Le réseau de la santé à l’heure des changements climatiques

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Vagues de chaleur, hivers qui font le yoyo et inondations : les événements météorologiques extrêmes, liés aux changements climatiques, risquent d’augmenter les hospitalisations et les décès dans les prochaines années au Québec. Mais devant un système de santé déjà à bout de souffle, des experts tirent la sonnette d’alarme et appellent au changement, et vite.

« Les risques liés aux changements climatiques vont s’amplifier, se cumuler à un système qui a déjà de la difficulté à fonctionner. […] C’est plus qu’urgent de changer la façon dont on voit notre système de santé », prévient au téléphone Céline Campagna, responsable scientifique du programme Changement climatique et santé de l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ).

Avec trois de ses collègues de l’Institut — Diane Bélanger, Pierre Gosselin et Ray Bustinza —, elle cosigne le livre Changements climatiques et santé. Prévenir, soigner et s’adapter, qui fera son entrée dans les librairies québécoises mercredi prochain.

L’ouvrage dresse un portrait exhaustif des impacts directs et indirects des changements climatiques sur la santé de la population. Nombre de personnes perdent la vie ou finissent à l’hôpital chaque année, à la suite d’une tempête, d’inondations, d’une canicule ou encore d’une vague de froid. Mais ces événements climatiques extrêmes sont aussi à l’origine de problèmes cardiovasculaires, rénaux ou respiratoires ; ils engendrent également des cas de stress post-traumatique, d’anxiété ou de détresse psychologique. Sans oublier leur rôle dans la contamination de l’eau ou des aliments, qui propagent alors divers virus et bactéries.

Résultats : les urgences débordent et les agendas des professionnels de la santé — du médecin de famille, au travailleur social en passant par le psychologue — se remplissent à grande vitesse. « Il y a déjà de longues listes d’attente, et la population vieillissante apporte son lot de maladies supplémentaires. Si on ajoute l’impact des changements climatiques, c’est impossible que le système actuel soit en mesure de s’adapter si on ne change pas nos façons de faire », redoute Céline Campagna, rappelant le manque criant de personnel dans le réseau de la santé.

Gare à la canicule

Elle donne l’exemple des centres d’hébergement de soins de longue durée (CHSLD) au Québec. Si l’organisation et la qualité des soins prodigués y sont souvent critiquées, la situation est d’autant plus problématique en pleine canicule. « La plupart de nos CHSLD sont dans de vieux hôpitaux non climatisés, situés dans des îlots de chaleur. Avec ça, on a à peine assez d’infirmières et de préposés aux bénéficiaires pour faire le tour des patients. Comment s’assurer en pleine canicule que ces personnes vulnérables — qui souffrent parfois de démence et ne sont plus capables de dire si elles ont froid, chaud ou soif — ne sont pas déshydratées ou en hyperthermie ? », se questionne la chercheuse.

J’ose espérer que ça va changer, mais il va falloir sans doute des morts pour qu’on se rende compte, au niveau politique, qu’il faut changer des choses

Une situation d’autant plus préoccupante que la population vieillissante augmentera la demande de places en CHSLD et que les canicules seront plus fréquentes.

Rappelons que près de 90 personnes sont décédées en pleine canicule en juillet dernier dans la province, selon un bilan préliminaire. En 2010, ce sont pas moins de 106 décès liés à la chaleur accablante qui avaient été recensés, dont une quinzaine en centre hospitalier.

C’est de l’impact des changements climatiques que le Québec devrait le plus se préoccuper selon Mme Campagna, qui précise que, d’ici 2050, les épisodes de chaleur extrême par été devraient doubler dans la province. « On est tous vulnérables à la chaleur, et encore plus les personnes déjà fragiles, comme les personnes âgées ou celles avec des problèmes cardiovasculaires ou pulmonaires entre autres. »

Davantage de formation

Pour les auteurs du livre, le système de santé n’a d’autre choix que de s’adapter au plus vite à cette réalité, puisque le réchauffement climatique est tel qu’un retour en arrière semble désormais impossible. « Même si on élimine demain matin les émissions mondiales de gaz à effet de serre, [ceux] déjà présents dans l’atmosphère vont continuer à changer le climat pour le prochain siècle. Le système de santé et ses professionnels doivent se préparer en conséquence. »

Les médecins omnipraticiens sont même les premiers à estimer qu’ils manquent de formation face aux enjeux climatiques dans leur pratique. C’est du moins l’opinion de 65 % des médecins ayant répondu à un sondage réalisé par l’INSPQ et l’Université Laval en 2015 à ce sujet. « Et il est fort probable que ce besoin de formation soit aussi ressenti chez d’autres intervenants de première ligne, comme les infirmiers, les travailleurs sociaux et les psychologues », notent les auteurs.

