Ces transhumanistes qui promettent l’immortalité

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Un badge défie la gravité au bout de l’annulaire de Dorian Kodelja. Comme dans tous les tours de magie, il y a une explication logique. Celle-ci est tout de même un peu inattendue. Le badge, loin d’échapper aux lois de la physique, est plutôt maintenu entre ciel et terre grâce à un petit aimant que Dorian s’est fait implanter au bout du doigt.

Le jeune homme, doctorant en intelligence artificielle, est un transhumaniste. Il croit que le corps de l’humain peut passer outre à certaines limites, et il est prêt à expérimenter de nouvelles sensations et fonctions avec son propre corps.

Un badge se colle comme par magie sur la main de l'homme.Un aimant est implanté dans le doigt du transhumaniste Dorian Kodelja. Photo : Radio-Canada / Janic Tremblay

Cet aimant lui permet maintenant de ressentir les champs électromagnétiques comme ceux émis par les fours à micro-ondes.

« Cela me permet de comprendre ce que ça fait que d’avoir un nouveau sens. Quand mon doigt vibre, je le ressens un peu comme une odeur de brûlé. Mon cerveau s’est adapté à cette nouvelle sensation », explique Dorian Kodelja.

Je ne vois pas mon corps comme un sanctuaire. Je suis prêt à y intégrer plein de choses, du moment qu’elles sont sécuritaires.

Dorian Kodelja
Dorian Kodelja.Le transhumaniste Dorian Kodelja Photo : Radio-Canada / Janic Tremblay

Dorian dit qu’il ne voit donc aucun problème à utiliser son corps de toutes les façons afin de tirer profit de la richesse du monde. C’est une partie seulement de l’idéologie transhumaniste, qui va beaucoup plus loin.

Téléverser son cerveau pour ne pas mourir

Le pape du mouvement, l’ingénieur et futurologue Raymond Kurzweil, ambitionne carrément d’en finir avec la mort. Il croit que dans quelques décennies, la puissance informatique et les développements de la science permettront de ne plus mourir… ou à tout le moins de téléverser son cerveau dans le nuage informatique afin de continuer à exister sous la forme d’un pur esprit jusqu’à la fin des temps.

Le spécialiste en intelligence artificielle a cofondé l’université de la singularité et est maintenant l’un des directeurs de Google. L’arrivée de ce théoricien du transhumanisme au sein du géant du web a renouvelé l’intérêt pour le mouvement. L’un des porte-parole de l’Association française transhumaniste, Florent Boissonnet, ne cache pas son enthousiasme.

On commence à penser que ça peut être possible. On va peut-être avoir une annonce de Google concernant un traitement pour augmenter la longévité. Peut-être demain? Dans 5 ans? Peut-être jamais aussi. On ne sait pas.

Florent Boissonnet, de l’Association française transhumaniste
Florent Boissonnet,.
      Florent Boissonnet, porte-parole de l’Association française transhumaniste Photo : Radio-Canada / Janic Tremblay

Il cite la compagnie Calico qui veut allonger la vie humaine. Ou encore Neuralink, compagnie du milliardaire Elon Musk, dont les travaux portent sur les interfaces cerveaux-machines. Et des tas d’applications qui sont aujourd’hui réservées à des personnes handicapées ou atteintes de certains problèmes médicaux, mais qui pourraient bien devenir accessibles au commun des mortels d’ici quelques années.

Le rêve d’augmenter l’humain

Un point en commun entre ces projets : il s’agit toujours d’augmenter l’humain. Des chantres du projet transhumaniste comme l’Américain Tim Cannon refusent les limites biologiques de notre espèce. Pendant quelques mois, il s’est même fait insérer, directement sous la peau, un dispositif de la taille d’un iPhone afin de transmettre ses données biométriques directement à son téléphone.

Le scientifique anglais Kevin Warwick va même plus loin en affirmant que, dans l’avenir, ceux qui refuseront de s’augmenter seront handicapés par rapport au reste de la population qui choisira la voie transhumaniste.

En France, l’un des plus influents porte-parole du transhumanisme est probablement le médecin et entrepreneur du web Laurent Alexandre.

Auteur d’un livre intitulé La mort de la mort, il est persuadé que les enfants qui naissent aujourd’hui vivront beaucoup plus longtemps. Il croit qu’ils profiteront d’avancées techniques et biomédicales que l’on n’imagine pas encore, mais qui commenceront à faire leur apparition dans une trentaine d’années, soit quand l’intelligence artificielle dépassera celle des humains, prévoit-il.

