La CAQ doit sa victoire à une volonté de changement, révèle une enquête

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La Coalition avenir Québec (CAQ) doit sa nette victoire du 1er octobre à la volonté de changement plus qu’à n’importe quel élément de son programme, révèle une enquête post-électorale dévoilée jeudi. Et même : près de 40 % des électeurs caquistes se disent opposés à la promesse phare de François Legault de réduire les seuils d’immigration.

« Tous les partis se font des illusions et se pètent les bretelles en disant, une fois élus, que les gens ont voté pour l’ensemble de leurs politiques, relève en entretien la chercheuse Claire Durand, responsable de ce projet d’analyse des résultats du vote. On voit ici que ce n’est pas vrai », dit-elle en pointant notamment la donnée sur l’immigration.

Les données du sondage commandé aux fins de l’étude montrent que le vote ayant porté François Legault au pouvoir était d’abord circonstanciel — dans ce cas-ci, motivé par la volonté de changer de régime. Quelque 55 % des répondants qui ont dit avoir voté pour le CAQ ont spontanément choisi ce terme (« changement ») pour expliquer leur choix.

« L’appréciation générale des politiques et des idées » de la CAQ a autrement motivé le choix de 17 % des électeurs caquistes. L’autre raison évoquée par un nombre conséquent de répondants — il s’agissait d’une question ouverte — fut celle d’avoir choisi « le moins pire parti » (8 %).

Ceci fait dire à la sociologue Durand que « le vote pour la CAQ apparaît d’abord et avant tout comme un vote négatif », même si la volonté de changement « n’est pas nécessairement négative en soi ». « La suite montrera si ça devient un parti où il y a un appui pour les politiques. »

L’enquête de Mme Durand et de son collègue André Blais se base sur un sondage mené en ligne et par téléphone par la firme Ipsos auprès de 842 personnes (673 d’entre elles ont indiqué être allées voter). Les résultats ont été publiés jeudi dans Options politiques, unepublication de l’Institut de recherche en politiques publiques.

Tous les partis se font des illusions et se pètent les bretelles en disant, une fois élus, que les gens ont voté pour l’ensemble de leurs politiques. On voit ici que ce n’est pas vrai.

 

Les résultats indiquent que les libéraux et les solidaires ont profité d’un vote plus ancré dans le contenu de leur plateforme respective. Près de 36 % des répondants ayant voté libéral ont indiqué « l’appréciation générale » des idées de la formation comme principal facteur de choix. Un tiers des solidaires ont fait de même.

Pour les libéraux, on note aussi que la position du parti en économie a motivé le choix de 13 % des électeurs, alors que l’idée que le Parti libéral du Québec était le « moins pire » des choix a convaincu 12 % d’entre eux.

Au Parti québécois (PQ), le portrait est plus diffus. Selon le sondage, un électeur sur cinq a fait son choix en fonction de l’appréciation générale du programme ; 20 % indiquent que c’est le candidat local qui a motivé son vote ; près de 14 % ont mentionné la question nationale comme facteur ; et 10 % ont voté PQ parce que c’était la moins mauvaise des options.

Reste Québec solidaire, qui a vu ses appuis doubler au soir des élections. Outre l’appréciation générale du programme, on note que les électeurs solidaires ont fait leur choix en soutien aux propositions environnementales du parti (21 %) ; que la volonté de changement a été un facteur pour 16 % d’entre eux ; et que les valeurs du parti (10 %) ou l’adhésion idéologique à celui-ci (9 %) ont aussi influencé le vote.

Immigration

Deux autres questions posées dans le sondage permettent de voir que les Québécois peuvent voter pour un parti sans être d’accord avec tout ce qu’il propose.

Thème important de la dernière campagne, la question des seuils d’immigration divise la population : 42 % des répondants au sondage pensent qu’il faut maintenir les seuils actuels ; 14 % aimeraient les augmenter ; et 44 % estiment qu’il faut les diminuer, comme le propose le gouvernement Legault (d’environ 52 000 immigrants à 40 000).