Leur ouvrage est d’ailleurs l’outil principal d’une formation en ligne offerte par l’INSPQ à partir de lundi. Elle vise à éduquer les professionnels de la santé sur le lien entre les changements climatiques et la santé des individus, afin qu’ils sensibilisent et renseignent au mieux leurs patients.

Mme Campagna espère toutefois que l’ouvrage aura un impact plus large et saura interpeller la classe politique. Les gouvernements pourraient en faire plus en matière de prévention, d’organisation, d’ajout de personnel et même d’aménagement du territoire. « J’ose espérer que ça va changer, mais il va falloir sans doute des morts pour qu’on se rende compte, au niveau politique, qu’il faut changer des choses », laisse-t-elle toutefois tomber avec regret.

Changements climatiques et santé. Prévenir, soigner et s’adapter

Céline Campagna, Diane Bélanger, Pierre Gosselin et Ray Bustinza, Presses de l’Université Laval, Québec, 2019, 236 pages

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Les municipalités ont besoin d’aide pour faire face aux changements climatiques

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« Mieux vaut prendre le changement par la main avant qu’il ne nous prenne par la gorge. »

(Winston Churchill)

Comme le disait ce célèbre premier ministre britannique, mieux vaut être proactif et anticiper les choses avant qu’elles ne nous sautent en plein visage. Cette philosophie s’applique très bien aux changements climatiques auxquels le Québec, et particulièrement les communautés côtières, est confronté. Les changements climatiques et la montée du niveau de la mer, combinés à l’érosion des berges, font en sorte que le visage du Québec maritime change à la vitesse grand V. Si rien n’est fait à court terme, ces changements seront irréversibles.

Ce sont des milliers, voire des millions de personnes qui verront leur environnement direct se transformer. Certains devront même se résigner à quitter leur milieu de vie si paisible et beau. Imaginez un instant le petit archipel des îles de la Madeleine, en plein coeur du golfe du Saint-Laurent, laissé à lui-même contre tous ces phénomènes naturels. Sera-t-il encore possible d’y vivre ou d’y venir en vacances dans 50 ans ? Si le Québec a une réputation mondiale pour la qualité de son environnement, ses vastes territoires et ses paysages exceptionnels, il faudra une réelle prise de conscience collective et intervenir de façon ordonnée et durable afin de préserver ces espaces.

Qu’il soit question de la Côte-Nord, de la Gaspésie, du Bas-Saint-Laurent ou des Îles-de-la-Madeleine, le gouvernement du Québec doit mettre en place un groupe de travail permanent, doté de ressources techniques et financières, afin d’accompagner nos municipalités aux prises avec ces imposants défis. L’enveloppe actuelle de 45 millions de dollars pour tout le Québec est nettement insuffisante. Il faut plus de sérieux et plus de vision si nous souhaitons laisser aux générations futures un Québec aussi riche et vaste que celui que nous connaissons aujourd’hui. Le gouvernement doit prendre au sérieux la situation et prendre les changements climatiques « par la main avant qu’ils ne nous prennent par la gorge ». Plus nous allons attendre, plus la facture sera salée et plus ces changements seront irréversibles. Si les dernières années ont permis de mieux documenter tous ces changements climatiques, il est maintenant temps d’agir, et ce, de façon concertée entre les chercheurs, les communautés, les partenaires et les deux gouvernements.

