La fierté, c’est bon pour tout le monde

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C’est la rentrée parlementaire à Québec cette semaine, et François Legault saute sur toutes les occasions qui se présentent pour marteler qu’il souhaite faire de la « fierté nationale » le thème principal de son mandat comme premier ministre. De prime abord, il pourrait s’agir là d’un projet rassembleur. S’aimer soi-même, valoriser ses identités, sa culture, sa langue : voilà une aspiration humaine universelle, s’il en est une.

L’affirmation du fait français peut même se rapprocher, en théorie, de la préservation des langues autochtones, qui font depuis mardi l’objet d’une loi fédérale.

Tous deux visent après tout l’épanouissement de peuples minoritaires. J’en ai discuté avec Olivia Lya Thomassie, une cinéaste inuite de 20 ans qui partage son temps entre Montréal et Kangirsuk, au Nunavik.

À travers son art et ses engagements, Olivia travaille activement à faire rayonner sa culture. Pourtant, elle hésite d’abord à me parler de l’importance de l’inuktitut.

« Je suis arrivée à Montréal au milieu du primaire, et on m’a mise dans une classe d’accueil, avec des élèves immigrants en francisation, me raconte-t-elle. Ça m’a beaucoup appris sur la diversité du monde. Mais dans ce contexte, je ne maîtrise plus aussi bien ma langue aujourd’hui. »

Si elle avait continué son parcours scolaire dans le Nord-du-Québec, la situation n’aurait pas non plus été facile. Les jeunes Inuits fréquentent l’école dans leur langue maternelle jusqu’à la troisième année du primaire, puis l’enseignement se poursuit en français ou en anglais. Pour plusieurs, le choc culturel et linguistique à la quatrième année est brutal, et il contribue au taux de décrochage vertigineux dans la région.

La commission scolaire Kativik milite pour une éducation prolongée en inuktitut, mais les ressources manquent. Pour les jeunes qui persistent dans le système scolaire et continuent leur cégep « au Sud », rester en contact avec leur culture est un combat de tous les instants. Olivia suit d’ailleurs des cours d’inuktitut à l’Institut Avataq, et cherche à passer le plus de temps possible au Nunavik.

La situation est encore plus difficile là où les Premières Nations sont encerclées par d’autres populations depuis des siècles, ainsi que dans l’Ouest canadien, où le drame des pensionnats autochtones s’est fait sentir le plus longtemps. Selon les critères de l’UNESCO, plus du deux tiers des 70 langues autochtones au Canada sont en danger. Si 29 % des Autochtones parlaient l’une de ces langues en 1996, ils n’étaient que 16 % à pouvoir faire de même en 2016. La promotion de l’identité, et de la fierté, dans ce contexte, prend une dimension urgente.

En toute logique, les Québécois ancrés dans leur francophonie devraient être plus solidaires qu’ils ne le sont du combat des Premières Nations, des Métis et des Inuits pour la survie de leurs langues. Pourtant, l’affirmation québécoise se traduit encore trop souvent par une indifférence ou une vision caricaturale de la fierté, de l’histoire et de l’héritage des minorités et des peuples autochtones ancrés dans le territoire.

Vu les injustices vécues par les francophones aux mains de l’État canadien, pourquoi devraient-ils en faire subir à leur tour ?

Le problème survient lorsqu’on aspire non pas à s’affirmer soi-même, mais à dominer les autres. Alors, on perd de vue qu’on a tous, justement, le même besoin de reconnaissance.

La CAQ tombe dans ce piège à pieds joints. Ce besoin de protéger sa fierté — ou son ego — a notamment poussé Legault à censurer la réalité pourtant largement documentée de l’islamophobie, et ce, au lendemain de l’anniversaire de l’attentat de la mosquée de Sainte-Foy. La promotion des « valeurs » est aussi invoquée pour justifier un projet de loi qui bloquerait à des minorités religieuses l’accès à des carrières dans l’enseignement, la police ou la magistrature. Et encore la semaine dernière, en congrès militant, Legault faisait la promotion de limites plus strictes à l’immigration, car il y aurait là une « question d’être fier de sa langue ». Comme si, pour célébrer sa francité ou son identité, il était nécessaire de nier les réalités ou de limiter les droits politiques de son prochain.

La bataille linguistique qui forge la vie d’Olivia est un autre exemple de cette fierté nationale qui peut écraser plutôt que solidariser. Quand l’État québécois a voulu jouer un rôle plus actif au Nunavik, on a insisté sur l’offre de services en français afin de contrer la place de l’anglais dans des communautés habituées de traiter avec Ottawa. Les ressources en inuktitut, au Nunavik comme à Montréal ? On a commencé à s’en préoccuper que très récemment.

J’ai demandé à Olivia une définition personnelle de la fierté identitaire. Elle m’a alors parlé de l’intelligence et de la complexité de sa langue, du génie et de l’innovation scientifique en territoire polaire, de la créativité des artistes, des réactualisations constantes de la tradition. Elle a insisté sur l’importance de connaître et de célébrer sa culture dans un contexte où les stéréotypes et le racisme érodent l’estime de soi, les liens sociaux, et la résilience collective. Pour Olivia, être ancrée dans son identité, c’est « se faire du bien ». Guérir, grandir.

Il me semble que si on campe sa fierté ainsi, il peut y en avoir pour tout le monde. Legault pourrait choisir de donner à son projet politique une tournure beaucoup plus mature. Il s’agirait de se montrer conscient et respectueux des différents combats pour l’épanouissement culturel et linguistique qui se déroulent ici même, là où on se pense encore trop souvent seuls « maîtres chez nous ».

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«C’est un grand voyage en une seule apnée, une ode à notre planète eau»

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VIDÉO – L’apnéiste de 36 ans, double champion du monde, vient de dévoiler son époustouflant nouveau court-métrage, One Breath Around The World. Dans une interview exceptionnelle accordée au Figaro Magazine il y a quelques semaines, l’athlète y dévoile les coulisses du film.

En 2015, le monde entier s’extasiait devant les chorégraphies sous-marines du champion et recordman du monde d’apnée et de sa compagne Julie Gautier à qui Beyoncé avait confié le clip de son titre Runnin’… Quatre ans plus tard, les égéries de l’apnée moderne réalisent un nouveau court-métrage à couper le souffle, One Breath Around The World. Douze minutes d’immersion onirique. Un hymne à la beauté du monde subaquatique qui a déjà été partagé par 2,7 millions de «followers» sur la page Facebook de l’athlète, depuis sa mise en ligne le 1er février.