Les électeurs caquistes sont majoritairement en faveur d’une réduction des seuils (61 %)… mais cela laisse tout de même un tiers de ceux-ci en faveur du statu quo, et plus de 5 % qui aimeraient une augmentation du nombre d’immigrants.

Autre point de convergence entre les électeurs libéraux et solidaires : environ les trois quarts d’entre eux sont opposés à une réduction des seuils d’immigration. Au Parti québécois (dont la position en campagne laissait présager une volonté de réduire les seuils, mais sans chiffre précis), les électeurs se partagent en deux parts égales entre opposants et partisans d’une telle mesure.

Globalement absente de la dernière campagne électorale — après un demi-siècle de domination des débats —, la question nationale n’a pas été un facteur de choix important le 1er octobre. Mais l’étude de Claire Durand montre que la quasi-totalité des électeurs libéraux sont au diapason de la position du parti sur cet enjeu ; elle révèle aussi que les deux tiers des caquistes sont opposés à l’indépendance.

Et si les trois quarts des péquistes sont pour l’indépendance, les solidaires se montrent pour leur part plus divisés : 47 % en faveur, et 53 % en défaveur.

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Changement de mission à Pinel: la rééducation en péril, craint le syndicat

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Photo: Guillaume Levasseur Le Devoir

Le syndicat qui représente 700 employés de l’Institut Philippe-Pinel craint pour la mission de rééducation et de réadaptation de l’institution, après l’annonce de l’abolition prochaine de postes de sociothérapeutes. Quelque 200 sociothérapeutes travaillent présentement dans cet établissement, qui est spécialisé dans les soins de santé mentale aux personnes qui ont des comportements agressifs, violents, qui ont commis des actes criminels. Au cours d’une entrevue vendredi, le président du syndicat, Sylvain Lemieux, a affirmé que ses membres étaient tenus dans l’ignorance, peu consultés quant au virage que veut prendre l’institut. Ils craignent pour leur emploi et, pendant cette période d’incertitude, vivent de l’angoisse. Selon l’information que le syndicat a pu obtenir au conseil d’administration, la direction de l’établissement souhaiterait recentrer sa mission, faire moins de rééducation et de réadaptation. Ainsi, des patients pourraient être renvoyés plus rapidement vers des établissements de soins de santé ordinaires, des ressources supervisées ou dans la population.

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Changement de garde | Le Devoir

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Est-ce un hasard si la chancelière Angela Merkel a annoncé qu’elle ne se représentera pas en 2021 vingt-quatre heures seulement après que le Brésil eut massivement plébiscité à sa présidence un inquiétant populiste nommé Jair Bolsonaro ? Chose certaine, ces deux événements expriment chacun à leur façon la tonalité d’une époque. L’histoire a de ces moments charnières où l’on assiste à un changement de garde radical. D’aucuns parlent même de « dégagisme ».

La démission anticipée de la chancelière n’est pas une surprise. Cela fait plus d’un an qu’Angela Merkel est ce qu’on appelle un « canard boiteux ». Elle était en sursis depuis l’élection de septembre 2017 qui a exprimé un rejet massif des deux grands partis qui ont tour à tour dirigé le pays depuis la guerre. Dimanche, la CDU a enregistré en Hesse son plus mauvais résultat depuis 50 ans. Il ne restait qu’à en tirer les conclusions.

En réalité, cela fait trois ans que les Allemands indiquent la porte de sortie à Merkel. Depuis qu’une majorité de la population ne lui a pas pardonné sa gestion erratique de la crise des migrants qui a permis l’entrée sur le territoire de plus d’un million d’étrangers. Des migrants économiques pour la plupart.

Il faut avoir fréquenté un peu l’Allemagne — un pays beaucoup plus conservateur que la France, l’Italie ou le Royaume-Uni — pour comprendre le choc qu’a pu représenter une telle décision, dont seules les élites cosmopolites des grandes villes se félicitent encore. Ce n’est pas un hasard si Merkel tire sa révérence au moment où, pour la première fois depuis la guerre, l’extrême droite fait son entrée au Parlement.