La tempête qui a fait rage aux îles de la Madeleine le 29 novembre 2018 a démontré toute la force de la nature et des impacts qu’elle a — et aura — sur des territoires côtiers comme le nôtre. En une seule nuit, des portions entières de dunes, de haltes routières et d’infrastructures de toutes sortes ont disparu à la mer. Durant cette nuit, le recul du trait de côte prévu dans les différents modèles prévisionnels disponibles à ce jour a été celui équivalent à plusieurs tempêtes successives, étalées sur plusieurs années. Entre 2004 et 2016, nous avons enregistré un taux moyen de recul de 50 cm par an. Entre 2016 et 2017, nous avons enregistré un taux moyen de 60 cm. Ce sont des millions de dollars en infrastructures qui seront ainsi perdus.

Il est grand temps d’agir et ainsi d’entendre les messages de Dame Nature avant qu’elle ne nous saisisse par la gorge !

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Des changements en maternelle basés sur un mythe

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Alors qu’on parle de « maternelle 4 ans », un danger guette ces enfants dont tout le monde veut pourtant le bien : perdre leur enfance.

En effet, contrairement à ce qui a été véhiculé abondamment, l’enseignement précoce systématique formel de la lecture n’est pas une garantie d’un plus grand succès ultérieur. Il s’agit d’un mythe malheureusement relayé à travers de nombreux médias.

L’arrimage actuellement en cours des programmes préscolaires existants ne devrait pas servir d’excuse pour les transformer en un programme plus académique. Profiter de cette transition pour axer le contenu principalement sur l’enseignement en grand groupe de la lecture réduirait plutôt les chances de favoriser la réussite personnelle et scolaire future des enfants.

Cette forme didactique d’enseignement peut nuire aux jeunes enfants, en particulier à ceux issus des milieux économiquement faibles et plus particulièrement aux garçons. Elle peut diminuer leur motivation et leur goût de l’école et créer chez certains un stress qui peut même inhiber la construction de leur cerveau. Les programmes d’éducation préscolaire de type académique ou ceux où dominent les activités dirigées par les adultes ne donnent pas de meilleurs lecteurs ou résultats scolaires. Les programmes les plus efficaces pour promouvoir le succès des jeunes enfants sont ceux qui leur offrent des choix, qui leur permettent d’être actifs et qui encouragent toutes les formes d’expression. Ceux-ci leur permettent de développer toutes les attitudes, habiletés, compétences et connaissances constituant la maturité scolaire. On se fait malheureusement une fausse idée de ce qui « prépare » le mieux les enfants pour l’école, réduisant le développement cognitif à la connaissance des lettres et des chiffres. En fait, plus les milieux d’éducation préscolaire ressemblent au primaire, moins ils favorisent la réussite éducative et plus ils créent au final des inégalités.

Nous regrettons le fait que des personnes bien intentionnées mais sans formation spécifique en développement de la petite enfance cherchent depuis quelques années à influencer le contenu des programmes ou à imposer des méthodes à adopter en éducation préscolaire. Celles-ci ont tendance à transposer des stratégies qui conviennent peut-être aux plus vieux mais qui sont inadaptées pour cet âge.

Les enfants de 4-5 ans sont biologiquement différents de ceux du primaire et ont des besoins et des manières d’apprendre spécifiques. Il faut se rappeler que leur cerveau est immature et qu’on ne doit pas brûler des étapes et avoir des attentes irréalistes qui ne tiennent pas compte de leur chronologie de développement et compromettraient leur avenir. Ils ont tous un besoin vital de bouger, de parler, d’être entendus en confiance, de jouer, de manipuler. Brimer tout cela serait les faire souffrir et favoriser le décrochage précoce.

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Déni conservateur des changements climatiques

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Le chef conservateur Andrew Scheer n’en démord pas. La taxe sur le carbone du gouvernement Trudeau doit être combattue par tous les moyens, au point même de convoquer la presse le Premier de l’an, à Régina, pour répéter son message.

L’opposition conservatrice contre la stratégie fédérale de lutte contre les changements climatiques, et la taxe sur le carbone en particulier, n’est pas nouvelle. M. Scheer a toujours soutenu que cette stratégie n’en était pas une, que la taxe sur le carbone était une manoeuvre pour engranger plus de revenus. Il ajoute maintenant que la réélection des libéraux se traduira par une hausse vertigineuse de ladite taxe. Il lance des chiffres : 100, 300 $ la tonne ? Avec lui, par contre, fini la taxe.

