Reddit : craintes de censure après un investissement du géant chinois Tencent

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Reddit a annoncé avoir levé 300 millions $ en fonds auprès de sociétés d’investissement, dont la moitié provient de Tencent.

À l’aide de ces nouveaux fonds, Reddit entend prendre une plus grande place sur la marché international de la publicité en ligne, et compétitionner avec Facebook et Google.

Mais certains adeptes de la plateforme de discussion en ligne voient d’un très mauvais œil l’annonce de l’investissement d’un groupe chinois, craignant que cela puisse rendre la plateforme vulnérable à une forme de censure. Tencent possède notamment WeChat, un système de messagerie chinois immensément populaire qui applique les règles de censure de Pékin.

Le site Reddit, tout comme Facebook ou Twitter, par exemple, est par ailleurs inaccessible en Chine en raison de cette censure d’État.

Winnie l’ourson interdit?

En guise de protestation, de nombreux utilisateurs ont publié des images interdites en Chine, dont des photos des manifestations de la place Tiananmen en 1989, ou des images de Winnie l’ourson. Le mignon personnage est devenu un ennemi des censeurs chinois après que des blogueurs l’eurent comparé au président Xi Jinping.

« Vu que Reddit a accepté un investissement de 150 millions $ d’un géant de la censure chinoise, je crois qu’il serait bien de publier cette photo de Winnie l’ourson avant que nos glorieux seigneurs décident qu’on ne puisse plus le faire », a écrit un utilisateur dans un message accompagnant une image de l’ours de fiction.

Publication Reddit où l'on peut voir une image de Winnie l'ourson.Capture d’écran d’une publication sur Reddit Photo : Capture d’écran Reddit

Ces craintes seraient toutefois exagérées, selon un expert interrogé par la BBC.

« Tencent a investi dans des centaines de compagnies et il y a eu peu d’intérêt ou d’implication de la part de l’État chinois », a affirmé Sam Reynolds, un analyste en technologie basée à Taipei.

Tencent a des investissements dans de nombreuses entreprises du domaine de la technologie, dont le créateur du populaire jeu Fortnite, Epic Games, et Snap, entreprise qui possède le réseau social Snapchat.

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Les touristes chinois sous le charme du ski français et de la croisière d’exception

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Pour les croisiéristes, les Chinois constituent désormais un marché en plein boom dont la taille pourrait quadrupler en cinq ans. Le ski, en fort développement en Chine, est également ciblé par les groupes français comme un marché à gros potentiel.

Le 5 février prochain, pour le Nouvel An chinois, un yacht de croisière de la compagnie Ponant appareillera d’Ushuaia (Argentine) pour l’Antarctique avec exclusivement des passagers chinois. Et toutes les prestations seront adaptées à cette clientèle spécifique. Les accompagnateurs, naturalistes, scientifiques, ornithologues, s’exprimeront en mandarin. L’approche culinaire de Ducasse Conseil sera en version asiatique, l’eau servie tiède, les menus rédigés en chinois. «L’expérience en Antarctique aussi est adaptée, avec un ou deux spots particuliers», souligne Hervé Bellaïche, directeur général adjoint du leader mondial de l’expédition de luxe en zones polaires, et unique armateur français de navire de croisière.

Ainsi les croisiéristes s’approcheront-ils au plus près de la base antarctique Grande Muraille pour un voyage extraordinaire, au sens propre comme au figuré. «Il faut que chacun puisse se prendre en photo, montrer et partager sur son réseau social ce plus que les …

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200 millions de CV chinois volés par des pirates

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Les curriculum vitae de plus de 200 millions de Chinois ont été compromis en ligne, révélant des informations personnelles sur leur propriétaires, ont découvert des experts en cybersécurité.

La firme de sécurité informatique Hackenproof a récemment découvert l’existence d’une banque de données contenant des centaines de curriculum vitae tirés de sites d’emplois chinois. Une douzaine de personnes y auraient eu accès, d’après les informations obtenues par l’entreprise.

La banque de données n’était pas sécurisée par un mot de passe, ce qui signifie que n’importe qui aurait pu y accéder.