Plus fondamentalement, ce départ marque probablement la fin de l’alliance entre le libéralisme économique et le progressisme culturel qui aura dominé les quatre mandats de la chancelière. Fille d’un pasteur protestant qui avait préféré la dictature communiste de l’Est à la liberté de l’Ouest, Merkel n’a eu de cesse d’infléchir vers le centre gauche la politique de la CDU. Au point que les Allemands ne la distinguent plus de celle du SPD. Il ne manque d’ailleurs pas d’observateurs pour prédire à ce dernier le même sort que les socialistes français.

 

Ce qui se passe en Allemagne aujourd’hui est éminemment symbolique. Partout s’exprime une véritable colère à l’égard de cette gauche multiculturelle qui s’est alliée depuis 30 ans à une droite partisane d’une mondialisation dont on n’a pas voulu mesurer les conséquences non seulement économiques, mais surtout politiques et culturelles.

Certes, les formes varient dans chaque pays. Mais, derrière le mot « populisme », partout s’exprime le sentiment de dépossession qu’éprouvent de très larges secteurs de la population. Partout, les peuples craignent de voir leur identité culturelle rayée de la carte, leurs moeurs chamboulées, leurs vies bousculées. Comme s’ils réclamaient une pause.

Ne nous trompons pas d’époque. En France, en Allemagne, aux États-Unis, la révolte des milieux populaires n’est pas celle de ces vieux réacs antédiluviens que certains se plaisent à décrire. Rien à voir non plus avec la colère des années 1930 issue d’une crise économique sans commune mesure avec le plein-emploi que l’on connaît aux États-Unis et en Allemagne. Sans compter que ni Bolsonaro, ni Trump, ni Salvini n’ont jamais remis en question la démocratie qui les a portés au pouvoir. Cette révolte qui cherche désespérément des canaux par où s’exprimer est plutôt celle de l’homme ordinaire qui a grandi dans une société pluraliste, ouverte et progressiste. Elle est d’autant plus inquiétante qu’elle touche largement les classes moyennes, d’ailleurs souvent en voie d’effritement.

Au Brésil, il semble bien que cette révolte a d’abord été motivée par la violence extrême qui ravage le pays. Une violence qu’il est difficile de ne pas associer à la désintégration des formes de solidarité anciennes et à l’extrême individualisme que cultivent aussi bien les pouvoirs économiques que les élites culturelles. Or, cette violence, on la retrouve à Pittsburgh, où un antisémite a abattu 11 personnes samedi dernier. On la retrouve dans les banlieues françaises, où la photo d’un élève mettant en joue son professeur avec un revolver fictif a soulevé l’indignation. Certes, l’échelle n’est pas la même. Mais le déni, lui, semble identique. Comme si les « progressistes », de Lula à Macron en passant par Merkel, étaient incapables de comprendre que le premier droit des peuples demeure le droit à la sécurité. Et que, sans lui, tous les autres n’ont plus de sens.

D’aucuns, à gauche comme à droite, n’hésitent pas à parler d’une crise civilisationnelle. Au fond, le mot « populisme » n’est peut-être que le nom maladroit que nous attribuons à cette colère diffuse qui grogne partout contre un monde qui brutalise les peuples en les considérant comme quantité négligeable. Des peuples qu’il faudrait peut-être commencer par écouter au lieu de leur faire la morale en brandissant le spectre de la « lèpre populiste ». Même quand ils réclament plus de sécurité, la préservation de leur identité, de leur langue, et de leurs moeurs. Comme si le respect que nous réclamons avec raison pour la nature ne valait pas aussi pour les sociétés humaines ?

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changement de régime au Palais Bourbon

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ENQUÊTE – Avec l’arrivée d’une génération de députés plus jeune et plus soucieuse d’une alimentation saine, le changement à l’Assemblée passe aussi par la table. La convivialité est en berne.

À une époque pas si lointaine, chez Tante Marguerite au 5, rue de Bourgogne (Paris VIIe), la préoccupation du directeur, Érick Donzeau, chaque mardi et mercredi, jours de séance à l’Assemblée nationale, consistait à élaborer son plan de salle, midi et soir, pour que les «grosses têtes», comme il avait baptisé les habitués dont Martine Aubry, Éric Woerth, Luc Chatel, Christian Jacob ou François Bayrou, ne se retrouvent pas voisins de table.