Cela pourrait signifier des puces dans le cerveau ou d’autres types d’augmentation. Qu’en sera-t-il alors de l’inviolabilité du corps ou de la dignité humaine? Il croit que ces principes vont fluctuer pour s’adapter à un nouveau contexte.

La plupart des gens accepteront les propositions des transhumanistes. Pour moins souffrir et moins mourir. Nous ne nous verrons pas de la même façon dans le futur. Les modifications dont nous parlons aujourd’hui paraîtront naturelles à nos descendants.

Laurent Alexandre, médecin et entrepreneur du web
Laurent Alexandre est en train de parler au micro devant un lutrin.         Laurent Alexandre, lors d’un dîner-conférence devant les membres du Cercle de l’union interalliée à Paris en novembre 2018 Photo : Radio-Canada / Janic Tremblay

Le transhumanisme, une utopie?

Le projet transhumaniste est loin de faire l’unanimité et reçoit de virulentes critiques dans le monde de la science et de l’éthique. Jacques Testart est justement au confluent de ces deux mondes.

Le biologiste, connu comme le père du premier bébé-éprouvette français, est un scientifique, mais aussi un bioéthicien de renom. Il a publié il y a quelques mois un livre intitulé Au péril de l’humain – Les promesses suicidaires des transhumanistes. Pour lui, rien dans l’état actuel de la science ne valide les idées et les projections des transhumanistes.

Ils vous disent qu’on va mettre le contenu de nos cerveaux sur un disque dur. Cela ébahit les gens. Mais la vérité c’est qu’on n’a strictement aucune idée comment faire ça! Il n’y a aucune base scientifique!

Le biologiste Jacques Testart
Jacques Testart.                  Jacques Testart, rencontré chez lui en banlieue de Paris. Photo : Radio-Canada / Janic Tremblay

Il rappelle que l’on ne sait presque rien du génome et du fonctionnement du cerveau. Partisan d’une science lente et précautionneuse, il est persuadé qu’il faudra encore de très nombreuses années avant de voir certains volets du projet des transhumanistes devenir possibles. Mais, de toute façon, il rejette en bloc à peu près tout ce qu’ils proposent.

Pour moi le transhumanisme, c’est le nouveau nom de l’eugénisme. Fabriquer des individus identiques et hyperperformants, moi, j’appelle cela du clonage social.

Le biologiste Jacques Testart

Ses reproches ne s’arrêtent pas là. Pour Jacques Testart, le transhumanisme n’est pas un projet de société, mais plutôt un amalgame d’aspirations individuelles et égoïstes. Il cherche sans les trouver les valeurs collectives et citoyennes dans ce mouvement.

Ce sont des libertariens qui créent de nouveaux mythes en promettant l’immortalité. Il y a même une forme de violence contre ceux qui ne se soumettraient pas à ce nouvel idéal.

Le biologiste Jacques Testart

« Cela ne fonctionnera pas, mais ça fait quand même du mal à notre espèce, car cela isole les gens. Où est l’empathie? Où est la solidarité dans tout ça? Il ne faudrait pas oublier que si Homo sapiens a réussi à s’imposer, c’est surtout grâce à la coopération qui caractérise notre espèce », observe Jacques Testart.


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Ces horloges qui nous gouvernent

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Nous sommes obsédés par le temps. Mais nous ne sommes pas les seuls. Nos milliards de cellules sont elles aussi sous l’effet d’un chronomètre qui régule notre corps comme une horloge. Bienvenue dans l’univers de la chronobiologie.

Nous savons depuis de nombreuses années que notre corps est sous l’effet d’une horloge biologique. On sait maintenant qu’elle n’est pas seule pour exécuter les nombreux mécanismes du corps humain.

« En fait, nous avons des horloges partout dans notre corps. À peu près tous nos organes, toutes nos cellules ont une horloge circadienne », précise Nicolas Cermakian du laboratoire de chronobiologie moléculaire de l’Institut Douglas et de l’Université McGill. Ce sont donc des milliards d’horloges qui se synchronisent quotidiennement dans nos moindres parcelles.

Cette découverte a d’ailleurs mené au prix Nobel de médecine en 2017 qui a levé le voile sur les mystérieux mécanismes moléculaires de ces horloges.

Le plus incroyable : ces cycles seraient inhérents à notre organisme. « Si nous nous trouvions dans une pièce sans fenêtre et sans aucune indication de l’heure qu’il est, nous continuerions d’avoir des rythmes d’environ 24 heures. Cela signifie qu’il y a quelque chose dans notre corps qui lui dicte le temps », explique celui qui est aussi président de la Société canadienne de chronobiologie.