À cette occasion, nous vous proposons l’interview exceptionnelle qu’il a accordée au Figaro Magazine il y a quelques semaines à l’occasion de la 21e édition du Salon international de la plongée, qu’il parrainait avec Julie Gautier. Guillaume Néry y dévoile, notamment, l’odyssée de son nouveau film.

»LIRE AUSSI – Plongée: 4 coups de cœur pour l’été

LE FIGARO MAGAZINE – Parrainer l’événement majeur de la plongée en France, une consécration?

Guillaume NÉRY – Une belle reconnaissance pour une discipline qui fait de plus en plus d’adeptes. Julie et moi sommes heureux d’être pour cette édition les porte-drapeaux de l’apnée.

Guillaume Néry
Guillaume Néry BLueNery

Un mot sur votre nouveau film?

C’est un assemblage de deux projets. Celui de vivre une expérience avec notre fille, et celui que j’avais avec le photographe Franck Seguin de réaliser un tour du monde des merveilles sous-marines. C’est un grand voyage en une seule apnée, une ode à notre planète eau, forte à la fois symboliquement et esthétiquement.

Un plaidoyer pour l’environnement?

C’est tout sauf un documentaire. Et puis je ne tiens pas à «verdir» mon image, ni à me poser en donneur de leçons d’autant que, pour le réaliser, nous avons sillonné le monde… En avion. Il faut savoir rester humble.

D’autres actualités au salon?

La sortie d‘A plein souffle (Glénat, 192 p., 35 €), qui raconte l’odyssée du film, illustrée par Franck Seguin. Et le lancement d’une ligne de vêtements écoresponsables.

Votre plus grande peur?

Dans le climat actuel, que Maï-Lou, ma fille de 7 ans, ne puisse pas vivre sur une Terre habitable.

«Le bonheur est la quête numéro un de l’humanité. Mais à courir toujours après un rêve, on n’est jamais satisfait.»

Guillaume Néry

Pessimiste pour les océans?

Je suis lucide sur l’état de notre planète dans sa globalité. L’espoir serait qu’en un laps de temps très court, trois ou quatre ans, l’homme change radicalement son mode de vie. Alors, je serais plus optimiste.

Le vôtre a-t-il évolué?

Oui, au quotidien, dans notre manière de consommer. Les déplacements professionnels sont notre bête noire…

Depuis «Free Fall», premier film réalisé avec Julie en 2010 (20 millions de vues sur YouTube), vous êtes hypermédiatisés. Comment concilier cela avec l’harmonie familiale?

C’est complexe. Pour nous extraire de l’effervescence, nous avons quitté Nice pour une retraite de plusieurs mois à Moorea, en Polynésie. Nous appréhendons le retour.

En 2015, vous arrêtiez la compétition après une descente accidentelle à 139 mètres. Défi est-il un mot banni de votre vocabulaire?

Non, les défis font partie de la vie! La preuve: je participerai en septembre – en mode décontracté! – aux championnats du monde d’apnée en profondeur chez moi, dans la rade de Villefranche-sur-Mer.

Votre plus beau souvenir sous l’eau?

Aux Galápagos, je me suis glissé au cœur d’un banc d’une centaine de requins-marteaux. J’ai évolué parmi eux, comme l’un des leurs, pendant une bonne minute. Un moment de communion rare.

«Un tableau, une musique, un texte peuvent m’émouvoir jusqu’aux larmes.»

Guillaume Néry

Et sur terre?

Une grande traversée de la Drôme cet été, en solitaire et en autonomie. Un cheminement personnel pour se reconnecter avec le temps long.

Qu’est-ce qui vous coupe le souffle?

L’art, sous toutes ses formes. Un tableau, une musique, un texte peuvent m’émouvoir jusqu’aux larmes.

Un rêve non encore concrétisé?

Le bonheur est la quête numéro un de l’humanité. Mais à courir toujours après un rêve, on n’est jamais satisfait… Même si c’est paradoxal pour quelqu’un en ayant réalisé beaucoup, je dirais trouver le bonheur et l’harmonie dans les choses simples de la vie.

Un vœu pour 2019?

Pour le monde, comme pour moi: toujours plus de simplicité…

Lesfilmsengloutis.com

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C’est quoi le problème? | Le Devoir

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On se souviendra qu’en campagne électorale, la Coalition avenir Québec avait pris comme engagement d’interdire les signes religieux ostentatoires à tout fonctionnaire de l’État en ligne d’autorité, y compris les enseignants.

Or, récemment, le gouvernement Legault a fait parvenir une lettre à trois commissions scolaires de la région de Montréal invitant les directions d’écoles à lui fournir le nombre d’enseignants arborant un signe religieux.

Une missive qui a créé, à raison, tout un émoi au sein des directions d’écoles qui ne voyaient pas l’intention du gouvernement dans cette directive qui sortait de nulle part. En effet, en quoi le nombre d’enseignants portant un signe religieux a-t-il quelque importance puisque l’interdiction de le porter s’applique à tous ceux qui dérogeront à la future loi, et ce, peu importe leur nombre, ne fût-ce qu’un seul.

À mon point de vue, le gouvernement erre complètement dans son approche que je qualifierais d’inappropriée, voire d’incohérente. En fait, comme dirait l’autre, c’est quoi le problème ?

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Le Parti conservateur de Scheer, c’est celui de Harper, soutient Trudeau

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Justin Trudeau estime que le Parti conservateur d’Andrew Scheer se situe exactement au même endroit que le PC de Stephen Harper, c’est pourquoi les libéraux continueront à souligner à gros traits les similitudes entre les deux chefs, en cette année électorale.

Le Parti libéral du Canada (PLC) a apposé le tampon « Harper » sur le front d’Andrew Scheer dès son élection à la tête du parti, il y a un an et demi, le qualifiant immédiatement de « conservateur social de droite ». Les libéraux ramènent fréquemment le nom de M. Harper dans la conversation et glissent son nom dans les courriels de collecte de fonds adressés aux militants.