Le Figaro

Situé à dix mètres du Palais Bourbon, le restaurant ouvert en 2009 ne désemplissait pas. Surtout au moment de la coupure, de 20 heures à 21h30, lorsque les élus de tous bords politiques venaient reprendre des forces avant de débattre tardivement dans l’Hémicycle. «Nous étions leur “cantine” au point que des clients nous demandaient quels députés ils allaient croiser en venant déjeuner», s’amuse Érick Donzeau. Las. Ces bombances sont histoire ancienne.

Aujourd’hui, la palette du jeune chef bourguignon …

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Legault promet du changement «dans l’ordre»

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Le premier ministre désigné, François Legault, s’est avancé sur le devant de la scène politique québécoise. Au lendemain d’une victoire électorale décisive de la Coalition avenir Québec, il a demandé à la fonction publique de se mettre en ordre de marche.

« Je suis impatient, avec mon équipe, de me mettre au travail », a déclaré M. Legault dans le cadre solennel du domaine Cataraqui, à Québec, mardi. « Oui, le gouvernement de la CAQ va faire des changements, mais on va faire ça dans l’ordre. »

L’homme politique de 61 ans a esquissé les premiers « chantiers » de son équipe ministérielle en économie, en éducation et en santé. Dans le lot : « Remettre de l’argent dans le portefeuille des Québécois […] rapidement. »

En éducation, M. Legault a fixé comme priorité le dépistage précoce des enfants à risque de présenter des difficultés d’apprentissage. Pour ce faire, le gouvernement caquiste misera non seulement sur les enseignants des maternelles 4 ans — qu’il veut déployer aux quatre coins du Québec —, mais également sur les éducateurs en services de garde éducatifs à l’enfance, a-t-il annoncé. « Ce qui est important pour moi, c’est que tous les enfants qui ont des difficultés d’apprentissage soient dépistés avant l’âge de 4 ans et qu’on commence à leur donner des services au plus tard à l’âge de 4 ans. […] On va voir avec les CPE, les garderies, les maternelles ce qu’on est capables ensemble de faire pour que le plus rapidement possible tous les enfants reçoivent des services quand ils en ont besoin », a-t-il expliqué depuis l’antichambre du pouvoir. Cela dit, la promesse d’offrir une place en prématernelle à tous les enfants de 4 ans figure toujours au programme de la CAQ. « C’est sur cinq ans », a poursuivi M. Legault, qui se décrit comme « un gars pragmatique ».

En santé, M. Legault compte voir le gouvernement fournir « des services, avec dignité, à nos aînés » en CHSLD, élaborer un « plan rapide pour rénover les CHSLD » et convenir avec la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ) de mesures permettant d’offrir « un bien meilleur accès aux médecins de famille [et] aux infirmières, en première ligne ». « L’idée, c’est de le faire ensemble, mais que ça donne des résultats, rapidement », a précisé M. Legault en conférence de presse.

Par ailleurs, à quinze jours de la légalisation du cannabis au Canada, le chef de la CAQ a exprimé son intention de porter l’âge légal de consommation de 18 à 21 ans. « Nous allons essayer de nous assurer qu’il n’y a pas de “vacuum” », a-t-il dit sans plus d’explications. Le temps presse.

Rémunération des médecins

En revanche, le gouvernement caquiste ne lancera pas les hostilités avec la Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ) de sitôt. Il renégocierait leur rémunération, mais pas avant de disposer de l’analyse comparative Québec-Ontario commandée sur le sujet à l’Institut canadien d’information sur la santé (ICIS). Or, celle-ci est attendue d’ici le 1er septembre 2019. M. Legault a demandé mardi à son candidat au poste de secrétaire général du gouvernement, Yves Ouellet, de « voir si on peut accélérer » les travaux de l’ICIS.

M. Legault a aussi éloigné le déploiement de grands pans du programme politique de la CAQ qui ont fait grand bruit au cours des dernières années ? à commencer par celui sur l’abolition des commissions scolaires. « Ce ne sera pas fait à très court terme », a indiqué M. Legault tout en soulignant l’importance de « rassurer la communauté anglophone » sur le fonctionnement des centres de services qui supplanteraient les commissions scolaires.