Course contre la montre

Les expériences menées par le Français Michel Siffre sont éloquentes à ce sujet. À 130 mètres sous terre, sans indice temporel et isolé de la lumière extérieure pendant plus de deux mois, le géologue continuait de maintenir un cycle d’éveil et de sommeil d’approximativement 24 heures.

En fait, les aiguilles de notre horloge interne avancent un peu plus lentement que l’heure dictée par notre environnement. Quotidiennement, elle prend environ 15 minutes de retard. Chaque matin, la lumière du jour a pour effet de reculer notre montre intérieure de 15 minutes.

Dans Chasing the Sun, un livre paru en janvier dernier, l’auteure Linda Geddes insiste sur l’importance de s’exposer à la lumière naturelle et de se synchroniser avec le soleil plutôt qu’à l’heure dictée par votre montre.

« Notre biologie suit grosso modo les rythmes d’ensoleillement. Pourtant, la société utilise plutôt des références au temps influencées par des facteurs politiques et historiques », constate-t-elle. À titre d’exemple, elle cite cette idée d’avancer l’heure chaque printemps puis de la reculer l’automne par souci d’économie d’énergie, et ce, depuis 1918 aux États-Unis.

Une seule heure peut-elle avoir une aussi grande influence sur nos horloges internes ? Le chronobiologiste allemand Till Roenneberg parle d’un véritable décalage horaire social dans les jours suivant le changement à l’heure avancée. Il est donc normal d’éprouver certaines difficultés à reprendre le dessus.

Le cycle du sommeil

Si le cycle de sommeil est le rythme le plus évident à observer, il est loin d’être le seul à dépendre de ce réseau temporel. En fait, notre corps est synchronisé grâce à des milliers d’autres rythmes circadiens.

« On pourrait nommer pratiquement n’importe quelle fonction de notre corps et d’une façon ou d’une autre, elle serait variable selon l’heure du jour et de la nuit », ajoute le professeur Cermakian.

Par exemple, notre capacité à métaboliser les aliments diffère selon le moment de la journée. Cela pourrait expliquer pourquoi les Espagnols et les Italiens soupent aussi tard. Lorsqu’ils s’attablent à 22 h, leur métabolisme fonctionne comme le nôtre fonctionnerait à 19 h 30.

Notre système immunitaire serait lui aussi variable selon le temps de l’année et l’heure de la journée. Une étude menée en 2016 a montré que recevoir le vaccin contre la grippe en matinée permettait de produire quatre fois plus d’anticorps qu’à tout autre moment.

Notre biologie suit grosso modo les rythmes d’ensoleillement. Pourtant, la société utilise plutôt des références au temps influencées par des facteurs politiques et historiques.

 

En choisissant judicieusement l’heure d’administration d’un médicament, on pourrait en augmenter l’efficacité. C’est ce qu’on appelle la chronothérapie. Jusqu’ici, c’est surtout pour les médicaments anti-cancer qu’on y voit les développements les plus intéressants.

Car en plus d’accroître la réaction positive au traitement, cela pourrait du même coup en réduire les effets secondaires qui sont souvent très désagréables pour le patient.

Y aurait-il une heure optimale pour traiter le cancer ? « Malheureusement, il n’y a pas de réponse unique. Cela dépend du type de cancer, de la thérapie et de ses mécanismes d’action », précise Nicolas Cermakian.

Cette médecine circadienne est toutefois à nos portes, prévient-il. Dans les prochaines années, il est possible que la posologie de nombreux médicaments indique l’heure précise à laquelle l’administrer.

Attention à ne pas dérégler ses horloges internes. Cela peut avoir de grandes conséquences qui vont bien au-delà des troubles du sommeil. C’est ce qui expliquerait, entre autres, pourquoi les travailleurs de nuit sont plus à risque de développer certaines maladies comme le diabète, le cancer et certaines maladies cardiovasculaires.

Toutefois, personne n’est à l’abri de voir les aiguilles de l’horloge partir en vrille. « De nos jours, on ne voit plus seulement de la lumière pendant la journée. Le soir, nous avons le nez collé sur notre téléphone ou notre tablette. Il y a aussi de l’éclairage dans les rues. De plus, nous mangeons à des moments variables. Tout cela peut affecter nos rythmes internes », soutient Nicolas Cermakian.

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Ces nombres qui nous gouvernent

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Rendant compte de « La dictature des chiffres » dans Le Devoir du 4 janvier dernier, la journaliste Isabelle Paré observe que « les chiffres semblent avoir le dernier mot sur tout, reléguant aux oubliettes ce qui ne saurait se mesurer, se calculer ». La société est désormais appréhendée comme un ensemble de choses mesurables. On postule que « ce qui ne peut être mesuré ne peut être géré ». Mais cet impérialisme du chiffre et du calcul a un prix. Celui du recul démocratique.

