Élections fédérales partielles: une quatrième circonscription se libère

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Ottawa — Le premier ministre Justin Trudeau devrait déclencher des élections partielles dans trois circonscriptions fédérales au cours des prochains jours. Il pourrait maintenant en ajouter une quatrième alors qu’un autre siège vient de se libérer aux Communes. Sheila Malcolmson a officiellement démissionné de son poste de députée néodémocrate dans la circonscription de Nanaimo–Ladysmith, en Colombie-Britannique. Elle quitte la scène fédérale pour se présenter à une élection partielle provinciale, convoquée mercredi par le premier ministre John Horgan. Outre Nanaimo–Ladysmith, trois autres circonscriptions sont vacantes : Burnaby-Sud en Colombie-Britannique, York–Simcoe en Ontario et la circonscription montréalaise d’Outremont.

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Une quatrième circonscription se libère à l’aube de trois élections partielles

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Le premier ministre Justin Trudeau devrait déclencher des élections partielles dans trois circonscriptions fédérales au cours des prochains jours. Il pourrait maintenant en ajouter une quatrième alors qu’un autre siège vient de se libérer aux Communes.

Sheila Malcolmson a officiellement démissionné de son poste de députée néo-démocrate dans la circonscription de Nanaimo-Ladysmith, en Colombie-Britannique.

Elle quitte la scène fédérale pour se présenter à une élection partielle provinciale, convoquée mercredi par le premier ministre John Horgan et dont le scrutin est prévu pour le 30 janvier.

Mme Malcolmson dit avoir envoyé une lettre au président de la Chambre des communes, Geoff Regan, le 27 novembre, pour l’informer que sa démission entrerait en vigueur le 2 janvier.

Outre Nanaimo-Ladysmith, trois autres circonscriptions sont vacantes : Burnaby-Sud en Colombie-Britannique, où le chef du NPD Jagmeet Singh espère obtenir sa place aux Communes, la circonscription ontarienne de York-Simcoe, libre depuis le départ du conservateur Peter Van Loan, et la circonscription montréalaise d’Outremont, auparavant représentée par Tom Mulcair.

Le bureau de Justin Trudeau a confirmé que le premier ministre avait l’intention de déclencher des élections partielles dans ces trois circonscriptions au début du mois de janvier. Les scrutins auraient lieu au début de février.

Il pourrait maintenant ajouter Nanaimo-Ladysmith à la liste, bien qu’il se soit montré peu enclin à pourvoir rapidement des sièges laissés vacants dans le passé. En octobre dernier, le premier ministre avait été critiqué pour avoir annoncé une élection partielle le 3 décembre dans une circonscription de l’est de l’Ontario, sans inclure Burnaby-Sud, York-Simcoe et Outremont.

Pour toute réponse, M. Trudeau avait mentionné que les trois autres circonscriptions n’étaient libres que depuis « quelques semaines » et il a rappelé que le premier ministre est autorisé à patienter jusqu’à six mois après la vacance avant de déclencher une élection partielle.

Cependant, la situation à Nanaimo-Ladysmith est quelque peu différente. Si Trudeau ne déclenche pas rapidement l’élection partielle, elle devra demeurer sans député jusqu’à l’élection générale, le 21 octobre.

En vertu d’un projet de loi omnibus réformant la loi électorale canadienne, entré en vigueur juste avant Noël, les élections partielles ne peuvent plus être déclenchées moins de neuf mois avant une élection générale. Ainsi, le 20 janvier devient la date limite pour le déclenchement d’une élection partielle.

Du même coup, la nouvelle règle fait en sorte que la circonscription montréalaise de Saint-Léonard — Saint-Michel, qui devrait perdre son député libéral Nicola Di Iorio le 22 janvier, restera sans représentant fédéral pendant neuf mois.

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Maxime Bernier aura un adversaire de taille dans sa circonscription

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C’est un producteur laitier qui se présentera pour les conservateurs en Beauce dans la circonscription du chef du nouveau Parti populaire du Canada, Maxime Bernier, qui s’oppose fermement au système de la gestion de l’offre défendu par les agriculteurs.

Le chef conservateur, Andrew Scheer, était à Saint-Elzéar samedi matin pour annoncer que Richard Lehoux, un ancien président de la Fédération québécoise des municipalités (FQM), se présenterait sous la bannière conservatrice aux prochaines élections d’octobre.

En plus de ses responsabilités à la FQM, Richard Lehoux a été maire de Saint-Elzéar pendant 19 ans. Il avait cédé sa place en 2017 pour redevenir agriculteur à temps plein.

Maxime Bernier représentait le Parti conservateur aux dernières élections, mais il a depuis claqué la porte du parti, jugeant que ses opinions étaient trop éloignées des siennes.

La gestion de l’offre fera sans doute partie des débats de la campagne, puisque M. Lehoux a été producteur laitier pendant 35 ans, et que le député actuel veut abolir ce système.

Selon M. Lehoux, cette position pourrait nuire à son adversaire dans cette circonscription rurale.

« Moi je ne sais pas où M. Bernier avait consulté pour sortir cette position-là, d’autant plus que sa région est la deuxième en importance en production laitière », a-t-il déclaré en entrevue téléphonique.

M. Bernier juge qu’avec la gestion de l’offre, la population paie trop chèrement ses produits laitiers, ses œufs et sa volaille, mais selon M. Lehoux, cet argument ne tient pas la route.

« On va dans des pays où ce qu’il y avait de la gestion de l’offre qui a été abolie […] Ce n’est pas du tout la réalité qui se passe. Quand on dit que c’est beaucoup moins cher, ce n’est pas vrai », a-t-il fait valoir.

Bernier prêt à débattre

Maxime Bernier a déclaré en entrevue qu’il n’était pas surpris que le Parti conservateur « qui supporte le cartel de l’UPA, de la gestion de l’offre » ait choisi un producteur laitier contre lui. Et il s’est dit prêt à débattre de cette question en campagne.

« Ce cartel-là donne des privilèges aux producteurs laitiers aux dépens de la population. C’est le Robin des bois à l’envers. On taxe les pauvres pour donner aux riches producteurs », a-t-il argué.

M. Bernier s’est d’ailleurs dit flatté que le Parti conservateur dépense tant d’énergie dans sa circonscription.

« C’est un peu un compliment pour moi, a-t-il soutenu en entrevue téléphonique. Ça veut vraiment dire qu’ils ont peur du succès du Parti populaire. »

Une chaude lutte s’annonce

M. Lehoux reconnaît que ce sera un défi de ravir le siège de Maxime Bernier, qui est élu sans interruption depuis 2006.

Aux dernières élections, M. Bernier avait remporté la circonscription avec plus de 58 pour cent des voix.

« J’ai eu toutes sortes de défis, en fin de compte, dans ma carrière politique municipale qui m’ont amené à être président de la FQM, je me dis qu’on est capables de relever ce défi-là », a indiqué M. Lehoux.

Maxime Bernier a assuré qu’il ne tenait rien pour acquis, mais il paraît optimiste sur sa réélection même s’il n’a pas le Parti conservateur derrière lui.

« La machine conservatrice, c’était la machine Maxime Bernier. Les bénévoles qui ont travaillé pour moi en 2015 sont les mêmes qui vont travailler pour moi lors de mon élection en 2019 », a-t-il souligné.

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