Il n’est pas pressé de légiférer non plus pour interdire aux employés de l’État en position d’autorité ? les enseignants, les policiers, les juges et les gardiens de prison ? de porter des signes religieux. Afin de mettre à l’abri une éventuelle loi de contestations judiciaires, M. Legault s’est dit disposé à recourir, si nécessaire, à la disposition de dérogation de la Constitution. Qu’adviendrait-il d’une enseignante ou d’une policière qui porte le hidjab ? « Nous voulons offrir des emplois dans des bureaux pour les personnes qui veulent continuer de porter leurs signes religieux », a répondu sans détour l’élu.

Promesses maintenues

La réduction du nombre d’immigrants admis au Québec, de 52 000 à 40 000, s’opérera dès 2019, a indiqué M. Legault, promettant d’« en prendre moins, mais en prendre soin ».

Le premier ministre désigné a aussi réitéré mardi sa promesse de soumettre, au cours de la prochaine année, un projet de loi visant à instaurer un mode de scrutin proportionnel mixte régional à l’Assemblée nationale, comme il s’était engagé à le faire auprès du Parti québécois, de Québec solidaire et du Parti vert du Québec.

« Je suis convaincu qu’on va être capables de tenir parole sur nos engagements », a affirmé M. Legault, espérant voir les employés de l’État « adhér[er] aux changements qu’[il] veut faire ». « On a une fonction publique qui est compétente. Je veux qu’on travaille ensemble à faire avancer le Québec », a-t-il souligné à une semaine du Sommet de la Francophonie en Arménie.

M. Legault y rencontrera pour la première fois le chef du gouvernement canadien, Justin Trudeau, avec qui il s’est brièvement entretenu lundi soir. Mardi, il a fait le point avec les ministres fédéraux Chrystia Freeland et Dominic Le Blanc, qu’il a assurés de « [sa] volonté de bâtir un Québec plus fort à l’intérieur du Canada dans une relation gagnant-gagnant ».

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L’élection du changement | Le Devoir

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Il ne faut pas être le pogo le plus dégelé de la boîte pour comprendre que les électeurs ont eu envie de renouveau. C’est le premier constat qui s’impose à la suite de cette élection « historique ». Les deux partis qui ont admirablement tiré leur épingle du jeu, lundi soir, n’existaient pas il y a à peine 12 ans. Ceux qui ont été congédiés, voire anéantis, sont sur scène par ailleurs depuis longtemps.

Impossible de ne pas remarquer aussi que les deux grands gagnants, François Legault et Manon Massé, n’appartiennent pas à la même facture politique. Pour reprendre un terme cher à la co-porte-parole de QS, les électeurs cette fois ont choisi du « monde ordinaire », des leaders sans artifices et envolées oratoires, un homme d’affaires et une travailleuse communautaire qui viennent nous chercher moins par la force des arguments que par la force du coeur. Il y a certainement une leçon à tirer de cette méfiance vis-à-vis des finfinauds et les beaux parleurs.

Le chef du Parti québécois, Jean-François Lisée, nous sert d’ailleurs d’exemple. Celui qui, de l’avis de plusieurs, menait la meilleure campagne, du moins jusqu’au fatidique Face à face du 20 septembre, le leader le plus spirituel, le débatteur le plus éloquent et le stratège le plus vite sur la gâchette, se retrouve aujourd’hui répudié comme nul autre.

De toutes les surprises de la soirée — la CAQ majoritaire, les quatre victoires de QS à l’extérieur de Montréal, la piètre performance du PLQ —, rien ne se compare, à mon avis, à l’effondrement du Parti québécois. Pensons-y : le parti responsable des plus grandes transformations du Québec moderne, celui qui nous a donné nos héros, nos artistes et nos mentors depuis 50 ans, celui qui a changé nos lois et nos vies, agonisait littéralement devant nos yeux. La crucifixion de Jean-François Lisée dans sa propre circonscription a d’ailleurs scellé cette mise à mort en direct. Après les attaques fielleuses de fin de campagne à l’égard de QS, on voit mal comment le Parti québécois pourrait prétendre encore « rassembler » ou se dire porteur d’un « projet de société ».