Mais pas la lutte contre les changements climatiques, insiste M. Scheer. Depuis avril, il promet même un plan à cet effet. Un plan qu’on attend toujours, mais qui sera dévoilé, a-t-il dit mardi, suffisamment tôt avant la campagne pour que les électeurs puissent le soupeser et le comparer.

Avec, entre autres, les stratégies qui se sont succédé au Canada depuis vingt ans, qui ont toutes échoué et qui avaient en commun d’exclure la tarification du carbone, ce qu’envisagent les conservateurs. Car la tarification entraîne la perte d’emplois et une hausse du coût de la vie, martèlent-ils. Ils n’ont pas tort sur ce dernier point, puisque le but de la taxe est de hausser le prix des hydrocarbures pour en décourager l’utilisation. Pour ce qui est de l’emploi, notons que la Colombie-Britannique a une taxe sur le carbone depuis dix ans, qui atteint maintenant 30 $ la tonne, et une des économies les plus florissantes au pays.

La taxe fédérale, qui ne s’appliquera qu’à partir d’avril dans les provinces sans plan de lutte correspondant aux critères fédéraux, sera quant à elle de 20 $ la tonne. Elle augmentera ensuite de 10 $ par année pour atteindre 50 $ en 2022. Ottawa récoltera des revenus substantiels auprès des entreprises et des particuliers, mais il a déjà prévu de retourner 90 % des sommes recueillies aux contribuables des provinces visées. La quasi-totalité des ménages recevront plus qu’ils n’auront payé.

 

 

Mais malgré toutes ces mesures et celles déjà annoncées, le Canada ratera la cible qu’il s’est fixée à Paris, selon Environnement Canada, soit une réduction, d’ici 2030, de 30 % des émissions de GES par rapport aux niveaux de 2005.

En brandissant la taxe comme un épouvantail, M. Scheer cherche à susciter la division sur un enjeu qui exige pourtant une action collective qui transcende les lignes de parti. La taxe a ses défauts, mais faute d’une solution de rechange et devant l’appui sans réserve accordé aux leaders conservateurs provinciaux qui contestent la taxe devant les tribunaux, le PC donne l’impression qu’il est prêt, dans l’espoir de glaner quelques votes, à brader l’environnement.

Le Canada n’émet que 1,6 % des GES de la planète, mais son empreinte écologique est trois fois plus lourde que son poids démographique. Son taux d’émissions par habitant est l’un des plus élevés au monde. On ne peut s’en laver les mains, d’autant plus qu’il y a urgence, selon un rapport onusien publié en octobre. Au rythme où vont les choses, la hausse globale des températures atteindra 1,5 degré par rapport aux températures de la période préindustrielle entre 2030 et 2052.

Fournir sa part d’efforts impose des coûts à court terme dans l’espoir d’obtenir des résultats à long terme. L’enjeu environnemental contraint les partis à choisir entre la politique à courte vue ou la vision et le sens des responsabilités envers les générations futures. Quel camp M. Scheer choisira-t-il ? Le dévoilement plus tôt que tard de son plan et la crédibilité de ce dernier offriront la réponse attendue.

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Îles de la Madeleine: l’urgence doit conduire à des changements

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J’étais présent aux îles de la Madeleine lorsque l’état d’urgence fut déclaré par le maire de la municipalité le jeudi 29 novembre en fin d’avant-midi à la suite d’une panne d’électricité et de l’arrêt des liaisons par mer, par avion, par cellulaire et par le Web.

Quand l’urgence fut décrétée, il n’y avait plus d’électricité à l’est de Cap-aux-Meules (Havre aux Maisons, Pointe aux Loups, Grosse Île et Grande Entrée). Les secteurs du Bassin ont subi des problèmes d’alimentation en eau dans certains secteurs de Havre aux Maisons, l’absence de communication par cellulaire et le Web, l’interdit d’atterrissage décrété à l’aéroport du Havre aux Maisons et le départ retardé du navire de la CTMA entre les Îles et Souris.

Dans l’après-midi du 29, la CTMA a offert un service de dépannage pour les urgences avec le recours à des satellites pour communiquer et naviguer. En fin de journée, le service cellulaire interne fut réactivé et, tôt le matin du 30, les communications externes reprenaient. Entre le moment du bris et cette reprise, le téléphone filaire fut en service.