Le nom, l’âge, l’adresse, le numéro de téléphone, l’adresse courriel, la formation académique, l’expérience professionnelle et le salaire recherché font partie des informations compromises.

Cette banque de données semble avoir été assemblée par des pirates ayant extrait automatiquement les CV des sites d’emplois chinois, d’après l’un des sites interrogés par Hackenproof.

Le répertoire a été retiré du serveur où il se trouvait après que son existence ait été révélée publiquement sur Twitter (Nouvelle fenêtre) par Bob Diachenko, le directeur de la recherche à Hackenproof.

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Trudeau et le dragon chinois

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Peu après son élection en 2013 à la tête du Parti libéral du Canada, Justin Trudeau a commis une bourde impardonnable en exprimant son admiration envers la Chine « parce que [sa] dictature [lui] permet de faire un virage économique soudain ». Une telle déclaration provenant de la bouche de n’importe quel autre aspirant-chef d’un pays du G7 aurait été impensable. Son admiration envers une puissance communiste témoignait d’une sérieuse faille dans sa pensée, comme s’il voyait une équivalence morale entre la démocratie canadienne et l’autoritarisme chinois. Comme si les fins — la croissance économique et la création de la richesse — pouvaient justifier les moyens, telle la suppression des libertés fondamentales.

Pourtant, pour une communauté d’affaires désireuse d’accroître ses échanges commerciaux avec la Chine, la déclaration de M. Trudeau fut un premier signal que l’élection des libéraux allait inaugurer une nouvelle ère dans les relations sino-canadiennes après une décennie improductive sous Stephen Harper. Ce dernier avait fameusement déclaré après son élection en 2006 que le Canada n’allait pas compromettre ses valeurs « au nom du dollar tout-puissant » en faisant abstraction des violations chinoises des droits de la personne simplement afin d’accroître le commerce.

Il faut dire que la méfiance de M. Harper envers la Chine était fondée sur sa conception manichéenne du monde. Pour M. Harper, la Chine ne méritait pas d’être traitée sur un pied d’égalité avec les pays démocratiques puisque son régime communiste était prêt à tout faire pour assurer la suprématie chinoise sur l’Occident. Défenseur du libre marché, M. Harper était surtout critique des entreprises chinoises contrôlées directement ou indirectement par l’État et du rôle qu’elles jouaient dans l’élargissement de l’influence du gouvernement chinois dans les affaires de nombreux pays sous-développés qui dépendaient de leurs investissements.

M. Harper a bien sûr dû modérer son discours envers la Chine pendant son dernier mandat, alors qu’il y voyait une destination future pour le pétrole canadien. Mais ce n’est qu’avec l’élection de M. Trudeau en 2015 que les relations sino-canadiennes ont connu un véritable dégel, qui avait amené les deux pays à annoncer un an plus tard des discussions préliminaires en vue de négociations d’un accord de libre-échange. C’était une grande victoire de propagande pour la Chine, puisqu’un tel accord, son premier avec un pays du G7, lui accorderait une légitimité en tant que partenaire économique en bonne et due forme de l’Occident. « Alors qu’il était premier ministre, mon père, Pierre Elliott Trudeau, a joué un rôle important pour établir un partenariat entre nos deux pays, a déclaré M. Trudeau lors de sa visite en Chine en 2016. Je suis donc très heureux de poursuivre dans cette voie aujourd’hui. »

À peine deux ans plus tard, il faut dire que les relations sino-canadiennes sont dans un pire état que sous M. Harper. M. Trudeau s’est trompé royalement en pensant que le désir de la Chine de signer un accord de libre-échange allait permettre au Canada d’imposer ses conditions. Le premier ministre est rentré bredouille de la Chine en 2017, après avoir insisté sur l’inclusion des droits des femmes et des minorités dans toute négociation en vue d’un tel accord.