Le « changement » aura donc été le véritable moteur des électeurs, peu importe l’axe politique. Qu’on ait voté à droite, pour la CAQ, ou à gauche, pour QS, une majorité de Québécois ont exprimé le désir de changer de décor. Mais de quel changement parle-t-on au juste ? Pour François Legault, il s’agit simplement d’en finir avec la « division » semée au Québec par le projet indépendantiste. Tel un bon père de famille rassemblant ses enfants à ses côtés (ce qu’il a d’ailleurs fait sur scène lundi soir), il souhaite juste que la chicane cesse pour qu’on puisse enfin travailler tous ensemble. C’est la raison qui l’a poussé à créer la CAQ en 2011, dit-il, et c’est, à ce jour, la seule idée forte derrière le parti. Tout le reste, « faire moins mais faire mieux », n’est que comptabilité et slogan d’entreprise. Il n’y a pas l’ombre d’un projet de société là-dedans, aucun virage vert, culturel, social, aucun idéalisme sauf celui de traduire son amour des Québécois — et M. Legault est convaincant à cet égard — en prospérité financière. « Plus d’argent dans nos poches. »

Le changement que promet Québec solidaire est évidemment aux antipodes de ce menu minceur. La partie est loin d’être gagnée, QS a encore beaucoup de propositions à expliquer et de coins à aplanir avant que la peur et le ridicule qu’on lui prête ne cessent de le peinturer dans un coin. Cela dit, la transformation d’un parti de « pelleteux de nuages » en un parti capable de prendre et d’exercer le pouvoir est bel et bien commencée. Cette élection marque un tournant décisif à cet égard. Comme l’ont souligné certains sondeurs, la seule vraie mobilisation tout le long de cette campagne, la seule courbe qui a systématiquement pointé vers le haut, c’est QS qui en a bénéficié. Pourquoi ? Le vote des jeunes attirés notamment par les propositions sur l’environnement. C’est grâce aux 18-34 ans, du moins, ceux qui ont bien voulu voter, que QS connaît son meilleur résultat, tant en ce qui a trait au vote populaire qu’au nombre de sièges.

« Les électeurs de tous âges ont voulu changer, dit Mainstreet Research, mais cette campagne restera dans l’histoire comme l’élection d’un changement de génération. » La maison de sondage prédit du même souffle que « Québec solidaire est ici pour rester ».

Pourra-t-on en dire autant de la CAQ dans quatre ans ? À voir. Pour l’instant, le changement tant vanté par le chef de la CAQ se résume à avoir momentanément réduit la taille des libéraux.

Un changement bien mineur en comparaison des chocs sismiques qui se sont produits à gauche de l’échiquier politique. L’écroulement du Parti québécois, d’abord, l’arrivée d’une nouvelle génération d’électeurs, ensuite. Une génération qui s’attend à plus d’un gouvernement que de simples changements cosmétiques.

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Le changement climatique et «les deux pieds sur le volant!»

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À l’élection de décembre 2008, Jean Charest demandait aux Québécois de lui donner un mandat fort lui permettant d’avoir « les deux mains sur le volant » afin de pouvoir mieux répondre à la crise financière mondiale. Nous savons maintenant que s’il a eu effectivement une main sur le volant, l’autre lui a servi à ramasser les enveloppes brunes sur son passage. Pour l’élection de la semaine prochaine, on peut se demander si les deux principaux partis en lice, le Parti libéral et la Coalition avenir Québec, ne sont pas aussi en train de mettre un pied sur le volant et l’autre sur le frein à propos du réchauffement climatique, avec leurs vagues promesses ne donnant aucune chance aux objectifs signés ou promis à la Conférence de Paris de 2015 d’être atteints en 2020.

Il est vrai qu’un grand nombre de citoyens pensent que les prévisions des scientifiques sur ce réchauffement sont soit exagérées, soit qu’elles ne se réaliseront que très lentement, donnant le temps d’agir, ou encore que si elles touchent d’autres pays, il en sera autrement ici. Pourtant, s’ils y regardent de plus près, les effets dramatiques de ce réchauffement sont à nos portes.