« Nous nous concentrons sur ce qui est vraiment important, pendant que les conservateurs d’Andrew Scheer intensifient les mêmes politiques polarisantes et négatives utilisées par Stephen Harper », écrivait encore cette semaine la présidente du PLC, Suzanne Cowan, dans un courriel.

Lors d’une entrevue récente, le premier ministre Trudeau a déclaré à La Presse canadienne que l’approche du Parti conservateur sur un éventail de sujets démontre qu’Andrew Scheer n’a pas de projets ou d’idées qui diffèrent de ceux de Stephen Harper.

« Les Canadiens ont eu beau rejeter clairement l’approche de gouvernance de Stephen Harper proposée lors des élections de 2015, et pourtant, sur le climat, l’économie, l’engagement international, les questions de migration, les questions autochtones, [les conservateurs] sont toujours dans le même registre qu’avant les élections de 2015, estime M. Trudeau. Je pense que ça mérite d’être signalé aux Canadiens. »

Le chef libéral ajoute presque aussitôt que lors des prochaines élections, il ne cherchera pas à « diffamer » ou à « diaboliser » ses adversaires. Il soutient toutefois ne pas voir de diffamation en comparant MM. Scheer et Harper, et il promet simplement de souligner les différences de politiques entre lui et M. Scheer, et de dénoncer les conservateurs s’ils tentent selon lui de diviser le pays.

« Je ne m’excuserai pas d’être très passionné, parfois trop enthousiaste, dans la façon dont je m’engage dans un débat vigoureux, mais je vais demeurer autant que possible sur le fond. »

Trudeau « accroché à 2015 »

M. Trudeau a également soutenu que le chef conservateur lui-même n’avait pas été capable de souligner clairement ce qui le différenciait de son prédécesseur. Il a évoqué une réunion de l’Assemblée des Premières Nations, au début de l’année, au cours de laquelle un chef autochtone a directement demandé à M. Scheer en quoi il était différent de Stephen Harper. Le nouveau chef a alors demandé à ses hôtes « un peu de patience en attendant la publication de la plate-forme » du parti, relate M. Trudeau.

Certains observateurs de la scène politique canadienne surnomment même M. Scheer « Stephen Harper avec un sourire ».

Brock Harrison, un porte-parole de M. Scheer, soutient que si quelqu’un est resté accroché à 2015, c’est bien M. Trudeau. « Il veut répéter la campagne de 2015 parce que pratiquement tout ce qu’il a fait depuis avec son gouvernement aura été un échec », a soutenu M. Harrison. Selon lui, M. Trudeau devra bien expliquer aux citoyens pourquoi il n’a pas « équilibré le budget, sécurisé la frontière, construit des oléoducs et soulagé les familles canadiennes ».

Le député conservateur Pierre Poilievre a eu le même genre d’arguments, dans une entrevue récente, en suggérant que M. Trudeau ramène Stephen Harper dans le débat pour faire diversion sur ses erreurs et parce que son principal adversaire le rend nerveux. « Cet argument risque de revenir constamment : c’est une tactique courante chez ceux qui sont nés avec une cuillère en or dans la bouche. »

Cette image d’« enfant de riche » accolée au chef libéral risque aussi de revenir constamment dans la campagne de l’automne prochain.

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Il y a 50 ans, c’est la Terre qui se levait avec Apollo 8

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Pour ceux et celles qui ont 60 ans et plus, vous souvenez-vous du 24 décembre 1968 ?

Trois astronautes américains, Frank Borman, âgé aujourd’hui de 90 ans, James Lovell, aussi âgé de 90 ans et William Anders, âgé aujourd’hui de 85 ans, avaient quitté la Terre le 21 décembre. Et 2,8 jours plus tard, le vaisseau Apollo 8 qui les emportaient se retrouvait en orbite autour de la Lune. Pour la première fois, des astronautes étaient dans l’espace, complètement détachés gravitationnellement du berceau terrestre. Tout problème de manoeuvre astronautique aurait pu les envoyer pour toujours en orbite autour du Soleil ou les faire s’écraser sur la Lune. La mission se déroula sans anicroche sérieuse du point de vue de la navigation. Durant 20 heures, les trois astronautes effectuèrent 10 orbites autour de notre petite compagne céleste. Les communications entre l’équipage d’Apollo 8 et Houston étaient brèves, mais combien significatives et émouvantes. Le 27 décembre, les astronautes étaient déjà de retour sur Terre. Ces six jours furent un moment clef de l’exploration spatiale.

Le philosophe matérialiste grec Anaximandre de Milet (né vers 610 et décédé vers 546 av. J.-C.) fut le premier à proposer que la Terre flottait librement dans l’espace sans soutien. Le soleil et les étoiles qui disparaissaient le soir ou réapparaissaient le matin au-delà de l’horizon étaient toujours les mêmes astres, affirmait Anaximandre. Il y avait de l’espace de l’autre côté ; c’étaient les mêmes astres qui y passaient et qu’on revoyait chaque jour. Vingt-six siècles plus tard, l’astronaute William Anders obtint de magnifiques photographies, prises de la position privilégiée en orbite autour de la Lune, de la Terre se levant au-dessus de l’horizon lunaire. À ce moment privilégié, un humain cadra toute l’image de la Terre dans le champ de son appareil photo et montrait de manière dramatique la Terre dans l’espace, ce qu’avait audacieusement imaginé Anaximandre. Les images prises par Anders cette veille de Noël 1968 sont devenues quasi-fétiches et ont marqué les esprits.

Vous serez peut-être étonnés du fait que les astronautes d’Apollo 8 ne purent observer la Terre qu’en arrivant proche de la Lune. Trois des fenêtres du module de commande étaient voilées par les huiles du dégazage de joints de silicone qui le scellaient, et l’orientation du vaisseau en route vers la Lune faisait que la vue de la Terre était bloquée. D’où l’émoi à l’arrivée au voisinage lunaire. Comme l’a dit plus tard William Anders : « Nous étions venus pour découvrir la Lune, nous avons trouvé la Terre ! »

Une bribe de conversation entre les trois astronautes est ce que les jeunes d’aujourd’hui qualifieraient de cool.