Au bout du compte, la renégociation de l’accord de libre-échange avec les États-Unis et le Mexique a mis fin au rêve de M. Trudeau de signer une entente avec la Chine. Le gouvernement de Donald Trump a insisté sur l’inclusion dans le nouvel accord entre les trois pays d’une clause obligeant le Canada à informer ses partenaires s’il entreprend des négociations en vue d’une entente de libre-échange avec un pays ne faisant pas partie de l’économie de marché. Si ce n’est pas officiellement un veto américain sur tout accord sino-canadien, c’est tout comme.

Depuis un mois, ce qui restait de la stratégie du gouvernement Trudeau de faire du Canada un partenaire privilégié de la Chine a été réduit en miettes avec l’arrestation de la chef financière de la géante chinoise de la haute technologie Huawei, Meng Wanzhou, à Vancouver. Si la cour canadienne ne rejette pas la demande d’extradition des États-Unis sur la base d’allégations de violation des sanctions contre l’Iran, ce sera au gouvernement de Trudeau de donner suite ou non à la requête américaine — possiblement au moment même où il devrait interdire aux firmes de télécommunications canadiennes de faire affaire avec Huawei dans la construction de leurs réseaux 5G. Les services de renseignement de nos alliés sont unanimes, ou presque, à affirmer qu’une telle interdiction est nécessaire pour des raisons de sécurité nationale, le risque d’une collecte de données inappropriée ou carrément de cyberespionnage étant trop grand. Jusqu’ici, le gouvernement Trudeau n’a pas voulu se prononcer dans ce dossier épineux, mais le moment de vérité approche et les relations sino-canadiennes en sortiront encore plus amochées.

La détention arbitraire d’au moins deux Canadiens en Chine, en guise vraisemblablement de réplique à l’arrestation de Mme Meng (qui a été libérée sous caution à Vancouver en attendant le résultat du processus d’extradition), aura finalement permis à M. Trudeau de voir le régime chinois pour ce qu’il est. Mais après avoir si longtemps porté des lunettes roses, le premier ministre ne sait plus comment gérer une situation qui risque de faire très mal au Canada.

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Le déclin de l’État chinois et le refus de la modernité

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On entend régulièrement que le XXIe siècle serait celui de la Chine. Sur toutes les tribunes, les spécialistes y vont de leurs prédictions afin de trouver le moment à partir duquel la Chine dominerait complètement l’économie mondiale et la politique internationale. Pourtant, quand on observe les mutations politiques récentes du pays et surtout la manière cavalière avec laquelle la Chine négocie sa place dans l’arène internationale, on ne peut s’empêcher de remarquer le déclin de l’État chinois et son refus de la modernité.

La récente querelle diplomatique entre le Canada et la Chine, au sujet de la détention de Meng Wanzhou de la compagnie Huawei, et l’arrestation en guise de représailles de deux citoyens canadiens (Michael Kovrig et Michael Spavor) confirment tout simplement que la légitimité de l’État chinois est en perte de vitesse et que son pari d’accéder au rang des grandes puissances modernes continue à battre de l’aile.

Depuis l’ouverture de la Chine en 1978 sous l’égide de Deng Xiaoping, la politique étrangère chinoise repose sur les principes de la « coexistence pacifique », incluant la fameuse « non-ingérence dans les affaires intérieures » des autres pays. Pendant longtemps, ces principes ont été perçus par plusieurs comme le symbole d’un désir d’harmonie entre les peuples, constituant une contribution originale de la civilisation chinoise à une saine conduite des affaires internationales. Cependant, il serait difficile de ne pas reconnaître aujourd’hui que c’est surtout parce que la Chine se trouvait en position de faiblesse face au reste du monde qu’elle défendait ces principes. En d’autres mots, la conduite des relations internationales de la Chine contemporaine reproduit étrangement la logique de ce que Nietzsche a décrit dans un autre contexte comme « la morale des faibles ».

Depuis l’accession au pouvoir de Xi Jinping, par contre, forte d’une position économique enviable, la Chine ne se gêne plus pour exprimer ouvertement ses rêves de grandeur et elle apparaît de plus en plus arrogante dans sa manière de gérer les affaires internationales. Qu’il soit question de géopolitique dans les mers d’Asie, de querelles territoriales avec ses voisins immédiats, d’exploration de l’espace ou de rivalités commerciales avec l’oncle Sam, on voit que la notion de « bien commun » est d’abord tributaire de l’intérêt et du bénéfice immédiat de la Chine, qui priment toutes les autres questions (progrès scientifiques, droit international, paix mondiale, environnement, etc.).

