni Facebook ne dépêcheront un journaliste pour déterrer une affaire de corruption dans une administration publique ou pour enquêter sur les pratiques frauduleuses d’une entreprise.

L’information n’est pas un produit comme les autres et elle se doit d’être sauvegardée. Nous ne nous contenterons plus de belles paroles et de bonnes intentions. Nous avons assez attendu. L’heure est maintenant à l’action, M. Trudeau.

Au nom des travailleurs de l’information de la presse écrite,

 

Le Syndicat de la rédaction du Soleil (CSN)

Le Syndicat des communications du Quotidien — CSN

Le Syndicat des publicitaires du Saguenay (CSN)

Le Syndicat des journalistes de La Frontière (CSN)

Le Syndicat des représentants (conseillers en publicité) du Soleil (FNC-CSN)

Le Syndicat des employé-e-s de bureau du Soleil (CSN)

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs des Publications Le Peuple — CSN

Le Syndicat des travailleurs de l’information de La Presse (CSN)

Le Syndicat des employés de bureau de journaux (Région de Montréal) CSN

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs du centre de l’informatique de La Presse (CSN)

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs du Journal L’Oie Blanche (CSN)

Le Syndicat des médias Transcontinental du Saguenay-Lac-St-Jean — CSN

Le Syndicat du service de la publicité du Nouvelliste (1982) inc.

Le Syndicat de l’information du Nouvelliste (CSN)

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de l’Acadie Nouvelle Ltée — CSN

Le Syndicat des travailleurs de l’information du Droit

Le Syndicat des employé-es de la publicité de La Voix de l’Est — CSN

Le Syndicat de la rédaction du journal Le Devoir (CSN)

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs du journal Le Courrier de Portneuf (CSN)

Le Syndicat des publicitaires du Devoir (CSN)

Le Syndicat des conseillers en publicité Le Droit (CSN)

Le Syndicat de l’information de Transcontinental — CSN

Le Syndicat des travailleurs de l’information du Canada Français (CSN)

Le Syndicat des travailleurs de l’information du Journal de Montréal (CSN)

Le Syndicat des employés-es de bureau Le Droit — CSN

Le Syndicat national des employés de La Voix de l’Est (CSN)

Le Syndicat des employé-es du Devoir inc. (CSN)

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs des médias des Laurentides — CSN

[ad_2]

Source link

قالب وردپرس

Des omnipraticiens au bout du rouleau

[ad_1]

Ce texte fait partie d’un cahier spécial.

Le système de santé québécois actuel met énormément de pression sur les épaules des médecins de famille. Selon un rapport du Programme d’aide aux médecins du Québec, « la grande majorité des clients ayant consulté le programme en 2016-2017 a évoqué les pressions du système de santé. Dans certains cas, cette pression constituait le motif principal de consultation ». « Et encore, ajoute le Dr Louis Godin, président de la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ), on ne parle que de ceux qui ont consulté ! Malheureusement, on n’a pas de preuves scientifiques, mais on peut facilement extrapoler que le nombre de médecins qui souffrent de difficultés est encore beaucoup plus grand que le nombre de ceux qui ont consulté. »

Lorsque le Dr Godin rencontre des médecins dans leur bureau ou à l’hôpital, il est clair pour lui qu’ils ressentent une souffrance et un épuisement : « Les médecins ne savent plus comment faire pour répondre à tout ce qu’on leur demande ».

De plus, le président en est convaincu : « Ce qui aggrave ces problèmes, c’est que l’on continue de leur dire qu’ils n’en font pas assez, qu’ils ne savent pas s’organiser et qu’ils sont paresseux. » Le phénomène de la détresse se vérifie auprès des autres professionnels de la santé, « mais les gens pensent que les médecins sont au-dessus de tout ça. C’est faux ! » s’exclame-t-il.