Anders : « Oh, mon Dieu ! Regardez cette vue là-bas ! C’est la Terre qui se lève. Wow, que c’est beau. »

Borman : « Hé, ne prends pas cette photo, ce n’est pas au programme. (en blaguant) »

Anders : « Tu as un film couleur, Jim ? Passe-moi vite ce rouleau couleur, s’il te plaît… (en riant) »

Lovell : « Oh man, c’est superbe ! »

La mission Apollo 8 fut une des plus inusitées de l’exploration spatiale. Il existe des versions officielles quelque peu tronquées des événements qui précédèrent l’historique mission d’Apollo 8. La version que je préfère est celle rapportée par l’astronaute David Scott et le cosmonaute Alexis Leonov dans leur magnifique livre Two Sides of the Moon (Thomas Dunne Books, 2004).

Imprévu jusqu’à quelques mois avant son exécution, le vol circumlunaire fut improvisé à la dernière minute. Le plan initial de la mission Apollo 8 était de demeurer en orbite terrestre ; il s’agissait de vérifier tous les systèmes du module lunaire dans l’espace, ainsi que les manoeuvres de rendez-vous et d’arrimage à accomplir lors de la mission d’alunissage prévue pour l’année suivante. Or, le module lunaire n’était pas du tout prêt pour la mission de tests en orbite terrestre planifiée pour décembre 1968.

Entre-temps, les Soviétiques entretenaient une activité spatiale fébrile. Plusieurs vols circumlunaires non habités successifs furent effectués en mars, en septembre et en novembre 1968. Ces vols étaient effectués au moyen de vaisseaux Zond, basés sur un Soyouz modifié. Une de ces missions emporta à son bord deux tortues sibériennes qui firent le voyage aller-retour sans encombre. Ces missions répétées énervèrent l’administration de la NASA. On supposait que l’URSS allait encore une fois effectuer autre coup d’éclat : un vol circumlunaire habité avant les États-Unis, indiquant leur avance ou marquant l’égalité des deux programmes spatiaux.

On ignorait toutefois les grandes difficultés qu’avait rencontrées le programme spatial soviétique. Depuis le décès de Sergueï Korolev (1907-1966), le leader charismatique de l’astronautique en URSS, le programme spatial soviétique piétinait, affecté par une gestion défaillante et de sérieux problèmes de vibrations liés à l’immense fusée N1-L3, compétitrice de la Saturne 5 de la NASA. Les essais de N1 furent catastrophiques, les fusées successives explosant à différentes phases du lancement ou peu après le décollage. Mais tout cela, les Américains l’ignoraient. Voulant à tout prix battre les Soviétiques, George Low, responsable du programme Apollo, proposa un vol circumlunaire, idée risquée qui emballa les astronautes et l’administration de la NASA. Ce qui suivit fit l’histoire.

Célébrons avec émerveillement cette audacieuse mission effectuée il y a un demi-siècle dans un contexte politique tendu. Contemplons les images de la Terre et de la Lune ; tirons-en la lourde signification. Il n’y a pas que les astronautes qui sont dans l’espace, nous le sommes tous ! Nous étions 3,6 milliards d’humains sur cette petite boule blanc et bleu voguant dans l’espace le 1er janvier 1969. Nous sommes maintenant plus de 7,6 milliards. En 50 ans, nous avons plus que doublé en nombre. Le génie humain demeure des plus créatif, mais ni la surface de la Terre ni les ressources disponibles ne croissent. Que l’image de la Terre qui se lève au-dessus de l’horizon lunaire nous rappelle les valeurs de justice sociale sur lesquelles nos sociétés démocratiques se fondent.

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L’Afrodisiac, l’Afrique c’est chic

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C’EST NOUVEAU – Rare dans la capitale, la cuisine africaine s’invite dans le IIe et met à l’honneur classiques terre-mer d’entre Congo et Côte d’Ivoire.

Genre: toujours aussi timide au buffet parisien, l’Afrique s’offre ici une petite invitation qui, sans se fouler de confort, convoque, dans leur vérité roborative, les classiques terre-mer d’entre Congo et Côte d’Ivoire. Les moins aventureux (dommage) trouveront un exotisme plus docile aux braisés des grillades.

Prix: env. 30 €. Pastel au poisson (petit feuilleté en pâte à brick): surtout dans le croustillant. Poulet Directeur Général (poulet braisé, légumes et bananes plantain): sacré ragoût. Saka saka: épinards bouillis et goûteux. Thiaori (yaourt au mil et ananas): un petit côté bonbec.

Avec qui? Une black beauty.

Bonne table: la 2 en bas ou celles de l’étage.

Service: en paix, prêt à guider les novices.

L’Afrodisiac. 16-18, rue Thorel (IIe). Tél.: 09 51 91 72 18. Tlj (jusqu’à 2 h les ven. et sam.). Métro: Bonne Nouvelle.

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Stages étudiants: «mon temps, c’est de l’argent»

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« Le temps, c’est de l’argent » n’est pas seulement un adage trivial qu’on entend à Wall Street. C’est une leçon de vie que bien des gens sont en train d’apprendre à leurs dépens cette année. Vous savez de qui je parle ? Les étudiants universitaires qui sont obligés de faire du bénévolat pour obtenir leur diplôme. Je suis en sexologie, une des ramifications des sciences humaines. J’étudie les humains et je m’apprête à devenir une professionnelle qui va aider d’autres humains à être plus heureux, ni plus ni moins.

Pour valider mon baccalauréat, on m’impose un stage obligatoire de 420 heures étalé sur huit mois, ce qui veut dire qu’à Montréal, un tas de gens font deux jours par semaine de bénévolat dans des organismes communautaires, des écoles et des CLSC, et ceux-ci ne sont pas au début de leurs études, ne font donc pas un stage d’observation où ils se tournent les pouces, mais bien un stage d’intervention, tout ça pendant que les stagiaires en génie font des stages à 20 $/h.

Les deux scénarios extrêmes sont les suivants : le stagiaire est dans un milieu qui le voit comme une main-d’oeuvre gratuite pour faire les tâches excédentaires qu’aucun employé ne peut assurer parce que leur charge de travail est immense, ou alors le stagiaire est dans un milieu qui utilise au maximum de sa capacité cette personne avec son bagage de connaissances et d’aptitudes. Dans les deux cas, le stagiaire se fait avoir parce qu’en premier lieu, il est sous-employé pour ses qualifications, et en deuxième lieu, il fait du travail de qualité, mais gratuitement. Et tout ce beau travail n’est pas assez valorisé pour être rémunéré sous prétexte qu’on n’est pas encore assez compétents. Ou alors on n’est pas rémunéré parce que, fondamentalement, notre société ne juge pas ces services et ces thèmes importants.