Dans son livre La gouvernance par les nombres publié en 2015, le juriste français Alain Supiot développe la thèse selon laquelle « la Loi, la démocratie, l’État, et tous les cadres juridiques auxquels nous continuons de nous référer, sont bousculés par la résurgence du vieux rêve occidental d’une harmonie fondée sur le calcul. Réactivé d’abord par le taylorisme et la planification soviétique, ce projet scientiste prend aujourd’hui la forme d’une gouvernance par les nombres, qui se déploie sous l’égide de la “globalisation” ». Par exemple, l’économie dite « de partage » fondée sur les plateformes en ligne constitue l’une des matérialisations des croyances à l’égard des vertus du calcul. Nul besoin d’un « intermédiaire » qui viendrait policer les rapports entre dominants et dominés : les individus connectés, « entrepreneurs », sont en mesure de répondre en temps réel à la demande et même de recevoir une évaluation chiffrée de leurs performances !

Le chiffre plus légitime que la loi

La légitimité des processus démocratiques est tributaire des calculs de ceux qui établissent des cotes de crédit. Cela peut aller jusqu’à subordonner le respect des droits fondamentaux, comme les services en français en Ontario et au Nouveau-Brunswick, aux « impératifs » budgétaires.

Même la légitimité de la loi est tributaire d’une démonstration établissant qu’elle vient pallier une déficience du marché. Le marché, lorsqu’il fonctionne correctement, est censé produire des équilibres optimaux. Pour certains, la loi n’est légitime que si elle corrige une carence « démontrable » du « marché ». Il y a là une inversion de la hiérarchie des valeurs qui a notamment permis, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, de proclamer des principes sacrés comme les droits de la personne.

Dans cet univers où tout ce qui compte est ce qui se calcule, on en vient à croire qu’on peut se passer du jugement. Les chiffres permettent de remplacer ceux qui ont la connaissance pour juger par n’importe qui sachant lire les chiffres. Dans son ouvrage The Tyranny of Metrics, Jerry Z. Muller explique que la notion même de responsabilité est pervertie. Dans son sens classique, la responsabilité implique l’obligation de répondre de ses actions ; elle est ramenée à un exercice dans lequel on démontre la réussite en brandissant des chiffres. Or, Muller rappelle que la transparence des chiffres n’induit pas en elle-même la responsabilité. Au contraire, habituellement, on mesure ce qui est facile à mesurer. Ce qui n’est pas quantifiable est ignoré. On calcule le temps moyen consacré à un « cas », mais rarement celui qui est effectivement nécessaire pour tenir compte des caractéristiques des individus qui font en sorte qu’un médecin ou un enseignant doit passer beaucoup de temps… avec des élèves ou des patients atypiques ou laissés pour compte…

Supiot explique que « […] depuis les années 1980, le scientisme a ressurgi avec la foi ultralibérale en un monde global régi par les lois immanentes de l’économie et peuplé de particules contractantes mues par le calcul de leurs utilités individuelles ». Avec les possibilités de calculer en temps réel les besoins et la disponibilité de ceux qui peuvent y répondre, on en vient à se dire que les lois qui encadrent la prestation de travail n’ont plus leur raison d’être. Chacun peut devenir un « entrepreneur » capable en quelques clics de négocier les capacités inutilisées de son véhicule en livrant des repas préparés ou en covoiturant des inconnus. La normativité qui prévaut dans un tel contexte est celle qui est commandée par les outils algorithmiques capables de calculer en instantané les performances des uns et de déclasser les autres. Aux humains de s’adapter !

Ce qui ne se compte pas ne compte pas

Cette gouvernance par les nombres s’inscrit dans « une organisation tablant sur l’ajustement spontané des calculs d’utilités individuelles. » Supiot explique que, dans un tel mode de gouvernance, l’humain est perçu comme « une unité de calcul programmable et capable de rétroaction ». Il n’est pas étonnant que les individus traités comme des unités de calcul n’aient d’autre issue « que la maladie mentale ou la fraude ». Une autre parade est celle de jouer le jeu et de prioriser ce qui est chiffrable. Les collèges se focalisent sur le taux de diplomation, les universités sur le nombre de publications produites par les chercheurs plutôt que sur l’encadrement des étudiants. Car l’incalculable, lui, ne compte pas !