À midi, le traversier quitta le port de Cap-aux-Meules. Il reviendra en soirée avec des équipements. Par ailleurs, durant la nuit du 29, un avion nolisé par le gouvernement du Québec s’est posé à l’aéroport avec du personnel pour effectuer des réparations à l’équipement de communications de l’aéroport et au réseau d’électricité […].

Reste toutefois le problème des communications Internet assurées par un des deux câbles maritimes de fibres optiques qui devaient être modernisés en 2016, une opération reportée en 2025 au moment de la mise en service d’un câble sous-marin transportant de l’électricité pour remplacer la centrale de production alimentée par des combustibles fossiles.

Quatre problèmes ressortent de la situation que viennent de vivre les Madelinots.

Le premier est l’absence d’outils de navigation à l’aéroport avec liaison satellite […].

Le second est le retard à corriger l’état des câbles de communication et le choix de le faire dans sept ans alors qu’ils sont à risque. Il s’agit d’une décision inacceptable alors que le problème est connu.

Le troisième est l’état du réseau d’électricité. La production en est centralisée et le transport de l’électricité est assuré par une ligne centrale avec des transformateurs qui alimentent des lignes locales. À cause des vents aux Îles, le réseau est vulnérable. Il doit être revu et muni de dispositifs d’urgence, ce qui fait défaut à l’heure actuelle.

Le quatrième, c’est le recours aux dunes pour assurer le transport routier […] Les vents, surtout les vagues, ont révélé la fragilité des dunes, ce qui s’avérera sans doute un défi écologique important dans les prochaines années. Là aussi, une réflexion s’impose.

L’archipel madelinot est un territoire québécois dans le golfe du Saint-Laurent. Le gouvernement du Québec y est actif en santé, en éducation, en transport terrestre, avec l’électricité fournie par Hydro-Québec et son soutien à la CTMA […]. En revanche, il est absent des communications aériennes, car elles relèvent du Canada, et en ce qui concerne les communications par câbles, qui lui reviennent, il a été négligent.

J’ai écrit ce texte à Québec en attendant le vol qui m’a ramené à Saint-Hubert. J’ai lu des articles et reçu des commentaires sur cette situation alarmante, sur la venue de l’armée à la demande du premier ministre du Québec et sur le porte-à-porte assuré par les « rangers » aux Îles.

Les Madelinots avec lesquels j’ai été en contact n’étaient pas en état d’alarme. À l’est du Cap-aux-Meules, ils se sont débrouillés pour se chauffer et ils ont utilisé le téléphone filaire. Ils se sont évidemment inquiétés de l’état de la situation, entre autres des problèmes que j’ai soulignés et sur lesquels ils réfléchissent.

[…]

Un dernier point : durant cet état d’urgence, un incendie a détruit un édifice où logeaient des personnes âgées. Elles furent secourues et hébergées dans leurs familles. Il est impératif de reconstruire rapidement ce bâtiment au Havre aux Maisons.

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Changements climatiques: la voie des tribunaux

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Des juristes québécois se préparent à lancer une action en justice pour forcer le gouvernement fédéral à hausser les cibles, jugées insuffisantes, de son plan de réduction des gaz à effet de serre (GES). Bien qu’on ne puisse en prévoir l’issue, une telle contestation judiciaire n’a rien de frivole.

Selon les informations révélées par Le Devoir, le collectif de juristes qui planchent sur cette action s’appuierait notamment sur l’article 7 de la Charte canadienne des droits et libertés stipulant que « chacun a droit à la vie, à la liberté et à la sécurité de sa personne ».

Le gouvernement Trudeau prête flanc à de telles poursuites sous deux rapports. D’une part, le Canada est en voie de rater la cible de réduction de 30 % de GES en 2030, cible qu’il s’est engagé à respecter en signant l’Accord de Paris. D’autre part, cette cible s’avère insuffisante pour éviter les dérèglements climatiques qui pourraient menacer la sécurité de la population, devrait-on alléguer.