Ainsi, à côté de l’été floridien que nous venons de connaître et qui a fait la joie des enfants et des parents pour ainsi profiter au maximum de leur piscine, des périodes de grands froids en hiver se multiplieront. De même, nous aurons plus de périodes de grandes pluies, comme en 2017, multipliant les inondations un peu partout. De plus, on prévoit des tornades et des vents de plus de 100 km/h à répétition et des incendies de forêt de plus en plus répétés. Finalement, le coût de chauffage et de climatisation doublera.

Il faut aussi s’attendre, avec la montée des eaux de l’Atlantique due à la fonte accélérée des glaces de l’Antarctique, du Groenland et des glaciers, au repoussement des marées du fleuve jusqu’à Montréal, avec comme conséquence l’inondation de plus en plus fréquente de toutes les maisons bâties près du fleuve, sans compter la destruction des berges. De même, les variations radicales de températures affecteront entre autres les érablières. Enfin, des millions de personnes déplacées par cette montée des eaux et par les famines à répétition dans les pays du sud vont frapper à nos portes, soit encore plus que les millions de personnes qui traversent la Méditerranée pour essayer de s’installer en Europe.

Or, les promesses libérales et caquistes sont minimales par rapport à ces prévisions. Avec Couillard, l’électrification des voitures n’a même pas atteint 20 % de ses objectifs. Le Fonds vert est un fouillis. De même, la taxe sur le carbone est trop faible pour être efficace, comme vient de le rappeler l’OCDE. Et les deux partis continuent à être ouverts à l’exploration pétrolière et gazière. Quant à Trudeau, pour compenser quelque peu l’absence d’actions efficaces, n’en parlons pas avec son achat de TransMountain déjà mort-né, mais que nous avons payé 4,5 milliards jusqu’ici.

Parmi les autres partis, seul le Parti québécois avance une idée essentielle pour toute stratégie écologique, soit de confier le ministère de l’Environnement au premier ministre pour qu’enfin il empêche les ministères économiques comme l’Agriculture, les Affaires municipales ou les Finances de se quereller tout le temps, ralentissant ainsi toute véritable lutte contre ce réchauffement climatique, et ainsi faisant en sorte que les promesses en ce sens puissent se réaliser en leur donnant la priorité absolue.

Bref, il faut changer de l’approche des Charest, Couillard et Legault avec leur pied sur le volant pour enfin passer réellement du moteur à combustion au moteur électrique non seulement pour les voitures, mais aussi en instaurant une véritable politique de transport en commun tant dans les villes qu’entre les régions.

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Audi Q3, changement de stature

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ESSAI – La nouvelle génération du SUV compact de la firme aux anneaux est méconnaissable. Il s’étoffe avec la volonté de reprendre la main sur un marché premium en passe de lui échapper

Porté au firmament lors de son lancement, en 2011, le Q3, premier du nom, n’était plus vraiment à la fête ces derniers temps ; malmené par une concurrence toujours plus inventive et ce, jusque dans son propre camp, où un Q2 empreint de modernité et à l’habitabilité guère éloignée malgré ses 4,19 m l’a rapidement éclipsé dans les ventes. Difficile d’en vouloir au dernier arrivant, ce nouveau SUV volontiers urbanophile anticipait déjà le renouvellement du Q3 ou plutôt son futur positionnement.

L'Audi Q3 gagne en dimension et en standing.
L’Audi Q3 gagne en dimension et en standing. AUDI AG/AUDI AG

Pour à nouveau briller en société, le best-seller devait commencer par reconsidérer ses dimensions. En portant sa longueur de 4,39 m à près de 4,50 m, le Q3 fait taire les critiques le jugeant peu hospitalier. À une époque où, tout en se multipliant, les propositions sur le segment se lâchent sur le plan du design, il était également bon de se débarrasser d’une image un peu trop sage. Le nouveau Q3 rompt donc avec cette discrétion depuis longtemps transmise comme gage de filiation entre les générations chez Audi. Le récent Q8 apparaît comme l’instigateur du changement de style et personne ne s’en plaindra. Exploitant au mieux ses nouvelles proportions, voici le Q3 doté d’une vraie personnalité. Derrière cette imposante calandre octogonale et ce regard acéré, son profil quasi sportif marqué par des épaulements proéminents ne laisse planer aucun doute sur sa volonté de reconquérir sa place de leader sur le marché.