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Ces trop-perçus d’Hydro qui hantent Québec

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Au tour du gouvernement Legault d’être hanté par les trop-perçus d’Hydro-Québec. Se faisant le défenseur d’un remboursement aux Québécois lorsqu’elle se trouvait dans l’opposition, la CAQ n’en verrait plus aujourd’hui la pertinence, nous dit un texte de La Presse canadienne. Il faut dire que ces « écarts de rendement » devenus la norme font de tout temps saliver les gouvernements, toutes couleurs confondues.

La question des trop-perçus a conduit à une mise en demeure et au dépôt d’une demande d’action collective l’an dernier. Alors dans l’opposition, la CAQ appuyait la démarche visant un remboursement rétroactif et intégral en lançant une pétition. Pour sa part, la vérificatrice générale en a fait un long chapitre dans son rapport déposé en mai, alors qu’à la Régie de l’énergie on ne cesse de marteler qu’Hydro-Québec « sous-estime historiquement sa capacité à réaliser des gains d’efficience dans sa gestion, ses processus d’affaires et ses activités, conduisant à une surestimation annuelle de ses charges », soulignait-elle dans une décision tarifaire rendue en mars 2017.

François Legault qualifiait ces trop-perçus de taxe déguisée et sournoise. Hydro les attribue plutôt à des écarts de rendement et se défend de donner systématiquement dans la surfacturation. Ils viennent de la réalisation d’un rendement supérieur à celui fixé par la Régie. Ils reflètent, certes, l’intervalle de temps entre la préparation et l’analyse de la demande tarifaires conduisant à des écarts de prévision. Mais ils traduisent une efficacité à contrôler les coûts et à accroître la productivité, se défend la société d’État. La Régie a d’ailleurs déjà reconnu la capacité d’Hydro à maintenir la hausse de ses coûts sous le niveau de l’inflation.

Dans son rapport de mai, la vérificatrice générale chiffre à 1,5 milliard les sommes versées en trop à Hydro-Québec sur la période 2005-2017, à deux exceptions près. La récurrence est donc devenue la norme au cours de cette période de 13 ans et compte, en moyenne, pour 18 % du bénéfice net réglementé autorisé, nous dit la vérificatrice. Dans l’exercice de comparaison avec Hydro One et BC Hydro, Guylaine Leclerc notait que ces dernières n’ont pas affiché de « trop-perçus » de 2012 à 2016.

Une fois cela dit, Hydro rappelle que ces écarts reviennent aux Québécois sous le jeu du dividende versé au gouvernement. Sur les excédents de 1,5 milliard, 1,1 milliard a été remis à l’actionnaire sous forme de dividende, a calculé la vérificatrice. Et de tout temps les gouvernements, toutes couleurs confondues, en ont fait une contribution essentielle à l’équilibre des finances publiques. Le mécanisme de partage qui devait s’appliquer à partir de 2014 a été suspendu dans le premier budget Leitão. Avant lui, le gouvernement Marois avait tenté d’imposer une directive exhortant, grosso modo, la Régie de l’énergie à fermer les yeux sur les gains d’efficience imposés à Hydro, le budget de Nicolas Marceau misant fortement sur une contribution additionnelle de la société d’État. Bref, le gouvernement caquiste ne ferait que poursuivre la tradition.

Hydro a aussi rappelé que ses gains de productivité se traduisent par une limitation des hausses de tarif pour les clients. Là aussi, la vérificatrice lui donne raison. Toujours dans son rapport de mai, on peut lire que le tarif d’électricité moyen est de 49 % plus élevé pour BC Hydro et de 79 % plus élevé chez Hydro One ; que la hausse moyenne annuelle du prix de l’électricité de 2002 à 2017 a été de 1,4 % au Québec contre 3,7 % en Ontario et 4,6 % en Colombie-Britannique ; que le taux de rendement sur les capitaux propres présumés des divisions réglementées d’Hydro est le plus faible des taux autorisés.

Mais, d’ajouter Mme Leclerc, si le mécanisme de redistribution à la clientèle, sous forme de réduction des tarifs futurs, avait été appliqué, les abonnés auraient eu droit à une diminution de 0,3 % des tarifs en 2016 plutôt qu’à une hausse de 0,7 %. Une question de priorité, finalement.

Maintenant que Québec a rétabli l’équilibre dans ses finances publiques, le mécanisme de redistribution sur la base d’une baisse tarifaire a été réactivé l’an dernier. Un montant de 45 millions destiné à la clientèle a été comptabilisé à ce titre. Le modèle prévoit que les excédents seront partagés entre les clients et le distributeur lors de l’établissement des tarifs sur une base 50-50 au-delà d’un rendement autorisé de 8,2 %, sur une base 75-25 au-delà d’un rendement de 9,2 %.