Ainsi, selon le dernier rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), les émissions de CO2 liées à l’activité humaine doivent être réduites de 45 % d’ici 2030, pour être complètement éliminées en 2050, si on veut limiter le réchauffement planétaire à 1,5 °C. Or les scientifiques estiment que, si les États respectent leurs engagements actuels, la hausse de la température dépassera 3 °C en moyenne, ce qui entraînerait la multiplication des catastrophes naturelles, comme la tornade qui a frappé Gatineau en septembre, ainsi que la montée des océans et son corollaire, le déplacement de millions de réfugiés climatiques, tout en portant gravement atteinte à la biodiversité.

Aux Pays-Bas en octobre, un tribunal d’appel a forcé l’État à respecter ses objectifs de réduction de GES, soulignant que des mesures plus ambitieuses s’imposaient. Depuis, le gouvernement néerlandais s’est engagé à diminuer ces émissions de 49 % d’ici 2030. En Nouvelle-Zélande, la cour, même si elle n’a pas donné raison à toutes les prétentions de la poursuite, a jugé que le gouvernement devait revoir ses cibles à la lumière des dernières données scientifiques.

Nous ne pouvons pas présumer que les cours au Canada, après des années de procédures, donneront raison aux juristes écologistes. Mais les poursuites mettront en évidence l’insuffisance du plan climatique canadien, ce qui devrait inciter le gouvernement fédéral, avant même la sanction des juges, à accentuer ses efforts afin d’assurer la « sécurité » de la population.

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J’ai compris les changements climatiques !

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Les nombreux scientifiques que j’ai entendus réagir à ce terrible rapport du GIEC sur les changements climatiques m’ont convaincue.

Bien entendu, il y a des années déjà que je recycle religieusement papier, carton, contenants divers, que je ne gaspille jamais de nourriture et que je vais porter mes vieux appareils électroniques là où c’est indiqué. Je visite régulièrement placards, armoires et tiroirs pour donner à bon escient ce qui ne me servira plus. J’ai renoncé aussi à ma voiture, et le transport en commun me va très bien. Je me voyais comme une femme à la conscience blanche.

Cependant, mon bac de récupération se remplissait trop vite à mon goût. Sans voiture, vivant seule, loin des commerces de vrac, je me croyais forcée de tolérer et de verser au recyclage cet amoncellement de cartons d’emballage et de contenants de plastique pour compotes et yogourts.

Je viens de comprendre qu’il me suffit de délaisser toutes les portions individuelles dans toute la mesure du possible. Quels que soient mes futurs achats, j’ai la ferme intention de m’en tenir à un format raisonnable pour répondre à mes besoins et de fuir absolument tous ces produits emballés individuellement pour me « simplifier » la vie. J’ai enfin compris.

Il était temps !

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Changements climatiques: un débat d’urgence à la Chambre des communes

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Les changements climatiques ont fait l’objet d’un débat d’urgence à la Chambre des communes lundi soir.

Des parlementaires de trois partis, incluant le Parti libéral, en avaient fait la demande plus tôt dans la journée en raison du sombre portrait brossé récemment par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat des Nations unies (GIEC).

Le président de la Chambre des communes, Goeff Regan, a acquiescé à leur demande lundi après-midi. Le débat a débuté à 17 h 30 et devait se poursuivre jusqu’à minuit.

« Le temps presse, a fait valoir la chef du Parti vert, Elizabeth May, en point de presse plus tôt dans la journée. C’est presque déjà trop tard. »

Elle espère que ce débat d’urgence donnera davantage de « force politique » à la ministre de l’Environnement et du Changement climatique, Catherine McKenna, pour inciter le gouvernement à hausser ses cibles de réduction de gaz à effet de serre (GES).

Une révision est prévue en 2020 en vertu de l’accord de Paris sur le climat. Le Canada vise actuellement une réduction des GES de 30 pour cent sous les niveaux de 2005 d’ici 2030.

Selon Mme May, il est urgent d’agir pour limiter la hausse de la température à 1,5 degré Celsius et ainsi éviter « la catastrophe ».

Le chef du Nouveau Parti démocratique (NPD), Jagmeet Singh, qui n’a pas encore de siège aux Communes, a affirmé en point de presse qu’il s’agit de « la menace la plus sérieuse à laquelle le monde fait face et que le Canada ne fait pas sa part ».