Dans cette optique, l’épisode récent de l’emprisonnement de deux ressortissants canadiens afin de tenter de faire pression sur le gouvernement du Canada dans l’affaire Meng Wanzhou est une forme de chantage politique qui n’a rien de vraiment surprenant. Pour ceux qui connaissent bien l’histoire moderne de la Chine, il y a même un parallèle à faire avec les événements du printemps 1839, qui nous ramène au déclenchement de la première guerre de l’opium. Suivant les directives de l’empereur Daoguang, le commissaire impérial Lin Zexu avait alors mis en arrêt les marchands britanniques de Canton ainsi que le superintendant au commerce de l’époque, Charles Elliot. Les motivations de la Grande-Bretagne quant au déclenchement de cette guerre étaient nombreuses, mais il est tout de même ironique de constater, en lisant la déclaration de guerre signée par lord Palmerston en février 1840, que la justification donnée est précisément que l’arrestation d’Elliot avait fait de l’agent britannique « un instrument au profit du gouvernement chinois afin de faire appliquer sa propre loi ». Cette digression historique n’a surtout pas pour but de minimiser l’agression impérialiste contre l’empire Qing au XIXe siècle, mais tout simplement de montrer ce à quoi nous ramènent les agissements contemporains du gouvernement chinois, qui sont manifestement ceux d’une autre époque.

Par ces bassesses politiques qui font écho aux agissements des États voyous d’un autre siècle, le gouvernement chinois renie ses propres engagements à l’égard du respect du droit international et trahit de surcroît l’universalisme et l’avant-gardisme qui ont été le moteur de la véritable révolution chinoise, amorcée il y a bientôt 100 ans.

La guerre commerciale entre la Chine et les États-Unis existe bel et bien, et il y a fort à parier qu’on en subira les impacts avant longtemps. Mais ce qui ressort aujourd’hui de cette querelle diplomatique avec le Canada, c’est surtout le refus de la modernité et l’effritement du rêve chinois, alors que le masque du Léviathan est en train de tomber et que le vrai visage de l’Empire du Milieu se révèle à la face du monde. Obnubilée par des rêves de grandeur égoïstes, la Chine actuelle n’a aucune solution viable à offrir pour remplacer la politique du plus fort qui a tant déchiré le monde au XXe siècle.

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Au-delà de la Grande Muraille : l’autoritarisme numérique chinois s’exporte | Les cartes week-end

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Un texte de Bernard Barbeau

L’analyse de Liberté sur le Net, qui porte sur 65 pays, souligne que des reculs ont été constatés par rapport à 2017 dans 26 pays, alors que des améliorations l’ont été dans 19 autres. Et, de façon générale, les reculs ont eu des portées plus grandes que les améliorations.

La situation est demeurée stable dans les 20 pays restants. Ceux-ci incluent l’Islande et l’Estonie, ex æquo en tête du classement, et le Canada, qui est troisième.

« Les gouvernements du monde resserrent le contrôle sur les données des citoyens et invoquent les “fausses nouvelles” pour écraser la dissidence, minant la confiance de la population envers Internet et affaiblissant les fondements de la démocratie », affirme le rapport du groupe, qui est financé par le gouvernement américain. Pas moins de 17 pays ont en effet adopté ou proposé d’adopter des lois limitant les droits des médias en ligne.

Il a été démontré cette année qu’Internet pouvait être utilisé pour perturber les démocraties autant que pour déstabiliser les dictatures.

Adrian Shahbaz, directeur de la recherche en matière de technologie et de démocratie à Freedom House

« La propagande et la désinformation empoisonnent de plus en plus la sphère numérique, tandis que la collecte effrénée de données personnelles défie notre conception de la confidentialité », dit M. Shahbaz.