Analyse partiale

Louis Godin assure que les omnipraticiens doivent lutter contre certaines idées reçues, dont celle que les médecins de famille ne travaillent qu’à mi-temps, d’où les problèmes d’accès : « C’était une analyse partiale de la part du ministre de la Santé, mais c’est quelque chose que tout le monde a admis. Pourtant, la réalité, c’est qu’il y a trois ans, les médecins de famille travaillaient déjà autant que tous les autres médecins au Québec ou au Canada », affirme le président. En général, la référence pour un omnipraticien correspond à un horaire de 40 à 45 heures par semaine.

L’autre élément qui influe sur la santé des médecins de famille, c’est tout l’aspect de la réforme du système : « On a créé des mégastructures, on a dépersonnalisé les institutions », explique Dr Godin. Aujourd’hui, les mégahôpitaux peuvent compter plus de 1000 médecins, « on ne peut plus s’appuyer sur la dynamique locale qui existait auparavant. Toute l’habileté qu’un milieu possédait avec sa propre façon de répondre aux besoins de sa population, on a tout brisé ça et, maintenant, les ordres viennent de Québec et il n’y a qu’un seul modèle, une seule façon de faire », ajoute-t-il.

Le président croit qu’on a ainsi enlevé beaucoup d’autorité aux médecins, surtout dans les régions où il n’y a pas un seul gros établissement, mais plusieurs hôpitaux périphériques, « aujourd’hui, c’est comme si on travaillait tous dans le même hôpital ». Un centre décisionnel parfois à plus de 150 kilomètres d’un lieu de travail et des directives qui viennent d’en haut, voilà d’autres éléments qui sont venus miner la santé des médecins.

La FMOQ n’a pas attendu la récente campagne électorale pour faire entendre ses inquiétudes au gouvernement : « Depuis trois ou quatre ans, on a fait des dizaines et des dizaines d’interventions où on mettait en avant nos propositions », explique le Dr Godin. Parmi celles-ci, le retour vers une décentralisation, une cogestion des établissements partagée avec les médecins, une prise en compte de la réalité des régions ou des sous-régions dans l’organisation du système de santé, plus de souplesse dans l’administration des groupes de médecine familiale et des supercliniques et, finalement, « qu’on reconnaisse que les médecins n’ont pas tous la même clientèle, qu’ils n’ont pas tous la même façon de travailler et qu’on ne peut pas tous travailler avec des cibles qui sont non négociables ».

L’avenir de la profession

Mais plus que tout, le souhait du Dr Godin et de la FMOQ, c’est qu’enfin change « le climat dans lequel on a évolué au cours des dernières années. Ce climat de mépris, d’obligation et de coercition, ça ne marche pas et ça ne marchera jamais à moyen et à long terme ». Le président précise que de telles mesures peuvent donner une impression de résultats à court terme, mais « ce n’est pas vrai qu’on peut forcer des professionnels à maintenir une haute qualité de services seulement avec des menaces ».

L’immense enjeu auquel fait face le système de santé aujourd’hui est la rétention des médecins : « Le problème, c’est qu’on ne réussit pas à pourvoir le nombre de postes fixés d’avance », explique le président. Pourquoi ? « On a changé les règles du jeu en cours de route et on a proposé des conditions de pratique qui ne correspondent pas aux attentes des futurs médecins », ajoute-t-il. Résultats : 65 postes étaient vacants l’an passé. Ce qui signifie que, dans deux ans, il y aura toujours 65 médecins de moins que prévu qui arriveront sur le marché du travail.

De plus, et c’est ce que cherche à préciser la FMOQ avec des données qui devraient être exploitées sous peu, « on sait qu’au cours des deux ou trois dernières années, on a eu plus de retraites que ce qu’on avait prévu », explique le Dr Godin. De ce fait, le bilan risque de s’alourdir et le fossé, de se creuser. « On est en train de recréer la pénurie qu’on a vécue dans la première décennie des années 2000. »

Selon le Dr Godin, être médecin n’est absolument pas une condition indispensable pour devenir ministre de la Santé. Toutefois, « la personne qui occupera ce poste aura un net avantage si elle connaît bien le réseau de la santé et son fonctionnement. L’important, c’est son style, sa capacité à écouter et à obtenir des consensus, et tout ça n’est pas relié au fait d’être ou non médecin ».

[ad_2]

Source link

قالب وردپرس