« Le gouvernement a promis d’abolir les subventions pour le secteur pétrolier, mais ils ont augmenté ces subventions avec l’achat d’un oléoduc ancien et un autre 7 ou 9 milliards de dollars pour construire un autre pipeline », a-t-il dénoncé.

Le député libéral Nathaniel Erskine-Smith, qui semble faire cavalier seul au sein de son parti, croit que le gouvernement fédéral doit prendre des « actions immédiates » pour s’attaquer aux changements climatiques et cela inclut respecter sa promesse de cesser de subventionner les combustibles fossiles.

Avec l’achat de l’oléoduc Trans Mountain, il estime que le gouvernement doit redoubler d’efforts pour s’assurer de respecter ses cibles de réduction des gaz à effet de serre.

Le député ontarien espère que le débat d’urgence permettra d’élargir la conversation pour dégager de nouvelles pistes d’action.

« Lorsque des premiers ministres un peu partout au pays se battent contre la taxe sur le carbone, qui est reconnue par des économistes du monde entier comme étant le meilleur mécanisme de marché pour lutter contre les changements climatiques, il est extrêmement important de recentrer le débat sur l’urgence du problème », a-t-il expliqué.

Talonné par le NPD lors de la période des questions, son collègue, le ministre des Affaires intergouvernementales, Dominic LeBlanc, a défendu l’approche du gouvernement Trudeau.

« Nous avons un véritable plan pour attaquer les changements climatiques et faire croître l’économie en même temps », a-t-il soutenu en précisant qu’il s’agissait de « faire payer les pollueurs ».

Un rapport accablant

Les experts du GIEC ont signalé il y a un peu plus d’une semaine que la météo, la santé et les écosystèmes de la planète seraient en meilleur état si les dirigeants du monde pouvaient limiter le réchauffement climatique à 1,5 degré Celsius plutôt qu’à 2 degrés Celsius, comme le prévoit l’accord de Paris.

À 2 degrés Celsius, le rapport indique que la fonte des glaces en mer, les sécheresses, les famines et les inondations seraient beaucoup plus accentuées qu’à 1,5 degré Celsius.

Si les gouvernements n’agissent pas maintenant, prévient le rapport, la hausse de température atteindra 1,5 degré Celsius entre 2030 et 2052.

Pour le Canada, cela signifie que les émissions ne devraient pas dépasser 385 millions de tonnes par an, alors qu’elles atteignaient presque le double en 2016.

Même avec son plan actuel de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES), le gouvernement fédéral est bien loin d’atteindre cette cible. L’objectif actuel est de réduire ses émissions à 512 millions de tonnes par an.

Les conservateurs s’opposent à la taxe sur le carbone qui sera imposée par Ottawa aux provinces qui n’ont toujours pas de plan pour réduire leurs émissions de GES, soit la Saskatchewan, l’Ontario et le Manitoba.

« Le Parti conservateur est contre la taxe carbone, mais il y aura un plan vert qui sera déposé à l’approche de l’élection fédérale », a soutenu le lieutenant québécois pour le parti, Alain Rayes.

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Camus et les changements climatiques

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Vers la fin de la campagne électorale, intéressant paradoxe, on a beaucoup parlé du fait qu’on ne parlait pas assez de l’environnement. Heure de tombée oblige, j’écris ces lignes quelques heures avant d’aller déposer mon vote à l’abri du sacro-saint isoloir. Je sais déjà que le parti qui aura été appelé à former un gouvernement lundi ne fera pas du réchauffement climatique une priorité nationale. Et ça, sérieusement, messieurs-dames, ça me tarabuste quelque chose d’effrayant.

Si j’étais encore ce célibataire sans enfant, je pourrais me contenter de vouer l’humanité aux gémonies, de faire mien le lumineux constat qui fait de l’humain un parasite de la Terre, et d’attendre sereinement la mort en appelant de mes voeux l’éradication de la civilisation du plastique et du pétrole. Mais avec les deux marmots en âge d’écouter les vidéos de catastrophes naturelles sur Météomédia, on fait quoi ? Le fait de me reproduire implique un consentement au moins tacite à l’espèce. Oui, solidaire, même des imbéciles qui encombrent les ponts à l’heure de pointe.