Je vous dis tout ça, mais en toute confidence, ces stagiaires, dont je fais partie, sont trop brûlés pour se battre. On vient à peine de commencer l’année scolaire, mais on est déjà au bout du rouleau. On n’a pas l’énergie, on veut tout simplement avoir notre diplôme pour s’asseoir dans un travail qui est à peine mieux payé que le seuil de la pauvreté. On ne chiale pas sur nos maigres perspectives financières après notre remise des diplômes : on est tous entrés dans ce domaine en sachant qu’on ne commencerait pas avec un salaire de départ de 70 000 $ comme mes amis en finance, mais on est entrés parce que, aussi quétaine que ça puisse sonner, il y a encore des gens pas blasés qui croient en notre système de services sociaux et à sa nécessité pour le bien-être de nos communautés.

Avantages et désavantages

Sauf que j’ai besoin de me faire expliquer pourquoi mes amis qui étudient en droit, en comptabilité et en génie ont des stages payés contrairement à d’autres domaines, parce que moi et plein d’autres gens, on est sur le bord du gouffre. Les gens craquent et frôlent le burn-out parce que payer un loyer et ses factures en étant un étudiant à 130 % temps plein, avec bien des fois des enfants à charge, est un exploit que peu d’entre nous sont capables de réaliser. Les désavantages de faire un stage non rémunéré (c’est-à-dire les impacts de la diminution radicale de notre bien-être global et de notre qualité de vie pendant 8 mois) dépassent largement les avantages de faire un stage, comme pratiquer ses compétences en tant qu’intervenant, être supervisé, tester notre intérêt envers différentes populations, etc. parce que ces avantages sont les mêmes qui caractérisent n’importe quel emploi de premier échelon.

J’ai fait assez de bénévolat dans ma vie, j’ai donné de mon temps et je continue de le faire dans une multitude de projets qui me tiennent à coeur et qui témoignent de mon engagement social. Je suis pour la participation citoyenne, et la plupart de mes collègues dans les domaines d’intervention psychosociale sont aussi impliqués que moi. Sauf que c’est seulement cette année, où l’on m’impose d’effectuer deux jours de travail gratuit par semaine, même dans un domaine qui me passionne, que je me dis « mon temps, c’est de l’argent ».

Consentir à ce que des stages finaux de certains domaines ne soient pas payés contrairement à d’autres, c’est un choix sociétal, mais sachez que ça ne nous rend pas seulement malheureux, ça nous rend malades parce que la précarité financière jumelée à l’amputation d’heures ouvrables où on pourrait travailler affecte notre santé mentale. Que tous ceux qui n’ont jamais vécu cette épreuve soit conscients qu’il s’agit de l’exploitation de gens désespérés d’obtenir leur diplôme qui risquent gros s’ils protestent, et que ceux concernés sont les mêmes qui prennent soin des populations les plus vulnérables, groupes dans lesquels vous pourriez faire partie un jour si une calamité s’abat sur vous.

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Eloi Dürrbach : Le vin, c’est juste du raisin qui fermente

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C’est à Saint-Étienne-du-Grès (13), sur le versant septentrional des Alpilles, à quelques minutes de Saint-Rémy-de-Provence, qu’Éloi Dürrbach a décidé il y a un peu plus d’une quarantaine d’années de défricher des carrières et de planter ses dix-sept hectares. Le fils du peintre et sculpteur René Dürrbach abandonne la rive gauche de Paris, la carrière d’architecte et s’installe comme vigneron. Sa mère lui donne l’argent de la vente d’une tapisserie reproduisant Guernica de Picasso – un ami de la famille. Un petit capital suffisant pour se lancer. Sur ces terres vierges calcaires exposées au nord, il plante des cépages de cabernet sauvigon qu’il va associer à la syrah. Le succès vient vite.

Le FIGARO. – Quelles réflexions vous inspirent ces quatre décennies de viticulture ?

Éloi DÜRRBACH. – Il y a quelques mois, j’ai été invité à Amsterdam par des collectionneurs un peu fous qui avaient réuni 17 millésimes de mon vin. Cela donne à réfléchir. Mais finalement, ma méthode a peu changé. Je me suis toujours dit que le vin, c’est juste du raisin qui fermente. Inutile de se compliquer la vie. Ce n’est pas la technique qui fait le vin, c’est la qualité du terroir et des raisins.

Quels sont vos millésimes fétiches ?

En ce qui concerne les rouges, j’ai goûté de nouveau 1977, 1982 et 1983, et je les ai trouvés magnifiques. 2016 aussi. Pour les blancs, j’ai un faible pour 1996 et 2016. Mais tous les millésimes sont restés très vivants. Quand j’ai commencé, je voulais produire des vins de garde. J’ai réalisé mon rêve et un peu plus encore.

Est-il plus facile de faire du vin aujourd’hui que lors de vos débuts dans les années soixante-dix ?

Je vois les choses différemment. Il y a trente ans, le vigneron Gérard Chave (du domaine Chave à l’Hermitage, NDLR) m’avait dit : « L’oenologie a fait tellement de progrès que le vin a perdu l’esprit de l’endroit où poussent les vignes. » C’est vrai que l’oenologie permet maintenant de tout faire. Mais la liberté du vigneron, de mon point de vue, c’est de réaliser seulement ce dont il a envie et de l’assumer. Par exemple, je n’ai pas sorti le 2002, car cela ne me convenait pas. J’ai suivi ma voie. Je ne me suis pas laissé influencer. Si je devais recommencer, je ne changerais rien.

Les marchands ont beaucoup contribué à votre succès…

Oui, car au début j’allais à Paris présenter mes vins, des coteaux d’Aix, à 20 francs alors que les autres les vendaient 5 francs. Cela ne fonctionnait pas (rires). Le marchand américain Kermit Lynch, que j’ai connu grâce à l’entremise d’Aubert de Villaine (copropriétaire du domaine de la Romanée Conti NDLR), a joué un grand rôle pour la notoriété de Trévallon. Il prenait des commandes pour les États-Unis et il envoyait des bouteilles au critique Robert Parker. Cela a tout changé. Même si on s’est parfois un peu fâchés.