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Attention à ces faux sites de la Société québécoise du cannabis

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L’un de ces sites, sqdc.goodweed.ca, prétend offrir une « file d’attente pour le service de vente en ligne de cannabis ».

Dans un français approximatif, la page invite les internautes à s’inscrire pour rester informés des nouveautés et des bonnes pratiques associées à la consommation de cannabis.

Les personnes qui consultent le site frauduleux peuvent alors remplir un formulaire qui leur demande d’inscrire leur courriel, nom, prénom, date de naissance et genre pour obtenir plus d’informations.

Un autre site, sqdcquebec.com, semblait pour sa part victime de son succès mercredi midi, puisqu’il affichait une erreur 508, ce qui indique que ses serveurs ne peuvent pas traiter le grand nombre de tentatives de connexions.

Mathieu Gaudreault, un porte-parole de la Société des alcools du Québec (SAQ), qui s’occupe des relations publiques de la SQDC, a indiqué que la société d’État est au courant de l’existence de ces sites.

« On a vu qu’il y a certains sites qui essaient de reprendre le visuel de la SQDC, a expliqué M. Gaudreault. On invite la population à la prudence. »

Il n’y a qu’un seul site web, le sqdc.ca. Si vous voyez d’autres insertions dans l’adresse, ce n’est pas le bon site.

Mathieu Gaudreault, porte-parole de la SAQ s’exprimant au nom de la SQDC

M. Gaudreault souligne qu’outre l’âge, la SQDC ne demande pas d’informations personnelles aux internautes qui veulent seulement consulter la liste des produits en vente.

Les équipes des technologies de l’information de la SQDC sont informées de l’existence des sites frauduleux et elles sont actuellement à pied d’œuvre pour les faire fermer, assure-t-il.

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Ne vous laissez pas prendre par ces fausses demandes d’ajout à la liste d’amis sur Facebook

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Voici en français le message qui circule sur Facebook :

Salut… J’ai déjà reçu une autre demande d’amitié de ta part et je l’ai ignorée. Peut-être devrais-tu vérifier ton compte. Garde ton doigt sur ce message jusqu’à ce que le bouton Transférer apparaisse… Appuie ensuite sur Transférer, et sur toutes les personnes auxquelles tu veux aussi l’envoyer… J’ai dû choisir les personnes individuellement. N’ACCEPTE AUCUNE DEMANDE D’AJOUT À TA LISTE D’AMIS DE MA PART POUR L’INSTANT.

Selon un porte-parole de Facebook, ces messages circulent sous forme de chaîne de notifications, à la manière des anciennes chaînes de courriels.

Attention aux comptes clonés

Le porte-parole explique que de nombreux internautes ont vu passer ces dernières semaines des publications ou des messages à propos de comptes Facebook ayant été clonés.

Pour cloner un compte, un escroc copie l’intégralité du profil Facebook, y compris le nom et les photos, et crée un second compte identique au premier dans le but d’avoir accès à tous les amis Facebook dudit compte.

Pour cela, il envoie des demandes d’ajout à la liste d’amis à partir du faux profil, en se faisant passer pour la vraie personne à qui appartient le compte. Une fois les demandes acceptées, les escrocs essaient d’obtenir des informations personnelles.

Bien que des milliers de personnes aient été ciblées par ces messages, cela ne veut pas dire pour autant que des milliers de comptes ont été piratés.

Des précautions à prendre

Si vous pensez que votre compte a été copié parce que vous avez reçu un message louche pour vous mettre en garde, demandez à vos amis Facebook s’ils ont reçu une demande d’ajout à leur liste d’amis de la part d’un compte qui ressemble au vôtre.

Si la réponse est non, le message louche reçu était simplement un canular. Rien de grave, mais si vous l’avez republié, sachez que vous êtes en train de répandre une fausse information.

« Les comptes et pages qui usurpent l’identité d’une autre personne ne sont pas autorisés sur Facebook. Si vous repérez un compte qui se fait passer pour le vôtre, pour celui de quelqu’un que vous connaissez ou d’une personnalité publique (par exemple une célébrité ou une personnalité politique), nous vous encourageons à nous le signaler », indique Facebook sur son site.

Le réseau social rappelle que les utilisateurs doivent toujours se montrer vigilants envers des statuts Facebook qui demandent de copier et coller l’intégralité d’un message et de le relayer à ses amis.

Ce n’est pas la première fois que de faux messages circulent sur Facebook – et certainement pas la dernière non plus.