Dans 18 pays, les autorités ont accru leur surveillance des activités en ligne sans la participation d’organismes indépendants, interdisant le cryptage efficace des données afin d’y avoir plus facilement accès.

La répression exportable de Pékin

Pour la quatrième année de suite, c’est le gouvernement communiste chinois qui est montré du doigt comme étant celui qui respecte le moins les droits et libertés sur le web.

Le rapport indique que la situation s’y est en effet détériorée, notamment après l’adoption en 2017 de la loi sur la cybersécurité, qui a renforcé les pouvoirs des autorités sur l’activité en ligne, accru les exigences en matière de censure, imposé la localisation des données, rendu obligatoire l’enregistrement des noms réels des propriétaires de sociétés Internet, forcé ces dernières à assister les agences de sécurité dans leurs enquêtes, et augmenté de façon importante le fardeau financier des entreprises de technologie, des médias indépendants et des blogueurs.

Pékin a également pris des mesures pour limiter l’utilisation des outils permettant de contourner le blocage et le filtrage. Le géant américain Apple s’est d’ailleurs conformé à cette exigence en supprimant des centaines de services de réseau privé virtuel (VPN) de sa boutique d’applications en ligne. Apple et d’autres sociétés internationales ont également respecté les nouvelles exigences en matière de localisation des données.

Le contrôle de la Chine sur Internet a atteint de nouveaux sommets en 2018.

Le rapport « Liberté sur le Net » de Freedom House

La tendance générale à la hausse en matière de censure, de propagande et de poursuites semble viser, entre autres, à mieux contrôler et protéger l’image du président Xi Jinping, à mesure qu’il devient le « chef suprême » du pays, estiment les auteurs du rapport. Même les sites de potins et de nouvelles de divertissement, jusqu’ici épargnés par les mesures gouvernementales, sont maintenant visés.

Et sans surprise, plusieurs dissidents ont été sévèrement punis pour leurs activités en ligne, tandis que les minorités religieuses et ethniques continuaient d’être surveillées et persécutées, en particulier lorsqu’elles ont dénoncé les violations de leurs droits.

« Le régime chinois partage de plus en plus, avec les gouvernements qui ont les mêmes idées que lui, ses technologies et ses méthodes afin de leur permettre de mieux contrôler leurs propres populations », indique d’autre part Liberté sur le Net.

Les auteurs y soulignent « l’extrême efficacité » du système chinois de censure et de surveillance surnommé la « Grande Muraille pare-feu » (Great Firewall).

Le président Xi a annoncé en octobre 2017 un plan visant à faire de la Chine une « cyber superpuissance ». Depuis, les autorités et les entreprises locales ont pris les grands moyens pour exporter les infrastructures techniques et l’expertise qu’elles ont développées. Des responsables chinois ont organisé des formations sur les nouveaux médias ou la gestion de l’information avec des représentants de 36 des 65 pays évalués. Parmi ces pays : l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, l’Égypte, la Jordanie, le Liban, la Libye, le Maroc, l’Ouganda, la Tanzanie, les Philippines, le Vietnam et la Thaïlande. Pas tous des premiers de classe en ce qui a trait aux droits de la personne.

Les internautes en Chine sont souvent confrontés à de la censure en ligne. Photo : AFP/Getty Images/STF

La Chine enseigne ainsi l’autoritarisme numérique au reste de la planète.

La Chine exporte son modèle de censure et de surveillance, ce qui lui permet de contrôler l’information à la fois à l’intérieur et à l’extérieur de ses frontières.

Michael J. Abramowitz, président de Freedom House

Qui plus est, « comme un nombre grandissant d’infrastructures critiques de télécommunications sont construites par des compagnies chinoises un peu partout dans le monde, il est permis de croire que les services de renseignement chinois auront davantage accès aux données mondiales, et ce, par des méthodes légales ou pas », avance le document.

L’accès, défi géographique pour le Canada

Seules l’Islande et l’Estonie limitent la liberté sur le web moins encore que le Canada.