Un conseil à un jeune vigneron ?

Je lui conseille de se fier à sa seule intuition.

Domaine de Trévallon : Dégustation par Frédéric Durand-Bazin

Le domaine de Trévallon est connu pour ses rouges racés, construits autour d’un assemblage à parts égales de syrah et de cabernet sauvignon, bâtis pour la garde. Mais Éloi Dürrbach produit depuis 1991 un blanc savoureux.

Domaine de Trévallon 2011 blanc
Issu d’un assemblage de marsanne, roussanne, chardonnay, clairette et grenache blanc. Au nez, c’est un bouquet de poire, d’épices, de miel et de fleurs blanches. Le vin est ample, camphré, abricoté, doté d’une pointe saline, la finale est très longue et tendue. Grande classe.
Note: 16,5/20

Domaine de Trévallon 2016 rouge
Le nez s’ouvre sur des notes de petits fruits rouges et noirs, de noyau de cerise, de réglisse. Le vin est frais, élégant, les tannins sont très souples, la bouche est juteuse et friande. Il est très digeste, équilibré. L’opulence a laissé la place au plaisir. Très grand vin !
Note: 19/20

Domaine de Trévallon 2008 rouge
Nez de fruits noirs, de cassis, de cerise noire, de figue, de poivre blanc. Les tannins sont souples, le vin est frais, fruité, digeste et équilibré. À boire.
Note: 17/20

Domaine de Trévallon 2007 rouge
Nez de confiture de cassis, de poivrons rouges rôtis au four, mentholé, notes de poivre blanc. Vin soyeux, séveux, avec une belle tension en milieu de bouche, les tannins sont souples ; la finale est très longue. Note: 18/20

Domaine de Trévallon 2001 rouge
Nez de prune noire, de cuir, de sous-bois. Le vin est encore très frais, les tannins sont souples, la bouche exhale des notes de poivre blanc. Un vin subtil et gourmand.
Note: 18/20

Domaine de Trévallon 1990 rouge
Nez d’olive noire, de tabac blond, d’humus et de cuir. La bouche est encore très fraîche, juteuse et tendue, très gourmande. Un vin doté d’une très grande classe.
Note: 18,5/20

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c’est le moment de planter les pivoines

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AU JARDIN CE WEEK-END – Arbustive ou herbacée, la pivoine est une plante exigeante: du soleil, de l’espace et un sol bien drainé. Voici comment obtenir une floraison abondante au printemps.

Après des mois de sécheresse, la pluie de ces derniers jours est une bénédiction pour les jardiniers. Même si le compte n’y est pas, tant les sols sont secs, cette eau tombée du ciel arrive à point nommé pour les plantations de l’automne. À commencer par celle des pivoines.

Pour profiter de leur sublime, quoique trop courte floraison qui s’étale de la mi-avril à début juin selon la région ou l’espèce (les arbustives sont en général plus précoces que leurs cousines herbacées), la plantation de ces sublimes fleurs originaires de Chine et du Japon, doit idéalement intervenir avant les premières gelées. La reprise sera en effet bien meilleure qu’en procédant en fin d’hiver: dans ce cas, les plants, à peine installés, ont toutes les chances de ne fleurir que l’année suivante et seront plus sensibles au stress hydrique.

À lire également: HORTIQUID – Comment faire refleurir mes pivoines?

Pivoine herbacée en fleur.
Pivoine herbacée en fleur. 100969519/romantiche – stock.adobe.com

Il convient, pour commencer, de choisir le bon emplacement car les représentantes du genre Pæonia ont leurs exigences: elles ont besoin de soleil et d’un sol pas trop lourd. En clair, elles supportent mal d’avoir leurs racines durablement trempées. Et comme, elles n’aiment guère être transplantées (on évitera de leur faire faire le tour des massifs du jardin!), mieux vaut partir, si l’on peut dire, d’un bon pied en mettant toutes les chances de son côté.

Deuxième précaution: les pivoines aiment être au large. On réservera donc un espace de 80 centimètres en tous sens aux herbacées (espèces dont les tiges ne se lignifient pas comme japonica, lactiflora, tenuifolia…) et un bon mètre cinquante aux arbustives (suffruticosa, delavayi ou lutea). Au fil des ans, et si elles se plaisent chez vous, ces élégantes finissent par occuper de beaux volumes.

À lire également: HORTIQUID – La pivoine peut-elle fleurir en pot?

Creusez ensuite un trou de 40 cm en tous sens en arrosant copieusement le fond. Si le sol est très sec et compact, laissez reposer 24 heures, le temps qu’il s’ameublisse au contact de l’eau et redevienne plus facile à travailler. Si votre terre est très argileuse, il est recommandé de la remplacer par un mélange composé d’un tiers de sable, d’un tiers de tourbe blonde et d’un tiers de terreau et de planter la pivoine sur une butte de 10 à 15 cm de hauteur. À ce propos, veillez à enterrer les bourgeons présents sur la souche à la bonne hauteur: 2 à 3 cm pour les espèces herbacées et 10 cm pour les arbustives afin de permettre à ces dernières de s’affranchir de leur porte-greffe qui, autrement, prendrait le dessus.

Enfin, si votre sol est pauvre, ajoutez du compost bien mûr ainsi qu’un engrais riche en phosphore et en potassium. Ne forcez pas sur l’azote ni sur l’arrosage (sauf les deux premières années) car des pivoines, trop bien nourries, ont tendance à ne faire que des feuilles. C’est tellement plus facile pour elles, et tellement frustrant pour le jardinier!

Vos rendez-vous «jardin» à ne (surtout) pas manquer

• 1-2 novembre: 33e fête de la châtaigne, Eguzon (Indre).

• 3 novembre: Portes ouvertes et ventes de végétaux à l’arboretum Gérard et Claudie Adeline, La Chapelle Montlinard (Cher).

SNHF

• 3-4 novembre: Les croqueurs de pommes fêtent leurs 30 ans, Espace Jean-Ferrat, Quincy-Voisins (Seine-et-Marne).