Les escrocs exploitent la crainte des utilisateurs envers la toute-puissance du réseau social. Ce dernier épisode de canular viral se produit après que Facebook eut révélé il y a deux semaines une faille de sécurité qui a compromis 50 millions de comptes dans le monde.

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ces plantes qui améliorent la terre

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AU JARDIN CE WEEK-END – Phacélie, trèfle incarnat, vesce: en les semant maintenant, ces végétaux «intérimaires» protégeront et enrichiront votre sol pendant la trêve de l’hiver. Pour de meilleures récoltes l’an prochain!

Si l’automne nous sépare encore de l’hiver, il est déjà temps, malgré tout, de préparer le jardin au froid et aux intempéries. C’est notamment le cas sur les parcelles du potager plantées de pommes de terre, de choux ou de haricots qui viennent d’être récoltées et qui ne seront plus cultivées avant le printemps. Or, sauf dans les terrains lourds et argileux où, après un bon bêchage, le gel fera éclater les mottes sans que le jardinier n’ait à verser la moindre goutte de sueur, il n’est pas bon pour un sol de rester nu trop longtemps.

L’exposition répétée à l’impact des gouttes de pluie forme, en effet, ce que les agronomes appellent une «croûte de battance», particulièrement en présence de limons. Autrement dit l’apparition, en surface, d’une couche de terre tassée, plus ou moins épaisse, qui, non contente d’asphyxier le sol, rendra sa reprise plus difficile au printemps. En outre, si l’hiver est doux et humide, les mauvaises herbes auront tôt fait d’investir l’espace laissé vacant. Ce qui n’arrangera pas vos affaires!

Jachères temporaires

Moutarde blanche en fleur.
Moutarde blanche en fleur. Harald Lange/Omika – stock.adobe.com

Une solution, déjà maintes fois évoquée dans cette rubrique, consiste à recouvrir ces jachères temporaires de paille, de feuilles mortes ou de résidus végétaux de toutes sortes afin de faire écran aux précipitations et à la lumière. Privées de cette dernière, les graines de mauvaises herbes ne pourront pas germer et votre terre ne sera pas déstructurée par la pluie.

À condition de s’y prendre suffisamment tôt, c’est-à-dire dès maintenant, le semis d’un «engrais vert» permet d’aboutir au même résultat mais d’une façon, je dirais, plus élégante. Ce vocable désigne des végétaux à croissance rapide, capables d’ «habiller» le sol en un temps très court mais aussi de l’enrichir en humus et en éléments fertilisants que leurs racines vont chercher en profondeur. D’où leur nom. Autre avantage: pendant l’intérim, ce couvert végétal stimule la vie microbienne du sol, sert de nourriture aux lombrics, infatigables laboureurs naturels, tout en occupant le terrain avant que les mauvaises herbes ne s’y installent.

À lire également – Des idées et des remèdes pour soigner la terre

Sarrasin en fleur.
Sarrasin en fleur. Rasbak sous licence CC

À cette période de l’année, vous avez le choix entre plusieurs espèces végétales: le trèfle incarnat dont la fleur rouge carmin attire le printemps venu papillons et insectes pollinisateurs, la vesse d’hiver, l’avoine ou le seigle, la moutarde blanche (dont les fleurs sont jaunes…) ou encore le sarrasin ou blé noir, dont on fait les crêpes.

Après avoir travaillé votre sol superficiellement au moyen d’une houe ou d’un trident, semez les graines à la volée en essayant de les répartir le plus harmonieusement possible. Enterrez-les en donnant des petits coups de râteau puis arrosez copieusement si la sécheresse persiste, afin de hâter la germination et la levée. Pour que l’opération soit efficace, votre parcelle doit être entièrement végétalisée avant l’arrivée des premiers froids. D’où l’importance de ne pas trop attendre, sachant qu’il sera toujours possible, en cas d’échec, de recourir à un bon vieux paillage.

À lire également – HORTIQUID – Comment alléger une terre grasse?

Au retour des beaux jours, lorsqu’il aura fait son office, broyez l’engrais vert au moyen d’une tondeuse à gazon (réglée en position haute) et enfouissez les résidus dans les premiers centimètres du sol pour qu’ils se décomposent et nourrissent le sol. En captant l’azote atmosphérique, les légumineuses, comme le trèfle ou la vesce, agissent en effet comme de précieux fertilisants. Prévoyez un délai d’un mois minimum entre le retournement de l’engrais vert et les nouveaux semis ou plantations afin de laisser le temps aux bactéries et aux champignons décomposeurs de «faire le job».