Suédine et virtual cockpit

L'habitacle plus cossu se plie à la dernière interface homme/machine développée par Audi.
L’habitacle plus cossu se plie à la dernière interface homme/machine développée par Audi. Audi

Le vent de la réforme souffle également à l’intérieur du véhicule et plus précisément sur la planche de bord. Le Q3 tourne la page de l’austérité ambiante sans se départir de sa qualité de fabrication et, notamment, de la précision de ses assemblages. Tout en égayant l’ensemble, le recours à la suédine en différents endroits parachève l’appartenance à l’univers du premium.

Concernant l’instrumentation, le virtual cockpit fait toujours son effet et, pour l’info-divertissement, la taille de la diagonale de la dalle surplombant la console centrale reste proportionnelle à l’investissement du client. L’écran se veut tactile, d’où l’absence de pavé de commande à portée de main, mais a l’intelligence de ne pas intégrer les réglages de climatisation.

Point noir de l'ancien modèle, l'habitabilité arrière progresse notablement.
Point noir de l’ancien modèle, l’habitabilité arrière progresse notablement. Audi

Quant à l’espace de vie nouvellement défini, il se veut confortable, mais c’est à l’arrière que le progrès se montre le plus sensible. Autre aménagement capital, l’adoption d’une banquette fractionnable et coulissante permet au Q3 de faire jeu égal avec son principal rival, le BMW X1, qui, rappelons-le, a bâti sa modularité sur la reprise des soubassements du monospace Active Tourer. Question contenance, le représentant des anneaux propose désormais un coffre variant de 530 à 675 l, voire 1 525 l, assises rabattues. Bien sûr, le Q3 se pare de tous les raffinements technologiques du moment, entre autres dans le domaine des aides à la conduite ; ce qui fera grimper l’addition si l’on veut en bénéficier dans sa totalité.

Le recours à la fameuse plateforme MQB sur laquelle reposent déjà de nombreux modèles du groupe Volkswagen, dont le Tiguan et l’Ateca, confère au comportement du Q3 une rigueur doublée d’un agrément de conduite difficilement critiquable. En toutes circonstances, la maîtrise est totale, surtout lorsque l’on a pris soin de s’adjoindre les services d’un système quattro au sommet de son art. Ce côté «premier de la classe», aussi lisse qu’efficace, peut toutefois agacer si nous le comparons au caractère plus enjoué d’un X1.

Une préférence pour l’essence

Le Q3 ne propose toujours pas de motorisation hybride.
Le Q3 ne propose toujours pas de motorisation hybride. Audi

Les sorties d’échappement sont factices et ne peuvent laisser présumer du degré de motorisation. Il faut donc tendre l’oreille pour constater que le Q3 ne tourne pas le dos au diesel avec un 2.0 dénommé 35 TDI 150 qui sera suivi dans le futur par un TDI 190 extrait du même bloc. Mais, conformément à la tendance, ce SUV ne cache pas sa préférence pour l’essence, avec pour ouvrir le bal un 1.5 35 TFSI 150 qui, là encore, se trouvera rapidement épaulé par une mouture à 190 ch d’un 4-cylindres 2.0 baptisé 40 dans la gamme. Enfin, avec ses 230 ch, le 4-cylindres 2.0 du 45 TFSI délivre un supplément d’âme au Q3 qui ne demande qu’à faire étalage de son talent sur le bitume.

En cours d’homologation, tarifs et émissions de CO2 restent à communiquer. On sait seulement que 32 500 euros seront requis pour acquérir une version d’entrée de gamme ; en l’occurrence le 35 TFSI de 150 ch en 2 roues motrices associé à une boîte à double embrayage S tronic à 7 rapports qui ne chôme pas dans ses relances, une offre complétée en fin d’année par l’alternative d’une configuration en boîte manuelle facturée 31 400 euros.

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