• Jusqu’au 4 novembre: 27e festival international des jardins, sur le thème «Jardins de la pensée», domaine de Chaumont-sur-Loire (Loir-et-Cher).

• 16, 17 et 18 novembre: exposition-vente «500 nuances d’orchidées», Parc floral de Paris, 1 route de la Pyramide, Paris 12e.

• Jusqu’au 25 novembre: exposition «Les pratiques agricoles, d’hier à demain», château de La Roche-Guyon (Val-d’Oise).

• Jusqu’au 8 décembre: exposition «Sublimer la nature», peintures de Jan Dilenschneider, librairie-galerie Jardins en art, Paris 6e.

• 11 décembre: Journée d’information «Plantes spontanées et jardinage: quelles cohabitations?», SNHF, 84 rue de Grenelle, Paris 6e.

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#GOGREEN : pourquoi c’est important que de grands groupes s’y mettent ?

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Article réalisé en partenariat avec Les Galeries Lafayette ♡ Pour en savoir plus à propos des partenariats Go Green cliquez ici !

Si vous traînez vos sabots sur les réseaux sociaux, vous avez sûrement vu passer la nouvelle : les Galeries Lafayette lancent le mouvement Go for Good pour une mode plus responsable.
Je vois d’ici votre sourcil droit se soulever. Galeries Lafayette ? Mode responsable ? Mais bien sûr, et ma grand-mère a inventé un aspirateur à CO2 pour sauver le monde.

La méfiance est de mise… Et pour cause. Les scandales ont souvent entaché les grands groupes et ça ne part pas avec un peu de Mir Laine (même celui avec le bouchon vert à l’Aloe Vera).  

La première réaction, impulsive et répulsive, c’est de hurler au greenwashing. Forcément, se dit-on, une grande entreprise qui se lance dans le développement durable, ça sent le sapin (brûlé). Comment combiner deux notions aussi antagoniques que la génération de profit et la préservation de l’environnement ? Est-il possible de gagner de l’argent en faisant du bien à la planète ?

Une entreprise, rien qu’en existant, produit et donc pollue. C’est d’une logique implacable, aussi vrai que le feu qui brûle et l’eau qui mouille (et qui va finir la journée avec Charlie & Lulu en boucle dans le cerveau…? hinhinhin – rire diabolique).
Deuxième vérité, nous vivons dans une économie capitaliste qui implique une croissance continue de la production et, par conséquent, de la consommation. Et pour le moment, personne n’a trouvé le bouton OFF : on est obligés de baisser petit à petit le volume de cette musique tonitruante.

A partir de là, il y a plusieurs attitudes possibles pour les entreprises : elles ont le pouvoir de faire les choses dans le bon ou le mauvais sens.
Il y a celles qui ne font RIEN en se disant “je vais prendre tout ce que je peux tant que c’est possible”, comme le mec qui ramasse les Boyards jusqu’à la dernière seconde et manque de se faire écraser une jambe sous la grille de la Salle du Trésor.
Il y a celles qui font un tout petit peu et qui en parlent beaucoup (“Chéri-e regarde ! J’ai rangé mes chaussettes !”).  
Et puis il y a celles qui font de vrais efforts depuis plusieurs années, qui n’osaient pas en parler, par humilité et par peur qu’on leur dise que “c’est pas assez”.

C’est le cas des Galeries Lafayette. Après 10 ans de cheminement sur la responsabilité sociale de l’entreprise et presque 2 ans de travail en coulisses sur une mode plus engagée, ils sortent enfin du bois en lançant Go for Good dans tous les magasins Galerie Lafayette de France et sur leur boutique en ligne.

Le principe de Go For Good, c’est de proposer un large choix de produits plus justes et plus durables (et toujours beaux, tant qu’à faire) dans toutes les catégories : mode, cosmétiques, food, déco, kids…
L’événement qui entoure le lancement prend fin mi octobre, mais le mouvement, lui, va se pérenniser.

Forcément, des tas de questions se posent. Vous me connaissez, j’ai sauté sur mon destrier (mon vélo… laissez-moi romancer !) et je suis partie fouiner pour comprendre ce qu’il y a derrière.

 

C’est l’un des aspects qui font tourner en bourrique quand on cherche à s’habiller plus éthique : les marques sont éparpillées et on s’est tous pris-es à rêver d’un magasin qui pourrait les regrouper.

Ce qui est intéressant dans l’approche des Galeries Lafayette, c’est que ce ne sont pas 10, ni 20 marques qui proposent des produits responsables, mais… 500 !
Et l’éventail est large : en terme de prix, on compte aussi bien des marques accessibles, comme Vero Moda, que des marques de luxe type Chopard (à prononcer avec un caniche royal à ses pieds).

De même, on retrouve des petites marques “artisanales”, par exemple Le Baigneur qui fabrique des savons à la main dans son atelier parisien, et des marques plus connues du grand public comme Claudie Pierlot qui s’est embarquée dans l’aventure en lançant pour l’occasion sa première collection capsule eco-friendly.

J’ai quand même été surprise de retrouver certaines marques comme Nike qui ne me semble pas – comme ça, au doigt mouillé – être la firme engagée de référence. Toutes les explications sont à retrouver… Au chapitre suivant (vieille technique de JT “après la pub, l’incroyable histoire de la loutre qui a sauvé un chaton de la noyade”)

Et nous revoici avec notre paire de Cortez dans les pattes : tiens, tiens… vous ici ?!

L’explication est simple : Go for Good, qui ne prétend pas être un organisme d’audit de la responsabilité sociale des entreprises, se focalise avant tout sur les produits et non sur les marques. Certaines ont l’intégralité de leurs produits estampillés, d’autres seulement quelques-uns.
Les baskets Nike, qui ont été produites avec plus de 50% de matières recyclées, sont donc éligibles.

Ce filtre permet de valoriser toutes les enseignes qui font un effort et sont sur le chemin d’une production plus vertueuse, même si elles n’ont pas encore passé 100% de leurs produits du côté responsable de la force.
Un peu comme dans ces écoles bienveillantes qui abolissent les mauvaises notes : ici, la carotte, c’est le tampon Go for Good en rayon. C’est une façon de les inciter à faire leurs devoirs, même si elles commencent par s’attaquer à leçon d’art pla : elles seront prêtes pour bosser sur l’algèbre ensuite. Et le petit camarade en face, voyant cette belle récompense, aura lui aussi envie de l’obtenir. La métaphore de la cour de récré marche finalement assez bien pour le monde de l’entreprise ;-).