Sachez enfin que les engrais verts peuvent rester en place toute une saison. C’est la pratique de l’assolement dit quadriennal. Un quart de la surface est cultivé chaque année avec du trèfle violet ou du sainfoin et ce de manière tournante, afin de «reposer» la terre, de l’enrichir et d’améliorer sa structure, notamment en sol argileux. Intéressant si vous avez un grand potager.

Vos rendez-vous «jardin» à ne (surtout) pas manquer

• 21-22 et 23 septembre: Fête des plantes d’automne de Saint-Jean-de-Beauregard (Essonne) sur le thème des «plantes insolites».

• 22 septembre: animation organisée par l’association Jardinot sur le thème «Pour de bonnes cultures: connaître mon sol et mon environnement», Cité de l’Avre, Longueau (Somme).

• Jusqu’au 28 septembre: 6e édition du concours «Jardins d’expression». 39 jardins à découvrir au potager du parc de Pignerolle à Angers et à Saint-Barthélemy d’Anjou (Maine-et-Loire).

• 29-30 septembre: 11e fête des plantes «Entre cours et jardins», Cité Plantagenêt, Le Mans.

Domaine de Saint Jean de Beauregard

• 29-30 septembre: 2e édition de la manifestation «Jardins ouverts en Île-de-France», organisé par la Région Île-de-France autour du thème du potager.

• 29-30 septembre: Fête des plantes, château du Pin, Champtocé-sur-Loire (Maine-et-Loire).Conférence sur les légumes anciens à 16 heures.

• 29-30 septembre: Journées du potager, château de Villandry (Indre-et-Loire).

• 29-30 septembre: Journées des plantes & Art du jardin, château de Jossigny (Seine-et-Marne).

• Du 29 septembre au 7 octobre: Portes ouvertes d’automne chez Vacherot & Lecoufle, créateur et sélectionneur d’orchidées, du mardi au dimanche, Boissy-Saint-Léger (Val-de-Marne).

• Du 4 octobre au 25 novembre: exposition «Les pratiques agricoles, d’hier à demain», château de La Roche-Guyon (Val-d’Oise).

• 5, 6 et 7 octobre: Tauzia fête les jardins sur le thème «Jardinons sain, jardinons zen», château de Tauzia, Gradignan (Gironde).

• 5, 6 et 7 octobre: 12e Festival international des orchidées, Abbaye de Fontfroide, Narbonne (Aude).

• 6 et 7 octobre: Grande expo-vente de plus de 250 espèces d’animaux d’agrément, ferme de Beaumont, Eu (Seine-Maritime).

• 7 octobre: 11e édition des «Jardins secrets», manoir de Pouldouran, Côtes d’Armor.

• 7-8 octobre: Portes ouvertes, pépinière Hortiflor Bureau, spécialisée dans les aromatiques et les légumes anciens, Savennières (Maine-et-Loire). Entrée gratuite.

• 12, 13 et 14 octobre: Plantes en fête, château d’Orcher, Gonfreville-l’Orcher (Seine-Maritime).

Domaine de Chantilly

• 16-17 octobre: Colloque scientifique sur les bio-agresseurs du buis (pyrale, maladies), Université de Tours (Indre-et-Loire). Inscription: afpp@afpp.net.

• 19-20 et 21 octobre: Journées des plantes d’automne de Chantilly (Oise).

• 20-21 octobre: 29e journées des plantes d’automne, arboretum de la Sédelle, Crozant (Creuse).

• 20-21 octobre: 12e fête du végétal et de la nature «Flor’automnale», Yvignac-la-Tour (Côtes-d’Armor)

• Jusqu’au 21 octobre: 18e Festival des Jardins, «les Cités Végétales de Luc Schuiten» à la Saline royale, Arc-et-Senans (Doubs).

• Jusqu’au 21 octobre: 9e festival «Art, villes & paysage», Hortillonnages d’Amiens (Somme).

• 27-28 octobre: 29e Hortomnales, les cucurbitacées dans tous leurs états, prieuré de Saint-Rémy-la-Varenne (Maine-et-Loire).

• Du 27 au 31 octobre: 3e «fête de l’automne», animations et nouveautés pour petits et grands, parc Terra Botanica, Angers (Maine-et-Loire).

• Jusqu’au 4 novembre: 27e festival international des jardins, sur le thème «Jardins de la pensée», domaine de Chaumont-sur-Loire (Loir-et-Cher).

• 29 novembre: 1ères journée des acteurs des ressources phyto-génétiques des espèces cultivées et apparentées sauvages, Paris. Inscription avant le 30 septembre.

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