En Islande, 99 % de la population a accès à Internet, alors qu’en Estonie, il y a plus d’appareils mobiles activés que d’habitants : le taux de pénétration y est de 145 % et les points d’accès Wi-Fi y sont légion. Les deux pays ne font à peu près rien pour limiter l’accès au contenu, exception faite de la pornographie juvénile.

Au Canada, « l’accès à Internet est fiable et abordable pour la majorité de la population », indique le rapport. C’est cependant beaucoup moins vrai pour l’accès à partir d’appareils mobiles, pour lesquels le téléchargement de données est plus dispendieux qu’ailleurs. Les principaux obstacles à l’accès sont géographiques, en particulier dans les territoires nordiques, mal servis en matière de télécommunications. Les gouvernements du pays ont toutefois résolu d’y remédier.

Les rares instances où Ottawa bloque ou filtre le contenu en ligne concernent surtout la pornographie juvénile distribuée sur des sites étrangers, que les autorités canadiennes n’ont donc pas le pouvoir de faire fermer.

Les chercheurs ont noté la tentative de la coalition Franc-Jeu de faire bloquer l’accès à certains sites web de piratage. Au début 2018, la coalition – dont faisaient notamment partie CBC/Radio-Canada, Québecor, Rogers, Bell et l’Union des artistes – a réclamé du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) qu’il prenne les moyens de « remédier au vol de contenu numérique par des sites web de piratage illicite ». Plusieurs intervenants estimaient cependant que les mesures réclamées allaient enfreindre le principe de neutralité du Net et qu’il y avait des risques importants qu’elles soient étendues à des sites autres que ceux donnant dans le piratage.

Le CRTC a finalement estimé ne pas avoir la compétence requise pour mettre en œuvre le plan mis de l’avant par Franc-Jeu, mais il a invité le gouvernement fédéral à se pencher sur la question. Ce dernier a demandé à un comité d’experts de lui formuler en 2019 des recommandations en vue de moderniser ses lois sur les télécommunications et la radiodiffusion.

La Cour supérieure du Québec a par ailleurs invalidé en juillet dernier une loi adoptée deux ans plus tôt renforçant le monopole de Loto-Québec sur le jeu en ligne en bloquant l’accès à plus de 2000 sites concurrents. Là encore, la neutralité du web était au cœur du débat, souligne Liberté sur le Net.

La fin de la neutralité aux États-Unis

Manifestation contre la fin de la neutralité du Net aux États-Unis le 28 novembre 2017. « La neutralité du net, c’est la liberté d’expression », peut-on lire sur la pancarte. Photo : Reuters/Kyle Grillot

Les règles de neutralité qui garantissaient depuis 2015 que les fournisseurs de services Internet traitaient tout le trafic sur un pied d’égalité ont été abrogées fin 2017 aux États-Unis. Depuis, les entreprises de télécommunications américaines peuvent demander à leurs clients de payer pour accéder à certains sites.

Une loi adoptée au printemps dernier, destinée à réprimer les sites faisant la promotion de la prostitution et du trafic sexuel, a conduit les fournisseurs de services à faire des excès de prudence et à censurer, par crainte de sanctions, des contenus pourtant légitimes.

Malgré ces changements, les États-Unis font toujours partie des pays où le web fait l’objet du moins de répression.

Le contrôle du message

En Russie, à l’approche du scrutin qui allait voir Vladimir Poutine obtenir un quatrième mandat en tant que président, en mars 2018, les autorités ont renforcé leur emprise déjà serrée sur Internet. Et Freedom House y a constaté une détérioration pour la sixième année de suite.

Plusieurs lois « inquiétantes » ont été adoptées, dont une exigeant des utilisateurs de médias sociaux et d’autres plateformes de communication qu’ils y associent leurs numéros de téléphone et autres informations personnelles, limitant ainsi l’anonymat en ligne. De plus, les fournisseurs de services doivent maintenant stocker le contenu des communications en ligne de leurs clients pendant une période pouvant aller jusqu’à six mois et laisser les services de sécurité y accéder sans entrave s’ils le veulent.