 

Pour décrocher le tampon, il faut cumuler un ou plusieurs de ces 38 critères (et ouais, on ne fait pas non plus un produit éthique comme on enfile un slip !). Les plus récurrents sont la fabrication en France, l’utilisation de matériaux recyclés, le coton bio, le délavage responsable. Chaque fois que c’est possible, ces critères reposent sur des labels externes, officiels et reconnus (GOTS, PETA-Approved Vegan…), sauf quand il n’en existe pas encore, comme c’est le cas sur le tannage végétal par exemple.

 

Je ne vais pas vous contredire : dans un pays où chaque personne jette en moyenne 12 kilos de vêtements par an, clairement, il vaudrait mieux user ses habits jusqu’à la corde. Puis manger ce qu’il en reste, tant qu’on y est, pour être totalement zéro déchet.

Plus sérieusement : si je suis totalement pour privilégier les achats d’occasion, le troc et la fabrication maison, il arrive qu’on ait un besoin particulier qui ne se déniche pas chez le biffin du coin. Une paire de collants non troués pour ne pas avoir l’air de Dame Ginette au prochain dîner de boulot, par exemple. Ou tout simplement – humains imparfaits et avides que nous sommes – avons peut-être envie, de temps en temps, d’un nouvel habit .

Dans ce cas, c’est toujours chouette de trouver chaussure neuve à son pied, mais pas n’importe laquelle : une bien fabriquée, qui traverse les années et qui ne va pas se démoder à peine les portes du magasin passées.

Le mot d’ordre, comme toujours : acheter moins mais mieux !

Car c’est bien ce que revendique la démarche Go for Good : consommer en moins grande quantité et choisir les articles que l’on achète en fonction de leur qualité, de leur impact social et environnemental.

Bien sûr, pour que les Galeries Lafayette existent, il faut que les magasins vendent. Cela vaut même pour les marques les plus vertueuses qui soient, comme Patagonia.
Mais la croissance n’est plus l’unique objectif : l’enseigne veut devenir une “référence mondiale d’un commerce à la française, éthique et responsable”.
Et pour aller dans ce sens, elle met des choses en place en plus des produits Go for Good dans ses rayons, par exemple :

  • Pour éviter la surconsommation, les magasins ont intégré de nouveaux services de location, de réparation et de recyclage : location de chaussures et de vêtements, ateliers d’entretien, collecte de vêtements usagés avec Le Relais
  • Aucun invendu n’est brûlé ni jeté à la poubelle : chaque magasin a une convention avec une association locale et donne les stocks restants, soit 90 000 pièces neuves revalorisées chaque année
  • La pédagogie autour d’une consommation différente est mise au premier plan : dans les rayons comme sur le site dédié, la transparence est de mise et on peut retrouver tout l’historique sur les engagements des marques/produits. En parallèle, des ateliers d’upcycling, des animations et des talks thématiques – comme celui sur l’incroyable navire Plastic Odyssey – sont organisés en magasin

 

Les aspects purement événementiels prennent fin mi octobre, mais le mouvement est pérenne. La plupart des produits qui étaient dans un corner dédié se retrouveront dans les rayons habituels du magasin et la signalétique sera conservée pour que les consommateurs puissent identifier facilement les produits responsables.

L’objectif est d’intégrer de plus en plus de produits responsables et d’inciter les marques qui n’ont pas sauté le pas à se mettre en marche : le cahier des charges défini pour Go for Good sera utilisé pour les achats des prochaines saisons.

Les Galeries Lafayettes veulent réellement être moteur dans la mode responsable et tirer le secteur vers le haut. Aussi, les critères sont voués à évoluer : par exemple, si toute les marques de mode se mettent à utiliser 50% de matériaux recyclés, le pourcentage d’exigence sera augmenté pour que personne ne se repose peinard sur son hamac avec un verre de Pulco citron à la main.

 

Conclusion ?

Après avoir fait moult aller-retours dans les rayons des Galeries, lu les panneaux, parcouru le site dédié, interviewé les équipes, assisté à des conférences… Je peux vous dire que, si la démarche n’est pas exactement parfaite, elle est réellement vertueuse.

Pour ma part, je suis convaincue qu’il est important que les grands groupes soient impliquées dans la préservation de la justice sociale et de l’environnement : nos petits gestes sont importants, mais ils sont encore anecdotiques face à des entreprises mastodontes. Chiffre édifiant que rappelait Coline dans l’un de ses derniers articles, 100 entreprises sont responsables de 70% des émissions de gaz à effet de serre.

Bien sûr, on peut appeler au boycott mais soyons conscients que ces actions radicales restent, quoiqu’on en dise, le fait d’une poignée de citoyens militants : la plupart des consommateurs continuent d’acheter sans se préoccuper outre mesure des conséquences éthiques et écologiques des produits (sinon Primark, Starbucks et Burger King ne seraient pas installés à tous les coins de rue).  

Du coup, offrir dans des rayons d’un magasin de mode ou d’alimentation la possibilité de consommer mieux, c’est rendre ces produits plus accessibles, c’est commencer à éveiller les consciences par l’acte d’achat. Si la démarche est en plus accompagnée de supports pédagogiques qui ont vocation à expliquer les engagements de façon simple et transparente, cela participe à sensibiliser de nouvelles personnes, à faire bouger les lignes à plus grande échelle.  

Ensuite, et c’est l’un des points essentiels, un grand magasin comme les Galeries Lafayette a un réel pouvoir incitatif vis à vis des autres marques : des enseignes comme American Vintage et Ba&sh ont par exemple créé des collections capsule en coton bio suite à l’appel Go for Good. Un petit pas, certes, mais un vrai pied dans la porte d’une fabrication plus responsable pour ces entreprises : si elles ont pu le mettre en place pour une partie de leur collection, elles sont capables de le faire pour l’ensemble.
Et ça commence déjà à titiller d’autres marques qui souhaitent intégrer des critères Go fo Good dans leurs futures productions.

Finalement, on est tous dans la même barque, alors autant ramer ensemble dans la bonne direction… Non ? 

 

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