Et solitaire, aussi. Sur la piste cyclable qui passe devant la prématernelle de ma fille, nous roulons une vingtaine de minutes par jour sans jamais croiser un autre vélo. La rue Prospect, cet ancien chemin campagnard, est devenue juste une autre autoroute urbaine où ça avance collé entre la zone rasée-asphaltée-couverte de magasins-entrepôts et les manoirs climatisés des domaines domiciliaires en forme de tristes fiefs d’une classe dont les portefeuilles bien garnis font rouler les sables bitumineux. Chaque matin, j’accroche le vélo de ma fille derrière le mien et nous pédalons en tandem, séparés du dense trafic qui défile à un mètre de nous par une seule ligne blanche, complètement à la merci du premier crétin dont l’auto fera un brusque écart pendant qu’il aura les yeux baissés sur son téléphone.

Sherbrooke n’est sans doute pas très différente des autres villes d’importance moyenne. Le pillage territorial généralisé que représente l’étalement urbain à sa périphérie n’en donne pas moins la nausée. À vélo toujours, j’arrête prospecter une plantation d’épinettes de Norvège avec mon fils. Nous ne tardons pas à tomber sur un nouveau chemin. Les traces de bulldozer sont encore fraîches. Mieux vaut s’y résigner : ici, au lieu des bolets savoureux que j’avais en tête vont bientôt se dresser les mêmes maisons que partout, clapiers pour le monde ordinaire ou castels en toc pour électeurs libéraux et caquistes.

Notre récolte : un cèpe d’environ cinq centimètres et une demi-douzaine d’emballages en plastique graisseux cueillis à même le tapis d’aiguilles roussies par mon garçon qui a sept ans et qui croit à l’importance des petits gestes individuels. Je fourre ces débris gluants dans une pochette de mon sac à dos, beurk. Je suis fier de lui.

Mais à part faire la guerre au plastique, essayer de manger moins de boeuf et laisser l’auto dans la cour le plus souvent possible, que faire ?

Cette question, je l’ai en quelque sorte posée au docteur Rieux de La peste (Albert Camus, Oeuvres, Gallimard Quarto, 2013). Lui seul, peut-être, pouvait m’aider à mieux comprendre ce qui se passe autour de moi en ce moment.

« […] On croit difficilement aux fléaux lorsqu’ils vous tombent sur la tête. […] Nos concitoyens à cet égard étaient comme tout le monde, ils pensaient à eux-mêmes, autrement dit ils étaient humanistes : ils ne croyaient pas aux fléaux. Le fléau n’est pas à la mesure de l’homme, on se dit donc que le fléau est irréel […]. Nos concitoyens n’étaient pas plus coupables que d’autres, ils oubliaient d’être modestes, voilà tout, et ils pensaient que tout était encore possible pour eux, ce qui supposait que les fléaux étaient impossibles. Ils continuaient de faire des affaires, ils préparaient des voyages et ils avaient des opinions. Comment auraient-ils pensé à la peste qui supprime l’avenir, les déplacements et les discussions ? »

Le docteur Rieux utilise parfois le mot abstraction pour désigner la peste. « Ce qui leur manque, dit-il de ses concitoyens, c’est l’imagination. Ils ne sont jamais à l’échelle des fléaux. Et les remèdes qu’ils imaginent sont à peine à la hauteur d’un rhume de cerveau. »

Et puis, le désir de fuite du journaliste Rambert voulant retrouver l’être aimé, dans le roman, est-il si différent du genre de déni qui nous pousse à faire de nos petites vies — couples, familles, consommation, le bonheur ! — autant de murs dressés devant la pensée du fléau ?

Pourquoi lutter, au fait ? Pourquoi ces infimes combats, à vélo sur Prospect, sous les épinettes à ramasser les déchets des autres ? Rieux : « Il ne s’agit pas d’héroïsme dans tout cela. Il s’agit d’honnêteté. »

« La peste est trop forte », dit quelqu’un à Tarrou, le confrère de Rieux. Et lui de répondre patiemment : « Nous le saurons quand nous aurons tout essayé. »

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