Lors d’une manifestation pour exiger plus de droits et libertés sur le web en Russie, une femme lance un avion en papier bleu, symbole de l’application Telegram. Ce service de messagerie a été bloqué par Moscou à l’approche des élections présidentielles. Photo : Getty Images/MAXIM ZMEYEV

La répression exercée par le gouvernement a eu l’effet d’une douche froide sur la liberté d’expression, en particulier sur des sujets sensibles tels que la corruption, le conflit en Ukraine, les violations des droits de l’homme, la religion et la communauté LGBTQ.

Moscou a en outre bloqué la très populaire application de messagerie Telegram, au printemps. Les autorités russes reprochaient à Telegram de refuser de lui fournir des clés de décryptage.

L’Iran, classé deuxième au palmarès des pays les plus répressifs sur le web, a également banni Telegram, prétextant une menace à la sécurité nationale.

La Syrie et l’Éthiopie sont toutes les deux troisièmes au rang des régimes répressifs.

Mais alors que la Syrie, à l’instar de l’Iran, a vu ses citoyens s’autocensurer de plus en plus, par crainte de représailles des autorités, l’Éthiopie a été le théâtre d’un certain optimisme après la démission du premier ministre Haile Mariam Dessalegn et l’assermentation de son successeur Abiy Ahmed, signalent les auteurs du rapport.

Le premier ministre éthiopien Abiy Ahmed. Photo : Reuters/Stringer .

« Depuis qu’il a pris le pouvoir en avril, le nouveau premier ministre Abiy Ahmed a projeté l’image d’un réformateur, assouplissant les restrictions imposées aux médias et promettant des réformes démocratiques dans son discours inaugural, relate le rapport. Internet est devenu plus accessible, les réseaux étant moins perturbés et le contenu moins censuré. Et les citoyens ont afflué sur les médias sociaux pour participer à la conversation sur la transformation de leur pays. »

Cependant, « des lois répressives qui ont permis l’autoritarisme demeurent en vigueur, notamment celles conçues pour limiter la liberté d’expression et permettre le contrôle des communications », indique Liberté sur le Net.

Les 65 pays de l’analyse Liberté sur le Net ont été choisis pour constituer un échantillon représentatif du monde en ce qui concerne la diversité géographique, économique et politique. Elle se concentre surtout sur les développements survenus entre juin 2017 et mai 2018. Les cotes sont attribuées en fonction des réponses obtenues à une vingtaine de questions et une centaine de sous-questions.

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Des logements sociaux dans l’ancien hôpital chinois de Villeray

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Montréal entend faire l’acquisition de l’ancien hôpital chinois situé dans Villeray afin de le convertir en logements sociaux. La Ville versera 3,6 millions de dollars pour l’immeuble laissé vacant depuis près de 20 ans.

Le CIUSSS du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal tente depuis des années de vendre l’immeuble, jugé excédentaire. Lors du lancement d’un appel public de propositions en 2014, les autorités avaient reconnu que les acheteurs ne se bousculaient pas pour mettre la main sur l’immeuble compte tenu des frais liés à sa mise à niveau.

Ces coûts étaient alors estimés à plus de 7 millions.

En avril dernier, Montréal a cependant manifesté son intérêt pour l’immeuble et déposé une lettre d’intention d’acquisition, indiquent des documents de la Ville que Le Devoir a pu consulter.

Le site représente « une rare opportunité » par sa localisation et sa superficie, peut-on lire dans ces documents. Situé au 7500 de la rue Saint-Denis, à l’angle de la rue Faillon, l’immeuble a une superficie de 1800 mètres carrés. Il se trouve dans un des trois arrondissements montréalais où les besoins en matière de logements sociaux sont les plus criants.

La Ville estime que le bâtiment pourrait accueillir entre 35 et 55 logements sociaux et communautaires. Elle entend toutefois revendre l’immeuble à un organisme sans but lucratif en habitation — dont l’identité n’est pas encore connue — qui se chargera de la réalisation d’un projet de logements. D’ici cette vente, la Ville assumera les coûts de maintien et de sécurisation de l’immeuble, ce qui représente un montant de 156 000 $ par année.

L’immeuble sera vendu à la Ville sans caution judiciaire, bien que les dépenses que la Ville assumera pour sa décontamination se limiteront à 150 000 $. Toute dépense excédentaire sera soustraite du prix de la transaction. Les documents de la Ville ne donnent pas de détails sur l’état du bâtiment.

Au rôle foncier, la valeur de la propriété atteint 4,15 millions, mais, selon la Ville, sa valeur marchande est plutôt de 3,5 et 3,9 millions. Un bail lie l’hôpital à un locataire, TM Mobile Inc., mais la Ville souhaite que cette entente soit résiliée avant de conclure la transaction.

La controverse de 2010

L’hôpital de la rue Saint-Denis avait été construit dans les années 1960 afin de mieux desservir les patients d’origine chinoise, qui se trouvaient trop à l’étroit dans leur bâtiment situé au centre-ville. Dans les années 1980, les autorités ont toutefois jugé que l’hôpital était trop loin de sa clientèle vieillissante. Celui-ci a donc de nouveau été relocalisé, cette fois sur l’avenue Viger.

En 2010, la Régie régionale de la santéet des services sociaux du Nunavik (RRSSSN) avait entrepris des démarches afin d’aménager un centre d’hébergement dans l’ancien hôpital inutilisé depuis 1999.

Ce service devait accueillir les Inuits venus à Montréal pour recevoir des soins spécialisés. Mais l’opposition avait été vive de la part de certains résidents qui redoutaient des problèmes de toxicomanie et de criminalité dans le quartier. Des tracts avaient même été distribués.

De son côté, la mairesse d’arrondissement de l’époque, Anie Samson, avait remis en question le choix du site, disant craindre des incivilités. La controverse avait finalement incité la RRSSSN à renoncer à son projet.

Objectif 12 000 logements

Depuis son élection l’an dernier, la mairesse Valérie Plante insiste sur l’importance de réaliser des logements sociaux et abordables. Lors de la campagne électorale, elle avait d’ailleurs promis la construction de 12 000 logements sociaux et abordables au cours de son mandat de quatre ans.

Depuis l’adoption de la loi sur le statut de métropole, Montréal détient davantage de pouvoirs en matière d’habitation.

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Apple assure que le gouvernement chinois ne peut pas espionner ses clients

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« Certains pays, comme la Chine, exigent que les données de leurs citoyens restent en Chine », a observé le dirigeant dans un entretien filmé pour Vice News.

De plus, a-t-il expliqué, Pékin demande, « un permis si l’on veut proposer un service de nuage. Et pour avoir un permis, il faut être une entreprise chinoise. Donc nous avons travaillé avec une compagnie chinoise pour proposer iCloud, mais les clés […] sont à nous ».

Tim Cook a ajouté que les informations sont de toute façon chiffrées et qu’il n’est pas plus facile d’obtenir des données dans un pays que dans un autre.

« Nous ne lisons pas vos messages »

Interrogé sur la récente faille de sécurité révélée par Facebook, Tim Cook en a profité une nouvelle fois pour se poser en champion des données personnelles.

« Notre modèle d’affaires n’est pas de construire un profil détaillé de vous », a assuré M. Cook. « [Dès la conception du produit], notre défi est de récolter le moins possible [de données] sur vous. Et quand nous en avons, nous […] les chiffrons », a-t-il insisté.

« Nous ne lisons pas vos messages », a dit encore le patron du fabricant de l’iPhone.

Plus de régulation

Il a aussi estimé qu’une forme de régulation du secteur, que certains élus et associations appellent de leurs vœux concernant Google ou Facebook, pourrait être nécessaire.

« Lorsque l’économie de marché ne produit pas quelque chose de bien pour la société, je pense qu’il faut le reconnaître », dit Tim Cook.

« Je pense qu’un certain niveau de régulation des pouvoirs publics est important », ajoute le dirigeant.

À la différence de Facebook ou Google, le modèle économique d’Apple ne repose pas sur la collecte et l’exploitation commerciale des données personnelles de ses utilisateurs.

Le groupe vend d’abord des appareils et, de plus en plus, des services (musique et stockage en ligne, service de paiement et autres).

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